voilà, suite de l'histoire...
chap 5
- « N'oublies pas, tu as tout les téléphones, tu peux appeler qui tu veux, quand tu veux. Un coup de fil et on te retire immédiatement de leur soins...
- « Oui, oui, ne vous inquiétez pas... »
Tout le monde était réunis devant l'orphelinat. Une donnaient ses dernières recommandations à Zech et Noin, chargés d'accompagner Trowa chez sa tante. Les pilotes se tenaient un peu à l'écart des adultes, faisant leurs adieux à leur ami, émut par le soucis qu'ils montraient. Wufei et Heero lui avaient serré la main, l'air sérieux, comme s'il partait en mission suicide. Duo, survolté, sautillait autours de lui, le serrant dans ses bras à intervalles réguliers. Quatre remettait en place le col de son « amoureux », les mains un peu tremblantes, lui répétant encore et encore, les mesures misent en place pour sa sécurité. Quand ce dernier lui sauta au cou en pleurant à chaudes larmes, il décida que c'était assez. Il embrassa Quatre, puis le repoussa avec douceur et se tourna, décidé, vers ses accompagnateurs.
- « C'est bon madame, je suis prêt.
Tout les adultes se retournèrent vers lui, l'air attendris. Voyant son agacement, Sally se jeta à genoux et l'attrapa dans ses bras. Devant son regard surpris, elle se mit à gémir :
- »Mon bébé, qui est tout grandi et qui part tout seul, très loin de la maison ! »
Lui jetant un regard noir, il la repoussa durement, puis se dirigea, rouge de honte vers la voiture, sous les rires des spectateurs.
10 minutes plus tard, ils partirent.
La route fut longue. Malgré les tentatives de conversations de ses amis, Trowa gardait le silence, regardant à travers la fenêtre les rues grises défilé. Ils s'était mis à pleuvoir, tout semblait mort, et lui se sentait de plus en plus mal à l'idée d'aller chez cette famille qui venait d'apparaitre, comme par magie, dans son existence. Peut-être que je ferais mieux de demander qu'on fasse demi-tour... Il se secoua. Je ne suis pas un lâche. Je n'ai jamais refusé une mission, et je vais fuir maintenant ? Non !
Les rues devinrent plus vertes, les maisons plus larges, entourées de jardin. Ils arrivèrent finalement dans une rue, « Privet drive », eut le temps de lire Trowa, où il ralentirent. Toute les maisons semblaient identiques, jusqu'aux fleurs sur les balcons. Quel ennui... pensa t-il en soupirant. Ils se garèrent enfin devant l'une d'entre elles. Noin le fit sortir et lui prit la main, Zech se chargea de son sac et ils avancèrent ensemble vers la porte d'entrée. Peu de temps après qu'ils aient sonné, ils entendirent des talons claqués contre du carrelage, et on ouvrit. La femme qui se tenait devant eux était bien sa tante. C'était une femme grande, maigre, au cou très long, soigneusement coiffée, vêtue d'un tailleur crème de bon goût. Elle leur fit un sourire accueillant :
- « Bonjour ?
Bonjour, madame, répondit Zech. Je suis l'agent Vent, voici l'agent Eau, des préventeurs. Nous sommes chargés d'accompagner votre neveu, Trowa, à votre résidence...
Ah oui ! Bien sûr, mon mari et moi vous attendions ! Mais entrez, je vous en prie... elle s'écarta pour les laisser entrer, avant de les amener au salon. Quand ils furent tous assis, elle se retourna vers la porte et cria, « VERNONNN ! » d'une voix stridente, qui leur fit grincer des dents. Elle se tourna ensuite vers Trowa.
- « Bonjour Trowa, je suis ta tante Pétunia. Tu vas vivre avec moi désormais, d'accord ?
Je ne suis pas idiot, pas besoin de me parler comme ça !
- « Oui, madame. »
- « Et qu'il est bien élevé ! C'est si rare de nos jours... Ah, voici mon mari. Vernon, voici l'agent Vent et l'agent Eau. Ils ont accompagné Trowa ici. »
- « Bonjour monsieur, madame. Ce n'était pas la peine de vous déplacer, ils suffisaient de nous appeler, nous serions venu le chercher. »
Quatre n'avait décidément pas menti. Vêtu d'un costume gris, Vernon Dursley avait tout du morse. La moustache aidant... Les trois invités partagèrent un regard amusé.
- « Ca a été un plaisir, répondit Zech. A vrai dire, nous voulions voir un peu où habiterait l'enfant, ordre de notre supérieure, vous comprenez ? »
Vernon secoua la tête, un sourire aux lèvres, « Bien sur, bien sur... la tyrannie des patrons n'est ce pas ? Je connais ça aussi. »
Sa femme prit soudain la parole.
- « Mais asseyez-vous, je vous en pris. Puis-je vous proposer une tasse de thé ? »
- « Ce sera avec plaisir, la route a été longue. Un sucre et un peu de lait, s'il- vous plait » demanda Noin.
Zech la suivit et s'assit à ses côtés, sur le grand canapé beige du salon. « Pas de sucre pour moi s'il vous plait, juste un nuage de lait, et toi Trowa ? ».
- « Juste du sucre, s'il vous plait madame... »
- « Appelle moi tante Pétunia. Je reviens tout de suite ».
Tout le monde garda le silence en attendant le retour de la femme. Une fois qu'elle fut rassit aux côtés de son mari et qu'il y eut une tasse de thé devant tout le monde, accompagnées de petits gâteaux, Zech reprit la parole :
- « En fait, nous avons été chargé d'une autre mission en venant ici. Il but une gorgée de thé sous les regards interrogateurs de Vernon et Pétunia Dursley. Il y a environ deux mois, un jeune homme est venu au centre faire une prise de sang. Selon les test ADN, il s'agirait de votre neveu, et du frère de celui-ci. Son inscription laisse apparaître de nombreux détails flous... chez lui, mais également chez vous. Nous ignorons où il habite, donc nous profitons de notre passage içi pour tenter de trouver des réponses... »
Ils ne purent manquer l'échange de regards agacés qui eut lieu entre le couple. Vernon prit la parole, l'air nettement moins enjoué.
- « Nous vous écoutons. »
- « Selon les archives, votre neveu a été inscrit à Eastwick Junior School en 1986 et y est noté sous votre autorité. »
- « C'est exact »
- « Puis-je savoir la date où vous l'avez recueilli ? »
- « Début novembre 81. »
- « Par quel biais ? »
Ils fronçèrent les sourcils, « Comment ça ? »
Zech leva les yeux de son calepin et les regarda, notant au passage l'intérêt que montrait Noin et Trowa aux réponses. « Quel orphelinat vous l'a confié ? »
- « Aucun »
Les preventeurs leur lancèrent un regard incrédule. Noin ne put s'empêcher d'intervenir : « mais qui vous l'a confié, alors ? »
Les Dursley se regardèrent, et Vernon finit par se caler contre son fauteuil, laissant clairement sa femme s'occuper des questions. « Personne. Nous l'avons trouvé sur le pas de notre porte un matin, avec une lettre expliquant que ma sœur et son mari étaient morts et qu'en tant que dernière famille, il fallait que je m'en occupe ».
- « Et vous n'avez contacté personne ? » l'incrédulité était clair dans la voix de Zech, mais il sentait qu'ils disaient la verité. Il ne put s'empecher de regarder sa collègue, cherchant un soutient. Trowa était aussi très surpris. Ces choses arrivaient au moyen-age, dans des romans, bien avant la construction des colonies. On n'abandonnait plus de bébé devant les portes des gens depuis plusieurs siècles !
- « Avez-vous encore la lettre ? » demanda Noin.
- « Depuis le temps ? Non, je ne garde pas les vieux papiers aussi longtemps... Et puis avec le gamin parti, je n'en ai pas vu l'utilité. »
- « D'accord... Zech marqua une phrase sur son cahier, puis reprit ses question. Savez-vous ce qui est arrivé à votre sœur et votre beau-frère ? »
- « Non ». La voix de Petunia était froide. Cette fois, il était certain qu'elle mentait.
- « Vous avez marqué sur les papiers qu'ils étaient morts dans un accident de voiture... »
- « C'est la version que nous avons toujours dit. Il a fallut répondre aux questions que nous posaient les gens. C'était le plus crédible. »
- « Quelle est leur date de mort et où sont-ils enterrés ? »
- « Le 31 octobre 1981, selon la lettre. Et je ne sais pas. Sans doute près de leur ancien logement... »
- « C'est à dire ? »
- « Aucune idée ».
Les preventeurs restaient stoïques malgré l'indignation qui montaient en eux. Cela s'avérait plus difficile que prévu.
- « Vous n'avez lancé aucun avis de recherche ? Pas chercher à savoir ce qu'il avait pu advenir des corps ? »
- « Monsieur, ma sœur et moi étions loin d'être proche ».
En clair, elle avait récupéré un enfant sans en avoir le droit, parce qu'un inconnu l'avait déposé devant sa porte, et n'avait jamais cherché à savoir comment sa sœur était morte. Si elle était morte. Il n'y avait après tout aucune preuves. C'était tellement incroyable comme histoire que Zech préfera continuer ses questions, et attendre d'en discuter avec sa supérieure, ses collègues et ses amis.
- « Vous n'avez jamais entendu parler d'un autre enfant ? »
- « Je ne l'avais pas vu depuis ses 16 ans, à la mort de nos parents. Je crois qu'elle est allé vivre avec ce James Potter après ça. Elle a pu avoir d'autres enfants »
- « Votre... »
- « Excusez-moi, l'interrompit Petunia. Puis-je poser une question ? »
Zech la regarda pensivement avant d'acquiescer, « Allez-y... »
- « Ma sœur est morte il y a dix-sept ans. Cet enfant en a... »
- « ...six. »
- « ...six, merci. Comment est-ce possible ? »
- « Nous pensions a un enfant éprouvette. Mais au vu de vos réponses, il est possible que votre soeur ne soit morte que récemment... »
Le couple semblait bien plus convaincu par la première réponse. Ils savaient sans doute la cause de la mort, si ce n'est le reste... Zech nota cette conclusion avant de reprendre :
- « Votre neveu est allé à Eastwick Junior School ? »
- « Oui »
- « Et après la primaire ? »
Pour la première fois, Vernon prit la parole :
- « Au centre St Brutus pour les délinquants juvéniles ».
- « Pour quelle raison ? ». Il fut amusé de voir que Trowa, qui montrait pourtant rarement ses émotions, ne quittait plus son oncle et sa tante des yeux.
- « C'était un petit voyou, un petit voleur, ingrat, toujours à geindre, à grimper n'importe où, à faire n'importe quoi. Il faisait peur à mon Dudlinouchet ! »
Vernon renchérit : « On a fait ce qu'on a pu, monsieur l'agent. Mais nous ne savions plus comment nous y prendre ».
Ca aurait été convaincant... si Harry y avait été inscrit réellement...
- « C'est faux, intervint Noin. Nous avons les dossiers de St Brutus ici. Aucun Harry Potter n'y est inscrit. Vous pouvez vérifier », rajouta-elle en tendant les papiers pour qu'ils les prennent. Ils ne le firent pas.
- « Reprenons, reprit Zech. Où était inscrit votre neveu entre 1991 et 1996 ? »
Seul le silence lui répondit.
- « Où passait-il les vacances ? »
- « Chez des amis. Une bande de rouquins braillards et mal élevés, qui ont détruit mon salon la seule fois où ils sont rentrés ici... »
- « Et où est-il maintenant ? »
- « Aucune idée. Il est parti l'été de ses dix-sept ans et nous ne voulons plus jamais le revoir ! Il a causé suffisamment de tort à notre famille comme ça »
Les trois preventeurs observèrent le couple. Ils étaient sérieux, il y avait certainement eu de gros problèmes, mais lesquels. « D'accord, merci. Zech referma son calepin. Alors pour ce neveu-là... dit-il en montrant Trowa du menton, d'abord, pas d'inquiétude, il est sage comme une image... Vous n'aurez aucun problème avec lui, je peux vous l'assurer. Ensuite, il aura, bien sûr, une bourse, qui vous permettra de payer ses vêtements, la nourriture supplémentaire et le temps dépensé à l'éduquer. Nous avons conscience de la difficulté de la situation, un enfant qui apparaît dans votre ménage, alors que votre fils est déjà grand... Nous voulons qu'il soit inscrit à Eastwick Junior School, nous vérifierons. »
Zech se leva, suivi de sa femme. Les Dursley les imitèrent. « Nous vous le confions, prenez-en soin ! »
« Bien entendu, vous pouvez comptez sur nous » répondit Vernon, l'air confiant, en posant une main sur l'épaule de Trowa. Petunia les guida vers la sortie. La dernière image qu'ils eurent de Trowa, avant que la porte ne se referme sur lui, fut celle d'un joli garçon assis bien droit, au coté d'un morse en costard.
Noin se tourna vers Zech, l'air franchement inquiète. « On le laisse là après avoir entendu ce témoignage ? »
« Ce sont les ordres. On va rapporter ça à Une, et elle avisera ».
