coucou

je profite de ce long week end pour publier et travailler un peu sur mes fics en suspens.

Pardon pour le délais mais les choses ont été chaotiques ces dernières semaines pour moi et je dois réapprendre ce qu'est un hiver...C'est dur...

Merci à Misaya pour la correction de ce chapitre qui en avait besoin.

J'espère que vous l'apprécierez autant que j'ai aimé l'écrire.

Je me remets tout de suite au travail

Enjoy

Azniv


Timothy McGee profita de ses quelques jours de repos pour finir d'aménager son nouvel appartement. Son coin bureau manquait encore de quelques étagères, ses magazines de sciences classés par ordre alphabétique attendant encore bien sagement dans des cartons. Le salon manquait lui aussi de personnalité et il devait accrocher quelques photos et portraits qu'Abby lui avait apporté quelques jours avant leur départ pour la Somalie.

Il devait aussi s'occuper du coin de Jethro le chien, acheter un nouveau panier et peut-être en profiter pour trouver de nouveaux jouets. Ce n'était peut-être pas de première utilité mais au moins cela lui passerait le temps.

Il ne s'ennuyait pas, et pour dire vrai, ces congés étaient les bienvenus. Mais être en extérieur, faire des courses et s'occuper les mains avaient de quoi l'empêcher de penser, ce qui, à l'instant T, était le principal.

Parce qu'il voulait, pour une fois, déconnecter son cerveau, l'empêcher de réfléchir à des sujets bien fâcheux…Comme le pourquoi du comment de la Somalie, de l'état de Ziva, des réactions de Tony, de ses aveux aussi et des remarques étranges du patron. Et de cette nuit sans fin qu'ils avaient passée dans ce même appartement.

Et de ce silence de la part de ses coéquipiers.

Deux jours de congés déjà et personne, ni par mail, ni par téléphone. C'était une sensation bizarre qu'il n'arrivait pas réellement à identifier. Entre le soulagement et le sentiment d'abandon…

Bon, Ziva avait une excuse valable et c'était sans doute plus son devoir à lui d'aller lui rendre visite que l'inverse, et le pourquoi il l'évitait était aussi une question bien fâcheuse.

Il savait Gibbs retranché dans son sous-bassement avec une bouteille de Bourbon toute neuve et déjà vide. Abby devait probablement ne pas quitter Ziva des yeux et l'accompagner à tous ses rendez-vous. En compagnie de Ducky. Enfin peut-être…

Il ne manquait que Tony…

Il n'était pas avec Ziva…Ou peut-être, pourquoi pas.

Ils étaient partenaires, amis. Enfin avant Rivkin, c'est ce qu'ils étaient. Il eut été logique qu'il accompagne la femme qu'il avait si brillamment sauvé à ses rendez vous médicaux et qu'il l'aide à se réadapter à la vie normale. Et à envisager un futur.

Il ne voulait pas laisser son imagination débordante s'évader vers ce futur.

Dès que l'idée l'effleurait, l'image d'une maison, d'un jardin, d'une petite barrière blanche et de rire d'enfants trop bruns et trop énergique lui venait et…provoquait des sentiments qu'il ne voulait pas ressentir.

Que sa tête ne voulait pas ressentir. Que son cœur et son corps aimaient provoquer. Pour lui rappeler qu'il avait le droit lui aussi de rêver et d'avoir des sentiments. Quels qu'ils soient. Qu'ils pouvaient les fuir, il en avait la liberté. De faire comme si. Mais il ne pouvait pas les nier.

Timothy McGee avait des sentiments. Qu'il tentait de cacher. Tant bien que mal, et plutôt bien que mal, avouons le.

Et là, dans le rayon des croquettes pour chien de son supermarché, entre un sac de friandise et une nouvelle balle en plastique, soit disant, ultra résistante, il était en train de lutter contre l'envie plus que pressante de tout laisser tomber et de courir jusqu'à l'appartement d'Anthony Dinozzo.

Histoire de faire semblant, encore un peu, que tout était normal. Et que, peut-être, ce dernier déciderait d'aller rendre visite à Ziva.

Et, sans doute, Tim accepterait en déclarant que c'était une excellente idée.

Il se pourrait que cela l'aiderait à mieux dormir la nuit. Cela l'aiderait à chasser de son esprit le visage meurtri de la jeune femme et les yeux hantés de l'agent Senior. Il oublierait alors toutes ses bonnes résolutions de se tenir le plus éloigné possible du couple. Jouant les amis fidèles et compréhensifs pour chacun des deux. Prêtant son épaule et son oreille quand ils seraient prêts à parler et se décharger sur lui. Oubliant ses doutes et ses questions.

Ne s'avouant pas que cela l'aidait, à se sentir près d'eux. Plus qu'il ne le pourrait jamais. Plus qu'il ne l'aimerait jamais.

En attendant, il pouvait toujours se remettre à l'écriture. Se noyer dans l'encre et la page blanche.

Il pourrait écrire une histoire d'amour pour changer un peu.

D'un homme et d'une femme que tout sépare. Qui s'aiment mais ne peuvent se l'avouer.

Et d'un homme qui aime cet homme sans savoir, ni pouvoir le lui dire. Et qui préfère l'aider à trouver le bonheur avec cette femme. Cette femme qu'il regarderait être heureuse avec un autre. Mieux qu'avec lui…

Plutôt que de rester à se sentir coupable d'aimer un peu trop.