Chapitre2.Unvenunonapprécié.
Nous étions tous les trois saoul comme jamais. Nous venions tout juste de sortir du club. Les bras sur chacune des épaules des autres, pour nous soutenir mutuellement, incapable de soutenir nos propres corps. Nous chantions à tue-tête une chanson pas vraiment entraînante : Hallelujah. Je ne savais pas pourquoi, mais cette chanson, avec un peu d'alcool dans le sang, devaient entraînante. Toutes les chansons le devenaient d'ailleurs. James était au milieu de Jessica et moi, s'était celui qui avait le moins bu. Ça l'arrangeait que mon appartement n'était pas trop loin du bar, aucun de nous trois n'étaient en mesure de prendre la route.
- Tu sais, dis-je à Jessica au ralenti, par le trop haut taux d'Alcool dans mon organisme. J'aime bien que ton père soit bourré de fric.
Elle rit.
- J'aime bien ça moi aussi ! cria-t-elle.
J'imaginais quel portrait nous laissions d'un point de vu extérieur : trois saoulons, chantant comme des idiots au beau milieu de la rue. On aurait pu se faire frapper par une voiture, mais aucun de nous c'en préoccupait. À vrai dire, rien ne nous préoccupait à ce moment, la vie était parfaite.
- Hallelujah ! criâmes James et moi, à tue-tête, riant à la fois. Nous chantions extrêmement faux, mais cela rendait la situation encore plus amusante.
Anna riait, la tête déposée sur l'épaule de James.
- Il ne faut pas faire de bruit, dit-elle, prise d'un fou rire.
- Qu'est ce que j'en ai à faire ? s'écria James. HALLELUJAH ! cria-t-il plus fort.
Je ris aux éclats. Mon pied profita de mon moment d'inattention pour marcher sur un canal d'égout, je perdis pied, évidemment. Au moment au j'avais appréhendé rencontrer le sol violemment, j'avais sentis James me rattraper de justesse, faisant tomber Jessica au passage. Malheureusement, James n'avait pas suffit à empêcher ma chute, je l'avais simplement entrainé avec moi. J'étais tombé sur lui. Nous rîmes à en avoir mal au ventre. J'avais les jambes molles et voyais double.
- James… soupira Jessica en tendant les bras vers lui.
- Attend ! soupira-t-il
Je ris alors qu'il m'aida à me relever. Alors qu'il me tenait mollement dans ses bras j'avais subitement cessé de rire. Je fus prise d'une nausée horrible, je sortis de l'étreinte de James en le poussant. Il tomba à nouveau au sol. Sur les fesses cette fois, me regardant ahuri et perturbé.
- Je vais vomir ! me plaignais-je, courant comme une débile dans tous les sens, cherchant un endroit pour libérer le surplus d'Alcool. Le goût de tequila se goûtait toujours, dans ma bouche.
J'arrivai à un buisson, me pliai en deux et y vomis. Je n'avais pu trouver un endroit plus approprié, par manque de temps.
- Tu es dégoûtante, soupira James, qui devait lui aussi avoir très mal au cœur.
Il me regardait avec dédain, c'est pourquoi je lui balançai mon doigt d'honneur, cela le fit rire. Je relevai mon corps, passant le revers de ma main contre ma bouche.
- Ça va mieux ? ricana-t-il.
Je lui souris d'un air espiègle, mais en faite, ça allait vraiment mieux, j'avais moins mal au cœur. Je regardai au loin et trouvai Jessica, somnolant en plein centre de la rue, la bouche grande ouverte. James avait aperçus cette même image que moi et rimes si fort, oubliant les quatre heures du matin.
- Vos gueules ! cria quelqu'un du voisinage, la tête sortit de sa fenêtre.
- Va chier ! m'écriai-je à mon tour.
James pouffa de rire, et je fis de même. Je courus, sans aucune destination en tête. Je me tournai vers l'arrière, et vis James donner de légers coups de pieds sur Jessica. Elle était KO. Je ris face à cette vision.
- Aller ! Venez ! hurlais-je.
Nous avions fini cette soirée, beaucoup plus calmement que lorsque nous l'avions débuté…heureusement pour nous, je n'osais imaginer la gueule de bois que j'allais avoir demain matin… James et moi étions allés avec Jessica à son appartement, question de sécurité et ensuite James était venu chez moi. Je l'avais invité à dormir et il avait accepté. Aussitôt ma tête posée sur mon oreiller, j'étais partis pour la nuit.
- Amé ?... Amé, merde réveille-toi !
J'ouvris mes yeux, avec autant de difficulté que la veille, mais heureusement pour moi, j'étais dans ma chambre, dans mon lit et enroulé dans mes draps.
- Quoi ? gémis-je.
J'avais si mal au crâne que j'avais l'impression qu'il allait exploser. Je me sentais toujours sous l'effet de l'Alcool, ce qui n'était pas très génial…
- Il est onze heures, s'exaspéra-t-il.
- Bravo James, maintenant tu me laisses dormir ! grognais-je.
Il soupira.
- Il faut te faire un dessin ?
Je me relevai brusquement dans mon lit, par ce simple geste, les murs de ma chambre étaient devenus un carrousel. Je m'étais laisser retombé sur mon oreiller, la douleur à ma tête me fit grimacer. J'entendis le rire amusé de James. Je le foudroyai du regard et il cessa aussitôt.
- Et merde… je travaille dans précisément trente minutes et j'ai encore la gueule de bois, ainsi qu'une putain de migraine. La journée va être fantastique ! sifflai-je, sarcastiquement, déposant ma tête dans mes mains.
James m'incita à me recoucher, me convaincant que je pouvais rester coucher et me reposer.
- T'as qu'à leurs dire que tu es malade. Ils ne peuvent pas te forcer à travailler ?
J'ouvris mes yeux, avant de le dévisager.
- J'ai besoin d'argent, James.
- Mais voyons tu fais que ça travailler, avec ton job au resto, ton deuxième au bar, et celui au dépanneur. Un congé sa ne te fera pas de mal.
- Les congés sa ne rapporte pas assez malheureusement.
Je soulevai mon corps lourd et épuisé puis me dirigeai vers la salle de bain. J'avalai trois aspirines et sautai sous la douche. Quelques minutes plus tard, je remontai mes cheveux en chignon et appliqué une légère couche de mascara. Alors que je sortais de la salle de bain en serviette pour aller chercher mon uniforme de travaille, j'avais vu James à nouveau endormis. J'écris un mot à James et quittai mon appartement.
Je devais me rendre au bar pour aller récupérer ma voiture qui était resté dans le stationnement la veille. En chemin, mon portable sonna. Je me dépêchai à répondre puisque la sonnerie empirait ma migraine. Malheureusement, je me rendis compte trop tard que je n'aurais pas du répondre, mieux valait empirer ma migraine que d'endurer une conversation avec ma mère.
- Allô. répondis-je bêtement.
- Bon…bonjour ma chouette. avait-elle répondu comme étonné que je lui réponde.
Je roulai des yeux.
- Qu'est-ce que tu veux, maman ? soupirai-je.
- Eh bien, je t'ai laissé plusieurs messages sur ta boîte vocale, mais tu ne m'as pas rappelé, alors, j'étais inquiète.
- Et bien comme tu peux voir, je suis toujours en vie.
- Que fais-tu Samedi soir ?
- Je suis occupé.
- Très bien, alors libères-toi, je fais un souper avec Esmée, Carlisle et leur fils, Edward ? Tu te souviens d'eux, pas vrai ?
- Je viens de te dire que je suis occupé ?
- Kristen, s'il te plaît, c'est important pour moi.
- Tu te balances des choses importantes pour moi, mais moi je devrais tout annuler pour te faire plaisir, c'est ça ?
- Ne recommences pas je t'en pris Kristen. Ton père aimerait beaucoup que tu y sois… moi aussi d'ailleurs.
- Je ne garantis rien.
- Fait ton possible, c'est tout ce que je te demande.
- Mouais, c'est ça.
- Au revoir, ma belle. Je t'aime.
Je raccrochai. Je ne voulais pas aller à ce souper, qui s'annonçait horriblement ennuyant avec les amis de mes parents ! Je n'ai jamais réellement aimé être en leur compagnie, ils ne parlaient jamais des sujets qui m'intéressaient. Et en plus, leur fils, cet Edward à la noix, horrible comme un rat, maigrichon comme un ver. Sans parler de son intelligence sous-développé. Pourquoi devais-je y aller, de toute manière ? Je n'avais qu'à refuser, c'était aussi simple.
J'embarquai dans ma voiture et me rendis au restaurant ou je travaillais.
En entrant, je vis mon patron.
- Bonjour, Kristen, me salua Billy, mon patron.
Il se tenait derrière le comptoir d'accueil.
- Bonjour, Billy. répondis-je feignant d'être de bonne humeur.
J'allai à mon casier, dans la salle des employer et déposai mon sac. Je sortis ensuite pour commencer à aller accueillir mes clients.
- Bonjour, puis-je vous offrir une boisson pour commencer ? offris-je à un client qui venait tout juste de s'asseoir à la table.
- Un ver d'eau pour commencer merci.
Je souris.
- Je vous apportes ça tout de suite.
Ensuite, j'allais vers l'autre table à coté. En chemin, je sortis mon calepin.
- Bonjour puis-je-vous…
J'arrêtai net de parler. Je figeai laissant mon calepin chuter vers le sol. L'homme devant moi m'avait aussi reconnu, malgré les deux ans qui séparaient notre dernière rencontre.
- Kris… Kristen ?
Contrairement à moi, il ne sembla pas surpris, même qu'à voir son regard, j'aurais presque pu croire qu'il s'était attendu à me voir. Je fus incapable de répondre quoi que se soit. J'étais complètement sous le choc. J'ignorais comment j'aurais dû réagir. Pourtant j'avais imaginé ce moment, tellement de fois, m'imaginant lui crier toutes sortes d'insultes, peut-être même lui cracher au visage, pourquoi pas, après tout, il le méritait ! Plusieurs émotions se chamboulaient en moi et je ne savais pas laquelle je devais laisser remporter ce combat.
- Kristen… me demanda-t-il.
- Riley…soufflai-je.
Mon ex petit ami. Celui qui m'avait détruit, qui m'avait trahi. Sa faisait déjà deux ans de cela. J'étais âgée de dix neuf ans à l'époque. J'avais été folle amoureuse de Riley, depuis mes dix sept ans. Jamais je n'avais ressenti quelque chose d'aussi intense pour un garçon, il avait été mon premier amour, et mon dernier. J'avais été tellement prête à tout pour lui, pour cet amour que j'avais crus vrai qu'il en avait profité pour me faire croire n'importe quoi. Après une année complète de fréquentation, nous avions envisagé d'aller vivre ensemble, un projet qui fût vite réalisé. Pour cela, Riley m'avait demandé d'arrêter mes études. Il m'avait convaincu d'avoir plusieurs boulots à la fois pour arriver à nous payer ce logement. Autrefois, je croyais que lui aussi payait, mais ça aussi c'était faux… Mes parents n'étaient pas du tout d'accord, en faite, mon père désapprouvait, mais disait que c'était ma vie privée. J'avais dix huit ans, j'étais majeure et assez vieille pour assumer ce que je faisais. Ma mère, par exemple, avait fait plusieurs crises, n'arrêtant pas de me dire que j'étais trop jeune pour ce genre de relation. Que je ne connaissais rien à l'amour… J'avais été sourde à ses avertissements, et que ça lui plaisais ou non, j'allais vivre avec Riley. Point final. J'aimais Riley plus que tout et ce n'était pas l'opinion de mes parents qui allait y changer grand-chose. Mais après réflexion, j'aurais mieux fais d'écouter leurs conseils. Il était l'amour de ma vie et rien n'y personne allait y changer quoi que ce soit, je nageais dans le bonheur, jusqu'au jour où, quelque mois après notre emménagement, en revenant de mon boulot, je les avais trouvés, elle et lui. Ma meilleure amie et mon copain, dans mon lit. Leurs gémissements cognèrent contre mes tympans. Ils ne m'avaient pas vu, mais je les avais observés, figés, incapable de dire ou faire quoi que ce soit. Jusqu'à ce qu'un feu, dans ma poitrine incendia tout mon corps, laissant place à la trahison, la tristesse, la souffrance et la colère. Chacun de mes membres s'était mit à trembler sous l'effet de la frustration. Je m'étais avancée vers eux, d'un pas lourd et ils remarquèrent aussitôt ma présence. J'empoignai la tignasse rousse de Victoria, ma meilleure amie, en faite, mon ex meilleure amie à partir de ce moment, et la lançai derrière, ou elle tomba contre le sol. J'avais usée d'une force que je ne croyais pas avoir. Riley m'avait regardé surpris et se lança sur Victoria, la protégeant de moi.
- Tu es complètement folle ! s'écria-t-il. Ne t'en prends pas à elle ! Elle est cent fois mieux que toi, plus belle que toi ! Ne la touche plus jamais, et ne me touche plus !
- Pourquoi ? avais-je demandé. Je t'aime, ne me fais pas cela. avais-je dit dans une voix à peine audible.
Il rit.
- Tout ce que je voulais, c'était Victoria. Tu étais naïve, assez jolie et la meilleure amie de celle que je voulais. Ce fut presque trop facile, je dois avouer que je suis un peu déçu… Par contre, avec ton salaire, tu as même réussis à nous avoir un appartement ! Ce n'est pas génial ça ! Pas besoin de t'annoncer que tu n'as plus besoin de revenir ici j'imagine ?
Il rit une seconde fois. Je les regardai tout les deux, avec dédain.
- Vous allez tout les deux me le payer !
Depuis ce jour, j'avais toujours pensé que tous les gars étaient des salauds. Qu'il ne voulait qu'un simple trou pour enfiler leurs bites à la con, pour ensuite nous laisser là, comme si nous serions que de simples prostitués, existant que pour leur donner du plaisir. Et c'est ainsi pour cela que j'avais été incapable d'avoir d'amie à nouveau. James était la seule exception.
- Tu as changé, dit-il en se levant, me faisant à la même occasion sortir de mes pensées.
Je reculai aussitôt et il sembla surpris. Je repris mon carnet au sol ainsi que mon je repris mon contrôle.
- Puis –je vous offrir une boisson, Monsieur ? lui demandai-je, feignant qu'il soit un client parmi tant d'autre.
Il ne répondit pas, me regardant désolé, comprenant ma réaction.
- Un verre d'eau, s'il te plaît.
J'allai rapidement aux toilettes, ne voulant pas tout de suite recroiser son regard. J'avais besoin d'être seule, pour pouvoir songer à tout cela. Ne serais-je qu'une petite minute.
Je me regardai dans le miroir, ce fut à cet instant, que les larmes jaillirent, coulant à flot sur mes joues. Je détestais pleurer, je m'avouais ainsi plus faible que ce que je m'efforçais de montrer. Je ne suis pas faible ! cessai-je de me persuader, mais j'avais moi-même de la difficulté à me croire, par les larmes qui coulaient toujours plus, allant s'écraser dans le robinet. Devenant de l'eau parmi tant d'autre. Je secouai ma tête, voulant effacer ces idées. Je n'allais tout de même pas tout gâcher, tout ce que j'avais fait pour l'oublier, pour faire comme si cette période de ma vie n'avait jamais existé, simplement parce que je l'avais revu. Je n'allais pas lui laissé un tel pouvoir sur moi !
Je m'aspergeai le visage avec de l'eau froide. Cela m'aida à me remettre les idées en place. Les larmes disparurent, lorsque je séchai mon visage avec du papier brun. Toutes traces de tristesse, ou de douleur se volatilisa, laissant place à la colère. Je cognai mes poings fermement sur le comptoir, avant de sortir des toilettes. Je me dirigeai vers le comptoir à boisson et préparai un verre d'eau. Je marchai jusqu'à la table de Riley.
- Et voilà, ton verre d'eau, salaud !
Je lui balançai l'eau qui était dans le verre en pleine figure. Il bondit de son siège stupéfait. Je souris satisfaite. Je lui crachai en plein visage.
- Ça c'est pour m'avoir menti.
Dégoûté, il retira mon cracha. Il alla dire quelque chose, mais plus vite que lui, je lui envoyai mon poing sur le nez. Il hurla de douleur avant de tenir son nez dans ses mains.
- Ça c'est pour m'avoir trompé !
Et pour finir, je lui balançai le plus fort que je le pouvais mon genou vers dans son entre-jambe. Il tomba sur le sol, tenant à présent son sexe, les yeux remplis de larmes.
- Et ça ! C'est pour m'avoir détruit et d'avoir couché avec ma meilleure amie.
Il sanglotait presque contre le plancher, le visage en sang.
- Kristen ! hurla Billy, mon patron.
Oups. Je me tournai tranquillement vers mon patron qui marchait vers moi, en furie.
- Tu es cinglée, ou quoi ?
Je ne répondis rien. Voyant mon silence, il secoua la tête, complètement déçu et aida Riley à se lever tout en s'excusa pour ma mauvaise conduite. Nous fûmes rapidement encerclés par tous les clients qui remplissaient le restaurant. Ainsi que d'autre à l'extérieur, attiré par tout ce bruit.
- Vide ton casier, rends moi ton uniforme et tu pars. Tu es virée !
- Virée ! hurlai-je, pas réellement sure d'avoir bien compris. Plaisantait-il ?
Je ne pouvais définitivement pas être virée !
- Oui, virée !
Je m'avançai vers lui.
- Je vous en supplie, Billy, j'ai besoin de ce boulot !
Il haussa évasivement les épaules, complètement insensible à mes propos. Comment pouvait-il me faire cela ? Je lui envoyai mon regard le plus suppliant, mais rien n'allait changer son idée. J'étais virée. Génial !
Je baissai donc les bras, c'était trop tard. J'allai à mon casier, sous les regards hébétés de la foule. Quelque personne se retirait de mon passage, probablement de peur que je les bouscule eux aussi. Ils faisaient peut-être mieux, j'en voulais au monde entier à cet instant présent. Je pris mon sac et retournai vers Billy. Mon ex-patron à partir d'aujourd'hui.
- Je ne vais pas téléphoner à la police, pour ce que tu as fais, mais en échange, je ne veux plus jamais te revoir ici, compris !
J'hochai ma tête et sortis allant directement à ma voiture.
- Kristen, attends !
Je me tournai et tombé nez à nez avec Riley. En en voir son nez, il devait être cassé.
- Mais qu'est ce que tu veux ? T'as pas compris le message ?
- Tu as changé, me redit-il, ne portant pas attention à ce que je lui avais dis.
- Tu me la déjà dis, crachai-je.
- Mais je le répète… tu as vraiment changée, eh bien, je veux dire.
Comment pouvait-il encore radoter ce qu'il m'avait déjà dit, après tous les coups que je lui avais infligé ? Était-il imbécile à ce point ? Je ne sais pas ce qui me mettait plus en colère, le fait qu'il revienne me parler, ou qu'il ne réagisse pas ou qu'il ne m'insulte pas pour tout les coups que je lui avais donné ?
Je le dévisageai, comme jamais je ne l'avais fais auparavant.
- Tu rigoles ! Je viens tout juste de te frapper et tu viens me parler ? J'ai bien peur que tu sois anormal !
Il approcha sa main vers mon, pour me toucher pour je ne sais quelle raison, mais je repoussai sa main vivement.
- Ne me touche pas ! criai-je. Le plus loin de moi tu seras Riley, le mieux ce sera, crois moi.
J'allais à ma voiture, plus qu'ébranler par ce qui venait d'arriver. Après être embarquer, je mis le contact et prit soin de bien barrer mes portes. Je partis ensuite vers mon appartement, essayant à la fois de laisser mon passé dans le stationnement et de ne plus jamais y resonger.
James dormait toujours dans mon lit. Mais ma brusquerie le réveilla aussitôt.
- Que fais-tu ici ? Ils t'ont renvoyé chez toi ? Tu n'as tout de même été malade là-bas ! me demanda-t-il d'une voix endormi
J'échappai un petit rire, il aimait bien le Drama, mon James, ses âneries m'amusèrent. Par contre, lorsque je repensai au fait que non, son petit scénario n'avait pas vraiment été celui qui s'était réellement passé, je changeai d'expression, pour celle de la déception. Je me tournai vers lui et il remarqua que quelque chose n'allait pas bien.
- Je me suis fais virée… lui avouai-je.
- Quoi !
Il se redressa brusquement.
- Pourquoi, que s'est-il passé ?
Je mordis ma lèvre inférieure.
- J'ai vu Riley…
Il afficha une moue peinée, comme s'il comprenait.
- On va au bar ?
J'hochai ma tête, j'avais effectivement besoin d'oublier tout cela et je voyais qu'une seule façon de le faire. Il se leva et vint me serrer dans ses bras. Je le serrai également, recherchant du réconfort, que je trouvai, sans difficultés.
- Ça va aller…
Je le repoussai, fermant toute barrière qui pourrait montrer à quel j'étais… triste.
- Allons ! Si je me laisse encore devenir triste pour un mec qui n'en valait pas la peine, je ne m'appelle certainement pas Kristen Swan !
Il sourit.
- Tu l'as dis, beauté !
Je ris.
Il était 21 : 30, j'avais terminé de travailler au dépanneur et je m'apprêtais à partir au Bar, rejoindre James. Une chance qu'il était la pour moi, celui-là. Je ne sais pas avec qui d'autre j'aurais noyé ma colère dans l'Alcool.
Arriver au Bar où nous allions régulièrement, je marchai jusqu'à l'entrée et les BodyGardme laissèrent entrée, sans que j'aie à faire la file. Ça pouvait assez bien décrire la fréquence de ma venu ici. Ils me reconnaissaient parmi tous les clients.
- Merci, les gars ! leur dis-je, leur dévoilant mon sourire le plus charmeur.
Ils me sourirent, avant de retourner à leur travail.
James dansait parmi tous les gens et ils emblait avoir déjà quelque verre dans l nez. La débauche serait au rendez-vous, ce soir ! Lorsqu'il m'aperçut, il marcha vers moi. Il m'enlaça, ravi de me voir et nous allâmes vers le bar.
- Huit tequilas ! s'écria-t-il, au Barman.
- Huit ! m'écriai-je
Il sourit, très heureux.
- C'est ma tournée !
Je ris de bon cœur, ça allait me changer les idées.
