Bonjour =D
Alors, merci encore pour vos reviews =) Evidemment, voici la fin alternative qui est beaucoup plus joyeuse que l'autre (et aussi beaucoup plus courte, je m'excuse encore -"). Enjoy =)
Disclaimers : Rien n'est à moi, tout à Sir Arthur Conan Doyle, Mark Gatiss et Steven Moffat.
Rating : Ce chapitre est un petit K.
Sherlock avait toujours détesté l'hôpital. L'odeur aseptisée, la blancheur irréelle des murs et les bips des différents appareils le renvoyaient à ses propres séjours dans ces endroits, lorsque Mycroft le retrouvait en pleine overdose. Même lorsqu'il devait y aller pour ses recherches, il faisait toujours en sorte de passer par derrière afin d'arriver directement dans les labos. Il trouvait ça moins angoissant d'être avec des morts que de passer à côté des malades, eux au moins ne se plaignait plus.
Mais aujourd'hui, il bousculait presque les personnes pour y rentrer. Il laissa à Lestrade le soin de demander la chambre et se précipita dans les escaliers.
1er étage. Comment sera-t-il ? Le coma marque tellement, autant physiquement que psychologiquement… Je ne veux pas qu'il aille mal. Je l'aiderai. Oui, moi, Sherlock Holmes, j'aiderai un autre que moi. Oh, John, je veux que tu ailles bien.
2ème étage. Et s'il m'en voulait ? C'est de ma faute s'il était dans la piscine, c'est moi qui aie joué avec le feu et c'est lui qui en a payé les conséquences. Ce sera tout fait une réaction humaine de m'en vouloir. Oh, John, s'il te plaît, pardonnes moi.
Ils arrivèrent dans le couloir. Il marchait à grandes enjambées, sans un regard ni pour les patients, ni pour les médecins. Il ne prêtait même pas attention aux bruits extérieurs, il ne voulait qu'une chose, rejoindre son ami. Arrivé devant la porte où était peint le numéro 221. Comme par hasard, pensa tout en souriant Sherlock. Mais, maintenant qu'il était devant, tous ses doutes l'assaillirent de nouveau. Et s'il le rejetait ?
Cependant, un homme sortit de la pièce, le coupant dans son débat intérieur. Il lui jeta un regard perplexe, avant de leur demander qui ils étaient. Lestrade répondit à sa place, Sherlock étant trop obnubilé par ce qu'il voyait dans l'entrebâillure de la porte.
John était au milieu du lit, les yeux fermés, sa poitrine se soulevant dans un rythme lent. Il dormait, à première vue. Il paraissait si petit au milieu de ces draps immaculés, sa tignasse blonde ressortait vivement dans ce décor.
« Nous avons dû lui donner un sédatif, pour calmer les douleurs de ses blessures. Il s'est réveillé ce matin et… »
Mais le détective ne l'écoutait déjà plus. Il rentra dans la pièce, avisa un siège à côté du lit et s'y laissa tomber. Il ne savait pas quoi faire, regardait avec appréhension le visage blanc de son colocataire. Il aperçut une poche de sang accroché à côté lui. O négatif. C'est définitif, même ton ADN prouve que tu es généreux, pensa Sherlock avec humour. Il prit avec hésitation la main de John tout en examinant d'un œil d'expert les cardiogrammes et tous les relevés qui se trouvaient dans la chambre. Puis, il reporta son attention sur son ami. Qui s'était réveillé.
Il resta un moment interdit, puis, se rendit compte qu'il tenait toujours sa main, il la relâcha précipitamment.
" Hey Sherlock, murmura d'une voix rauque John. Ça fait combien de temps que je suis là ?
_ Deux semaines, répondit d'une voix hésitante le cadet des Holmes.
_ Je t'ai fait peur ?
_ Peur ? Jamais, répondit-il d'une voix sûre. Je te rappelle que t'as envahie l'Irak, tu n'allais quand même pas mourir dans une piscine.
_ C'est sûr, sourit John. Alors, qu'est-ce que t'as fait de beau tout ce temps ?
_ Et bien, je n'ai eu aucune affaire ! Selon Lestrade et Mme Hudson, il fallait me "ménager"… T'y crois ça ? Comme si j'en avais besoin. Et… "
Tout en l'écoutant, John serra ces deux mains et repensa à l'expression inquiète qu'il avait vue sur le visage de Sherlock. Jamais il ne avouerait à voix haute qu'il ait pu s'inquiéter pour lui et John s'en moquait pas mal parce qu'au moins, il était sûr d'être le seul à connaître cette facette du détective consultant. Il sourit doucement.
" Qu'est-ce qu'il y a ?
_ Rien, je suis heureux, Sherlock.
_ Alors, je le suis aussi, répondit-il. "
Watson resta ahuri deux minutes avant de voir le petit sourire en coin de Sherlock et d'éclater de rire. Ah, ça oui, il était heureux, plus que n'importe qui.
J'espère que ce n'est pas trop OOC vers la fin =/ mais je trouvai que ça sonnai bien.
Review please x)
