Niark Niark *se frotte les mains comme une sadique* voici ce qui sera, je le pense, un de vos chapitres préférés ! Je n'ai pas grand-chose à dire, sinon qu'il est plus long et que vous allez adorez.

Merci pour toutes les reviews, les réponses aux anonymes sont en bas.

Sans plus vous faire attendre, voici, mesdames et mesdames (toutes mes excuses aux éventuels messieurs) la suite de votre nouvelle histoire favorite ! (mais oui, mais oui, je le sais bien que vous adorez mon histoire !)


Quatrième année

POV Rose W.

Je m'éveillai en sursaut et en sueur.

Je ne voulais plus penser, car j'avais honte de mes pensées.

Mon Dieu, venais-je vraiment de faire un rêve érotique avec Scorpius Malefoy ?

Je fermai les yeux. Ah non, mauvaise idée. J'ouvris en vitesse les yeux, et chassai toutes ces images de mon esprit. C'était terrible. C'était affreux. C'était dégueulasse.

Non, bande de pervers, ne comptez pas sur moi pour vous raconter mon rêve ! Vous en avez envie, hein, je sais bien, mais non, ce genre de chose ça ne se raconte pas, sinon à ses meilleures amies. Je me redressai, décidée à faire part de mon rêve à Lila, puis décidai que ça n'en valait pas la peine, car je ne voulais pas dégoûter à vie la pauvre fille.

Doucement, je tournais la tête vers le réveil -en pensant à Hagrid en mini-jupe, James m'a dit que ça marchait- et vit qu'il était six heures et quelques. Bien que la Grande Salle soit déjà ouverte pour les quatrièmes, cinquièmes, sixièmes et septièmes années pour le petit déjeuner, j'avais besoin avant tout d'une douche, que je pris trop vite à mon goût. Nous étions mercredi, et les 99,99 % des Gryffondors dormaient. Je me résolus donc à descendre, car j'étais persuadée que manger me ferait du bien. Je n'avais jamais eu aussi tort de ma vie, car lorsque j'entrais dans la Grande Salle, il était là. Oui oui, je parle bien de lui. Il était presque seul à sa table, et à part quatre autres personnes la Salle était vide. Au moment où je décidai de faire demi-tour, il leva la tête et me vit. Il me sourit, triturant mollement des céréales dans son bol à l'aide de sa cuillère. Il m'invita à le rejoindre, ce que je fis en imaginant le Professeur Longdubat en bikini. Sans succès.

« Comment ça va ? Chuchota-t-il doucement.

- Pourquoi tu chuchotes ? Tremblai-je, pensant à mon rêve.

Il haussa les épaules.

- Pas envie de parler fort.

Je m'assis à sa table et saisis une tranche de pain dans laquelle je croquais. Depuis la fin de la guerre, la directrice, McGonagall, a autorisé les mélanges entre les maisons pendant les repas.

- Tu n'as pas l'air bien, me fit-il.

- Ça se voit tant que ça ? Marmonnai-je.

- Qu'est-ce que ne va pas ?

- Rien, répondis-je un peu trop vite - beaucoup trop vite.

Il fit la moue, ce qui était charmant.

- On me la fait pas, à moi. Allez, je suis ton ami.

Justement.

- Nan, mais ça va, c'est rien, ça va passer, je me suis réveillée un peu trop tôt.

- Je vois ça.

- Et toi, pourquoi tu es là si tôt ? Fis-je sur la défensive.

- Mauvais rêve.

Ah, tiens, c'est drôle, moi aussi.

Il me regarda bizarrement.

- Je l'ai dit tout haut ? Désespérai-je.

Il pouffa.

- Raconte.

- Jamais ! Criai-je.

Les six têtes dans la Salle se tournèrent vers nous.

- C'était un cauchemar ? Me demanda-t-il plus doucement.

- Oui et non ...

Il haussa un sourcil, ce qui lui donnait un air aristocratique (si ça existe).

- En fait non, c'était pas un cauchemar.

- Bon, un rêve qui ne t'as pas plus.

- Voilà.

J'en avais trop dit. Je le savais, ça se voyait sur son visage. Dans moins de deux minutes, il aurait deviné quel genre de rêve c'était. Deux minutes plus tard, il saurait que c'était sur lui. Ce mec avait un pouvoir de persuasion incroyable. Mais que voulez-vous ! Je suis une fille, et ce rêve m'avait plu. Enfin non. Enfin bref.

- C'était sur quoi ? Demanda-t-il.

- Laisse tomber, franchement.

- Allez, je suis ton ami, non ?

- Si tu continues, non.

- Bon, ben j'attendrais demain, alors.

Je le fixai, et posai doucement mon bout de pain sur la table. Nous étions un mercredi. Cette subtile allusion à la confession que je lui avais faite il y a deux ans, et dont on avait plus jamais parlé, était vraiment mal placée à mon sens, et sonnait comme une sommation de tout lui avouer.

Lui savait l'effet qu'il avait produit sur moi. Ses traits étaient impassibles, mais j'étais entraînée à reconnaître toutes sortes d'expressions dans ses yeux. En ce moment, l'attente. L'amusement.

- C'était quoi comme rêve.

- Laisse tomber, répétai-je si doucement que j'eus l'impression qu'il ne m'avait pas entendue.

- Gênant ?

Ma face se colora joliment de rouge, et la sienne d'un sourire tout à fait fier, triomphant et on ne peut plus beau.

N'y tenant plus, je me levais et courus presque jusqu'à la sortie.

- C'était sur moi ?» Cria-t-il avant que je ne sorte.

Mon regard, dans l'embrasure des grandes portes d'or, voulait tout dire.

Ce que j'ignorais, c'est que si j'étais restée plus longtemps, j'aurais vu sur lui un regard pensif et une attitude étonnée.

Je courus malgré moi jusque chez les Gryffondors et m'effondrai dans la même canapé que quelques années plus tôt. Lorsque Sarah descendit, elle ne me demanda même pas pourquoi j'étais prostrée ainsi. Elle savait que cela avait un rapport avec Scorpius Malefoy.

POV Scorpius M.

Elle a rêvé de moi. Et pas dans n importe quel genre de rêve. Dans un rêve érotique. J'ai du mal à y croire. Depuis le temps que moi j'en fais ! Elle a rougi. Ça doit être la première fois que ça lui arrive. Et sur moi ! Il faut que j'en parle à Marc. Non, plutôt à Théo. Ah, mais ils dorment. Bon, il faut que j'aille la voir, alors. La pauvre doit se sentir mal. J'aurais pas dû essayer de deviner, elle doit me détester.

Je me levai donc et prit la direction de la salle commune des Gryffondors. Une gentille et jolie blonde m'avait gracieusement offert le mot de passe de ce mois-ci, et le vieux tableau dormait à moitié, donc je pus rentrer.

Elle était là, affalée sur un canapé aussi orange que ses cheveux. Elle avait les mains sur le visage, je ne voyais pas son expression, mais ses oreilles étaient joliment rosées. Elle ressassait notre entrevue. Son amie brune passa près d elle, me fit la bise en me demandant ce qui se passait. Elle n'était même pas étonnée que je sois là. Je lui répondis ironiquement que nous traversions un moment difficile dans notre couple, et elle sourit. Joli sourire. Il faudra que je pense à lui demander son prénom, un jour.

Je reportais mon attention sur ma belle rousse. Elle ne nous avait pas entendu. Je souris.

- Rose ?

L'effet fut immédiat. Elle retira les mains de son visage, se redressa, m'aperçut, rougit plus encore, détourna la tête et ce en une fraction de secondes. Je souris de plus belle.

- Fais pas le bébé.

- Comment t'es rentré ?

- Au fond tu t'en fous de la façon dont je suis rentré.

Elle gémit.

- Dégage, j'ai pas envie d'en parler.

- Moi si.

Je m'approchai d'elle. Elle s'éloigna imperceptiblement.

- Qu'est-ce que tu veux que je te dise ?

Elle me regarda.

- Tu fais peur avec un sourire comme ça, me confia-t-elle, toujours aussi tomate.

Je ne dis rien, continuant de sourire.

- Alors ? Qu'est-ce que tu me veux ? Et arrête de sourire on dirait que tu vas me manger.

Elle n'était pas loin de la réalité, j'avais bien envie de la croquer tant ses joues rouges me faisait penser à des cerises.

- C'était bien ?

Elle lâcha une exclamation dégoûtée, me traita de gros dégueulasse et vérifia autour d'elle que sa salle commune était bien vide.

- Ça va, c'est pas comme si je te demandais de me le raconter. Alors, j'étais comment ?

- C'était juste un rêve ! Chuchota-t-elle.

- Justement ! M'enthousiasmai-je. Raconte !

- Raconter quoi ? Tu peux aller crever pour que je te donne les détails.

Je lâchai, malgré moi, un soupir déçu. Elle me regarda, l'air dégoûté comme une vieille femme qui aperçoit un crachat en plein milieu du trottoir.

- Bon ! Je sais pas, tu t'es réveillée en sueur ? Excitée ?

Elle avait trop honte. Mais je voulais mes réponses.

- Ça va, décoince, je suis ton pote non ?

Elle grogna d'une façon que je ne pus m'empêcher de juger très sexy.

Je soupirai de nouveau. Elle avait le visage dans ses mains.

- C'est pas ta faute, tu sais. Tu vas en faire pleins d'autres, et ce toute ta vie. Alors détend-toi, maintenant ! Comment tu seras quand ton copain te demandera de raconter tes fantasmes !

- Il y a des jours où tu me dégoûtes, Malefoy.

- C'est toi qui devrais me dégoûter, pouffai-je. Tu as fait un rêve sur moi ! Et pas n'importe quel rêve.

Je l'avais mis en colère. Un peu. Suffisamment pour que ses joues se colorent plus encore - j'ai toujours été impressionné par la capacité des Weasley à rougir encore plus alors qu'on les croit au maximum de la rougeur - et que ses yeux me lancent des éclairs. Elle se leva.

- En sueur ? Mes draps étaient trempés. Excitée ? T'imagine même pas.

Et ce disant, elle sortit royalement de la salle trop rouge à mon goût, rejoindre sa belle amie.

J'étais fier. Fier de moi. Fier de moi dans son rêve. Et j'étais surtout inexplicablement heureux.


Ah, ça se précise ! Les hormones commencent à les travailler nos deux petits ! On dirait qu'ils s'aiment bien tous les deux...

Je sais pas si ça se voit mais j'ai encore au des problèmes avec les apostrophes, malgré mes relectures il y en avait toujours oubliées.

Réponses aux anonymes :

Clina : Ouf, je commençais à désespérer de la longueur de mes chapitres ! Certaines sont tellement minuscules. Merci pour ta review, donne moi vite ton avis sur ce chapitre ! Et oui, je suis assez fière de mes lettres du chapitre précédent ^^.

Rose (encore ^^) : Je t'en prie, j'aime faire partager mon talent lol. Il y a des jours où l'on aime pas ce qu'on écrit... Et j'ai pas aimé ma fin. J'attends ton avis sur ce chap !

Sur ce mes chères lectrices (et lecteurs, mais ici le féminin l'emporte :D ), je vous dit bye bye et à dimanche prochain.

Anonymeuuuh