Disclaimer : Tout est à JKR, mes propres persos apparaîtront plus tard...
Rating : M
Pairings : Hermione/Drago Hermione/Harry
Résumé : Hermione, déprimée et délaissée, ne réussit plus à se maîtriser lorsque, tour à tour, Malefoy et Harry lui font des avances... Il lui faudra beaucoup de courage, et beaucoup de volonté pour garder un tant soit peu son amitié avec Ron ainsi qu'avec Ginny, victimes de cet amour volage... Surtout qu'en plus, si Harry est mignon et adorable, Drago n'a rien d'un ange. Cette course de jupons n'est donc pas près de s'arrêter...
NdA: Bon... Je sais, j'exagère vraiment vraiment... Mais... J'ai eu beaucoup beaucoup de travail, entre Noël/Jour de l'an et les partiels... Peu de temps à moi.
Merci encore une fois énormément à tous d'être patients, de m'attendre, et voici la suite, j'espère qu'elle vous plaira !
Egalement, merci pour vos gentilles reviews, elles me motivent vraiment. Ce chapitre est assez court, mais promis, je retrouve un rythme de publication normal : 1 par semaine.
A mercredi prochain ! ^^
Rappel: Alors qu'Hermione aurait bien eu besoin de calme pour réfléchir à Harry, Ginny et Malefoy, elle se retrouva nez-à-nez avec l'un d'entre eux...
Non, elle n'était vraiment pas près d'aller se coucher.
"Harry..." dit-elle d'une voix fatiguée. Elle ne le voyait que de dos, les épaules voûtées. Il tourna vers elle un regard chargé d'émotions qui firent son cœur louper un battement.
"Hermione"
Il s'approcha d'elle et, avant même qu'elle aie pu faire un mouvement, il se jeta dans ses bras et se mit à pleurer. D'énormes sanglots lui déchiraient la poitrine et de grosses larmes roulaient sur ses joues et sur la peau de son amie. Elle resserra alors ses bras autour de son dos et le lui caressa avec de doux va-et-viens de la main. Ce moment de douleur dura une dizaine de minutes pendant lesquelles, Harry, inconsolable, écouta la jolie rouge et or lui prodiguer des paroles de réconfort.
"Calme-toi Harry, je suis là. Non, ne pleure pas. Que se passe t-il ? Dis moi, Harry... Chuuuut, tout va bien..."
Le jeune homme finit par se calmer. Il leva ses deux émeraudes rendues brillantes par les larmes, et Hermione se sentit chavirer alors que lui commençait à sortir la tête de l'eau.
"Merci, merci d'être là pour moi. Tu l'as toujours été d'ailleurs. Où que j'ai été, tes mains, tes yeux, ton intelligence ont été là pour me réconforter. Pour me soutenir. Pour m'aider. Je... je ne sais pas ce que j'ai en ce moment. Je suis fatigué, si fatigué. Je crois que Voldemort a détraqué quelque chose en moi. Enfin je crois surtout que c'est de ne plus avoir aucun but dans ma vie. Avant, tout était rythmé par tuer Voldemort, trouver les horcruxes pour le détruire, fermer mon esprit pour qu'il ne voie plus en lui, me détacher de lui.
"Maintenant... j'ai un peu de mal à reprendre pied dans la réalité. Et puis tant de monde a succombé à cette guerre... L'horreur qu'on a pu voir, les rafles de moldus, les Profiteurs, ceux qui se sont servis de la guerre pour s'enrichir, les meurtres en série... Je... j'ai du mal à le supporter tout ça...
"Et puis je me suis rendu compte que certaines personne comptaient plus que tout pour moi. Ginny, Ron, les Weasley en général et puis toi. Toi qui m'est plus précieuse que ne le serait une sœur. Toi qui a toujours été là pour moi. Je t'aime Hermione. Je t'aime. Mais je ne sais pas encore si je t'aime d'amour, si je t'aime plus que Ginny. Ou si tu n'es "que" ma meilleure amie. En tout cas, tu es importante à mes yeux. Tellement importante. Et je ne supporterais pas de te perdre."
Il reprit son étreinte contre une Hermione, ébranlée par ces révélations, et répéta tel un mantra
"Je ne sais pas".
La jeune femme, bien malgré elle, frissonna sous ce souffle chaud dans son cou. Harry le sentit et il recommença à jouer. Il dévia son visage et, au lieu de n'avoir que son front et ses yeux contre la peau douce de la gorge de son amie, il eut ses lèvres. Il commença à parcourir sa peau de légers baisers. Hermione, sentant le trouble monter en elle essaya de se dégager en se maudissant d'être si faible, et de perdre contenance dans un tel moment. Harry était excusé : il était malheureux. Il ne savait plus où il en était. Mais elle, pourquoi se laissait-elle ainsi aller? Elle le laissait l'embrasser dans le cou, le laissait l'embraser de milliers de petits baisers, sachant vers quoi ils déviaient. Et pourtant, elle le laissait faire.
Harry sentit son hésitation et s'engouffra dans la brèche qu'il avait ouverte. Il la pressa pour monter dans son dortoir. Hermione, rouge cramoisie résista. Non, elle ne voulait pas, pas avec lui, pas dans un dortoir, pas avec l'amoureux de Ginny... Pas avec son meilleur ami. Mais les caresses, les baisers, le souffle de Harry contre le sien, eurent raison d'elle. Elle se laissa aller. Dans un état de semi-conscience, elle le suivit, elle se laissa aller, la vision obscurcie par le désir. Ils ne cessaient de s'embrasser tout en montant les escaliers, leurs langues jouaient, et leurs pieds trébuchaient. Le tout était très peu équilibré, et heureusement, personne n'était là, le beau temps entraînant les élèves à l'extérieur...
En un tournemain , Harry scella les rideaux de son baldaquin de l'extérieur d'un collaporta, jeta un "silencio", et termina par un sortilège de contraception sur Hermione.
Il ralentit alors un peu la cadence et déboutonna le chemisier de la jeune gryffondor. Il dégrafa avec fièvre son soutien-gorge et embrassa la peau nue de sa gorge. De petits gémissements s'échappèrent de la bouche d'Hermione, et elle commença à le déshabiller à son tour.
Harry était dans un état second et ne contrôlait plus rien. Il était trop mal. Il pleurait et embrassait Hermione en même temps, mais elle ne s'en rendait à peine compte tant elle ne pensait plus. Aucun des deux ne se posa la question de Ginny, où elle était, et si elle ne risquait pas de débarquer sans prévenir. Par un heureux concours de circonstance, ils ne furent pas dérangés.
L'esprit de Hermione était totalement accaparé par le plaisir et par le feu qu'elle ressentait. La passion la dévorait et elle ne prenait pas garde aux pleurs de Harry. Mais une phrase ressortit de ce qu'il disait, et cela lui fit l'effet d'un électrochoc.
"Je ne sais pas"
Depuis le début, il ne cessait de marmonner des paroles indistinctes, de prononcer un chapelet de mots incompréhensibles, de pleurer et de hoqueter des propos impénétrables. Mais cette phrase se détacha clairement du reste, lui rappelant qu'il ne l'aimait pas, lui rappelant qu'elle ne l'aimait pas. Elle se souvint qu'il était son meilleur ami, qu'il était avec Ginny, et qu'elle avait failli faire une énorme bêtise. Tout ça pour des hormones complètement folles, et un désir puissant. Rien qu'elle ne puisse contrer...
Elle se dégagea de son étreinte. Le sang pulsait dans son corps, résonnant dans ses veines, raisonnant son cœur. Des frissons traîtres tressautaient ses épaules, jetaient ses bras vers lui. Elle résista. Hors de question qu'elle fasse l'amour avec lui. Pas comme ça. Pas de cette façon. Il ne savait plus où il en était et elle ne voulait pas en profiter. Elle se dégagea complètement, commença à se rhabiller, et s'enfuit, sans même un regard pour lui. Simplement "désolée"...
Voilà ! Je sais que c'est court, mais finalement, puisqu'il est vraiment très court, je vais publier un autre vendredi... Je pense...
