Disclaimer : rien n'est à moi.

Rating : tous publics.

Résumé : Hermione est malade. Malade à cause de lui. D'aucuns appelleraient ça Bonheur total. Hermione est juste malade. Malade de lui.

NDA : Et non, vous ne rêvez pas, seulement deux semaines après, un nouveau chapitre! Alors... J'espère que ça vous plaira, on a un peu plus de Ron, un peu plus de Rose aussi... Et une fin qui j'espère vous plaira.

Pour la partie du milieu, il va y avoir une petite coupure, des pointillés. Ceux qui n'ont pas dix-huit ans et qui respectent la réglementation sont priés de la sauter. Il s'agit d'une scène de Lemon. En fait, pour garder la réglementation, j'étais censée la mettre en OS, et je comptais créer une autre fiction intitulée "Quelques uns des cents lemons". Sauf que j'ai la flemme avec ce site... Donc je vous l'ai mise entre pointillés. Et honnêtement, qui suit la réglementation ?

Autrement, j'aimerais vraiment, et même immensément remercier certaines revieweuses plus qu'adorables qui m'ont laissé des reviews très encourageantes, mais auxquelles je n'ai pas pu répondre. Je suis à la bourre pour tout, et blindée de travail.

Ensuite, j'aimerais que vous compreniez que cette fiction est une fiction longue. Elle se base sur la psychologie, l'avancée des mentalités, la souffrance et la recherche du bonheur. Ce n'est pas une fiction dans laquelle au bout du huitième chapitre Drago et Hermione vont se jeter dessus comme des amants enflammés. Donc oui, Drago reviendra, non pas dans le prochain chapitre, et oui il y a une grande partie de Ron/Hermione. Que, pour rire, vous me disiez au sein d'une review constructive "par contre, j'ai hâte que Drago revienne", ok. Que vous ne me disiez que "ouais c'est sympa mais quand est-ce qu'il revient Drago", abstenez vous. Moi j'ai juste l'impression de me sentir comme une merde à pondre un chapitre qui évolue, qui tente d'être subtil. Et enfin, sachez que je suis à la fac, que j'ai une vie, qu'elle est prenante, et que je fais mon possible pour publier au plus vite. Je ne recule pas la date de publication par goût. Donc pareil, les "tout ça pour ça", gardez les. Moi ça me donne juste envie d'arrêter d'écrire.

Ce coup de gueule terminé, j'espère que tout ceci vous plaira... J'ai eu une folie d'écriture, et je sais à présent exactement où cette fiction va, et comment elle se terminera.

Bonne lecture, et malgré tout, n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez =).

7. Fuck you [Lily Allen]

Je cours. Je marche d'endroits en endroits, me perdant dans mes réflexions, pensant trop pour ne pas réfléchir, me rappelant du bonheur pour oublier ce qui me fait mal. Certains soirs sont ainsi. J'ai besoin de m'évader, de marcher, d'aller ailleurs, de partir de ce quotidien dans lequel je ne me reconnais pas. Je marche, cours, et quelque chose me poursuit. Qu'est-ce que c'est ? Je crie, mais personne ne m'écoute. Ma voix n'est qu'un murmure, et je hurle à l'intérieur. Dans ma solitude, on m'effraie. Quelqu'un est derrière moi. J'avais juste besoin d'avaler quelque chose. Juste besoin de profiter d'un endroit chaleureux qui ne serait pas mon intérieur. Juste envie de parler à un inconnu. Je suis dans la rue à présent, et je ne sais pas laquelle. Je suis sur un trottoir, et j'avance, et je cours, mais on me poursuit toujours. Ca devient une évidence, une certitude. Une terreur. Mon coeur s'étreint. Mes doigts tremblent. Je cherche ma baguette dans ma cape. Elle n'est pas là. Frénétiquement, je plonge mes mains dans mes poches, cherche partout, même où elle ne peut être.

Je cours.

Je tourne rapidement la tête, pour voir qui est derrière moi. Ma pire crainte se révèle juste. Ma plus grande peur est là. Celle qui m'a terrifiée toujours plus que quiconque est là, tout près, si près de moi. Bellatrix Lestrange me court après, son cri démentiel me poursuivant de ses assiduités. Je cours et ne reconnais pas ce qui m'entoure. C'est normal, je cours trop vite, je n'y prête pas attention. Je cours toujours. Je crie toujours. Je tourne la tête de nouveau. Cette fois, les traits de la mangemort se transforment, et je m'arrête, stupéfiée, devant cette métamorphose. Son visage se fait plus fin, ses paupières ne sont plus lourdes, et son nez typiquement Black se retrousse à peine, pointu. Ses longs cheveux deviennent courts et blonds. Je suis figée. J'aimerais tant bouger. Courir. M'évader, partir. Mon coeur est saisi devant toi. Tu souris, cruel. Tel que tu sais si bien être. Tu t'approches, et je suis figée. Tes lèvres bougent, et je n'arrive pas à détourner la tête.

-Tu n'es qu'une idiote.

Je me redresse dans mon lit, brusquement. Un cauchemard. Un simple cauchemard. Je tremble de tous mes membres, et je vérifie rapidement que Ron ne m'a pas entendue. Il dort sur le ventre, comme toujours abandonné au sommeil. Je frotte mon visage, et tente de reprendre pied dans la réalité. Je regarde l'horloge, et constate qu'il est bientôt l'heure que je me lève pour la seule journée de cours que j'aie dans la semaine.

Je hausse les épaules... Perdues pour perdues, je vais prendre une douche et y passer les vingt minutes en moins de sommeil, puis enchaîne sur mon rituel du matin. Je soupçonne Ron de ne pas être capable de se lever, on s'est couchés beaucoup trop tard pour qu'il puisse emmener Rose à l'école.

Il est huit heures, et je me dis que ce soir, ni Ron ni moi n'aurons le temps d'aller la chercher. Ron parce qu'il devra se faire passer un savon par son chef, moi parce que je suis censée avoir un rendez-vous avec Ignace. Je décide de l'emmener chez Molly. Elle sera ravie, comme toujours. Je pénètre dans la chambre de Rose, et marche sur divers jouets que j'ai oublié de ranger. Je m'approche de son lit, et elle bondit, en se frottant les yeux. J'ai toujours été stupéfiée par l'oreille de ma fille, incapable de dormir suffisamment pour ne pas entendre qui que ce soit qui pénètrerait dans sa chambre.

-Il est l'heure de se lever Maman ?

-Oui, Rose.

Elle baille bouche grande ouverte, et vivement, se rendant compte qu'elle a oublié quelque chose, met sa main devant ses toutes petites lèvres. Je m'approche d'elle, et la prends dans mes bras. Je la berce et la câline.

-Maman, je vais à l'école aujourd'hui ?

-Non, tu vas chez Mamie Molly.

-Mais mais... Mais Jeremy, il m'avait dit qu'il me montre comment il mange un védetè!

-Un quoi ? Dis-le correctement, s'il te plaît.

-Ve-reuh de te-rreuh.

-C'est dégoûtant, Rose, je suis bien contente que tu ne voies pas ça! C'est ton amoureux Jeremy ?

-Oui

Je souris à la simplicité enfantine, emmène ma fille dans la salle de bains, et la prépare pour partir chez ma belle mère. Je prépare de quoi manger dans un sac que je réduis. Rose est fragile au transplanage, donc j'évite de la faire manger juste avant. Je la prends dans mes bras, et un plop plus tard, atterris dans le salon de Molly Weasley. Elle est dans son sofa devant un feu de cheminée, un tricot entre les doigts.

-Bonjour Molly.

-Ah, bonjour Hermione ! Tu m'apportes Rose, c'est gentil !

Rose a déjà couru dans ses bras. Elle adore sa grand-mère, et lui fait sûrement plus de câlins qu'à moi. Je secoue la tête.

-Oui, est-ce que cela vous dérangerait de la garder pendant la journée ? Ce soir, Ron et moi avons des rendez-vous qui font que nous ne pourrons venir la chercher à l'école...

-Oui, pas de problème, Hermione, je te l'ai déjà dit cent fois, tu transplanes ici et me la laisses. Je reste toujours ici de toutes façons, et ne vais jamais nulle part, alors tu sais... Avoir ma petite fille dans ma maison est un véritable bonheur !

-Merci infiniment Molly, vous nous sauvez. Rose, tu es sage pendant que je vais au travail.

-Oui.

-Oui qui ?

-Oui maman !

Elle soupire, et me fait un sourire ainsi que Molly.

-Viens m'embrasser.

Je quitte ma fille, et transplane. Je compte annoncer ce soir à Molly que je suis enceinte. "Et cette fois véritablement de son fils", ne puis-je m'empêcher de me dire. J'espère qu'elle sera aussi heureuse que Ron...

Je transplane à l'Université, et vais à mon premier cours. J'aime beaucoup le professeur qui enseigne cette matière. Son nom est Melchior Kward. Il est spécialisé dans le droit des créatures magiques, alors forcément, cela m'intéresse particulièrement. Il est assez novateur, mais je sens qu'il modère son propos pour ne pas sembler choquant. Ce qui est assez agaçant. Je ne peux m'empêcher parfois de lui faire remarquer que sa prudence touche parfois à l'omission, et souvent à la discrimination. Ce contre quoi il lutte. Je crois que ça ne lui plaît pas beaucoup, et ça me gêne légèrement. Mais si je dois changer les mentalités, je dois commencer par le corps professoral, puisque je reste persuadée, digne élève de Dumbledore et de Remus Lupin, que tout passe par l'éducation.

Ma journée s'étire à l'infini. Le soir même, je vais voir Ignace, discute avec lui. Je vais ensuite chez Molly, chercher Rose.

-Ah mais... Ron est passé, il m'a dit de la garder. Il m'a dit qu'il voulait être seul avec toi et qu'il te réservait le droit de m'annoncer pourquoi... Dis, Hermione, ce n'est pas trop grave ?

L'inquiétude de Molly est légitime, nombre de fois je lui ai laissé Rose pour pouvoir discuter avec Ron et mettre à plat notre situation et nos divergences d'opinions...

-Il ne vous en a pas parlé, donc. Ca tombe très bien, je comptais vous le dire moi-même.

-Oui. C'est vraiment bizarre, parce qu'à la fois il était sombre comme s'il était déprimé, et en même temps, il avait ses yeux de filou. Je suis sûre qu'il a voulu me faire peur, mais qu'en fait tout va bien. N'est-ce pas, Hermione, tout va bien ?

-Oui, Molly, tout va bien. Allez vous asseoir... Voilà... Il se trouve que... J'ai annoncé hier soir à Ron que j'étais enceinte.

Le visage de Molly se fige. Avant d'exploser de joie. Le fait que cette femme qui a été aussi souvent mère soit toujours aussi heureuse de connaître la maternité d'autrui me stupéfie.

-Hermione c'est... C'est...

Sa voix se brise, et les larmes apparaîssent.

-Hermione, c'est merveilleux... Je suis encore grand-mère... Merci merci merci! Encore grand-mère! Encore un petit-enfant! C'est merveilleux, c'est...

Elle pleure pour de bon cette fois, et je la prends dans mes bras, cette femme toute ronde, cette mère si chaleureuse, si chaleureuse. Je la serre tout contre moi, et la remercie pour tout ce qu'elle a pu m'offrir. Toutes les deux, nous pleurons. Elle pour mon second enfant à venir, moi pour avoir enfin trouvé un foyer chaleureux où être heureuse.

Finalement, je vais embrasser Rose dans l'ancienne chambre de Ron, où elle joue avec ses poupées magiques. J'ai été émerveillée la première fois que je les ai vues. Quand j'étais petite, j'ai traditionnellement joué avec les poupées, les imaginant malades, amoureuses, en camping ou au salon de coiffure. Les poupées magiques sont animées, parlent et bougent. Rose les fait interagir, et construit ainsi ses propres histoires, souvent étrangement originales. Fille unique, elle doit déborder d'imagination pour occuper ses journées. Fille unique... Plus pour très longtemps.

-Rose ?

Elle lève la tête, assez nonchalante, comme par obligation. Je la dérange.

-Tu veux bien laisser tes poupées tranquilles deux minutes ?

-Non, mais Starla, là, elle doit mettre de l'eau dans ses cheveux, et Mike eh bah il doit venir lui faire un bisou. Non je peux pas venir.

-Rose.

Elle soupire profondément, et vient vers moi en traînant ses pieds.

-Rose ! Quand je te demande de venir, tu le fais, et tu ne soupire pas !

-D'accord.

-J'ai quelque chose à te dire.

Devant le sérieux de mon ton, son arrogance de fillette se tait pour laisser place à de la curiosité.

-Bientôt, enfin... Pas très bientôt, dans beaucoup de dodos, tu vas avoir un petit frère ou une petite soeur.

Elle ouvre grand ses yeux de biche.

-Comme Jeremy avec Chloé ?

-Comme Jeremy avec Chloé.

Ce fameux Jeremy qui lui tirait ses tresses en début d'année...

-Tu es contente?

-Oui... Mais dis maman, est-ce que le bébé il va faire caca partout ? Parce que Jeremy il a un bébé chat, et son bébé chat il fait caca partout!

-Non ma chérie, il ne fera pas caca partout.

-Bon, ça va alors. Oui, je suis contente. On pourra l'appeler Mike ?

J'éclate de rire, puis m'excuse devant son regard vexé.

-Et si c'est une fille ?

Elle me regarde, ne comprend pas.

-Bon, Rose, il faut que je parte, tu préfères rentrer avec moi ou rester chez mamie ?

J'espère qu'elle ne choisira pas la première option, Ron serait déçu. Mais je suis sûre qu'il n'a même pas pris la peine de lui demander.

-Chez mamie Molly, chez mamie Molly ! Elle a dit elle va me faire du gâteau au chocolat.

-Bon, très bien. Bisous ma chérie.

Je l'embrasse, et elle passe ses petits bras autour de mon cou. Je respire sa peau à l'odeur douce de caramel et de vanille, odeur caractéristique des bébés. Je l'embrasse dans le cou, là où il y a la peau la plus douce des enfants, et elle rit sous mes baisers. Je ris à mon tour , lui chuchote un "bonne soirée mon bébé" et me lève.

Je transplane rapidement à l'appartement. Tout de suite, une autre odeur me saute aux narines. Bougie aux fruits rouges. Je souris, appréciant ce moment de tendresse trop rare ces derniers temps chez mon mari. Peut-être boirons-nous du vin, et peut-être, espoir illusoire, aura t-il déjà préparé à manger... Il entend la porte se fermer, et moi je l'entends se précipiter dans la cuisine en murmurant des "merde! Merde! Mais merde à la fin !"

Je ferme la porte à double tour, et jette les sorts Anti-Intrusion sur la porte d'un mouvement machinal. J'ôte mon manteau, et me penche pour voir dans le salon ce qui donne cette douce lumière et cette odeur agréable. Je suis très étonnée en voyant une table avec une jolie nappe, de jolies bougies et des assiettes blanches. Je suis surprise, parce que s'il y en a bien un doué pour dépareiller les objets, c'est bien Ron. L'attention me fait plaisir.

Il s'approche, un large sourire aux lèvres, et je constate qu'il s'est habillé à la moldue, comme je le préfère. Il a une très jolie chemise noire que je ne lui connaissais pas, et un large sourire que je lui connais trop peu. Il y avait longtemps qu'il ne m'avait pas regardée ainsi. Je hausse un sourcil, surprise.

Il vient me prendre dans ses bras, et m'embrasser. Il fait durer l'instant, titille mes lèvres de sa langue, et fait passer ses deux mains dans mon dos.

-Bonjour ma chérie. Tu as passé une bonne journée.

Je vais de surprises en surprises, mais je suis tellement heureuse de ces attentions... Cette année a été un cap à passé, et nous en sortons peut-être plus fort. Peut-être ce dîner est-il celui de la réconciliation.

-Très bonne. Et toi, tu ne t'es pas trop fait tuer par ton patron ?

-Non... Enfin...

Il éclate de rire.

-Bon, si en fait. Peu importe... Le métier d'Auror n'est pas aussi bien que ce que j'espérais...

Il prend ma main et m'emmène dans notre canapé. Il s'assoit et tout en parlant, me sert un verre de vin rouge français. Parfait. Je le regarde plus que je ne l'écoute. Cette lueur de désir, d'envie... Elle n'était plus là ces derniers temps. Les débuts de notre histoire ont été assez heureux, mais très vite, Ron ne m'a plus tant regardée comme femme, mais comme isa/i femme. La tendresse était là, bien sûr, l'amour, comme toujours. Mais il n'y avait plus ce regard qu'un homme donne à une femme. Ce regard qui enveloppe, qui fait se sentir bien et désirée. Ce regard typique d'attente, de désir ténu, tendu.

Je bois de nouveau une gorgée, et l'alcool réchauffe mon corps, lui donnant cette langueur particulière. Je me sens si bien à cet instant... Et puis Ron se penche vers moi. Il prend mon verre, et le pose sur la petite table devant nous. Sa main vient se poser sur la mienne. Ses larges mains enveloppent la mienne, toute petite. Il la prend et la caresse. Ce simple contact m'électrise. Voilà longtemps que ce genre de caresse n'a plus été présente entre nous.

Echo d'une autre époque, il retourne ma main, et en embrasse l'intérieur. Mes yeux sourient, et mon coeur bat follement. Je ne peux m'empêcher de mordre ma lèvre lorsqu'il pose ses lèvres contre mon poignet, là où les courants bleus se retrouvent, sensibilisent ma peau, et portent en eux toute l'électricité de mon corps. Cette fois, il s'en détache, et se rapproche plus de moi. Je le laisse faire. Il m'a souvent reproché de ne pas lui laisser le contrôle, alors cette fois, je me laisse faire. Je ne fais que profiter.

Il se penche au dessus de mes lèvres, et les caresse furtivement. Au lieu de m'embrasser, il me serre contre lui. Ses bras, son odeur, sa douceur sont là, et m'entourent de leur tendresse. Je frémis, et comme toujours, m'accroche à lui. Il revient à mes lèvres, déboutonne le premier bouton, et entame les prémices d'une soirée délicieuse.

...

Je frémis alors que ses doigts se posent tout contre la peau fine au dessus de ma poitrine. Il caresse ce tout petit bout de peau, alors que mes doigts à moi sont contre ses mains. Il m'embrasse plus profondément, avec cette sensation d'abandon qu'ont les passionnés. Il va plus vite pour déboutonner mon chemisier, et d'un geste plus assuré qu'aux premiers temps de notre union, détache mon soutien gorge. Il ôte ces deux vêtements, et embrasse mes seins, jouant de sa bouche sur leur naissance. J'avance les doigts pour lui ôter sa chemise, et il prend mes doigts, se détachant et avortant ainsi ses baisers. Il s'écarte, et commence, avec un sourire craquant, à déboutonner sa propre chemise. Il ne me laissera donc aucun champ libre...

Je vois dans ses yeux qu'il est rassuré par la rougeur sur mes joues. Voir ainsi le ballet de ses doigts sur sa propre peau, sur son propre vêtement, accélère mon rythme cardiaque, et fait apparaître un peu de carmin sur mes pommettes. Je mords ma lèvre, et il finit par lever les yeux au ciel. Il fait un geste de sa main que je connais comme étant l'un des plus simples des sortilèges sans baguette. J'éclate de rire, et sa voix rauque tressaute dans un rire nerveux.

-Félicitations, tu as réussi...

-Ca a toujours l'air de te surprendre *

Je me penche vers lui, et il me laisse enlacer sa nuque et entamer un nouveau baiser. Je le fais basculer sur le canapé, et la pointe de mes seins caresse son torse. Je le sens sous mes lèvres qui happe de l'air difficilement. Je commence à lui ôter le premier bouton de son pantalon, alors que ses mains sont sur la peau fine de mon bas-ventre. Il détache les premiers boutons de ma jupe légère, et la fait glisser. Mes collants très peu aguicheurs font les frais de son sort tout nouvellement appris, et mes chaussures, de ses doigts agiles. Il se redresse, et descend du canapé. Il prend ma jambe dans ses mains, et descend en circonvolutions caressantes. Il joue avec ma cheville, et défait langoureusement la lanière de mes escarpins à tout petit talon. Le sang commence à pulser douloureusement entre mes cuisses, et une chaleur caractéristique me donne envie de me tordre vers lui. Par Merlin, je ne pensais pas qu'on pouvait être aussi sexy en enlevant une paire de chaussures !

Je frissonne, nue à présent, et le regarde se lever et se déshabiller. Plus le temps de jouer, j'ai faim de lui, et je le vois impatient. Il se déshabille prestement, et revient près de moi. Une fois de plus, nous nous embrassons. Nous nous embrassons à en perdre haleine, perdus dans ce qui n'est pas l'autre, n'existant plus que pour notre étreinte. Le feu dévore mon corps, et je l'attire à moi. Il m'allonge sur le canapé, et prend sa baguette lorsqu'il constate qu'il est loin d'être suffisamment large pour être confortable. Il revient vite à mes lèvres, et commence à m'écarter les cuisses entre lesquelles il est. Il sourit contre ma bouche alors qu'il me sent déjà humide, prête pour lui.

L'avoir en moi est une sensation plus plaisante que tout ce que j'ai pu connaître, et j'écarte rapidement l'idée des quelques nuits que j'ai pu passer en ta compagnie. Je suis toute entière à lui, et son premier coup de rein me donne l'impression d'être déjà sur un nuage. Le deuxième est plus profond encore, et cette fois, un gémissement plus fort que tous les autres sort de mes lèvres. Il soupire contre mes seins, et son souffle est haletant.

Alors qu'il va et vient en moi, il embrasse mes seins, et de ses mains, pétrit, saisit, serre, mon dos. Je n'arrive pas à garder conscience, et perds pied. Trop de sensations, trop de mains, trop de lèvres. Trop de plaisir. La jouissance est progressive. Puis fulgurante. J'ai laissé mes propres mains et mes propres lèvres agir d'elles seules, être autonomes. Et je tremble. Et je meurs. Je crie, je serre. Je griffe, je crois. Ron est dans le même état que moi, et alors que je vois une pluie, une myriade d'étoiles, je vois son sourire bleu, ses grands yeux me caresser. Je reprends pied au fur et à mesure.

Il est encore un peu en moi, et puis, en silence, il se retire. Je me sens seule, mais il me prend dans ses bras. Il me murmure qu'il m'aime. Il m'embrasse, encore. Et je lui dis que je l'aime aussi. Evidemment. Je sombre dans le sommeil, ses mains caressant mes bras, mes doigts tout contre son torse.

*Juste un petit hommage au film que je viens de voir, et que j'ai vraiment adoré ^^.

...

L'air frais balaye mon visage, et me fait soupirer de bonheur. La fraicheur est la bienvenue dans cet été précoce. Ron est toujours dans notre lit dans lequel nous avons terminé la nuit. Il dort, encore... J'ouvre la fenêtre qui grince un peu, et le surveille pour voir s'il se réveille. Je m'assois sur le balcon, referme derrière moi, une tasse de thé entre les mains. Mes jambes sont pliées sur l'autre chaise, et je renverse ma tête contre le mur derrière moi. Je profite de l'air frais, et de l'odeur d'herbe coupée qui embaume l'air. Les jardiniers ont tondu les petits jardins qui sont à côté de chez nous. Jardins qui servent plus aux jeunes et à leurs drogues qu'à promener des enfants, mais bon... L'odeur est là, je suis bien, et je suis comblée.

Je pose la main sur mon ventre dans lequel un foetus de quelques est en train de grandir. Foetus dont je n'aurais pas voulu. C'est encore trop tôt. Je m'embarque dans une autre grossesse alors que j'ai encore mes études à suivre, et ma vie que je n'ai pas encore commencée. Mais je ne pouvais me résoudre à ... A ... Avorter. C'est une excellente chose que je soutiens de tout mon coeur. Mais pour d'autres que moi. Ma religion que je ne parviens pas à oublier, mon éducation surtout, et l'amour que je porte déjà néanmoins à ce petit être m'en empêchent. Je me dis que je suis faite pour être avec Ron. Il m'apporte un bonheur immense dans ma vie quotidienne. Il me permet de ne pas sombrer, il me retient à chaque moment. Je suis heureuse en somme avec lui...

Alors que je regarde le ciel se parer de ses plus beaux atours pour accueillir la journée, je vois un éclair blanc traverser le ciel... L'objet non identifié vient vers moi, et mon esprit se bloque avant que je ne constate qu'il ne s'agit que d'Hedwige... Arrivée, je lui donne les miettes du biscuit que je grignotais, et décachète l'enveloppe.

i Ca te dit un verre sur le Chemin de Traverse ? Au Dragon d'Or ? Ron a du boulot cet après-midi et je suis tout seul... Tu ramènes Rose ? C'est samedi après tout... /i

Je réfléchis. Je n'ai rien de prévu, et j'ai besoin de me sortir mes études de la tête un peu. J'ai besoin de prendre du recul... Je ne verrai pas Ignace. Je vais chercher une plume, un parchemin, et Coq. Je réponds un simple i Ok, RDV à 14h30/i à Harry, et décommande auprès d'Ignace.

La matinée se passe très tranquillement. Sur ma chaise toujours, je lis un traité de Métamorphose jusqu'à dix heures, lorsque Ron se lève. Ca m'embête de m'être spécialisée, et d'avoir ainsi abandonné toutes les autres matières. Alors je continue un peu, comme je peux.

Les yeux ensommeillés, mon rouquin de mari s'assoit à mes côtés. Il ne dit rien, et se contente de poser mes jambes nues sur ses genoux, et de les caresser, perdu dans ses pensées. Son café face à lui, il tente de se réveiller.

-Tu vas travailler à quelle heure aujourd'hui ?

-Je suis de l'après-midi. J'ai une mission du côté de Liverpool... Sauf que je dois la préparer, et ces derniers temps, je n'ai rien fait. Donc je vais partir au bureau vers onze heures à peu près... Et toi ?

-Oh j'avais rendez-vous avec Ignace, mais j'ai besoin de faire une pause. J'ai besoin de prendre du recul... En fait, je me rends compte que je suis partie un peu trop loin dans mon mémoire, parce que en fait, tu comprends...

Et là, je sens qu'il décroche. Je suis stupide de lui parler de ça dès le matin...

-Non, mais tout simplement, je prends une pause aujourd'hui. Ce qui tombe très bien, vu que Harry n'a rien à faire cette après-midi. On se retrouve au Dragon d'Or. Tu viens avec nous dès que tu termines ?

-Ohlala, non. Je pense que je vais finir très tard ce soir. Je suis même pas sûr d'être rentré pour vingt-deux heures.

Nous discutons ainsi jusqu'à ce qu'il parte prendre sa douche et que je le rejoigne histoire de profiter un peu de ses dernières minutes de temps libre. Il finit par s'éclipser, et je me change. Je passe chez Molly, qui refuse de me laisser Rose pour l'après-midi. Je finis par partir, vaincue par l'alliance grand-mère/petite-fille.

Je me balade dans les rues du Chemin. Il y a un peu de monde, et je déambule gaiement. Je regarde les vitrines, profite des nouveautés. Je ne suis pas venue depuis trèèèès longtemps. Si longtemps que je me demande quand était la dernière fois.

Lorsque je passe devant Fleury & Bott, je ne peux m'empêcher de pénétrer dans le magasin. Je passe dans les rayons, et caresse du bout de mes doigts les recueils de savoirs. L'odeur, le silence, le bruit des pages... Les petits pas du vendeur, les "tu crois que c'est bien, ça ?" me bercent d'une musicalité que je connais par coeur, et aime plus encore.

Je regarde les livres, passant allègrement de la métamorphose aux potions, et me saisit d'un livre intitulé "Roman". Je ne connais pas très bien la littérature sorcière, alors autant essayer...

Je me détourne, et vais vers le vendeur.

Et puis... Un rayon de soleil. Peut-être un chant connu. Une lumière familière, ou un silence habituel. Je ne sais. Mais mes yeux se posent sur toi.

Ce regard gris qu'il me semble avoir toujours connu, ces longues mèches blondes qui ont poussé depuis la dernière fois... C'est comme un feu de cheminée chaleureux qui m'aurait souhaité la bienvenue, comme une brise qui m'aurait caressé la joue pour m'accueillir. Dans ton regard, je suis chez moi. Comme un monde à sa place, ou un cours normal de planètes. Trois ans... Ces trois années sont éternité, et sont battement d'ailes d'un colibri. Tu es là, et je suis là. A nous regarder... Je t'aime, et c'est une évidence. Je ne peux détourner les yeux. L'éternité se dresse entre nous, et je te regarde. J'ai envie de tout jeter par terre. Mon livre, ma cape. Ma vie et mon quotidien. J'ai envie de courir comme dans un roman. De te serrer contre moi, tout contre moi. De piétiner ce que j'ai construit, au nom d'une idylle de jeunesse. Au nom de tout. Au nom de toi.

Je t'aime. Plus que tout. Et ce qui me terrifie, c'est que je sens le même abandon en toi.

Et puis, dans notre bulle, un regard m'atteint. Harry rentre dans la boutique.

-Ah, je savais que tu serais là ! Dix minutes que je t'attends !

Et puis il voit mes yeux. Et comme au ralenti, il arrive à toi. Tu as déjà détourné les tiens. Prêt à retourner à ta belle petite vie. Après m'avoir réduite à rien. Encore une fois...

Et voilà. To be continued, of course. En espérant que ça vous aie suffisamment plu pour que vous me laissiez une review bien constructive =D.