Disclaimer : Tout est à JKR...

Rating : T

Pairings : Hermione/Drago

Résumé : Devant la mauvaise réputation qu'est en train d'acquérir Poudlard à cause de la tristesse de ses élèves, Rogue décide de réquisitionner ses préfets... En espérant que ces derniers trouvent un terrain d'entente!

Nda : Tout d'abord, MERCI pour toutes ces reviews, pour moi, c'est incroyable d'en avoir autant... Merci infiniment à tous.

Bon, quelques précisions parce que j'ai comme l'impression que vous êtes en train de prendre peur...

Pas de panique. Chez moi, pas d'OOC... Je respecte un maximum les personnages de JKR, en sachant qu'il faut bien approfondir leur caractère lorsqu'on veut écrire une fiction. Donc pas d'Hermy-Pouf, pas de Drago latin lover qui collectionne, pas de Ron possessif à en devenir meurtrier ou de Harry effacé. Simplement deux ennemis qui se découvrent et qui finissent par se comprendre.

MAIS

Ceci est une historiette. Donc, la romance arrivera rapidement (pas de panique non plus en fin de chapitre, ne prenez pas peur même si tout vous y encourage. Vous comprendrez mieux au prochain). Et cette histoire comportera une dizaine de chapitres uniquement. Je répète... C'est une historiette...

J'espère avoir explicité un maximum les choses... J'ai senti un voile de panique sur vos reviews... Dites-moi si vous avez d'autres questions ou d'autres frayeurs... Bon. Et maintenant j'espère que vous passerez un agréable moment avec le vol "Emy-ferme-ta-grande-bouche".

Bonne lecture ! =D

Chapitre 1 : Se comprendre.

Les lumières étaient magnifiques. Les jeunes élèves étaient superbes dans leurs robes de satin blanc et or. Poudlard était dignement représenté en cette soirée de fin d'année. Toutes les jeunes femmes, de la première à la septième année étaient vêtues d'une longue robe au décolleté raisonnable, blanche et brodée de fil d'or. Quant aux jeunes hommes, tous vêtus de noir, ils rivalisaient d'élégance et de classe propre aux anglais. Leur tunique sorcière tombait majestueusement sur un léger pantalon aux plis impeccables, l'habit entier était également cousu de fil d'or, suivant courbes et longueurs. Les Gryffondors, Poufsouffles, Serdaigles et Serpentards présentaient tout le faste que Poudlard pouvait montrer. Drago et Hermione n'avaient pas lésiné sur les moyens, au fur et à mesure de l'année, encouragés par leurs professeurs. Le fait que chaque maison n'ait plus de couleur distinctive avait semblé plaire à Rogue. Pour le moment en tout cas, les discussions allaient bon train. Il était dix heures cinquante-neuf.

Il était mort de trouille. Dans exactement dix secondes, il devrait entrer sur scène. À son opposé.

Ses mains tremblaient, seules témoins de son émoi. Des coups retentirent. Les invités se turent.

L'heure était arrivée.

Il prit une inspiration, releva la tête, la vit. Se rassura. Un sourire fleurit, des pas retentirent, des respirations se retinrent.

L'heure était arrivée.

...oo00°°

Je marchais dans les couloirs de Poudlard. Une représentation avec Granger? Mon parrain est-il malade? Premièrement, on ne peut pas se supporter. Nous nommer Préfets-en-Chef tous les deux était déjà une erreur en soi, alors nous faire partager autant de choses... Je soupire. Cela me rappelle alors la sang-de-bourbe. Elle a vraiment l'air de prendre ça au drame. En même temps, je comprends. Pourquoi faire travailler deux ennemis ensemble, si ce n'est pour déclencher une guerre?

''Parce que l'union fait la force, peut-être''

Je chasse d'un revers de main mental la petite voix qui m'a soufflé cette idiotie. Comment pourrais-je croire un précepte aussi ridicule? Non, la vie est une jungle, et c'est chacun pour soi. Après il faut trouver les bonnes alliances pour s'en sortir le mieux possible, mais les jeter une fois hors d'usage...

Cette prise de conscience me fait l'effet d'une décharge de stupéfix et me stoppe net dans ma marche... Peut-être est-ce cela... Peut-être Granger est-elle celle qui va pouvoir me permettre de m'en sortir le mieux possible... Mon nom de Drago Malefoy a été lavé de tout soupçon, mais l'opprobre a été jetée sur celui de Lucius. Je risque tout de même d'en pâtir à un moment ou un autre... Qu'avait dit Severus? Nous devons inviter des personnalités prestigieuses... Peut-être que telle est la clef. Si je fais les bonnes rencontres, je pourrais peut-être assurer son avenir, ainsi que le mien... Et pour cela, je dois éblouir...

La perspective pouvait être intéressante.

Je marche d'un pas conquérant, et arrivé devant sa salle de cours, frappe, belliqueux. Je sais que Granger ne va pas tarder. Elle est juste derrière moi, préférant ralentir le pas pour s'éloigner. J'imagine que ça doit gamberger dans sa petite caboche... Oui... Éblouir... S'il y a bien quelqu'un pour en être capable, c'est moi. Je suis classe, je suis beau, et je suis riche. Bien sûr, elle sera pendue à mon bras, l'autre. Mais ce n'est qu'un détail. Et puis, attifée correctement, elle réussit à être passable alors...

Le professeur Flitwick répond à mes coups contre la porte, et, marmonnant que j'étais avec Rogue, je passe la porte pour aller m'asseoir auprès de Blaise. Bien sûr, ce serait trop simple autrement, la chaise est prise par Pansy. Mon (ex) meilleur ami hausse les épaules en me regardant d'un air d'excuse. Peu importe, il est temps d'opérer un plan de rapprochement... Granger entre, marmonne la même chose que moi, accablée. Flitwick hoche la tête, et lui fait un sourire. C'est quand même bien utile d'être la chouchoute des profs. Elle fait la même chose que moi, regarde du côté des gryffons, voit qu'il n'y a aucune place de libre, soupire, et vient à côté de moi.

Le nain reprend son cours.

-Arrête de souffler, et considère ces ordres de la meilleure des manières qui soit...

-Quoi? Serais-tu en train de m'adresser la parole?

-Je t'en prie Granger, tu m'as très bien entendu.

-Oh, excuse-moi, dit-elle d'un air narquois, je ne savais pas que les fouines parlaient...

-S'il te plaît, arrête ça, on dirait une gamine. C'était drôle pour les autres et humiliant pour moi quand on avait quatorze ans. Aujourd'hui on en a dix-sept, tu crois pas qu'il serait temps de grandir?

Elle me regarde avec de grands yeux.

-Dis-moi tout de suite ce que tu as derrière la tête.

Diable de Merlin, elle me connaît bien la bougresse... Il faut que je joue finement. Il est hors de question de tout lui révéler. Elle le prendrait mal. En même temps, elle pourrait trouver un certain intérêt à ce bal... Être présentée à tant de grandes personnalités lui donnerait la possibilité de discuter avec des gens hauts placés et d'assurer son avenir... Nous avons tous les deux quelque chose à gagner là-dedans, elle pourrait peut-être comprendre. Il est temps de placer mes pions stratégiquement...

-Eh bien... Je pense qu'il est stupide de continuer à se quereller de la sorte. Nous allons être amenés à beaucoup nous voir. Il serait même possible que nous nous consacrions plus de temps à l'un et à l'autre qu'à nos amis respectifs. Et je n'ai pas envie de passer une année à m'engueuler à longueur de temps avec toi. Ça devient fatiguant. Et si nous nous associons, nous pourrons peut-être réussir à faire quelque chose de bien.

Elle semble stupéfiée par mon petit discours. Ses yeux sont grand ouverts, et elle ne répond rien. Elle lance les sorts demandés par Flitwick d'un geste machinal. Avec une grimace, je remarque qu'ils sont parfaits.

-Depuis quand prends-tu les intérêts des étudiants de Poudlard à cœur?

Estomaqué, je ne réponds pas tout de suite. Mon petit discours bien ficelé n'a servi à rien.

-OK. Je vais être franc avec toi...

Elle hausse les sourcils. Oui, j'ai décidé d'être honnête, pour une fois. Mais tout simplement parce que dans ce cas-là, l'honnêteté sert mes intérêts...

-J'ai envie de récupérer une place dans ce monde. Or, un bal rondement mené, deux-trois présentations aux bonnes personnes, et le tour est joué. Je veux réussir à faire quelque chose de bien.

-Et peux-tu me dire ce que MOI je gagnerai?

Pas très gryffi comme réaction. Qu'importe, je suis ainsi en terrain connu.

-Hum... Peut-être simplement le bonheur des étudiants?

Autant essayer... Loyale jusqu'à la moelle, elle va peut-être être sensible à ça...

-Arrête Malefoy.

Ok, c'est mort.

-Eh bien toi, si tu n'as pas besoin de place sous les lumos maxima, j'imagine que tu voudras quand même travailler au Ministère, histoire de défendre de petits êtres sans défense... Or tu es fille de moldus, donc tu n'as aucun piston. Et on n'entre au Ministère que grâce aux connaissances.

-Tu oublies que j'ai pris une bonne place au sein de la guerre. Mon nom est connu.

-Non. Le nom de Potter est connu. Toi tu n'es que sa bonne copine, mais personne ne sait exactement ce que tu as fait. Personne ne sait que, du groupe, c'est toi a tiré les ficelles. Tu pourrais être aussi bien celle qui est venue en aide à Potter grâce à son amour pour lui.

-Tu plaisantes?

-Pas du tout. Moi je vous connais, et je devine la vérité, ainsi que ta place dans le Trio. Mais le monde ne la connait pas, et le Ministère encore moins. Alors tu as besoin de rencontres. Et le bal t'y aidera. Tu es intelligente, j'ai du goût. Notre bal pourrait être merveilleux. Je te propose un accord.

-Et enfin, je veux un rouleau de parchemin sur le sort de Metajucta que vous me rendrez la semaine prochaine. Ce cours est terminé.

Le brouhaha couvre notre discussion. Bande d'abrutis de gamins en rut qui ne pensent qu'à sortir de cours au plus vite. Il faut absolument que je glisse un dernier mot à Granger. Je me penche à son oreille, et hume une douce fragrance que je ne lui connaissais pas.

-Crois-moi, l'union fait la force, nous sommes les deux meilleurs élèves de Poudlard. Nous pouvons réussir.

Ce genre de petit discours est exactement typique des rouge et or. Je sais que je la touche à parler ainsi. Loyauté, courage, unité... Tout ce qu'ils aiment. Je grimace intérieurement mais reste impassible. Elle me sourit alors. Le genre de sourire qu'elle aurait pu adresser au Balafré et à sa Belette, un sourire doux et amical. Elle tend la main, et alors que le bruit s'éloigne en direction de la Grande Salle et de la nourriture, elle dit:

-Alors on bosse ensemble?

Cette main tendue me semble être la mise en abyme d'une autre situation. Une autre situation pendant laquelle moi je tendais la main à un futur-gryffi. Par simple vengeance, j'eus envie de la refuser. Mais c'eût été stupide, et n'aurait servi en aucun cas mon plan. Qui semble fonctionner de la meilleure des manières qui soit...

Je me saisis de la petite main toute douce. Une vraie main d'anglaise, potelée, blanche, et chaude. Je la garde un peu plus que de raison dans la mienne, qui la recouvre totalement et l'enveloppe. Je lève les yeux vers les siens, et lui souris à mon tour.

-Ok, on bosse ensemble.

Voilà ce que j'appelle un accord scellé en bonne et due forme. Elle et moi allons faire des étincelles...

Vous me dites ce que vous en avez pensé?

A vendredi prochain pour la suite!