Disclaimer : Tout est à JKR, mes propres persos apparaîtront plus tard...
Rating : M
Pairings : Hermione/Drago Hermione/Harry
Résumé : Hermione, déprimée et délaissée, ne réussit plus à se maîtriser lorsque, tour à tour, Malefoy et Harry lui font des avances... Il lui faudra beaucoup de courage, et beaucoup de volonté pour garder un tant soit peu son amitié avec Ron ainsi qu'avec Ginny, victimes de cet amour volage... Surtout qu'en plus, si Harry est mignon et adorable, Drago n'a rien d'un ange. Cette course de jupons n'est donc pas près de s'arrêter...
NdA: Je suis vraiment vraiment désolée, j'ai complètement zappé d'ajouter un chapitre... J'ai eu beaucoup de travail cette semaine, la fac n'est finalement pas de tout repos ;p. Sinon, ce chapitre devrait vous plaire. Normalement maintenant, le style d'écriture devient meilleur, et l'histoire plus profonde. J'espère que tout cela vous plaira. De plus, il y a du Drago dans ce chapitre, tout en ne perdant pas de vue Harry. Brefouille, n'hésitez pas à m'en dire ce que vous en avez pensé.
Sur ce, je vous souhaite une bien bonne lecture, et vous informe d'ores et déjà que le prochain chapitre sera publié disons... Mardi? Cela vous va?
Bonne lecture !
Elle voulut prolonger ce moment et prit l'initiative du baiser qui se profilait. Elle leva la tête, se mit sur la pointe des pieds, et ses lèvres rencontrèrent celles de l'homme qui lui faisait face. Elle commença par effleurer seulement les lèvres du serpent, attendant qu'il lui réponde… Paniquée, elle appuya plus durement ses lèvres contre les siennes. Il consentit enfin à entrouvrir la bouche et passa sa langue dans celle d'Hermione, et elle un florilège d'émotion prit place en son corps. D'abord elle ressentit un immense soulagement : elle avait cru qu'il ne voulait pas d'elle. Puis l'envie, le désir irrépressible qui montait en elle et avait la force d'une lave en fusion, d'un brasier ardent, se plut à lui ravager les hormones. Elle ne pouvait plus s'arrêter, son corps lui hurlait d'aller plus loin, elle se pencha sur lui, s'accrocha à lui, à sa chemise, comme un marin à son gouvernail en pleine tempête. Mais alors qu'elle commençait à caresser le torse de Drago, celui-ci la repoussa.
Il pencha ses lèvres divines et encore rouges de baisers vers ses oreilles et lui souffla :
« J'ai gagné »
Persuadée d'avoir mal compris, elle se redressa et fouilla son regard. Tout en elle exprimait l'interrogation, ce à quoi il répondit avec une délectation toute malfoyienne.
« Et oui petite lionne, j'ai gagné. Le pari était que TU me dragues, et que JE t'embrasse. Au final, non seulement c'est mon charme qui a fait effet, mais en plus, je ne t'ai pas embrassée. J'ai gagné sur tous les plans. Je n'ai plus qu'à aller voir Weasley… Mais dans ma grandeur d'âme, je te laisse jusqu'à ce qu'on prenne le Poudlard Express, c'est-à-dire dimanche. Après, ce sera mon tour de m'amuser à tes dépends… »
Un vertige prit Hermione. Elle faillit tomber, mais se ressaisit. Elle ne devait certainement pas montrer sa faiblesse à cet horrible… ce … salaud ! Elle le haïssait tellement, et sa sortie lui fit tellement mal qu'elle ne put empêcher les larmes d'embuer ses yeux. Sa fierté était bien mise à mal depuis quelques temps. Elle ne se reconnaissait plus, elle avait perdu la rationalité qui faisait normalement partie intégrante d'elle, elle avait perdu ce sang-froid censé la caractériser, elle devenait... Comme Lavande. Elle en était bien punie... Elle se redressa, la tête haute, et partit sans lui jeter un regard. Elle retourna dans son dortoir, retira sa robe doucement, et se jeta sur son lit. Elle se mit à pleurer, comme elle en avait tristement l'habitude cette dernière semaine, et s'endormit. Épuisée.
*******
Drago marchait lentement de son allure reconnaissable entre toutes. Il était plus de quatre heures du matin. Plus de quatre heures qu'il avait dansé avec Granger. Plus de quatre heures qu'il lui avait envoyé un vent monumental. Il ne marchait pas pour retourner à son dortoir, non. Il venait de recevoir un hibou et il devait partir sur le champ, on avait besoin de lui. Il sortit à l'air libre et prit son balai qu'il laissait toujours au même endroit, caché, au cas où. Et ce soir, il allait s'en servir pour sortir de Poudlard. Il sortit de l'enceinte du château, déposa son balai, jeta un sort de désillusion sur celui-ci et transplana.
Il atterrit dans une herbe grasse, mouillée par la fraîcheur de la nuit. Drago frissonna. Cela le dégrisa totalement. Il fut attiré par les bruits de voix et se déplaça vers elle. Il plaqua un air totalement impassible sur son visage, et s'avança.
« Drago, nous t'attendions… » Murmura sa tante Bellatrix.
*******
Hermione se réveilla lorsqu'un timide rayon de soleil osa traverser les rideaux de son baldaquin et lui caresser le visage. Elle sourit et ouvrit les yeux. Des sillons avaient été tracés par ses longues larmes de la veille. Mais elle s'en fichait. La nuit porte conseil n'est-ce pas ? Eh bien elle avait décidé de passer au-dessus de cette énième humiliation. Elle n'était plus à ça près et avait décidé de ne plus se prendre la tête, ni avec Harry, ni avec Malefoy. Ils n'en valaient pas la peine. Harry ne pensait qu'à lui, même s'il était affaibli et triste, il en profitait pour tout se permettre. Or il lui faisait du mal à elle, mais aussi, à retardement, à Ginny. D'ailleurs elle avait décidé de parler avec cette dernière, ne pouvant plus se permettre de faire durer le silence. Ginny était sa meilleure amie. Même si cela prendrait du temps, elle espérait qu'elle s'en remettrait et lui pardonnerait.
Malefoy… Malefoy n'était qu'un salaud. Et de la pire espèce : celle des inoubliables. Celle de ceux qu'on ne pourrait jamais effacer de sa mémoire malgré tout le mal qu'il vous avait fait. Et rien que pour ça, lui aussi se permettait tout. Y compris de prendre votre dignité et de la piétiner.
Elle se leva, se dirigea vers la salle de bains, et prit une longue douche bien brûlante. Elle s'habilla de la même robe que la veille qu'elle avait empruntée à Lavande. Cette dernière était d'ailleurs à présent réveillée.
« Ben alors Lavande, je ne pensais pas te trouver ici ce matin…
-Ah par rapport à Michael ? Non, ce n'est qu'un abruti, il m'a jetée après m'avoir embrassée.
-Tiens ça me rappelle quelqu'un…
-Qu'est-ce que tu dis ?
-Non, rien… Rien d'important, souffla Hermione.
-Mais dis-moi, reprit Lavande, elle te va super bien ma robe ! Garde-la, moi elle est dix fois trop grande, elle baille de partout. »
Hermione éclata de rire devant ce reproche non voilé de ses kilos en trop.
« Ahahah et oui, Lavande, j'ai deux-trois kilos en trop, mais tant pis, j'ai la flemme de me mettre au régime ! Et merci beaucoup pour la robe, c'est adorable ! »
Elle s'enfuit alors, telle un coup de vent, de peur que Lavande ne se lance dans une de ces grandes conversations où elle faisait l'apologie de toutes sortes de régimes qu'elle avait déjà expérimenté alors qu'elle n'avait que dix-huit ans à peine. Son sourire était revenu et elle descendit dans la Grande Salle de fort bonne humeur. Elle vit à table Harry et Ginny, apparemment en froid. Ils ne s'adressaient pas la parole, ne se calculaient pas et mangeaient l'un à côté de l'autre comme de vulgaires amis. Hermione soupira et s'approcha d'eux. Elle lança un « bonjour » retentissant. Harry lui marmonna une vague et incompréhensible réponse sans même lever les yeux vers elle. Ginny ne fit même pas cet effort et se contenta de lui lancer un regard noir.
Hermione n'y prit pas garde. Ou ne voulut pas y prendre garde. Elle se sentait blessée au fond d'elle, et sentait qu'une discussion avec sa meilleure amie était plus que nécessaire. Elle s'était conduite comme… comme… comme une gourgandine. Ce mot la fit sourire jaune. Une voix rageuse et ironique la tira de ses pensées :
« Comme c'est mignon, de si bon matin, sourire au soleil… C'est sûrement pour ça qu'elle t'attire » continua Ginny dans sa barbe. Harry rougit violemment et se leva.
« J'y vais, j'ai… j'ai…
-Ouais c'est ça, t'as des trucs à faire. Vas-y dégage. D'ailleurs, je vais en faire de même. Je m'sens envahie là.
-Ginny, non ! Hermione se leva et retint son « amie » par le bras. Reste, je veux qu'on parle.
-Ah madame exige et on doit se plier à sa volonté ! Désolée Granger, je ne parle pas avec les filles de ton espèce. Va discuter avec Parkinson, vous vous ressemblez tellement… cracha Ginny avec toute la hargne qu'elle avait en elle.
-Gin', je t'en prie… murmura Hermione.
-Ah non, ne m'appelle pas comme ça! Seuls mes amis et les gens qui me sont proches peuvent utiliser ce surnom, ce qui n'est certainement plus ton cas ! »
La petite amie d'Harry criait à présent. Tout le monde s'était retourné vers elle et les dévisageaient, attendant la suite comme si il s'agissait d'un feuilleton dont ils suivaient les épisodes au fur et à mesure.
« Ginny, s'il te plaît, il faut qu'on en parle. On en a besoin toutes les deux. Il faut qu'on s'explique. Viens avec moi, s'il te plait.
-Il en est hors de question, je ne veux rien avoir à faire avec toi. Je ne veux plus. Ta présence m'est trop insupportable.
-Ginny, s'il te plaît…
-Donne-moi, ne serait-ce qu'une bonne raison de te suivre, car je n'en trouve pas.
-Au nom de notre amitié, souffla Hermione.
-Au nom de quoi ? Tu oses te qualifier encore de mon « amie » ? Après ce que tu m'as fait ? »
La rouquine était à présent mal à l'aise. L'argument d'Hermione était recevable, elles avaient été amies si longtemps…
« Si tu ne veux pas que ce soit au nom de notre amitié présente, puisqu'elle n'existe plus pour toi, fais-le au moins pour notre amitié passée. S'il te plaît. »
La jeune femme souffla un simple « OK » et suivit son ancienne amie. Hermione la mena jusqu'à la clairière que Ron lui avait faite découvrir précédemment. Elle était encore plus belle, si c'était possible. Le temps étant encore plus ensoleillé, elle était baignée d'une lumière simplement magnifique. La brunette songea aux peintres impressionnistes moldus et se dit qu'ils auraient qualifié cet endroit de paradisiaque. Elle les envia un moment, pouvoir représenter sur une toile la beauté que l'on voit, pouvoir y plaquer cette lumière qui pleut, pouvoir y exprimer tous ses sentiments… Mais pour l'heure, ces envies picturales n'étaient pas le plus important. Le but de la démarche d'Hermione était de s'isoler avec Ginny, de la calmer et d'expliquer, si elle le pouvait, cette attitude qui la révoltait tant. Elle voulait que Ginny comprenne.
« Bon alors, je peux comprendre pourquoi tu m'as emmenée ici ? J'imagine que ce n'est pas pour me faire admirer le paysage ?
-Non, en effet. Il faut qu'on parle.
-Je refuse de parler avec toi.
-Notre amitié me manque, Ginny, j'ai besoin de la retrouver. Ou, si ce n'est pas possible, au moins de t'expliquer mon attitude.
-Vas-y, je t'écoute, répondit-elle d'une voix tranchante.
-J'aimerais d'abord savoir ce que tu sais toi, et comment tu l'as appris. »
La jeune rouquine laissa s'échapper un hoquet de dédain, mais s'exécuta. Elle s'assit dans l'herbe et lança :
« Soit. Mais il n'y a pas grand-chose à dire. Je sais que tu as embrassé Harry. Je sais qu'il se passe quelque chose entre vous. Je ne sais pas si vous avez couché ensemble. Je ne sais pas si vous êtes allés plus loin qu'un simple baiser. Mais je m'en fous. Pour l'instant, le plus important pour moi, c'est que le garçon que j'aime et ma meilleure amie me cachent une relation. Personne ne m'a rien dit, mais je le sais. Je connais Harry, et il s'éloigne de moi. L'autre jour, il est revenu de la fête totalement hagard. J'ai cru que c'était à cause de l'alcool, mais quand j'ai vu sa chemise reboutonnée n'importe comment, j'ai compris qu'il s'était passé quelque chose avec une fille. Je me suis jurée de la faire souffrir, de lui faire avouer ce qu'elle avait fait et de lui faire subir toutes sortes d'humiliations, toutes sortes de supplices mentaux et physiques. Mais je ne savais pas quel ennemi combattre.
Et puis Harry s'est endormi alors que mon esprit se torturait pour savoir qui cela pouvait être. Lavande ? Parvati ? Cho ? Tant de filles lui tournaient autour. Et puis il a prononcé ton nom dans son sommeil. Avec tant de… sensualité, tant de désir, que j'ai compris que c'était toi. Je savais que beaucoup de filles le voulaient. Il est très convoité, et je m'attendais à beaucoup de personnes. Mais pas à toi. Non, pas à toi, ma meilleure amie, ma sœur de cœur, celle que j'aimais plus que moi-même. Celle en qui j'avais une confiance totale, une confiance aveugle. Tu m'aurais dit « saute du pont, je te jure que tu ne mourras pas, et en plus tu m'aideras », que je n'aurais pas hésité une seule seconde. Et voilà que toi, cette fille en qui j'avais tant confiance, m'a trahie. Cela te paraît peut-être puéril, romantique, guimauve mais c'est ainsi. Harry est l'homme de ma vie. Tu le savais et tu es sortie avec. Je ne te le pardonnerai jamais. »
La sentence était tombée, telle un couperet. Ginny lui aurait hurlé dessus, lui aurait fait subir mille tortures, qu'Hermione n'aurait pas eu plus mal. Elle aurait même préféré. Elle aurait préféré de la violence, une réaction excessive ou au moins impulsive qui caractérisait son amie. Mais pas cette violence froide dans ses propos. Pas cette tristesse qui serrait le cœur d'Hermione et l'emplissait de culpabilité. Un silence pesant s'installa. La jeune femme pleurait, silencieusement, sans s'en rendre compte, mais elle pleurait. Ginny, elle, regardait dans le vide, la mâchoire serrée, pâle, si pâle, semblant ne plus avoir aucune vie en elle. Même ses cheveux, d'ordinaire si flamboyants, paraissaient ternes.
« Alors, je croyais que tu devais me donner des... Explications. J'attends. Si tu es capable de m'en fournir, évidemment.
-Je… Je… Oh Ginny, je suis si désolée, je me sens si pitoyable.
Oh épargne moi tes mièvreries, tu veux ? Si je suis venue, c'est en l'honneur, et pour faire le deuil de la Hermione que j'ai connue, celle qui était loyale, pas pour entendre les pleurnicheries d'une gamine qui n'assume pas ses actes. Je suis venue pour avoir des réponses, et j'attends que tu m'en donnes.
-Je… On n'a pas couché ensemble. Cela a failli se produire une fois mais je l'ai repoussé. J'imagine qu'il faut que je reprenne du début… elle marqua une pause. Tout a commencé, ce jour où je suis sortie d'une période difficile. Il faut savoir que pendant cette période, je me sentais nulle, mal dans mes chaussures, et comme une tâche au milieu de votre bonheur à tous. Je n'arrivais pas à m'y faire. Et donc ce fameux jour, j'ai commencé à m'en sortir. Tu étais malade et Ron et Luna étaient partis faire je ne sais quoi. Et avec Harry, on en a profité pour parler de tout et de rien. Je me suis beaucoup confiée à lui, mon meilleur ami était de retour. »
Ginny laissa échapper un hoquet de doute, mais Hermione n'y fit pas attention.
« Et… je ne sais pas comment, mais on en est venus à parler de mes précédentes relations amoureuses. Je ne sais pas comment ça s' est produit, mais à ce moment là, on a failli s'embrasser. Le soir même, il y a donc eu cette fameuse fête. On était alcoolisés et là on s'est embrassés plus franchement. On n'est pas allés plus loin. Et hier, il pleurait. Il ne sait plus où il en est. Vaincre Voldemort lui a mis un sacré coup au moral, il ne sait plus quel est le but de sa vie, il a vu tant de monde mourir autour de lui, il se demande à quoi il sert maintenant qu'on n'a plus besoin de lui. J'ai voulu le consoler, mais je suis attirée par lui. Notre… proximité m'a gênée et il l'a senti. Je ne sais pas pourquoi, mais il a commencé à m'embrasser. On est… montés et… on a failli faire l'amour. Mais je ne l'aime pas et il ne m'aime pas ! Il pleurait, c'était déchirant, il pleurait, gémissait de douleur… Je pense qu'il voulait exorciser cette souffrance atroce. Mais il ne voulait pas le faire avec, toi, tu lui es trop précieuse. Tu restes celle qu'il doit faire sourire, celle qu'il doit protéger, celle qu'il doit aimer. Il ne comprend pas qu'il peut aussi partager ses maux avec toi. Et il a préféré chasser ce mal avec moi, avec qui il a déjà partagé beaucoup de douleurs. Mais c'est toi qu'il aime. Je suis la seule responsable. Et j'ai une excuse. Si je suis autant attirée par lui, si je n'arrive pas à lui résister, c'est tout simplement parce que aucun garçon ne s'est, jusqu'ici, vraiment intéressé à moi. Tu peux m'accuser de trahison, mais sache que si je l'ai fait, c'est uniquement parce que je ne suis qu'une gamine coincée… Je suis vraiment, vraiment désolée, et je te présente toutes mes excuses. Cela ne se reproduira jamais. Est-ce que tu me pardonnes ? »
Ginny prit une grande inspiration…
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Le jour se levait lorsque Drago regagna son dortoir. Il vit un papier qui voletait dans son baldaquin. Il retint une nausée en voyant force petits cœurs et marguerites ainsi que la signature. « Pansy »… Soupira-t-il. Il ne la supportait pas, mais elle était quand même importante pour lui. Comme une petite sœur collante, dont il aimerait se débarrasser. Mais il attendait qu'elle mûrisse un peu : dans quelques années, elle serait d'une compagnie agréable. Mais pour le moment, elle le collait beaucoup trop. Et il ne pouvait pas être collé, ceux qui le suivaient risquaient gros. Sa chère tante Bellatrix le lui avait clairement fait comprendre la veille. Drago soupira. Il aurait tant voulu être bon. Être du côté des gentils. Il en voulait à Potter pour cela. Les camps étaient déjà choisis dès leur naissance, ils n'avaient pas le choix, ils devaient se soumettre ou se démettre.
Lui avait réussi à protéger sa mère et à combattre aux côtés de l'Ordre du Phénix. Mais maintenant que le mage noir avait disparu, le Ministère se souciait bien peu de ceux qui avaient Résisté. Ce mot était d'ailleurs venu des moldus. Un comble pour lui, adepte des Sang-Purs et qui restait persuadé de leur supériorité. Drago avait une position complexe, et c'est pour cela que peu de gens doutaient et se méfiaient de lui. Il pensait, en bon Malefoy, que les enfants de moldus étaient inférieurs aux sorciers de souche pure. Mais il restait persuadé que la solution n'était pas de les exterminer comme Voldemort le voulait. Quoique les gens pensent, il n'aimait pas la violence gratuite et injustifiée. Il en avait trop été victime étant plus jeune avec son père. C'était pour cela qu'il avait combattu aux côtés de Dumbledore et de l'Ordre du Phénix.
Mais aujourd'hui, les choses étaient bien différentes. Le Ministère ne le protégeait plus, et pire, ne protégeait plus sa mère. Dumbledore le gardait en sécurité à Poudlard, mais il devait rentrer pendant les vacances. C'était à cette occasion qu'il avait découvert que sa mère avait été enrôlée de force dans un groupe d'Effrayeurs. Ceux-ci militaient, généralement par la violence, contre le ministre au pouvoir, et voulaient mettre au pouvoir un des leurs, anciens partisans de Voldemort. Autrement dit, des gens qui préconisaient le pouvoir aux Sang-Pur, et de moins en moins de lois sociales pour les Sang-mêlés et enfants de moldus. Sa tante Bellatrix en faisait partie et lui avait clairement fait comprendre que s'il ne faisait pas partie de leur rang, elle tuait sa mère.
Drago était partagé. D'un côté, il voulait réhabiliter son père, qui, certes mangemort, ne s'était pas rendu compte de la portée de ses actes, et n'avait jamais rien fait de si répréhensible. Bien pire avait été fait par d'autres partisans du mage noir, restés en liberté. En bref, il risquait gros à présent. A la moindre connerie, ses proches trinqueraient. Sa mère en premier, ses amis et ses conquêtes ensuite…
Ses conquêtes… Son esprit se tourna, malgré lui, vers Granger. Il ne cessait de penser à elle depuis leur baiser auquel il avait mis fin. Il savait qu'il l'avait blessée. Mais il savait aussi qu'elle rebondirait. Avec la belette ou un autre. Il ne pouvait pas se permettre de laisser des gens l'atteindre. Il ne voulait pas protéger Granger en particulier, ça non, bien sûr. Lui, Drago Malefoy vouloir protéger une Sang-de-Bourbe ? Jamais ! Mais il ne pouvait nier ces fourmillements en lui qu'il ressentait dès qu'elle était dans les parages. Il ne pouvait nier l'envie qu'il avait d'elle. Il l'avait trouvée si désirable lorsqu'elle l'avait embrassé, le pressant de lui répondre. Quel mal il avait eu à cacher son désir, à ne pas lui montrer la soif de ses lèvres qui l'avait envahie. Mais il ne pouvait pas la laisser l'approcher.
Malefoy se secoua pour chasser ces pensées importunes et se jeta sur son lit pour s'endormir d'un sommeil de plomb.
Une review pour me dire ce que vous en avez pensé?
