Bonsoir tout le monde !
Un petit chapitre pour bien finir le week-end !
En vous souhaitant bonne lecture !
CHAPITRE 15 : DANS LA FORET DES MAL-AIMES
Je trouve une petite clairière illuminée, fleurie et accueillante. Je m'allonge près d'un arbre, conjure le dernier numéro de la gazette du sorcier ainsi qu'un plaid, et me plonge dans la lecture. Le paradis sur terre ! Faut vraiment que je me change les idées, que je prenne de la distance avec les évènements, histoire d'y voir plus claire.
Mais, les évènements ne marchant jamais comme je les avais prévus, j'entends des bruits caractéristiques de sabots. Je n'ai pas le temps de me relever que je me retrouve rapidement encerclée par une bande de centaures.
- Les humains n'ont pas le droit d'aller dans la forêt ! Tonne l'un d'eux.
Je tourne mon regard vers lui. Il a une robe claire, qui contraste avec ses cheveux noirs. Je pose mon journal au sol et glisse les mains derrière ma nuque, prenant une pose détendue.
- Je sais...
Mon ton est assuré, tranquille.
- Alors ? Que faite-vous là ? Gronde un autre.
- Vous vous souvenez de la folle qui vous avez insulté il y a quelques années ?
Quelques centaures acquiescent.
- Elle est de retour pour la journée, alors j'ai préféré me cacher. Vraiment confuse d'empiéter sur votre territoire, mais je ne connais pas d'endroit plus sûr...
Bon, ce n'est pas l'entière vérité, mais ce qu'ils ignorent ne peut pas leur faire de mal, n'est-ce pas ?
Un dernier centaure arrive à la hâte. Je le reconnais aussitôt.
- Bonjour Ronan.
- Hermione Granger. Cela faisait longtemps...
- En effet... Depuis la chute de Voldemort...
- Vous pouvez partir, il ne vous sera fait aucun mal.
- Merci beaucoup. Mais serait-il possible de rester encore un peu ? Il fait très beau aujourd'hui et j'aimerai profiter de cette brise légère mais ô combien agréable...
- Non, vous devez rentrer. Une menace plane... rétorque sérieusement le centaure.
- Laquelle ?
- Un danger aux multiples bras va se produire...
- Vous pouvez être plus précis ?
C'est ça que je déteste chez les centaures. Ils voient des trucs dans les étoiles, mais les livrent brut de décoffrage. Et c'est pas avec mes trois cours de divination que je vais comprendre quoi que ce soit...
- Les acromentula vont attaquer Poudlard. La forêt n'est pas sure pour vous... traduit un jeune centaure.
Ce dernier s'attire le regard noir du chef de la bande.
- Bien... Je vais m'en occuper... dis-je en sortant ma baguette. Ca m'occupera un peu avant la reprise des cours.
- Faite attention. Elles sont nombreuses et dangereuses, dit sérieusement Ronan.
- Merci pour le conseil.
Il va partir mais hésite. Il se tourne vers moi et finit par balbutier :
- Une personne n'est pas à sa place à Poudlard.
- Qui ?
- Ce n'est pas dans l'ordre...
Et sur ces mots, Ronan invite la horde de centaures à le suivre, et ils disparaissent derrière les arbres.
- Mouais... Merci pour l'indice, père Fouras !
Bon, où pourrait se trouver une fosse à bestioles répugnantes ? Dans un endroit sombre et humide pardi !
Tandis que je m'enfonce dans la forêt, je passe en revue tous les sorts que je connais pour me débarrasser d'araignées. Un coup d'œil à ma montre, et j'accélère le pas. Il ne me reste qu'une heure et demie pour trouver, puis nettoyer un nid d'araignées, et retourner à ma salle de classe. Alors que je quitte les chemins balisés pour gagner les bois obscurs, je me dis que c'est jouable...
* * *
- Merde, merde, merde !
Je cours le plus vite possible, en me retournant de temps à autre pour jeter des sorts. Je suis poursuivie par... Merlin, elles sont nombreuses. Je m'attendais à en trouver une bonne centaine, mais là... mes prévisions étaient définitivement en dessous de la réalité.
Évaluons la situation : je suis seule dans la forêt, face à un demi-millier de bestioles venimeuses, et je ne peux pas aller chercher du secours à Poudlard, car ces saletés me suivront jusqu'au château.
En tout cas, le tuyau de Ronan était en or ! Elles avaient vraiment prévu de se faire un festin d'élève dans la journée et étaient sur le point de partir quand elles m'ont vu débarquer.
J'ai tué d'un sort bien placé la plus grosse, et depuis, j'ai tout le reste de la famille sur le dos.
Je décide d'arrêter de courir et de faire face à mes assaillants. Hermione Granger contre les 500 araignées, ça ferait un beau titre de film. Alors que je les vois grouiller en ma direction, je tourne les talons pour faire face à mes assaillantes et lève ma baguette. Que le show commence !
* * *
Il fait de plus en plus sombre, de plus en plus froid. Je marche difficilement, me tenant aux troncs des arbres. J'essaie de repérer mon chemin alors que l'épais feuillage des arbres cache la lumière. A moins que ce ne soit ma vue qui baisse. Mes doigts se referment sur ma baguette dans ma poche. Elle s'est cassée durant la bagarre. J'espère qu'elle sera réparable.
Je titube en faisant un pas devant l'autre. Il faut que je regagne le château rapidement, ce que je pourrai faire si la route arrêtait de tanguer sous mes yeux et si mes jambes n'étaient pas du coton.
Je trébuche sur une racine et tombe lourdement. D'une main peu assurée, je dégage le sang et la terre de mon visage et essaie de me remettre debout. Je sens le poison qui s'infiltre en moi, courant dans mes veines, pénétrant dans les organes. Mes cellules nerveuses réagissent moins vite, mes nerfs transmettent de moins en moins les informations. Alors que je rampe sur le sol, mes vêtements s'accrochent, se déchirent. Ma peau s'entaille par endroit, mais je ne le sens pas. Mon corps s'engourdit. J'ai l'impression que je ne sortirai jamais de cette forêt.
Utilisant ce qui semble être mes dernières forces, je parviens à me relever et avance à tâtons. Je ne vois presque plus rien. Et les bruit que j'entends sont inquiétants. Je chute à nouveau et décide de rester par terre. De toute façon, je suis incapable de me lever. Je vais succomber ici, seule, et fâchée avec Minerva. Pathétique ! Mais au moins, j'aurai empêché que des centaines d'araignées se faufilent dans les fissures, les tuyaux du château pour attaquer et empoisonner les élèves. C'est bien... J'aurai peut-être une médaille posthume pour service rendu à l'Ecole ?
- Hermione Granger ?
Je reconnais la voix, pour l'avoir entendu plus tôt dans la journée.
- Ronan ?
- Que faite-vous encore ici ?
- Aidez-moi... murmuré-je péniblement.
- Je ne porte pas d'humain sur mon dos ! S'indigna le centaure.
- A... aidez m...
Je ne finis pas ma phrase. Les battements de mon cœur ralentissent. Le poison me submerge et me plonge dans les ténèbres.
A bientôt pour la suite !
Bises,
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