Bonsoir !

C'est la soirée upload. J'ai pas l'impression que cette histoire intéresse grand monde, mais tant pis, ne serait-ce que pour les quelques fidèles, je vais la finir !

Bonne lecture !


CHAPITRE 14 : Me against the World

Bon, d'accord. J'ai lâché une bombe à Poudlard, et elle m'a pétée à la gueule. Mais ce n'est pas une raison pour m'éviter comme si j'avais la peste bubonique !

Ombrage a fait un malheur avec Sejudro. Apparemment, il était à deux doigts de poser sa démission. L'ancienne inquisitrice l'a massacré pendant l'inspection, à coup de toux sèches, de questions vicieuses, de remarques perfides. J'imagine que les élèves ont dû déformer quelque peu la réalité, mais les bruits de couloirs que j'ai entendus sont absolument jouissifs.

Cependant, Ombrage qui était maintenant échauffée, ne s'est pas arrêté là. Et mes problèmes ont commencé. Elle est allée mettre le nez dans la gestion de l'école, et McGonagall a eu toutes les peines du monde à s'en débarrasser. Ensuite, elle est allée faire un tour dans les cachots, pour voir comment Severus tenait sa classe. Evidemment, elle s'est faite éjectée en moins de deux. Et c'est de très mauvaise humeur qu'elle a débarqué dans la mienne, son carnet rose à la main. Sans me demander quoique ce soit, elle s'est assise au fond de la pièce, prête à me juger.

Heureusement pour moi, c'était pendant mon cours aux septièmes années. Et j'avoue que je m'étais bien débrouillée jusqu'à...

- Professeur Granger ? Je n'arrive pas à réussir ma métamorphose.

Je m'approchais de Johnson, élève de Serdaigle, et regardais avec amusement la peluche qu'elle devait transformer en souris vivante.

- Oui, vous avez mal effectué le dernier mouvement de poignet. Remontrez-moi le geste, je vais vous corriger.

Alors que l'élève s'exécutait, Ombrage s'était approché de plus près. La peluche prit vie, mais eut peur et sauta hors du bureau, directement sur le bras de l'envoyée du ministère. Cette dernière hurla, et l'animal planta ses dents dans la main grasse qui se trouvait sous elle. Aussitôt, le crapaud rose commença à jeter des sorts partout, faisant exploser la moitié du mobilier de ma classe. Je jetais rapidement un experliarmus informulé sur la représentante du ministre, afin de la désarmer. Je ne pouvais prendre le risque qu'elle blesse un de mes élèves !

Malheureusement, habitude d'auror, j'ai mal contrôlé la puissance, et elle s'encastra dans le mur du fond. Du coup, tous mes élèves quittèrent le cours en hurlant, ameutant la moitié du personnel enseignant, et je me retrouvai bien vite seule, la baguette à la main, avec une Ombrage évanouie. Foutue matinée...

A présent, je me trouve dans le bureau de mon amante. Je dois dire que c'est la première fois que je la vois perdre son sang froid. Elle a les cheveux détachés, le col de sa robe défait, elle est debout, les mains sur son bureau, le visage rouge, et elle s'époumone.

- MAIS QU'EST-CE QUI VOUS A PRIS DE LA FAIRE VENIR ICI ?? VOUS ETES INCONSCIENTE MA PAROLE !!!

Bon, je vais la laisser vider son sac, et quand elle sera plus calme, je lui exposerai mes raisons. Enfin, si je ne suis pas virée avant...

- OMBRAGE DANS CETTE ECOLE ! INADMISSIBLE ! HONTEUX !

Tiens, je remarque une petite veine qui palpite au niveau de sa tempe. C'est mignon ça...

- ET EN PLUS VOUS L'ENVOYEZ DANS UN MUR ! MAINTENANT ELLE EST A L'INFIRMERIE ! MAIS QU'EST-CE QUE JE VAIS DIRE AU MINISTRE ??

Ce qu'elle est belle en colère ! J'ai bien envie de l'embrasser...

- AVEC VOS CONNERIES ON VA L'AVOIR SUR LE DOS POUR LE RESTE DE L'ANNEE !!!!

Et moi, c'est vous que j'aimerai bien avoir sur moi pour le reste de l'année...

- VOUS M'ECOUTEZ GRANGER ?

- Oui, Madame la directrice.

- Et qu'avez-vous à répondre pour votre défense ?

- Vous êtes magnifique, Minerva...

- Sortez !

- J'aimerai vous...

- SORTEZ !!! me coupa-t-elle en me désignant la porte d'un index rageur.

Je me lève en haussant les épaules, et quitte son bureau avec soulagement. Après tout, ça s'est mieux passé que je ne l'imaginais. En me dirigeant vers ma salle de classe, je tombe nez à nez avec le professeur Rogue. Ce dernier s'arrête en me voyant, puis fond sur moi tel un vautour sur un cadavre.

- Vous ! Siffle-t-il, blême.

- Moi ? Demandé-je, amusée.

- Petite idiote ! Vous savez ce que vous avez fait ce matin ?

- Oui, un gros merdier, mais Madame la directrice m'a déjà exposé son indignation...

- Vous êtes d'une stupidité abyssale ! Qu'est-ce qui vous est passé par la tête ?

- Je voulais simplement me débarrasser du crétin qui se dit être l'héritier de Voldemort...

A ce nom, Rogue se met à trembler.

- Oh, c'est vrai, j'oubliais, vous n'aimez pas qu'on prononce ce nom. Voldemort, Voldemort, Voldemort, Voldemort !

- Arrêtez ça tout de suite, petite dinde !

- Des idées pour se débarrasser de Sejudro ?

- Ces Gryffondors... Tous les mêmes ! Vous avez fait débarquer l'artillerie lourde, alors que la finesse, et la manipulation sont préférables, et plus efficaces, pour se débarrasser d'un nuisible.

Et sur ces bonnes paroles, Rogue s'éloigna dans un tourbillon de capes noires.

Finesse ? Manipulation ? Je veux bien moi. Mais comment faire ?

A la fin de mon cours avec les 3ème année Serdaigle/Poufsouffle, je n'ai toujours pas trouvé d'idée brillante. Mon cerveau génial est-il en panne ?

Pendant le déjeuner, je me retrouve exclue au bout de la table professorale. Tous me jettent des regards noirs, McGonagall fait comme si je n'avais jamais existé et même Hagrid me snobe. J'adore avoir des rapports fraternels avec mes collègues.

- Pourrai-je avoir la corbeille de pain, s'il vous plait ? Demandé-je chaleureusement, l'air de rien.

Deux secondes plus tard, je me la prends en pleine tête. Flitwick me l'avait envoyé d'un coup de baguette.

- Désolé, pas fait exprès... grogne-t-il.

Mouais... J'y crois franchement. Finalement, je me lève et je quitte la Grande Salle sans terminer mon déjeuner. J'ai deux heures de trous avant mon prochain cours, et j'ai besoin de prendre l'air. En fait, surtout de réfléchir à mes options futures. J'aperçois au loin la forêt interdite. Et l'envie de m'y promener se fait pressante. Après tout, cela me rappellera de bons souvenirs. Et la nature, la verdure m'aideront peut-être à réfléchir.

Tout en marchant vers la lisière du bois, je prends une décision : si je n'ai pas trouvé de solution à mon problème dans les deux jours qui suivent, et si l'ambiance ne s'est pas améliorée entre moi et le reste du corps enseignants, je démissionne !

Mais dans quelle galère me suis-je fourrée ?


A bientôt,

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