Hermione gravit les escaliers de son dortoir quatre à quatre. Elle arriva dans la chambre, s'assit sur son lit et commença enfin à se calmer. Il avait failli se passer quelque chose entre Harry et elle qu'elle aurait regretté toute sa vie. Heureusement qu'elle s'était arrêtée ! Enfin, non, ce n'était pas vraiment elle, mais en tout cas, ils s'étaient séparés, et c'était le plus important. Elle n'en revenait pas. Pourquoi avait-elle fait ça ? Comment avait-elle pu ?

Elle se mit une gifle mentalement. Elle ne l'AVAIT PAS FAIT. Il fallait qu'elle arrête de se réprimander mentalement alors qu'elle et Harry n'avaient rien fait de mal. Ils avaient failli, mais avaient résisté. Après tout, ils auraient pu se rendre dans un coin sombre et reprendre… Ce qu'ils n'avaient pas fait. Alors qu'elle arrête !

Au lieu de se morfondre pendant cent ans, elle préféra aller voir la préfète de serdaigle, Anna Hawthorn, une amie, et lui demander le mot de passe pour la salle de bain des préfets.
«Bien sûr ! C'est « sacré gargouille » ! C'est pour la fête de ce soir ? T'y vas ? J'ai hâte qu'on s'y voie, ça va être vraiment bien. »

Hermione s'éloigna, prit ses affaires, et entra dans le paradis de toute personne qui aurait envie de relaxation. Dès qu'elle entra, elle se sentit apaisée. La salle de bain était magnifique. Elle se composait d'une large baignoire digne d'une piscine, de dizaines de petits robinets d'où coulait de l'eau bleue, rose, mauve et faisait miroiter l'eau et de grandes glaces où elle pourrait s'admirer en se changeant. L'eau qui coulait des robinets s'arrêta par magie, c'était à elle de choisir ce qu'elle voulait dans son bain.

La jeune fille posa ses affaires, prit une serviette épaisse et toute chaude, la posa sur le bord de la piscine. Elle alla ensuite ouvrir les robinets. Elle choisit « nuage de rose » pour la mousse, « huile de coton » pour la douceur, et « senteurs de violettes » pour l'odeur. Tout cela faisait un savant mélange qui réjouissait ses sens. Elle quitta ses vêtements en deux temps trois mouvements, les jeta au loin et plongea nue dans la piscine. Elle fit quelques longueurs et revint vers le bord. Elle était juste en train de penser qu'elle aurait bien aimé toucher le fond pour s'allonger quand quelque chose se souleva et vint se poser sous elle. Elle pouvait désormais s'étendre de tout son long, et des bulles de jacuzzi se formèrent sous elle, détendant tous ses muscles.

Une demi-heure plus tard, elle se rendit compte qu'il était vraiment temps qu'elle se prépare pour la fête. Sinon, elle allait être en retard. Quoique ce n'était pas très dérangeant, mais elle avait promis d'y aller avec Harry. Harry… Elle se demanda comment allait se passer la soirée. Elle décida alors de se comporter en bonne copine avec lui, dissipant tout malaise. Oui, elle allait faire ça.

Elle s'arracha à regret de son bain, s'essuya et entreprit de s'habiller. Elle se sentait propre ! Elle sentait bon ! C'était un véritable bonheur. Elle s'approcha de ses affaires. Elle avait choisi des affaires de moldue, les trouvant plus décontractées, plus chics que les robes de sorcier. Elle avait choisi une jolie jupe qui lui tombait aux genoux. C'était un peu dans le style d'une jupe bohémienne, elle était souple et légère, de couleur grise, et battait ses genoux et ses cuisses dès qu'elle marchait.
A cette jupe gris souris, elle ajouta un léger, très léger débardeur noir très décolleté, qu'elle prévoyait de ne pas découvrir ce soir là. Elle n'allait pas risquer la pneumonie juste pour être sexy tout de même !
Elle enfila par-dessus une veste, noire également, dont elle ne boutonna que quelques boutons. Elle ajouta à sa mise des bottes de cavalière noires qui faisaient un joli contraste avec le reste strict de sa mise. Elle se regarda dans la glace, et se trouva plutôt jolie. L'ensemble donnait un effet classe mais assez décontracté pour une soirée de fin d'année.

Elle commença alors le plus difficile : se coiffer. Dur dur ! Elle se jeta d'abord un sortilège de bonne mine, puis commença à démêler ses cheveux, et acheva par un sortilège de lissage qu'elle devait faire mèche par mèche… La galère. Elle termina enfin en vitesse en se maquillant à peine : elle commençait à être très sérieusement en retard.