Mes chers lecteurs ! Je suis très heureuse de vous retrouver. J'ai un peu (beaucoup) de retard, mais cela est dû à mon départ en vacances. Et malheureusement, on ne trouve pas toujours d'ordinateurs chez certains grands-parents. Bref. Je m'excuse pour ce retard, en espérant qu'il ne vous a pas trop fait désespérer. Et puis, les grandes stars savent se faire attendre. Ce qui prouve bien que je suis une grande star, et que mon histoire est un chef-d'œuvre. Bref.

Je ne répondrai malheureusement pas à toutes vos reviews, notamment aux anonymes, faute de temps et de réseau. Donc, veuillez m'en excuser et dévorer cette suite avec d'autant plus de bonne humeur.

Bonne lecture, et pensez quand même à laisser votre avis... même si je ne réponds pas forcément au précédent... :)


POV Rose W.

Je fermai les yeux. Repoussai la vague de frustration qui me gagnait. La remplaçai par du dépit. Et une once de colère.

"Scorpius, merde, il pleure !

J'entendis mon crétin de fiancé se lever de son fauteuil, et grogner avec une grâce sans pareil :

- Il n'y a pas que toi à être crevée, ici !

Je soupirai, lassée de tout. De lui, de ce chien qui se prélassait à mes pieds avec des soupirs de contentement, de mon canapé plus qu'inconfortable et surtout, surtout, de ces chouinements ininterrompus.

- En plus, s'il pleure, c'est qu'il a faim ! lança-t-il.

Il faisait froid dehors. La neige avait repris ses droits délaissés le printemps dernier à Londres. Nous vivions tous deux dans le quartier sorcier, où beaucoup de familles sorcières vivaient. C'était évidemment là l'appartement de Scorpius, et nous avions décidé de nous installer là jusqu'à ce qu'il finisse ses études d'Auror (en vérité, je n'avais revu mon père que très rarement, seulement aux Noëls ou anniversaires depuis que nous leur avions annoncé notre emménagement, et je redoutais toujours de le croiser dans les rues ; Drago nous rendait souvent visite, ainsi que ma mère, et ils étaient les deux seuls à avoir réellement accepté notre relation, avec la grand-mère de Scorpius).

- Et je ne suis pas le mieux placé pour lui donner à manger, n'est-ce pas ?

Je disais. Il faisait froid dehors, et une vraie tempête de neige s'abattait sur Londres depuis quelques jours. Heureusement, Scorpius pouvait transplaner jusqu'à l'école, et moi... eh bien moi, j'étais en congé. L'hôpital avait tout à fait compris, d'ailleurs, puisque c'était devenu courant chez les sorciers de donner des congés maternité (j'avoue que l'idée est largement inspirée des moldus, mais jusque là elle était peu usitée du fait que les sorciers avaient beaucoup de moyens différents de s'occuper de leurs bébés). Ma mère me disait souvent que j'étais un peu trop jeune pour avoir un enfant, mais je l'avais convaincue en utilisant les arguments habituels : mon bon revenu, en tant que Médicomage spécialisée dans les blessures dues aux animaux magiques, le fait que j'ai un toit et un fiancé, et évidemment l'incontournable "De toute façon, il est hors de question que j'avorte". Finalement, elle n'avait pas été la plus difficile à convaincre, et avait plutôt bien accepté la venue d'une nouvelle petite frimousse dans la famille. Molly aussi avait été conquise, ainsi que tante Ginny qui passait me voir presque toutes les semaines avec de nouveaux habits et conseils, et Narcissa habitait presque chez les Weasley (Molly et elle s'étaient découvertes une passion commune pour les tartes, ce qui les avait grandement rapprochées). En soit, tout allait bien : Albus suivait la même formation que Scorpius, James avait fini par épouser une magnifique vélane du nom de Céleste (une lointaine cousine de Fleur), et Lily était plus qu'heureuse dans son métier de professeur de Sortilèges à Poudlard.

- Enfin, si tu veux, je peux t'aider à lui donner, mais tu sais bien comment ça va finir...

Lorsque Maman avait annoncé à mon père ma grossesse, il n'avait pour ainsi dire pas réagit. Haussé les épaules, tout au plus. Mais oncle Harry m'avait confié m'avoir entendu marmonner : "Ils ont pas perdu leur temps, ces deux-là". Astoria avait, quant à elle, sauté au plafond, encore plus haut que la fois où Scorpius lui avait dit nos prochaines fiançailles. Elle avait commencé à piailler au sujet de la chambre du bébé, de la décoration et de la façon dont cela s'accorderait au reste de l'appartement. Mais Drago l'avait bien vite coupée dans son élan, et elle avait fini la soirée en marmonnant à propos de "l'incapacité de son cher époux à se projeter dans le futur et surtout son goût immodéré pour les couleurs criardes qui ne s'accorderaient pas du tout à l'idée qu'on se faisait d'une chambre de bébé".

- Et je ne voudrais pas traumatiser notre fils pour le restant de ses jours !

Il était né presque un mois auparavant. Ses beaux yeux bleus pétillaient déjà comme ceux de son père, et son petit visage rond faisait craquer tous les sorciers de la ville. Nous avions fait la une de la Gazette le matin de sa naissance, car l'évènement marquait beaucoup de choses : chez les sorciers, il était impensable d'avoir des enfants avant de se marier, ce que nous avions fait ; Scorpius Malefoy était le père de cet enfant, ce qui avait fait pleuré nombre de femmes de Grande-Bretagne ; et j'étais la mère du garçon, moi, la fille de deux héros de la Guerre. Alors ses petites joues rouges avaient été imprimées en millions d'exemplaires pour faire la une du journal sorcier le plus lu. Rita Skeeter, aujourd'hui à la retraite, y était même allée de son petit commentaire, pour une fois positif. Toute la Gazette avait signé son petit mot :

Ainsi s'achève la Guerre, telle qu'elle a commencé : par une naissance. Mais cette naissance-ci marque bel et bien une nouvelle ère : l'ère de la Paix, des mélanges, des mariages libres des sorciers de haut rang et surtout, l'ère nouvelle des enfants nouveaux qui partageront toutes les cultures sorcières.

Évidemment, Maman avait réussi à trouver des reproches dans ces lignes, et elle avait publié elle-même un petit article sur son petit-fils, en expliquant évidemment des choses totalement inutiles : que les parents avaient tous deux vingt-deux ans, que la mère était Médicomage depuis plus de trois ans (les études durent deux ans, comme on apprend le plus gros du métier à Poudlard) et que le père était en plein concours de fin d'études d'Auror. Que le petit se portait très bien, que toute sa famille s'était extasié devant sa naissance (elle n'avait évidemment pas précisé le petit froid entre mon père et moi) et que nous étions tous très heureux. Rita avait à son tour publié un nouvel article, bien qu'elle fut à la retraite, qui parlait des bienheureux grands-parents de l'enfant, vantant les qualités du couple Malefoy et dénigrant (l'air de rien) celles du couple Weasley. Puis ma mère avait à nouveau publié un nouvel article, et s'en était suivi une véritable guerre de la Gazette entre sa reporter préférée et la pire ennemie de ladite reporter.

- Alors à moins que tu aies irrésistiblement envie de... enfin bref, il faudra d'abord que tu lui donnes à manger !

Je secouai la tête, et soupirai très fort pour lui faire comprendre à quel point je trouvai son comportement gamin et ridicule. Je finis par me lever et atteins tant bien que mal le berceau installé dans le salon. Je n'eus pas le temps de m'extasier devant son duvet aussi blond que celui de son père, qui avait été la source de beaucoup de disputes entre ce dernier et moi-même ("TOUS les Malefoy sont BLONDS ! - TOUS les Weasley sont ROUX ! - Je refuse d'avoir un gosse roux. - Je refuse d'en avoir un blond.). Je le saisis entre mes mains, ce qui atténua un peu ses pleurs ; il savait ce qui l'attendait, et cela lui convenait parfaitement. Déjà il tendait ses petites mains roses vers moi, les yeux mi-clos. Je caressai doucement sa tête rondouillette, et me laissai choir sur le canapé en l'installant sur mes genoux. Puis, m'assurant que Scorpius n'était pas là, je saisis ma baguette. Le petit recommença à pleurer en se rendant compte que sa nourriture ne venait pas. Je lui soufflai un "chuut" et murmurait une formule, l'appuyant d'un petit coup de baguette.

On aurait beau dire tout ce qu'on voulait, et bien que mon fils soit naturellement blond, le roux lui allait mieux que tout.

Puis je lui donnai le sein et allai le recoucher. Mon morfale dormait déjà. Je l'installai sous les couvertures, cachant au maximum sa nouvelle teinture avec ses doudous et peluches diverses, et je me recouchai pour deux petites heures de sommeil.

Ou plutôt, quelques minutes de sommeil. Le hurlement de mon fiancé avait été bien trop strident et peu discret pour ne pas me réveiller.

- Rose !

- La ferme, je dors.

- Rosy !

- Non, tais-toi, je me repose. C'est pas toi qui doit te lever toutes les deux heures, même la nuit.

Il grogna. Puis, il fit l'impensable.

La scène se déroula comme au ralenti. Il marchait vers le berceau, sa baguette en main. Lorsque je compris ses intentions, je me redressai vivement, et lâchai un "Scorpius !" retentissant. Il ne se retourna même pas. Au contraire, il se pencha sur le berceau, et je le vis faire de grands gestes, sûrement pour débarasser son fils des peluches envahissantes. Alors que je me levai péniblement, il prononça le contre-sort à ma formule, et je criai un nouveau "Scorpiuuus !". Ce qui eut le don de réveiller mon poupon, qui se mit à brailler comme un porc qu'on emmène à l'abbattoir (bon, en un peu moins fort, je vous l'accorde). Mais il était trop tard : j'apercevait déjà son crâne redevenu blond. Mon cher amoureux me lança un regard victorieux, et je me laissai tomber sur le canapé en me roulant en boule, très vexée. Le temps de calmer son fils, et Scorpius était près de moi.

- Je ne comprends pas pourquoi tu t'obstines à le teindre en roux !

- Je ne comprends pas pourquoi tu veux absolument qu'il soit blond !

- Allez, te vexe pas mon ange, le prochain sera roux, promis.

- Qui te dit que j'en veux un autre ? Et qui te dit que j'en veux un autre avec toi ? Demandai-je.

Il ne se démonta pas pour autant.

- Qu'est-ce que tu veux, le gène Malefoy est supérieur au gène Weasley. Et puis...

Il ne continua pas. Ma gifle l'arrêta net.

- Le gène Weasley est laaaargement supérieur au gène Malefoy. Nous sommes roux depuis nos plus vieux ancêtres. Même avant, peut-être.

Il grogna, et se redressa.

- Tu dis ce que tu veux, je sais où est la vraie vérité. La preuve, il est blond.

- Le prochain sera roux ! Ainsi que tous les autres.

- Qui te dit que j'en veux d'autres avec toi ?

Je me roulai enocre plus sur moi-même. Il rigola légèrement et repoussa mes cheveux pour embrasser ma joue.

- Au fait, demandai-je, légèrement moins vexée. Comment tu feras pour que les suivants soient roux ?

- Hum...

Il sembla réellement réfléchir.

- J'essaierai... de produire moins de gène Malefoy.

- Et comment ? Demandai-je en pouffant.

- Pour commencer... je vais... me résoudre à un régime très strict (on sentait dans sa voix qu'il essayait simplement de me faire rire). Et puis... on fera moins souvent l'amour. Ça devrait résoudre plus de problèmes.

- Non !

Il éclata de rire. Tout d'un coup moins fort lorsqu'il entendit le petit s'agiter.

- Alors ? Je suis pardonné ?

- Mouais...

- Tu m'appelles quand c'est bon, rit-il.

- Ok.

Il se releva et retourna dans son bureau à ses révisions. Lorsque j'entendis la porte se fermer, je souris.

Saisis ma baguette.

M'approchai du berceau.

Lançait un sort à voix basse.

M'assurai qu'il n'avait rien entendu.

Souris, encore.

Décidément, le roux allait plus que bien à mon trésor.

Aucun des hurlements qui retentirent ce soir-là ne m'en dissuada.


Tadaaaaaam ! Alors ? Que pensez-vous de ce deuxième "épilogue" ?

J'ai plusieurs remarques à faire. Tout d'abord, certaines paroles de ce chapitres doivent vous sembler un peu crues, et mériter un autre rating. Seulement, je n'ai pas ressenti cette obligation étant donné que ce "genre de conversations" ou ce "genre d'allusions" sont courantes entre couples... donc disons que... voilà.

Ensuite, vous aurez remarqué que pendant tout le chapitre, je ne donne pas précisément (pas du tout, en fait) le prénom du bébé. C'est effectivement parce que je n'en ai pas trouvé qui convienne vraiment au fils d'un Malefoy et d'une Weasley. Je suis donc ouverte à toutes vos suggestions, même si vous auriez préféré une surprise, je suis désolée mais je sèche totalement.

Sur ce, encore désolée pour le retard. Mais les vacances sont les vacances...

Bisous à toutes et à tous,

Votre Anonymeuuuh préférée.