Voici la suite du treeshome, enfin!
J'ai encore un chapitre d'écrit mais après, il semblerait que ma muse m'ai laché.
J'espère que la nouvelle saison qui commence ce soir va me redonner de l'inspiration
Enjoy
Azniv
Ps: Merci pour les messages. Ce n'est pas une histoire faciles et le fait de recevoir des feedbacks aide beaucoup à écrire.
Ce fut leur première nuit « Ensemble »...Mais ensemble...
Leur première nuit sous le même toit.
A ne pas dormir.
A ne pas parler.
Juste prendre soin les uns des autres. Ou tout du moins essayer.
McGee la conduisit directement dans sa nouvelle salle de bain, attenante à sa nouvelle chambre, de son nouvel appartement...
« Besoin de changement » répondit-il simplement à la question silencieuse de Dinozzo.
Elle y découvrit une douche et une baignoire assez grande pour recevoir deux personnes, des serviettes propres, du gel douche et du shampoing.
Et elle resta à regarder tout ça avec des yeux éberlués. Combien de temps? Elle ne le su pas trop. Jusqu'à ce que Tony frappe doucement à la porte et la fasse sursauter.
-Je ne voulais pas te faire peur.
Elle étira une excuse de sourire
-Tu veux que je fasse couler l'eau... ?
Elle serra les dents et acquiesça en s'asseyant sur les toilettes.
Écoutant l'eau couler à torrent. Elle aimait le son de la pluie qui tombe sur les trottoirs de Washington, des chutes d'eau d'Ein Gedhi.
Il ne pleuvait pas en Somalie.
Il versa du bain moussant généreusement. Il attendrait demain pour faire des blagues sur le coté féminin de McGee et ses choix de fragrances de ses bains moussants.
Elle regarda minutieusement ses moindres gestes. En tout cas, c'est l'effet que cela lui fit.
La manière dont il vérifia la température de l'eau, le fait qu'il débouche la bouteille intitulée « fleur de karité », ses doigts qui secouèrent l'eau pour qu'elle fasse de fines bulles blanches.
Satisfait, il se releva de devant la baignoire pour se retourner doucement vers elle, de peur de la faire sursauter.
Elle était un animal sauvage. Un geste brusque et elle s'enfuirait.
Et il n'avait certainement pas la force de la rattraper le cas échéant. Pas ce soir. Jamais.
Il recula vers la porte, lui faisant signe que la salle de bain était tout à elle. Elle acquiesça de nouveau.
Et il sortit.
Pour s'effondrer sur le lit de McGee.
Ce dernier le trouva, la tête dans les mains, assis près de la table de nuit. Visiblement ignorant de sa présence. Le jeune homme resta à le regarder depuis le pas de la porte menant au salon. Ne sachant quoi dire, quoi faire. Il venait de commander une pizza qui arriverait d'ici une bonne demi-heure. Le temps pour tous de trouver un peu leurs marques. Dans l'appartement mais aussi entre eux.
Et pour Ziva de se décrasser un peu même si, au vu de son état, il doutait qu'un seul bain soit suffisant. Et il faudrait sans doute qu'elle coupe aussi ses si belles et sensuelles boucles noires.
-Tu peux approcher, McTimide, je ne vais pas te manger.
-Non, il ne resterait pas de place pour la pizza qui va arriver. Même pour un gourmand comme toi.
Il vit les épaules de Tony frémir sous un rire qui n'avait rien de joyeux.
-Tu te rends compte du double sens de cette conversation, dit-il en relevant la tête.
Il eut sa réponse en regardant la pointe des oreilles rouges de son interlocuteur.
Son rictus s'étira. Mais il ne rajouta rien.
En d'autres temps, cela aurait inquiété Tim. Mais ils ne vivaient pas une journée normale. Plus rien ne serait normal. Il l'avait pressentit dès que Tony avait balancé l'idée d'aller à la recherche de leur collègue, ce soir-là, après leur énième dîner tous les deux. Ça lui paraissait à une éternité d'aujourd'hui. C'était pourtant il y a à peine deux mois de cela.
-Tu pourras prendre la salle de bain après Ziva. Je vais attendre le livreur.
-Tu as appelé tes parents?
Qu'est ce que Dinozzo avait avec ses parents ce soir?
-Boîte vocale. J'ai laissé un message leur disant que j'essaierai de venir les voir ce week-end. Ça te va?
-Ils seront fiers de toi McBaby.
Le visage, plus si poupin que cela, le regarda interloqué.
-Eh, tout le monde ne m'aurait pas suivi dans ce merdier pour récupérer...une collègue, qui ne voulait même pas être récupérée, sans savoir si on pourrait revenir...
-Ce n'est pas qu'une collègue, n'est ce pas… ?
« Je ne pouvais pas me passer de toi »
Cela avait-il encore de l'importance? Probablement que non.
Leurs yeux se nouèrent encore avant que McGee ne se détourne pour disparaître de nouveau vers le salon.
Et, assis sur ce lit douillet et parfaitement fait, (McGee était vraiment la femme au foyer idéale) il se sentit soudainement seul. Solitaire. Il devrait se sentir heureux, sauter de joie, se sentir fier, voir l'avenir radieux pointer au bout du chemin.
Il se sentait seul. Triste. En colère.
Perdu.
Sans trop savoir pourquoi.
