Bonjour à vous mes petiots (je la joue grand-mère cette aprem). Mamie Ano a préparé pour vous la suite de votre histoire préférée ! J'aurais aimé vous la lire, mais comme Papi Ano est en train de cracher ses poumons, je dois appeler la Spa. Enfin, je veux dire les urgences.

Allez, je vous fais des gros mimis en vous souhaitant une bonne lecture/nuit !


Cinquième année

Elle m'énerve. Elle m'énerve ! Pourquoi fait-elle cela ? Bon sang qu'elle m'énerve ! Je crois qu'elle le sait. Qu'elle le fait exprès. Elle sait que ça m'énerve.

Zut, qu'est-ce qu'il fout ? Lâche la crétin ! Laisse la ! Ne pose pas tes mains sur, arghh, je vais le frapper.

Depuis quatre mois, elle sort avec ce septième année, là, un Poufsouffle donc sa tête est plus petite que sa main. Je le tuerai, ce crétin.

Pourquoi ? Pourquoi. Aucune idée. Vraiment. Simplement, ce mec me donne envie de... mais qu'est-ce qu'il fout ? Retire ta main de là petit con !

Ça est, je n'en peux plus. Il va l'embrasser ! Je vais le tuer. C'est quoi ça ? Théo, lâche moi !

« Mec, calme-toi. Vraiment. Là tu fais hystérique.

- Regarde-le ! Regarde où il met ses mains !

- Sous sa jupe, oui, j'ai vu.

- Argghh !

- Allez viens.

Il me tira par la manche, et me conduisit vers la salle de Potions. J'étais sur les nerfs, et tout le monde autour de moi le savait.

On ne s'était plus parlé, elle et moi, depuis cet incident en juin dernier. Depuis, je l'avais quittée les deux mois des grandes vacances, et elle s'était trouvée un copain. Elle me faisait tourner en bourrique.

Le cours passa à une vitesse terriblement lente. Je dessinai sur mon cahier un croquis où l'on entrevoyait un type blond étranglant un type brun.

La fin du cours sonna. Je soupirai trop fort, le prof entendit et retira 15 points aux Serpentards. Je filai tout de même en vitesse, j'avais besoin de me reposer.

Je traversai de nombreux couloirs -Merlin sait combien il en faut de la salle de potion au dortoir des Serpentards- et croisai la dernière personne que je voulais croiser. Elle était au bras de son copain de septième année, lui souriait, elle m'avait vu. Je passais devant elle, l'ignorant royalement. Je la sentis plus que je ne la vis se raidir sur mon passage. Lorsque je l'eus dépassée, je ne pus m'empêcher de fermer les yeux. Son odeur était toujours la même.

POV Rose W.

Il était beau. Il avait toujours été gentil. Drôle. Charismatique, inaccessible et pourtant si beau. Des fois, je me demandais ce qui me prenait. Non, je ne parle pas de Loïs. Il est sympa, mais sans plus. Il est charmant, mais au fond je m'en fous.

Je ne vais pas faire la liste de toutes les qualités et de tous les défauts de mon Pousfouffle de petit-ami, parce que je me fous royalement de ce mec. Tout ce que je voulais, c'était juste oublier Scorpius et mes rêves (depuis juin, assez nombreux). Alors j'avais pris le premier beau mec qui me tombait sous la main.

Je voulais le blesser. Le faire regretter. J'avais réussi.

Mais je n'aurais jamais dû. Ça l'a trop blessé. J'ai perdu ce qui se rapprochait le plus de mon meilleur ami...

Après tout, c'était sa faute. Enfin, j'essayais souvent de m'en persuader. Il n'avait qu'à pas me questionner sur cette saloperie de rêve. Je ne lui en aurait pas voulu.

- Allez, arrête de ressasser ça et lance toi avant de changer d'avis, me dit gentiment Lila.

Je la remerciai d'un regard. Elle avait toujours tout compris, et comprenait toujours tout.

- Rose ! Rose !

Je levai les yeux au ciel.

- Oui Hugo ?

Mon petit frère était en troisième année dans ma maison, et commençait vraiment à m'énerver.

- C'est quoi un Patronus ?

Je fronçai les sourcils.

- Qu'est-ce que ça peut te faire ? On apprend ça en cinquième année. Tiens, nous devrions l'apprendre ça cette année ! comme si je faisais une découverte impressionnante.

- Oui, mais le professeur Pithivois l'a mentionné en cours, et je voulais savoir ce que c'était.

- C'est bon, je m'en occupe Rosy.

- Merci Lila, je crois que la prochaine fois je l'étrangle.

Mon frère me lança un regard peu avenant, haineux en fait, et se tourna vers mon amie. Je déglutis et descendis. Heureusement pour moi, Loïs m'attendait dehors.

- Te voilà, fit-il en faisant mine de me prendre dans ses bras.

C'est là que je remarquais la présence de Scorpius. Je le fixai un instant, me demandant ce qu'il faisait là, et rougit un peu en me rendant compte qu'il me regardait. Je détournai la tête, mais j'avais eu le temps d'entrevoir la lueur dans ses yeux. Sa lueur.

- Non, attend, dis-je à l'attention de mon copain pour qu'il évite de me rouler un patin devant lui.

Ne te dégonfle pas, Rosy. En fin de compte, me dis-je, c'est bien s'il est là. Il verra tout.

- J'arrête là. Ça marche pas. Enfin si, ça marche bien.

Je m'étais obligé à ne lui dire que la vérité.

- Je ne t'aime plus, en fait je crois que je ne t'ai jamais aimé. Je veux pas te vexer. Mais c'est fini. Désolé, Loïs.

Il y avait sur son visage un air d'incompréhension profonde.

Ce fut cet instant que James choisit pour sortir.

- Oh un Serpentard ! Salut Scorpius. Ma cousine ! Rosy ! Loïs ? C'est quoi c'te tête ?

Mon cousin et sa bonne humeur habituelle. Je vous jure.

- Euh, je comprends pas Rosy, fit Loïs.

- Je casse.

- Ouh, j'arrive en pleine scène de ménage moi ! Bon, mes chers compatriote Gryffondor, ou plutôt ma chère compatriote de cousine, parce que y'a que des Serpentards et des Poufsouffle par ici, je vais emmener Loïs si tu le veux bien. Faut qu'on y aille Loulou, on a cours là. Tu sais, ça fait du boulot d'être un septième année. T'attends qui Scor' ?

- Euh, je ...

- Ok, alors à plus ! Mademoiselle, fit-il dans ma direction en ôtant un chapeau imaginaire, tel un gentleman.

Je m'inclinais comme une princesse, avec une robe imaginaire, et me retrouvais seule avec l'un des deux témoins de ma rupture.

- Salut, marmonna-t-il.

Je le contemplai un instant. Il avait changé, depuis notre première année.

Il avait grandi, évidemment, mais ne me dépassai plus que d'une demi-tête. Il avait toujours de courts cheveux blonds ébouriffés, et il portait en cette après-midi d"octobre une chemise blanche ouverte sur trois boutons, et un jean délavé qui lui seyait à merveille. Il n'avait plus son uniforme, car les cinquièmes années n'avaient plus cours de la journée.

- Qui est-ce que tu attends ? Fis-je sur le même ton.

- Marc, marmonna-t-il.

- Oh, à plus alors.

Il me regarda. Je soutins son regard. Soudain, je nous revis dans le train, en ce lointain premier septembre, à nous fixer pour on ne sait quelle raison mystique.

Nous sourîmes exactement au même instant.

- Amis ? Dis-je.

- On l'a toujours été, fit-il en me prenant dans ses bras.

Je humai discrètement son odeur qui m'avait tant manqué. Puis nous nous écartâmes, gênés.

- On va au parc ?

- Je croyais que tu attendais Marc ?

Il haussa les épaules, et je ris, bêtement, puis le suivit.

Nous étions un jeudi.


Voui, voui, je sais, c'est un peu court, mais c'est tellement mignooooon !

Allez, Mamie vous fait encore des mimis et va de ce pas (c'est-à-dire très lentement) appeler la Spa. Euh, le Samu.

Rose : Merci pour ta review. Donne moi ton avis sur ce chapitre ! C'est un peu court, mais ça y est, les choses s'accélèrent.

Amicalement, votre Mamie Anonymeuuuh