Disclaimer : Tout est à JKR, mes propres persos apparaîtront plus tard...
Rating : M
Pairings : Hermione/Drago Hermione/Harry
Résumé : Hermione, déprimée et délaissée, ne réussit plus à se maîtriser lorsque, tour à tour, Malefoy et Harry lui font des avances... Il lui faudra beaucoup de courage, et beaucoup de volonté pour garder un tant soit peu son amitié avec Ron ainsi qu'avec Ginny, victimes de cet amour volage... Surtout qu'en plus, si Harry est mignon et adorable, Drago n'a rien d'un ange. Cette course de jupons n'est donc pas près de s'arrêter...
NdA : Ayant très très très peu de temps, je vais me contenter de vous remercier, lecteurs et revieweurs, et de vous souhaiter une très bonne lecture. Je n'ai pas eu le temps de relire ce texte, j'espère néanmoins qu'il vous plaira ! N'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé!
Chapitre 10 : Tu es à moi
Hermione sortit de la salle commune en courant. Elle ne se rendait pas compte qu'elle était à moitié débraillée. Son chemisier à peine reboutonné, ce qui dévoilait la naissance de sa poitrine, ses cheveux encore plus en bataille que de coutume, et ses joues rouges ne laissaient planer aucun doute sur la teneur de son occupation des précédentes minutes. Elle croisa son reflet dans un des nombreux miroirs des couloirs, et cela lui fit l'effet d'un électrochoc. Elle prit la direction de son dortoir en priant pour qu'Il ne soit pas là. (nda : qui est ce « il » à vous de deviner… ^^) Merlin avait dû l'entendre pour une fois car elle regagna son baldaquin sans encombres. Résistant à l'envie de s'y jeter et de quitter ses soucis pour quelques heures, elle avança vers l'armoire. Elle n'avait vraiment rien à se mettre et il fallait qu'elle se prépare pour la « soirée serpentard ». Lavande entra en trombe, prit son sac, et commença à ressortir aussi sec.
« Lavande, attends !
-Oui ?
-J'ai une fête ce soir et…
-C'est bon j'ai compris, pas de problème, fouille dans mon armoire et prends ce que tu veux. Moi je dois y aller, j'ai rendez-vous avec Michael Corner.
-Il… Il n'est pas un peu jeune ?
-Il n'a qu'un an de moins que nous, à peine, rétorqua t-elle. Et je te jure qu'il n'est as en retard… Et toi, pourquoi t'es dans cet état là ?
-Euh … longue histoire.
-Bon, ok, tu me raconteras demain soir. Bonne soirée ! »
Lavande sortit en trombe et Hermione soupira. Elle avait évité les questions dangereuses et la discussion d'au moins une heure accompagnée de gloussements…
Elle se dirigea vers l'armoire de son amie et un nouveau soupir se fit entendre. De découragement cette fois. Si elle n'avait rien, Lavande était très fournie en vêtements en tous genres. Il fallait qu'elle fasse distinction. Se doutant que les serpentards seraient, comme d'habitude, vêtus de noir et sobrement, elle opta pour une robe d'été bleue et verte, les chaussures assorties, et le petit foulard années 60 noué avec soin autour de son cou. Elle n'aura jamais fait autant attention à sa petite personne que ces derniers jours. Mais bon… elle voulait leur couper le sifflet. Surtout à Malefoy. Lui montrer qu'elle n'était pas intéressée.
Elle se redéshabilla, mit son uniforme, fila à la salle de bain des préfets et se prépara rapidement.
Elle fut pile à l'heure dite à la grande salle. Lorsqu'elle entra, elle reconnut à peine le lieu tant il y avait de monde, d'alcool, de musique, de décoration, et surtout, de fumée. Les sorciers avaient leurs propres drogues, l'Astiphania. Lavande lui en avait décrit les effets, qui avaient les mêmes que les drogues moldues, à ceci près que c'était beaucoup plus fort, et beaucoup plus nocif. Du hard-rock retentissait et des élèves de sixième et septième année étaient complètement défoncés.
« OK » souffla t-elle.
Elle tourna rapidement les talons, il était hors de question qu'elle participe à ce genre de fête. Même pas la peine d'y penser.
« Hermione » cria une voix. Elle se retourna et aperçut Blaise Zabini. Il était devant une sorte de halo bleuté. Elle comprit tout de suite.
« Ils sont grave » se dit-elle.
Ils étaient capables de faire de la grande magie, mais ne s'en servaient que pour faire la fête. Ce halo servait à délimiter une pièce, la protégeait de tout bruit. Comme un « silentio » géant. Lorsqu'elle arriva à proximité, elle vit que cette « seconde pièce » n'était réservée qu'aux amis de Malefoy : Blaise Zabini, Théodore Nott, Vincent Crabbe, Gregory Goyle, Pansy Parkinson, Millicent Bulstrode, et d'autres septième année qu'elle avait aperçues avec la petite bande précédemment citée.
Lorsqu'elle franchit le halo, elle se rendit compte de deux choses. Premièrement, la musique était devenue plus suave, plus jazz, l'ambiance avait changé, tranquille et débauchée. Chaque jeune homme avait une fille, voire deux sur les genoux, et beaucoup étaient plus débraillés que ce qu'Hermione avait pu être dans la journée. L'alcool ici aussi coulait à flots mais c'était plus luxueux, plus digne de Sang-Purs et de futurs Mangemorts… Les bouteilles Whiskey-Pur-Feu, Tokay et Champagne étaient plus que nombreuses et la moitié était déjà vide alors que la soirée ne faisait que commencer. Ils devaient faire la fête depuis bien plus longtemps que ce qu'Hermione avait cru. Malefoy avait voulu la mettre mal-à-l'aise ? Toute la fatigue des derniers jours s'envola et Hermione jura de lui faire payer. Elle allait bien s'amuser à les faire tous enrager…
La seconde chose dont elle se rendit compte fut le bruit des conversations qui s'arrêta net, dès qu'elle franchit le halo. Une Sang-de-Bourbe à une fête de serpentards, doublée d'une Gryffondor amie du Balafré et Miss-je sais-tout, qui avait bien pu l'inviter ?
« Qu'est-ce que tu fous ici Granger ? Aboya une Pansy Parkinson très digne dans sa robe de soirée noire fendue.
-Je… je… bafouilla Hermione, prise au dépourvu.
-C'est uniquement Serpentard ici, dégage !
-J'ai été invitée par Malefoy, réussit-elle à articuler.
-Drago ? Elle est bien bonne celle-là ! C'est moi la cavalière de Drago, et je ne vois vraiment pas pourquoi il t'aurait invitée toi !
-Parce que j'en avais envie, et que je ne permets à personne de discuter mes choix ! Viens par ici Granger, coupa Malefoy d'un ton glacial qui ne souffrait aucune réplique.
-Mais, Dragichou… »
Malefoy se contenta d'un regard noir vers sa petite amie et entraîna Hermione vers le buffet. Il servit à la jeune femme une coupe de Champagne et s'en servit une pour lui.
« Finalement, ces moldus ont du bon… leurs vins sont excellents et leur champagne tout simplement divin. A nous ? Demanda t-il en levant son verre.
-A nous, répondit Hermione, raidie.
-Je vois que tu as voulu faire distinction… j'apprécie. J'espère que ce soir sera ton soir et que tu vas me sortir le grand jeu. Parce que je dois t'avouer que ces derniers moments n'ont pas été très fructueux à propos de notre pari…. J'ose espérer que tu le reprendras ce soir… A moins que tu ne préfères que je parle à la Weasley junior bien sûr.
-Non, Malefoy, je ne préfère pas. Je te prie de m'excuser, mais je ne prie pas non plus sur commande. Je drague qui je veux, quand je veux et où je veux. D'ailleurs, ce soir, ce n'est pas vers toi que j'ai envie d'aller. Alors bonne soirée ! »
Et elle le planta là. Elle louvoya entre les danseurs et arriva près de sa prochaine proie. Puisqu'elle était là, autant qu'elle prenne du bon temps. Et cela passait par faire enrager Drago Malefoy, par exemple. Elle se dirigea vers Blaise Zabini, rival incontesté du blondinet.
« Bonjour Blaise, tu vas bien ?
-Hermione ! Je savais que Drago t'avait invitée, mais je ne pensais pas qu'il te laisserait sortir de ses filets !
-Je me suis faufilée dans les trous. Dis-moi… »
Et Hermione commença à séduire le pauvre Blaise Zabini. Elle l'aimait bien, de sang mêlé, noir, il était de loin le plus tolérant et le moins enragé des verts et argent. Et il fallait reconnaître qu'il était plutôt mignon, proie de choix pour faire enrager la fouine. Durant une heure, Hermione sourit de toutes ses dents, jeta ses cheveux façon l'Oréal (^^), parce qu'elle le vaut bien, et jetait des regards enflammés à sa pauvre proie désormais bien ancrée entre ses pattes.
Ses yeux allaient de Blaise à Malefoy, et elle souriait chaque fois plus largement, car le voir s'enfiler des Whiskey-Pur-Feu à la pelle et lui lancer des regards furieux était parfaitement réjouissant. Elle avait trouvé la bonne méthode pour gagner son pari. Elle avait changé d'avis. Finalement, elle allait le pousser dans ses derniers retranchements, elle s'amusait trop. Au lieu de le brosser dans le sens du poil, elle le faisait lanterner. Et elle adorait ça. Au bout d'un moment, elle décida de retourner le couteau dans la plaie. Juste histoire de lui faire payer tout ce qu'il avait pu lui faire subir.
« Alors, Malefoy, tu passes une bonne soirée ?
-Excellente, cette bouteille de Whiskey est une pure merveille, et la meilleure compagnie qui soit. Toi, je ne te demande pas, tu as l'air de t'éclater dans les bras de Zabini… »
Sa voix était un peu rauque, et ses yeux commençaient à partir en vrille, mais il était presque sobre. Un miracle au vu de tout ce qu'il avait bu. Hermione répondit :
« Oh, tu sais, il est gentil, je l'aime bien, mais ce n'est pas mon meilleur ami…
-Je crois qu'il ne te considère pas non plus ainsi… Je pense qu'il attend plus, si tu comprends ce que je veux dire, bien sûr Granger.
-Tu crois ? Oh, peut-être. Je vais attendre l'évolution de la soirée et peut-être alors lui donner ce qu'il attend. Tu n'es pas trop déçu au fait ? Tu m'invites et moi je passe la soirée avec un autre… Je ne suis pas très gentille… Fit-elle avec un regard coquin. Bon, j'y vais, il doit m'attendre. »
Et elle s'éloigna, une moue mutine sur les lèvres. La musique, plutôt jazzy jusque là, changea alors et les premières notes d'un tango retentirent. Hermione, qui adorait danser pressa Blaise de l'accompagner sur la piste. Mais il était gauche et maladroit. La jeune femme soupira et commença à lui expliquer les pas.
« Blaise, laisse tomber. Tu ne sais pas danser ce genre de musique. Mademoiselle »
Fit Malefoy en tendant son bras à la jeune femme. Celle-ci, les yeux mi-clos, le sourire charmeur et sensuel, se laissa entraîner. Il fit signe à Crabbe de remettre le disque du début. Les protestations des autres danseurs furent vite étouffées devant la prouesse de Drago et Hermione. Ils ne dansaient pas, ils faisaient corps avec la musique. Tous étaient des serpentards acharnés, enfants d'ex-mangemorts, et adeptes d'idéologies stupides sur les Sang-Pur et autres balivernes. Mais tous. Absolument tous étaient fixés sur le couple Hermione/Drago. On aurait dit deux feux follets qui auraient quitté leur cimetière pour accorder leurs ondulations aux pauvres humains encore vivants. Il n'était plus Drago Malefoy, gamin arrogant et méprisant au possible. Elle n'était plus Hermione Granger, insupportable Miss-Je-Sais-Tout donneuse de leçons. Ils n'étaient plus Mangemort et membre de l'Ordre du Phénix.
Ils n'étaient plus deux ennemis jurés.
Ils ne ressentaient plus rien. Ou plutôt si. Ils ressentaient la musique. Au plus profond de leur être. Ils ne voulaient plus qu'entrer dans la musique, devenir note, devenir soupirs, devenir pulsions et rythmes. Ils tournoyaient, virevoltaient, glissaient, se séparaient, puis se retrouvaient. Le tango. Danse si sensuelle, si suggestive. Tout le désir refoulé qu'ils ressentaient l'un pour l'autre était ici exprimé. Ils bravaient les interdits de leurs maisons, de leurs caractères, de leurs personnes même. Ils perdaient leur identité.
Ils dansaient.
Les dernières notes retentirent. Les derniers mouvements se firent. Hermione décrivit une courbe parfaite et se retrouva penchée, le visage de Malefoy dans son cou, et son bras dans son dos. Ils restèrent ainsi quelques secondes. Elle avait le choix. Elle se relevait d'elle-même et rencontrait ses yeux, ses lèvres. Ou elle restait ainsi et prenait le risque de tomber et de se retrouver dans ses bras. La magie de la musique opérant encore quelque peu, elle se releva.
Elle ne rencontra pas une mine narquoise l'air de dire « t'as vu comme je danse » mais la même expression que la sienne. Elle savait qu'à ce moment, pendant cette fraction de seconde, Drago était un miroir parfait d'elle-même. Des yeux brillants, des lèvres gonflées de désir, les joues rouges et les cheveux en bataille. Et une expression de perdition. L'impression de ne plus connaître ni son nom, ni ce qu'on est. Elle voulut prolonger ce moment et prit l'initiative du baiser qui se profilait. Elle leva la tête, se mit sur la pointe des pieds, et ses lèvres rencontrèrent celles de l'homme qui lui faisait face.
Alors ? Une ptite review?
