Disclaimer: aucun de ces personnages ne m'appartient, mais j'y travaille. avec un peu de chance, j'y arriverais un jour, à les avoir à moi, non?
note:
g-boys: 20 ans dans la tête et 6 physiquement.
harry: 18 ans.
je changerais peut-être quelque éléments des oeuvres principales, mais en gros, ça devrait pas trop bouger.
bonne lecture à tous.
La jeune femme marchait vivement dans les couloirs, se retenant visiblement de prendre le pas de course. Les gens qui la croisait sortaient immédiatement de son chemin, conscient de sa place dans l'organisation, de son caractère et du danger qu'encourrait le malheureux qui oserait la ralentir. Elle s'engouffra dans un ascenseur commodément ouvert, pressa plusieurs fois le bouton n°16, puis, une fois les portes fermées, prit une grande respiration pour se calmer. Elle jeta un œil inquiet au dossier qu'elle tenait et se mordit la lèvre inférieure, signe chez elle d'une grande nervosité. Comment ça pu se passer ? C'est une véritable catastrophe ! Elle le rouvrit pour ce qui était sans doute la centième fois depuis qu'elle l'avait reçut, le matin même, et en regarda le contenu, l'incrédulité marquée sur son visage.
La sonnerie de l'ascenseur la surprit. Elle sembla soudain hésiter à sortir de l'ascenseur. Ce n'est qu'en voyant les portes se refermer qu'elle se décida. Elle s'obligea à marcher plus lentement, traversa le long couloir, traversa plusieurs porte, salua au passage les deux secrétaires assises à leur bureaux respectifs et entra sans frapper et en ignorant leurs protestations.
Une seconde femme, brune cette fois, aux cheveux mi-longs, était assise à son bureau. Elle poussa un profond soupir en regardant avec ennui l'un des nombreux rapports empilés sur son bureau. La paperasserie était sans doute ce qui lui plaisait le moins dans son travail, mais elle se devait de lire les rapports de ses agents. Il fallait bien se tenir au courant et pouvoir réagir en cas de pépin, n'est-ce pas ? Elle tentait depuis un moment de déchiffrer l'écriture illisible devant elle. Elle se frotta les tempes. Le mal de tête arrivait, elle le sentait. L'interphone la fit relever la tête :
- « Commandant ? Mr Gaston sur la 3... »
Une se cala contre le siège de son fauteuil en soupirant. C'était un autre de ses problèmes actuels, un gros. Mr Gaston était le directeur de l'orphelinat où avait été finalement placé les pilotes, le temps d'avoir les résultats des tests sanguins. Malheureusement, si quatre d'entre eux se montraient sage comme des images, ce n'était pas le cas du dernier, oh non. Elle se remémora Duo et son apparence de six ans avec un sourire attendri. Il était vraiment craquant, mais il méritait mieux que jamais son pseudonyme chez les préventeurs, l'agent chaos. Curieuse d'entendre les nouveautés, elle décrocha :
- « Bonjour André, comment allez-vous ?
- Mal ! Grogna son interlocuteur.
- Vous m'en voyez navré. Quel est le problème cette fois ?
- Je vous préviens, je ne supporterais pas longtemps votre protégé içi !
- Qu'a t-il fait ?
- Pouvez-vous m'expliquer comment un gamin de six ans est capable de démonter un radiateur ? Une leva un sourcil.
- Je vous demande pardon ?
- Cette saloperie de gamin …
- André !
- Pardon, cet adorable petit ange, a démonté un radiateur dans le couloir et l'a ramené jusque dans mon bureau en m'expliquant, je cite « qu'il avait trouvé ça trainant dans le couloir » !
- Ne vous inquiétez pas, ce sera bientôt finis. Nous avons mis leur dossier en prioritaire. Ils ont tous des gens prêts à les prendre...
- Même le petit monstre ? Intervint t-il en lui coupant la parole.
- Oui, même lui.
- Et l'autre, y sait ce qu'il ramène chez lui.
- Oui.
- Dieu du ciel. Il est fou alors. Enfin du moment qu'il s'en va, je m'en fous, moi je craque ! »
Le son qui s'échappa du téléphone indiqua à Une que la communication était désormais coupée. D'ordinaire, elle se serait sans doute offusquée devant ce manque flagrant de respect, mais elle était vraiment fatiguée et dans un sens, elle le comprenait. Oh oui, elle le comprenait. Après tout, Duo Maxwell l'avait aussi rendu à demi-folle que ce soit en tant qu'ennemi, allié, ami et même en tant qu'employé. A vrai dire, elle remerciait, chaque fois qu'elle le voyait, tout les dieux qui pouvait exister que les autres étaient, la plupart du temps, plus calmes. Ils étaient même capables, à l'occasion, de le calmer. À l'évidence, ils échouaient lamentablement depuis leur rajeunissement, ou alors ils s'en fichaient, c'était également possible.
Elle jeta un œil irrité aux rapports. Les pilotes avaient au moins l'avantage d'en faire des nets, clairs et précis. Ce n'était clairement pas des adjectifs qui correspondait aux chiffons qu'elle avait sous le nez. Elle avait vaguement pensé une fois à demander aux garçons de leurs apprendre, sans succès. Cela avait surtout réussis à prouver une fois de plus leur incapacité à se mêler correctement au commun des mortels. Trop nerveux, trop violent, avec des références étranges, ils avaient tendance à faire fuir les autres préventeurs. Même Quatre avait fini par s'énerver, pestant contre l'imbécilité claire de ses collègues. Cela les avais troublés, plus qu'ils n'avaient voulu le montrer. Ils le savait déjà, évidemment, mais sans trop l'intégrer.
C'était pourtant l'une des raisons pour laquelle Duo n'était pas un agent de terrain et occupait des postes solitaires. Heero et Wufei étaient ensemble et il n'avait jamais trouvé un autre partenaire adapté.
Complètement perdue dans ses pensées, elle n'entendit pas l'avertissement d'une de ses secrétaires et sursauta quand la porte s'ouvrit brusquement. L'une de ses vieilles amies entra, visiblement très agitée. Une regarda son jolie visage plus pâle qu'à l'ordinaire, encadré par deux tresses blondes, et ses yeux noirs bridés. Cette femmes était l'une des seuls à pouvoir valser dans son bureau comme ça, mais elle respectait normalement les règles de l'organisation. La blonde claqua un dossier sur le bureau de son supérieur. Le problème était sans aucun doute grave. Une sentit revenir le mal de tête.
- « qu'est ce qui se passe Sally ?
- On a un gros problème !
- Oui, ça j'avais deviné, merci. Mais encore ?
- Les tests sont terminés. Une se tendit imperceptiblement. Cela ne pouvait pas etre bon. Elle s'efforça pourtant de garder son calme et fut très fière de l'indifférence de sa voix.
- Je t'ai connu plus clair...
- Trowa à de la famille, et ce n'est pas Catherine ! »
Une resta silencieuse, l'esprit tournant à mille à l'heure. D'accord, c'était certainement un problème. Elle jeta un regard inquiet à l'innocent dossier posé sur son bureau. En regardant Sally, elle eu l'impression qu'elle craignait de voir le dossier lui sauter à la figure. Elle se rembrunit. Ce n'était pas une pensée si folle, après tout. Comment allait elle expliquer ça aux garçons ? Un mouvement la ramena sur terre. Sally venait de s'effondrer dans un fauteuil, le visage caché dans les mains. Une s'efforça de la réconforter.
- « Ils comprendront... »
Le regard incrédule que lui lança Sally prouva qu'elle en était à peu près aussi convaincu qu'elle. Elle soupira à nouveau avant d'ouvrir le dossier. Il allait falloir préparer un plan d'attaque...
Tout le monde était réunit dans une petite salle de l'orphelinat.
Les cinq garçons étaient d'un coté, leurs amis de l'autre, ils faisaient face à Une et Sally. Ces dernières avaient demandaient une réunion d'urgence, mais ne semblaient pas décidée à parler. En fait elles étaient lancées dans une bataille de regards, qui avait été intéressante, au début, mais qui à la longue devenait franchement lassante pour les observateurs. Ce qui avait commencé comme une réunion joyeuse entre amis était plombée peu à peu par la tension que dégageaient les deux femmes. Finalement, Duo rompit le silence qui s'était installé.
- « Dites, les filles, il y a un problème ? »
Le timbre de sa voix, plus clair que d'habitude, fit sourire involontairement tout les invités.
Pas les deux femmes, loin de là. Elles intensifièrent encore leur regards noirs, tentant de pousser l'autre à prendre la parole. Finalement, ce fut Sally qui se leva. Elle se racla la gorge et leur fit un petit sourire crispé. À l'arrière, Une se cala dans son fauteuil, l'air soulagé. Evidemment, quand la blonde commença à parler, tous cherchèrent le problème. Elle parlait d'une voix hésitante, tortillant le bout d'un dossier sans s'en rendre compte :
- « Voilà, les tests sanguins sont finis. Nous avons les papiers d'adoption, il y a juste à remplir deux-trois blancs et à signer... »
Elle tripotait toujours les dossiers qu'elle tenait contre elle, sans paraître se décider à les distribuer, malgré les regards interrogateurs. Quatre finit par se lever, arborant un sourire rassurant et se dirigea vers elle en tendant le bras vers les dossiers.
- « Sally, peux-tu nous passer les papiers à remplir ? »
La blonde lui jeta un regard inquiet, se mordit la lèvre inférieure et finit par les tendre à Quatre. Il dut forcer un peu pour qu'elle lâche, faisant semblant de ne pas entendre Wufei marmonner contre les « onnas complètement folles ». Il commençait également à se poser des questions sur sa santé mentale. Enfin, il parvint à prendre les dossiers et il les distribua rapidement : Duo, Wufei, lui, Heero... Il croisa alors les regards interrogateurs de Trowa et Catherine, conscient de ses mains vides. Elle était donc là l'embrouille. Il se retourna vers Sally qui détourna le regard. Le silence gêné attira l'attention de ceux qui étaient plongés dans les formulaires.
- « Winner ? Quatre ignora Wufei, entièrement concentré sur Sally. Voyant qu'il lui fallait de nouveau engager la conversation, il reprit:
- Sally, il manque un dossier..."
Tout les regards se tournèrent vers Elle. Elle ferma les yeux, respira un grand coup comme pour se calmer, sortit un cinquième dossier de son sac puis se tourna vers Trowa. Quand elle parla, son comportement était professionnel, sa voix tout à fait stable...
voili, voilou.
troisième chapitre, la veille de mon concours blanc. n'hésitez surtout pas à me dire ce que vous en pensez, en positif comme en négatif. on est là pour s'améliorer, hein?
