Kikou mes mignons ! Je vous présente en avant-première la sixième année de vos tourtereaux préférés. En fait, demain je ne suis pas là donc je poste le chapitre suivant maintenant.

Je n'ai rien de particulier à annoncer, à part que vos reviews me font toujours aussi plaisir et que j'attends votre avis !

Ce week-end, je ne peux pas répondre aux reviews. Là, je poste en quatrième vitesse, donc attendez vous à recevoir votre réponse cette semaine.


Sixième année

J'étais allongée dans l'herbe. Il faisait beau, assez chaud, et un petit vent frais balayait le parc. Autour de moi, en ce mois d'avril, il y avait Marc, qui tenait amoureusement Lila par la taille, Renato, Sarah, mes cousins Lily et Albus, Théo, mon frère Hugo avec ses deux amis William et Grégoire, et évidemment Scorpius. Il y avait autour de nous d'autres amis de nous tous, mais là j'ai la flemme de les citer. J'étais allongée dans l'herbe verte, il ne faisait ni chaud, ni froid, le soleil brillait et j'avais Scorpius Malefoy dans mon champ de vision.

Oui, le paradis existe.

Du coin de l 'oeil, je le matais. Il était encore plus beau que l'année dernière. Ses muscles, à force de Quiditch, s'était affirmés sur son corps déjà parfait, et ses cheveux -ses magnifiques cheveux- reflétaient le soleil de cette belle journée de printemps.

Scorpius tourna la tête vers moi, et me sourit. Zut. Surprise en pleine séance de matage. Bon.

La discussion autour de nous m'intéressait peu, c'est pour cela que je fus très attentive quand j'entendis soudain un « Scorpiuuuuuuus ! » retentir.

Une blonde pulpeuse de notre année, de Serpentard, courait vers nous. Sa mini-jupe aurait fait hurler ma mère, son débardeur blanc sous lequel elle ne portait pas de soutien-gorge ne laissait plus de place à l'imagination.

« Scorpiuuuuus ! Je voulais te parler, je...

Elle nous jeta un regard.

- Tu sais, hier soir, tu es parti si vite .

J'aurais voulu ne pas comprendre, mais j'avais compris. Il avait fallu un regard à toute notre bande, Scorpius compris, pour comprendre que j'avais bel et bien compris. Un grand silence se fit. Silence que la blonde ne respecta pas.

- Hier soir ?

Il était gêné, cela se voyait à la discrète grimace de côté que sa bouche formait.

- Ouiii, hier soir, tu sais, quand ...

- Ah, oui, je me souviens.

- En fait, tu as gardé mon... mon jean.

Il se leva brusquement, et entraîna la blonde derrière l'arbre près de nous.

Quant à moi, tout à mon malheur silencieux, je laissais Lila me serrer discrètement l'épaule.

Lorsqu'il revint, Scorpius avait l'air gêné. Enfin, c'est ce que Sarah me confia, car moi, j'étais déjà partie.

POV Scorpius M.

Quelle idiote, cette sale blonde !

En fait, c'était moi l'idiot, au fond. Je m'étais promis d'honorer la réputation de mon père lorsqu'il était à Poudlard, alors que je ne l'avais jamais voulu. Enfin si, je l'avais voulu, seulement avant d'avoir rencontré Rose.

J'étais un idiot, je l'avais vexée. Je n'aurais jamais dû rester près d'elle quand cette fille est arrivée. Mais elle aurait quand même compris. Elle n'est pas bête, Rose. Elle est même très intelligente. Quant à moi, je suis un crétin.

J'étais ainsi en train de me lamenter quand notre espèce de bande me rejoint, Rosy en moins.

Crétin. Quel idiot je faisais, assis par terre devant notre salle de cours de Défense contre les Forces du Mal, commun avec les Gryffondors. La sonnerie retentit. J'entrai en cours, espérant que la place, normalement réservée à Rose Weasley à côté de moi, serait rapidement prise par cette même Weasley.

Mes espoirs furent contentés lorsque une chevelure rousse s'assit près de moi. Elle ne m'accorda pas un regard. Mais elle était trop pâle pour être normale. Tout ça à cause de moi. Je me haïssais, mais décidai tout de même de lui parler. A la fin du cours.

Comme tous les cours, celui-ci ne faisant pas exception à la règle, il passa trop lentement. Beaucoup, beaucoup trop lentement. Je griffonnai sur mon cahier une espèce d'oiseau, que je colorai d'orange à l'image de ma voisine.

- Une colombe ? Murmura la plus belle voix du monde.

- Quoi ? Non, je sais pas.

- T'as dessiné comme ça ?

- Euh ouais.

- C'est joli, me fit-elle.

Je le regardai.

- Tu n'es pas censée me faire la tête ?

Elle rit, mais pas assez fort pour que le prof ne la remarque.

- Parce que tu t'es tapé une pouf ? Non, tu vois, je suis pas comme ça. Enfin si tu veux, je veux bien te faire la gueule.

- Je... commençais-je.

Elle ne dit rien.

- Je comprends pas. Tu n'es pas révoltée ? Dégoutée ? Jalouse ?

- Jalouse ? Moi, jalouse d'une blondinette que t'as sauté comme une chienne ? Jamais, ça jamais.

Et sur ce, elle se leva au moment où la cloche sonnait, et sortit sans un regard.

Un des signes de la colère de Rose Weasley était son vocabulaire. Lorsqu'elle s'emballait, on le sentais à sa façon de s'exprimer.

Et là, j'avais merdé. C'était vraiment le cas de le dire, là. Je courus la rejoindre.

- Rose ! Je voulais pas dire ça.

Elle rit amèrement, bien loin de son magnifique rire habituel.

- Et tu voulais dire quoi ?

- Je...

Elle me fixa.

- Euh...

Comme en première année.

- En fait, c'est...

Je me sentais si idiot.

- C'est moi qui suis jaloux.

Elle fronça les sourcils.

- Jaloux de quoi ?

Je m'approchai d'un petit pas.

- Jaloux de...

Je m'approchai encore.

- Tous ces mecs...

Je racontai n'importe quoi. Tout ce qui me passait par la tête. Toute la vérité qui me passait par la tête.

- Ceux qui te tournent autour.

J'étais tout près d'elle. Je la dépassais un peu. Une petite tête.

- McLaggen, Romon, Flint.

Elle rit doucement. Je levai ma main à hauteur de son visage.

- Tous des idiots, me confia-t-elle.

Je caressai sa joue. Sa peau était douce. Si douce.

- Mais ils sont toujours autour de toi.

Je le pensais. Je le pensais vraiment. J'avais toujours été jaloux de ces types qui la draguaient à longueur de journée.

Tout doucement, elle prit ma main, et la ramena près de mon corps.

- Ça n'excuse pas cette sauterie, me fit-elle très doucement, comme une mère qui parlerait à son enfant.

Je haussai un sourcil, et elle se mordit la lèvre en me regardant. Qu'elle était belle. Rousse, fine, grande, de belles formes, de magnifiques cheveux longs, un petit nez tout à fait mignon, deux joues rouges, des yeux d'un bleu si foncé... Je savais qu'elle aimait cette mimique propre aux Malefoy, celle qui consiste à prendre un air étonné en levant un sourcil, et j'avais du mal à ne pas l'utiliser en sa présence.

- Je croyais que tu ne m'en voulais pas ?

- J'ai menti. Je t'en veux énormément. Et je suis super jalouse de cette blonde.

Vous avez déjà eu l'impression qu'une bombe explose dans votre coeur ? C'est exactement ce que je ressentis. Ces trois phrases avait valeur de déclaration d'amour.

Elle m'avait déjà tourné le dos, et partait dans la direction opposée, se déhanchant délibérément. Je contemplai un instant ses jolies fesses, puis l'appelai et l'arrêtai de nouveau au milieu du couloir.

- Je m'excuse.

- Ça ne marche pas comme ça, Malefoy. Si tu veux t'excuser, va falloir un peu plus de temps, et pas mal de sincérité.

- Je préfère quand tu dis Scorpius.

Ma main remonta vers sa joue. Et ma bouche trouva le chemin qu'elle aurait dû mille fois emprunter.

Ses lèvres.

A elle.

A Rose.

Ma Rose.

Mon cerveau était déconnecté. Je faisais n'importe quoi.

Elle me repoussa presque aussitôt.

- Tu oses m'embrasser avec ces lèvres ? Ces lèvres qui ont embrassé une autre hier soir seulement ?

- Bouge pas, je vais les rincer et je reviens, marmonnai-je en passant une main sous sa robe de sorcière.

- Avec ces mains ? Ces main malpropres ? Murmura-t-elle. Ces mains qui l'ont touché, elle.

- Arrête, je me suis lavé depuis hier

- Tu t'es lavé ? A l'eau et au savon ? Et tu crois que ça me suffit ?

- Alors tu veux quoi ?

Elle s'écarta de moi. Pensa un moment. Puis se rapprocha et me glissa à l oreille :

- Toi. Je veux toi. Mais rien que pour moi.

Je me figeai. C'était bien une déclaration. L'ombre d'un sourire glissa sur mon visage.

- Ça me va.

Ce fut à son tour de se figer.

- Pour toujours ? Rien que moi ? S'assura-t-elle.

- Rien que toi.

J'eus seulement le temps de voir ses lèvres s'approcher des miennes, lentement, je fermai les yeux, et...

Rien.

- Menteur, ajouta-t-elle.

Elle s'éloigna. Me sourit. Se retourna. Partit.

Au moins, j'étais pardonné, me dis-je. Piètre consolation au vu de la réaction de mon...pantalon.


Voili voilou. Bisous bisous.

Je promet de répondre à vos reviews ! Et ne vous retenez pas de reviewer à nouveau.