bonsoir
désolée pour cette absence prolongée mais me voici enfin avec une petite suite qui m'a bien fait rire.
j'espère que vous l'apprécierez autant que moi et ma béta (que je remercie encore de me corriger)
enjoy
Azniv
Anthony Dinozzo aimait la tranquillité de son appartement.
Il était vaste, simplement décoré mais avec style. L'entrée/ Salon laissait assez de place à la télévision et au lecteur blue-ray ainsi qu'à la collection de ses innombrables DVD, classés par style, auteur et titre.
Il aimait sa chambre qui respirait la sensualité masculine. En meubles et draps sombres, avec des murs blancs qui éclairaient la pièce. Assez personnelle pour ne pas ressembler à une chambre d'hôpital, pas assez pour laisser la conquête d'un soir vouloir s'y incruster.
Et il aimait sa tranquillité…
Même si, d'accord, il avouait ne plus courir les bars et les boites de nuit pour trouver de quoi occuper ses nuits. Et oui, d'accord, depuis son retour sur la terre ferme, il avait passé la quasi majorité de ses soirées avec McGee.
Au resto, au ciné, ici même sur ce sofa, à refaire le monde. Ou à penser à elle. Ou à parler d'elle.
Il sourit. A aucun moment, elle ne les avait réellement quittés. Elle avait été une obsession pour lui. Mais c'était compréhensible puisque c'était sa partenaire. A lui.
« Je ne pourrais pas vivre sans toi… »
Sa partenaire…Rien qu'à lui.
Mais en y réfléchissant bien, elle n'avait pas été que dans sa tête à lui. Dans celle de McGee aussi.
Bon, encore une fois, peut être qu'il avait plus ou moins, à chaque fois, amené la discussion sur elle. Et son absence.
Et que McGee avait juste suivi le sens de la conversation. Mais en tout cas, il l'avait suivie.
Peut être qu'une part de McGee non plus ne pouvait pas vivre sans elle.
Mon Dieu, pourquoi pensait-il à ce genre de chose? Il devrait être endormi dans ses draps de satin, en train de rêver de ses fantasmes les plus fantasmagoriques. Au lieu de continuer à biberonner son Jack Daniel's.
Qui semble t-il ne faisait aucun effet sur ses réflexions de plus en plus décousues.
L'alcool devrait l'anesthésier. Au contraire, elle semblait libérer ses pensées. Un peu trop pour sa propre tranquillité.
Parce que là, quelques secondes auparavant, il était en train de penser au fait que Timothy McGee, le bleu, le probie, le petit dernier de la famille, lui non plus, ne pouvait pas se passer de sa Ziva.
Sa Ziva? Leur Ziva? Ziva tout court?
Ce qui expliquerait pourquoi il l'avait suivi dans ce merdier.
Parce qu'en y réfléchissant bien (ce qui semblait faire ce soir, cela dit en passant…), ce qu'ils avaient fait n'était pas naturel. Et qu'on ne lui sorte pas l'esprit d'équipe et la loyauté envers ses pairs. L'esprit d'équipe ne faisait pas partir, sans préavis et sans renfort, du jour au lendemain, avec un plan plus qu'hasardeux, à l'autre bout du monde, en plein désert, pour rechercher un cadavre. Bon, un cadavre qui s'avérait être vivant mais à la base, ça, ils ne le savaient pas.
Mince quoi, ils étaient partis dans ce camp terroriste pour mener une vendetta.
Sa vendetta. Qui auraient pu leur couter très, très chère. La vie même.
Il connaissait ses motivations personnelles…On n'allait pas revenir là-dessus. Pas même avec un sixième verre de whisky dans les veines.
Il lui faudrait sans doute avaler la bouteille entière pour avouer que oui, elle n'était qu'à lui, sa partenaire rien qu'à lui, et bien plus encore que sa partenaire.
Et que sur ce rafiot pourri, elle était ce qui le faisait tenir.
Et que oui, c'était sa photo qu'il avait accrochée à la tête de son lit. Pour l'avoir à lui. Rien qu'à lui.
Et pour être certain de voir son visage dans ses rêves. Parce que Bon Dieu, personne ne pouvait être indifférent à Ziva David. Pas même quand elle vous faisait tomber à terre d'un geste simple et efficace et qu'elle vous menaçait de son arme. Avec la lueur que seule une tueuse peut avoir dans les yeux dans ses moments-là.
Oui. Même à ce moment là. Il avait…éprouvé des sentiments pour elle.
Il devinait assez bien les motivations de Gibbs. Semper fi, jamais laisser un homme derrière et tout le tralala…
Mais le petit Timothy McGee? Pourquoi avait-il couru tous ses risques? Qu'avait-il à y gagner?
Car oui, la misanthropie et tout le tintouin, merci bien, mais la générosité ne marche que quand on reçoit quelque chose en échange. Il n'y a jamais de geste purement gratuit. Cela n'existe pas. L'homme est fait ainsi. C'est une chose qu'il avait appris très tôt et lui avait évité pas mal d'embrouilles.
McLover avait donc un petit faible pour la séduisante israélienne?
Son rire se fit plus doux amer et il l'étouffa dans une gorgée d'alcool auburn.
Shit. La vie était vraiment pourrie hein?
Il se laissa aller contre le dossier de son sofa. Réussit à étendre les jambes sur la table basse. Il pourrait essayer de se mettre plus confortable sur le canapé et pourquoi pas étendre le plaid qui trônait sur le dossier mais…C'était faire des gestes inutiles et demandant trop de concentration pour le moment.
Une chose était certaine dans tout cela. Il allait se taper une sale migraine à son réveil.
Et pas qu'à cause du Jack Daniel's.
