Je me réveillai avec un sourire joyeux, face à la nuit chaude que je venais de vivre. S'était dans ses moments que je regrettais c'est règles qui m'empêchaient de coucher plusieurs fois avec la même personne.

Je fus interrompu par la sonnerie de mon portable. Je m'empressai de répondre.

- Allô !

- Bonjour ! entendis-je, à l'autre bout du fil.

- Salut James, sa va ?

- Oui toujours, rien ne pourrait m'enlever ma bonne humeur !

Je fronçai les sourcils, il n'était pas comme d'habitude. Il avait une attitude assez étrange et beaucoup trop enchantée, pour une heure aussi tôt du matin.

- Tout va bien ? lui demandai-je, en me levant de sur mon lit.

Il rit, était-il saoul, ou même drogué ?

- C'était la plus belle nuit de mon existence ! s'écria-t-il.

J'eus mal légèrement à mon oreille et roulai mes yeux, exaspérée.

- Tu dis toujours cela, James… après chaque fois que tu couches avec quelqu'un.

Il soupira exagérément dans le téléphone.

- Mais cette fois, c'est vrai !

- Tu dis toujours ça aussi.

Il soupira à nouveau.

- Hé ! Où étais-tu, hier soir ? Tu as complètement disparus !

Je raclai ma gorge, et eus quelque souvenir de la veille. Un sourire béat s'installa à nouveau dans ma figure. C'était fou de voir comment une bonne baise pouvait remonter le moral !

- Tu n'as tout de même pas été dans les toilettes toute la soirée ! s'esclaffa-t-il, faisant en sorte que je sorte de mes pensées.

Je ris à mon tour.

- Mais non, imbécile ! On est allé chez lui.

- Wooow ! Ça valait le coup j'espère ?

Je ris et roulai les yeux au ciel.

- Oui, une des meilleures nuits à vie à faite. C'était un sacré coup !

- Tant mieux. Sinon tu vas toujours chez tes parents aujourd'hui ?

- Ouais. Après je travaille au Bar.

- Et tu viens nous rejoindre moi et Jess au club ensuite j'espère !

- C'est Samedi, tu ne croyais quand même pas que j'allais resté à manger du popcorn devant un film pourrit ?

- On sait jamais, peut-être que tu te serais décidé enfin à devenir sage ! avait-il dit en riant.

- Ma vie serait drôlement ennuyante !

Il s'éclaffa.

- Bon allez je te laisse. On se voit ce soir. Bisous. me salua-t-il.

- À plus, ne fait pas trop de connerie d'ici là.

Il rit puis raccrochai. Je l'imitai. Il était parfois assez stupide, mais il me faisait rire et il était un ami exceptionnel. Je ne serais probablement rien sans lui, et je m'ennuierais grossièrement…

Il était 13 : 30. Je décidai donc d'aller immédiatement sous la douche. Ensuite, je peignai mes cheveux, les laissant vagués vers le milieu de mon dos. J'appliquai du eye-liner sur mes paupières, puis du mascara et pour finaliser le tout, je me vêtis d'un pantalon moulant noir et d'une camisole blanche, en dentelle dans le dos.

Je regardai mon reflet dans le miroir et fus satisfaite par l'image qu'il me renvoya. Avoir une belle apparence était pour moi important, j'aimais bien paraitre.

Je finis de me préparer et il 15 : 40. Je profitai du temps qu'il restait pour aller au marché pour faire quelque commission, au centre-ville. J'en profitai pour acheter un bouquet de fleur pour ma mère et une bouteille de porto pour mon père, je savais qu'il en raffolait. Je pris, en même temps, une bouteille de vin rouge par politesse, de la Vodka et dus jus d'orange. Au cas où la soirée serait d'un ennuie pénible.

À 17 :00, je fus arrivé chez mes parents, la maison de mon enfance. Tant de souvenirs, autant joyeux que douloureux étaient enfermés dans ces murs. Je ne pouvais pas dire que je n'avais pas une belle jeunesse. Seulement me rappeler ce que j'étais plus jeune me perturbais. La petite fille timide et enrobée, qui ne disait jamais un mot. C'était tout le contraire de ce que j'étais aujourd'hui…

Je sortis de ma voiture, allai jusqu'au perron puis toquai à la porte. En moins d'une minute, ma mère vint m'ouvrir.

- Kristen ! Toujours aussi ponctuelle à ce que je vois.

- Je suis contente de te voir aussi, maman, soupirai-je.

Elle ne changerait donc jamais… Elle me débarrassa de mes sacs et les fleurs sans un mot puis déposai le tout à l'intérieur. Alors que j'entrais à mon tour elle dit :

- Toujours seule ? avait-elle demandé, même en sachant déjà la réponse.

Chaque mot qui sortait de sa bouche était destiner à me blesser, on pouvait presque croire que ça lui faisait plaisir.

- Oui… je te l'avais dis que je viendrais seule. avais-je dit en me contrôlant pour rester gentille.

Elle soupira, découragé.

- Les filles de ton âge normalement ont tout un copain…

Je soupirai désespérée, et claquai la porte derrière moi.

- Ce doit être parce que je ne suis pas normal, que veux-tu, on ne peut pas tous être parfait comme toi maman !

Elle parut offusquée, elle déposa furieusement ses poings sur ses hanches et me fixa d'un regard autoritaire, comme si j'aurais été une gamine de quinze ans, rentrée saoule après une fête. Elle alla me gronder pour mon manque de respect, mais mon père était arrivé juste à temps.

- Kristen ? C'est toi ?

Je me tournai vers mon père qui m'accueille avec bonheur dans ses bras.

- Papa !

Je l'enlaçai fermement, plus qu'heureuse de le revoir.

- Je suis si content de te voir !

- Moi aussi, papa !

Il me regarda de haut en bas, me couvant d'un regard rempli de fierté.

- Comme tu changes. Tu deviens plus magnifique à chaque jour !

Je souris face à son compliment. J'avais toujours beaucoup plus apprécié mon père à ma mère. Contrairement à ma mère, nous étions capable d'avoir une discussion agréable sans que sa finisse en engueulade. Charlie me ressemblait beaucoup plus, c'était ce pourquoi nous étions aussi complice lui et moi. Ma mère quant à elle était tellement déçu et en désaccord avec mes choix de vie qu'elle en avait oublié l'amour inconditionnelle qu'un parent devait avoir pour son enfant.

- Alors qu'est ce que tu deviens ma chérie ?

- Je suis toujours la même.

- Sa fait longtemps que tu es venu nous voir !

- Je sais… je suis vraiment occupé avec le travail…

- Si tu n'aurais pas lâché l'école, tu n'aurais pas à autant travailler. murmura ma mère dans sa barbe.

- Renée, je t'en pris, ne recommence pas avec ça ! dit Charlie furieux.

Elle partit, offusqué que personne pense comme elle. Me laissant seule avec Charlie.

- Et puis ton livre, comment il avance ? me demanda-t-il curieux.

Je levai les yeux au ciel.

- Papa, je n'écris plus, ça fait longtemps déjà, et tu le sais…

- Il n'est jamais trop tard pour recommencer. m'avait-il dit en me faisant un clin d'œil.

Quand j'étais adolescente, j'écrivais pour le plaisir, et mon père adorait lire ce que je composais. Lorsque j'ai arrêté, il était plus que peiné… Depuis il gardait espoir que je continue…

Il me prit à nouveau dans ses bras et me serra fortement.

- Tu nous as manqué…

Je ris doucement en lui rendant son étreinte.

Nous fûmes interrompus par un cognement à la porte. Ma mère arriva de la cuisine en essuyant ses mains sur son tablier qu'elle dépêcha d'enlever avant que ses invités entre. Ce fut mon père qui alla ouvrir. Esmée et Carlisle entra dans la maison, joyeux. Ils n'avaient pas du tout changé, seulement la vieillesse avait commencé à faire son œuvre doucement.

- Bonjour tout le monde ! s'exclama Esmée, avec enthousiasme.

Je lui souris, elle n'avait pas du tout changée. La même Esmée spontanée que dans mon jeune temps. Elle me regarda, ahuri.

- Kristen ! Est-ce bien toi ?

Je souris. Elle vint immédiatement dans ma direction et m'enlaça.

- Comme tu as changés, mais regardes toi, tu es une femme magnifique maintenant !

- Merci, Esmée, lui répondis-je, sentant mes joues rougir.

Suite aux salutations de chacun nous étions allé à la cuisine en chemin, Carlisle était venu m'aborder à son tour.

- Nom de dieu, Kristen ! Tu es splendide, ma parole !

- Merci beaucoup, répondis-je. sentant à nouveau le rouge me monter aux joues.

En entrant dans la cuisine, Esmée s'exclama :

- Oh wow, mais quel joli bouquet, de qui vient-il, ne me dites pas que Charlie c'est enfin décidé à devenir charmant.

Tout le monde s'éclaffa, mise à part ma mère. Cette dernière répondit d'un ton frôlant la méchanceté :

- Non c'est Kristen, c'est surement pour ce faire pardonner de venir aussi rarement.

Un énorme malaise s'installa dans la cuisine. Esmée dit aussitôt pour détendre l'atmosphère :

- J'aimerais qu'Edward m'en amène des fleurs à moi aussi. Seulement, depuis qu'il est déménagé, on pourrait presque croire qu'il a oublié ses vieux parents ! dit-elle en riant.

Nous entendîmes ensuite une portière de voiture se fermer.

- En parlant du loup, ce doit être Edward. avait dit Carlisle fièrement.

- Tu vas ouvrir Kristen ? me demanda mon père gentiment.

J'hochai la tête et me dirigeai vers la porte, en l'ouvrant, j'entendis nos parents venir à leurs tours, derrière la voiture de Carlisle et Esmée, j'aperçus une Volvo noire. Après l'avoir bien fixer, j'eus un sentiment de déjà vu. Oui, il y avait plusieurs Volvo noire dans Montréal, mais elle me semblait familière…

Je le vis se diriger à pas décontracté vers l'entré. Il portait des jeans noirs, un chandail noir ajustée, couvert d'une veste en cuire. Ses lunettes Rayban s'agençait parfaitement avec le tout. Sa faisait des années que je ne l'avais pas vu, pourtant, j'aurais pu jurer que je le connaissais.

Arrivé finalement dans l'entré, il retira ses lunettes et je pus voir se regard émeraude. Ce regard…Ses lèvres pulpeuses, son corps sculpté à la perfection derrière ce chandail, ses cheveux en bataille…

Edward…

Nos regards se croisèrent et je fus incapable de le relâcher. Je sentis mon cœur s'acharné contre ma poitrine. Ma gorge fut sèche et j'avais l'impression que tous les muscles de mon corps venaient de me lâcher d'un seul coup.

C'était impossible, ça ne pouvait pas être lui. Je devais être dans un cauchemar ?

Nous nous fixâmes sans dire un seul mot, réalisant chacun de notre côté qui était la personne devant nous. J'avais couché avec un ami d'enfance, il était pratiquement un frère pour moi…Mais le pire dans tout ça c'était que j'avais adoré ça. Je sentais tout mon corps en réclamer encore.

- Kri… Kristen ? souffla-t-il.

- Edward…

Les regards de nos parents étaient posés sur nous, ne comprenant pas ce qui se déroulait. Un énorme malaise emplissait la pièce. Lorsque je relâchai finalement son regard, je ne fus plus capable de le regarder, sentant mes joues s'empourprées. Je fixai un point sur le plancher, sentant la honte me ronger de l'intérieur. Alors qu'il saluait tout le monde, j'en profitai pour m'éclipser dans la cuisine.

J'entendis Edward saluer tout le monde, avec rapidité et s'excuser. Des pas rapide se firent entendre. Ils se dirigeaient vers moi. Je fermai mes yeux, essayant de reprendre un peu de contrôle sur moi-même. Je n'eus pas la temps, en quelque seconde, je le sentis derrière moi.

- Kristen… ?

Je pris mon courage à deux mains et en respirant fortement, je me tournai vers lui, affichant un air nonchalant.

- Oui ?

Il s'approcha plus près de moi, son visage face aux miens. Son odeur rencontra mon odorat et je ne pus empêcher mon envie de lui, s'amplifier à une vitesse folle. Mais que m'arrivait-il ?

- Est-ce que…

- Oui, le coupai-je, sachant déjà la question qu'il allait me poser.

Il rit silencieusement, mais amusé. Je fus automatiquement choquée.

- Pourquoi ris-tu ? Ce n'est pas du tout amusant, crétin ?

Il rit de plus belle. Après un certain instant, il retrouva son sérieux, il releva les yeux vers moi. C'est yeux vert émeraude me fixèrent, malicieux.

Et afficha un sourire en coin, des plus séduisants.

- Tu sais ce qui est le plus amusant ? demanda-t-il, la voix rauque.

Je déglutis péniblement. Le contrôle de moi-même ne tenait qu'à un fil.

- Quoi ?

- C'est que t'as toujours envie de moi, répondit-il, toujours muni de son sourire espiègle.

Il s'approcha dangereusement près de mes lèvres, qui elles me hurlaient qu'une chose !

Alerte ! Alerte !

- Tu dis n'importe quoi. dis-je en soupirant fortement.

Son visage dévia vers mon oreille et il y respira comme il l'avait si bien fait la vieille. Mais je rêve ? Il le faisait exprès !

- Même si tu refuses de l'avouer, je sais que j'ai raison… murmura-t-il.

Je pus finalement reprendre le contrôle de moi-même et le poussai pour partir vers le salon, un endroit sécuritaire, ou je pourrai très efficacement me changer les idées. Enfin… je l'espérais.

Je m'installai sur le sofa et essayai de calmer mes ardeurs. Un point énorme obstruait mon bas-ventre, je pouvais facilement l'identifier comme étant du désir…Ma mère me regarda, sourcils arqués.

- Tout va bien, Kristen ?

J'hochai la tête. Et mordillai ma lèvre nerveusement. Là dernière chose que j'avais envie était que nos parents sachent pour nous deux.

Elle pinça les lèvres, avant de s'intéresser de nouveau à la conversation. Elle savait que je ne lui dirais rien.

Ce ne fut pas long avant de voir Edward entrer dans le salon. Il marchait gracieusement, tel un félin près à attaquer... Évidemment, il vint s'asseoir près de moi… trop près de moi. Je soupirai, agacée. Je m'étais levé, irrité par ses enfantillages, puis était retourné à la cuisine. J'entrepris d'ouvrir ma bouteille de vodka. J'avais bien fait de l'apporter tout compte fait, j'allais en avoir de besoin ! Je me fis ce fameux vodka-jus d'orange et en prit une grande gorgé, puis retourner au salon.

- Tu n'en offres pas aux gens ? me demanda ma mère offusqué par mon manque de respect.

Il était vrai que ce n'était pas poli, mais sa faisait déjà un moment que j'avais arrêté de penser en fonction de la courtoisie, surtout en présence de ma mère. J'avais compris un peu trop tard que même si je lui apporterais la lune, elle trouvait quand même un moyen pour me montrer que j'aurais pu faire mieux. Peu importe ce que je faisais, je ne faisais que la décevoir.

Je roulai des yeux avant d'en proposer aux autres.

- J'en prendrais bien un. répondit Edward sournoisement.

Il se leva et vint vers moi, toujours muni de son sourire arrogant. Il me suivit dans la cuisine. Au comptoir, je dus me concentrer pour verser la vodka dans le verre. Sa présence me déstabilisait au point d'en être ridicule.

Soudain, deux mains fortes m'entourèrent les hanches. Je crus perdre l'équilibre tellement la tension sexuel qui régnait dans la pièce, était puissante. Il m'attira contre son corps musclé, et respira doucement dans le creux de mon cou, sa respiration était chaude et envoûtante. Je sentis ma respiration devenir irrégulière, j'étais incapable de le repousser, comme si j'étais envouté par sa présence. Il me serrait toujours aussi étroitement contre lui. J'avais pris une grande bouffé d'air, et fermai les yeux, sous son emprise. À cet instant même, j'aurais fait n'importe quoi pour son touché. J'avais besoin de le sentir en moi… Ça devenait incontrôlable !

J'ouvris les promptement yeux et remarquai ce que je faisais. La situation était complètement ridicule ! J'étais complètement ridicule.

- Arrête, dis-je, d'un ton que je voulais ferme, mais moi-même je n'étais pas convaincu par mon ordre.

J'aurais tant aimé le sentir à nouveau en moi…sentir son toucher, ses lèvres contre la peau… Je secouai la tête doucement. C'était contre les règles…

Je me dépêchai à sortir de son étreinte, puis sortis de la cuisine presque en courant. Arrivé dans le salon

Ma mère et les autres étaient déjà prêt pour s'installer manger. Le souper était déjà préparé, il nous restait donc tous à nous asseoir à table. Alors qu'Esmée aidait ma mère à mettre la table et que Carlisle discutait à table avec Charlie, j'étais allé à la salle de bain. J'avais si chaud ! Des images de la veille me revenaient sans cesse en tête, me rendant que plus fébrile…

- Calme-toi Kristen, tu dois te calmer ! m'étais-je dit en fixant mon reflet dans le miroir.

J'inspirai, et expirai plusieurs fois, j'avais finalement retrouver mon état normal. Je sortis donc de la salle de bain. Je tombai nez-à-nez avec Edward. Décidemment tous mes efforts étaient tombés à l'eau.

- Salut. avait-il dit avec son sourire en coin.

Ressentait-il la même que chose moi ? Il n'y avait qu'un moyen pour le découvrir. Je le pris par le collet de son chandail et l'entrainai dans la salle de bain, en prenant soin de verrouiller la porte derrière lui. Ses prunelles s'étaient assombrit par le désir. Il n'en resta pas moins surpris. Il ne devait pas s'être attendu à cela. Il s'attendait encore moins à ce faire prendre à son propre jeu.. Je le plaquai contre la porte et fis circulai mes doigts sur son torse, allant sous son chandail. Sans le relâcher des yeux. Je sentis sa peau frémir sous mes doigts. Je fis glisser mes mains près de son pantalon et je le sentis se raidir. Je déboutonnai son bouton avec ma main droite et fis descendre sa fermeture éclair. Il était terriblement excité et le voir ainsi me donnait un… plaisir énorme. Ma main alla dans son pantalon, et je caressai son sexe, ayant simplement son boxer comme barrière. Sa respiration était devenue haletante. Je me descendis doucement vers son sexe, couvert seulement de son boxer. Je déposai mes lèvres sur celui-ci, le faisait gémir. Puis doucement, je m'étais relevé vers son oreille, et y murmurai :

- Tu as raison… j'ai tellement envie de toi, dis-je, feignent un gémissement.

Ce fut le coup de grâce, il empoigna mes hanches et me souleva durement. J'attachai mes jambes autour de son basin et dus me contenir lorsque je sentis son membre tendu vers ma féminité. Nos nez se touchaient et il me regarda, fiévreusement.

- Tu es sérieuse ?

J'allai tout près de sa bouche mais me retirer rapidement par la suite. Je devais cesser cela, sinon j'allais me faire prendre à mon propre jeu. J'étais sortis de son emprise et le fixai, victorieuse.

- Bien sur que non !

Je lui fis mon plus beau sourire. Il comprit alors qu'il venait de se faire avoir comme un débutant. Je quittai la salle de bain, prise d'un fou rire. Il me jeta un regard noir, puis claqua la porte brutalement et je l'entendis mettre le verrou. Pas besoin d'être devin pour savoir ce qu'il allait faire, pensais-je.

Je descendis les marches et allai à la cuisine, m'installant à la table. Le repas était du spaghettis. Nous attendions tous patiemment Edward.

- Où est-il ? demanda Esmée.

- Il devrait arriver bientôt… avais-je dit en pinçant les lèvres.

J'essayais de cacher mon sourire. Après un moment, il arriva et se plaça sur la chaise, en face de moi. Il m'incendiait du regard. Je venais tout juste de mettre de l'huile sur du feu. La guerre était déclarée, et je ne perdais rien pour attendre ! Il voulait jouer, alors nous allons jouer, Edward.

- Tout va bien, Edward ! demandai-je, ironique.

Il me sourit malicieusement, et dit :

- Moi, évidemment, mais toi sa va, qu'est ce qui t'es arrivé au cou ? Tu t'es blessé ?

Oh la vache ! C'était un coup bas, celui-là… et merde ! Devant les parents en plus… Je me sentis une enfant à nouveau.

Il sourit de plus belle, devant mon expression embarrassé.

- C'est vrai, Kristen. C'est comme si tu avais reçu une sucette ! avait dit ma mère d'un ton réprobateur.

Mon visage s'enflamma et j'incendié du regard Edward, qui trouvait tout cela bien amusant !

- Je… je me suis brûlé, répondis-je,

Edward rigola discrètement.

- Avec quoi ! questionna-t-il aussitôt.

Putain j'allais le tuer ! Il savait qu'il me mettait en rogne. Je pris de grande respiration.

- En quoi ça te regardes toi de toute façon ? lui répondis-je sèchement.

- Kristen ! Soit polie, et moi aussi j'aimerais bien que tu me dises ce qui t'es arrivé ! objecta ma mère.

Non mais quelle pagaille !

- Avec mon fer plat, bon ! C'est finit, l'interrogatoire ?

Edward riait sans se gêner !

Rira bien qui rira le dernier, mon pauvre Edward ! Je n'allais certainement pas me laisser vaincre par cet imbécile ! Mon regard dévia sur son avant-bras, qu'il avait déposé sur la table, et mon attention fut portée sur… les griffures que je lui avais faites hier soir ! Je souris, satisfaite avant de dire :

- Et toi ? D'où viennent ses griffures sur tes avant-bras ? Ça a l'air de faire mal ?

Il cessa net de rire et ses yeux s'arrondirent. Il cacha ses bras sous la table.

- C'est rien, des petites blessures…

Je me levai et allai observer de plus près ce que je lui avais fait. J'empoignai son poignet, tout en prenant soin de caresser subtilement son entre jambe. Il échappa un petit gémissement, mais toussa ensuite, légèrement alarmé par ses… faiblesses.

- Oh… ça doit drôlement faire mal tout cela, dis-je. Regardez, Esmée.

Sa mère observa, et je fus automatique fixée par le regard furieux d'Edward.

- Mon pauvre garçon !

- Ça va ! Ça fait pas mal ! dit-il brusquement en retirant son poignet.

Je lui souris avant de retourner m'installer sur ma chaise, contente de moi-même. Lors du repas, il était tendu et perdu dans ses pensées. Je mordis mes lèvres pour caché mon amusement, tout en allant déposer mon pied contre sa cheville. Il leva son regard paniqué vers moi. Je fis glisser doucement mon pied tout le long de sa jambe. Il se raidit d'avantage, fermant les yeux, tout en essayant de se tenir en place. Je souris, malicieusement, tandis que mon pied montait sans s'arrêter. Il appuya aussitôt ses jointures contre sa bouche et ferma les yeux. Lorsque mon pied arriva auprès de son sexe, je redescendis mon pied aussi doucement que je l'avais fais monter alors que je m'éloignais, je le vis se détendre peu à peu.

Il échappa un soupir, avant de me lancer un regard affamé. Je sentis les battements de on cœur s'accélérer. Je constatai qu'il avait également, une forte emprise sur moi. Je sentis mon bas ventre s'enflammer.

J'avais plus que besoin de l'avoir en moi.

Nous nous fixâmes. Aucun mot ne se disait. Nous avions compris.

- Edward, je dois te parler. En privé, dis-je, en me levant.

Sans un mot, il se leva, à son tour, sous les regards curieux de nos parents.

Je marchai rapidement vers les escaliers et montai les marches 2 par 2, tandis qu'Edward me collait aux basques, bouillant. Je marchais jusqu'au toilette, lorsqu'il m'empoigna et me colla fermement au mur. Son visage était à quelques millimètres du mien. Ses mains saisirent mes hanches, pour me coller à lui d'avantage, je pouvais aisément sentir sa bosse imposante dans son pantalon.

Ses mains commencèrent à me caresser, débutant sous mon chandail. Je perdis tous mes moyens. Mes mains en firent de même. Une de ses mains alla sous mon pantalon, avec rapidité et agilité, il se dirigea vers mon clitoris. J'échappai un soupir. Il infiltra ensuite deux doigts en moi. Cette fois, je pus retenir un gémissement. J'agrippai ses cheveux et appuyai ma tête contre le mur. C'était tellement bon. Il était plus qu'habile. Sa cadence se faisait de plus en plus pressante. Plusieurs forts gémissements échappèrent à mon contrôle. C'était plus fort que moi. J'avais chaud, et ma respiration était plus qu'irrégulière. J'étais si près de l'Apogée, mes mains serraient le dos d'Edward... À quelque seconde de l'orgasme, il stoppa tout. Il alla déposer un léger baiser sur mon cou, en remontant sa bouche vers mon oreille.

- Je te le devais bien, non ?

Je le fusillai du regard. Son corps se décolla du mien. Il me souriait fièrement, avant de me faire un clin d'œil et de partir comme si rien ne c'était produit. Je restai dans le corridor, seule. L'absence de ses touchés laissa un vide, sur ma peau. J'attendis quelques instants, permettant à mon cœur de cesser de battre aussi fort et descendis en bas. Lorsque j'étais arrivé en bas, tout le monde nettoyaient la vaisselle, j'avais donc aussi empoigné une serviette et les aidai.

Après quelques coupes de vin et de vodka jus d'orange, nous étions tous au salon, en train de bavarder de tout et de rien, comme rien ne s'était passé. Tout le monde était assez avancer dans l'alcool… Mais y comprise.

Edward était assit à mes côtés et lui aussi était légèrement saoul. Nos petites âneries avaient pris fin suite à la vaisselle. La chaleur qu'il dégageait et son odeur ne cessaient de m'envouter. Nous rions pour rien et tous nos sujets de conversations étaient toujours drôles, peu importe ce qui se disait. Mais évidemment, toute bonne chose a une fin.

- En quoi es-tu allé à l'université ? demanda mon père à Edward.

- En littérature.

- Tu aimes cela ! Mais c'est génial, Kristen aussi, c'est l'une de ses plus grandes passions ! Vous allez bien vous entendre.

- Papa ! lui dis-je fâcher qu'il parle de cela devant tout le monde.

Edward me regarda vraiment intéressé.

- C'est aussi ce que tu as choisis alors ?

Je baissai les yeux, gêné. J'allais répondre mais Renée me devança.

- Kristen à lâcher l'école. Elle a préféré rejoindre un imbé…

- MAMAN ! dis-je fortement.

Un malaise s'installa dans la pièce. Je fulminais de l'intérieur.

- Tu es à ta deuxième année d'université j'imagine ? continua mon père, ignorant ce malaise.

Il y était habitué...

- Heu… oui. Il m'en reste deux autres ensuite…

- Deux autres ? demanda mon père sourcil froncé.

- Il a aussi choisis musique dans son programme, c'est donc plus long, expliqua Carlisle, en regardant son fils, fièrement.

- Musique ? demandais-je surprise.

Il n'avait pas l'air de gars comme cela.

- Je joue du piano. me répondit-il

Je restai bouché. Qui aurait cru que le gamin stupide de mon enfance aurait été plus loin que moi dans la vie.

- Vous devez être fière de lui… commenta ma mère d'un air triste.

Je levai les yeux aux ciels. J'en avais assez enduré pour le moment. Je me levai brusquement et pris mon manteau pour l'enfiler. Tout le monde me regardait, ne comprenant pas ce qui se passait.

- Ou vas-tu ? me demanda mon père inquiet.

- Je m'en vais. J'en n'ai assez de ses sous-entendus merdiques. Je me donne la peine de venir ici, pour vous faire plaisir et je me fais traiter comme de la putain de merde depuis le début de la soirée. Avoir su, je n'aurais pas perdu mon temps à essayer de te rendre heureuse, je serais resté chez moi ! criais-je presque à ma mère.

Elle se leva à son tour. Apparemment très en colère.

- Je suis inquiète Kristen, quelle sorte d'avenir tu vas avoir avec le peu d'étude que tu as fait !

- Je me débrouillerai. Comme je l'ai toujours fait !

- J'ai bien peur que ce ne soit pas assez !

- Dommage, dans ce cas, ma vie est destinée à être merdique !

- Tu ne prends jamais rien au sérieux, soit donc responsable au moins une fois dans ta vie, ne nous fait pas honte pour une fois ! hurla-t-elle.

- Renée ! s'écria mon père qui semblait plus qu'en colère.

J'avais sentie les larmes me monter aux yeux.

- Charlie ! Elle croit qu'en écrivant des romans sans importances, et en travaillant dans un bar, elle aura une belle vie ! Si elle ne serait pas partie, aussi, à 18 ans, peut-être qu'elle aurait fait autre chose de sa vie, et aurait eu un potentiel futur ! Tu penses comme moi, tu ne veux simplement pas te l'avouer !

- Renée ! Ferme-là ! D'accord ? hurla mon père.

Le silence tomba dans le salon. Esmée et Carlisle regardaient le sol, mes parents se défiaient du regard, et je vis, du coin de l'œil, Edward me regarder

d'un regard désolé.

J'allai prendre ma sacoche. Et dit avant de partir.

- J'aurais beau devenir présidant, docteur, professeur, ce ne serait jamais assez maman. Je ne sais pas exactement ce que tu attends de moi, mais quoi que ce soit, arrête d'attendre, tu ne fais que te rendre malheureuse... Je suis destiné à te faire honte et à te decevoir il faut croire.

Ma mère me regarda, mais ne dit rien. Ses yeux se remplirent. Alors que j'ouvris la porte mon père dit :

- Attends, Kristen ! Assieds-toi, je t'en prie !

Je me tournai doucement. Retenant mes pleurs.

- Désolé papa…Et désolé tout le monde… À une prochaine fois, peut-être.

Je vis dans le salon, Edward me regarder, perturbé. Je lui souris d'un sourire sans joie avant de sortir de la maison. J'avais une boule encombrante dans ma gorge, et me yeux étaient en feu, mais je refusais de pleurer, je ne pouvais pas pleurer… J'allai jusqu'à ma voiture. Mais finalement assise sur mon siège, une larme traîtresse coula, j'essayai d'étouffer les énormes sanglots qui s'acharnait contre ma poitrine, mais la douleur prit le dessus. J'éclatai en sanglots.

La porte de ma voiture s'ouvrit d'un coup, surprise, je sursautai. C'était Edward, il me couva d'un regard compatissant. Je cachai mon visage de mes mains, je devais être affreuse !

- Qu'est ce que tu fiches là !

- Je refuse de te voir partir de la sorte…Et j'ai pensé que tu voudrais peut-être de la compagnie.

- Le jeu est finit Edward…

- Je suis sérieux Kris. De toute façon tu as bu et tu n'es pas en état de conduire. continua-t-il. Et tu restes avant tout, une amie…

Il avait vraiment l'air sincère. Sans pouvoir me retenir, je me plaquai contre lui et pleurai contre son torse. Il resta surpris, mais m'attira plus étroitement.

J'enfonçai mon visage dans le creux de son cou. Il caressa doucement mon dos et déposa un baiser sur mon crâne.

- Je vais te conduire chez toi, tu n'es pas en état de conduire, avait-il dit en prenant mes clés, sans me donner le choix de dire quoi que ce soit.

Indigné, j'étais allé sur le siège passager.

- Et ta voiture ? demandai-je.

- Je vais aller la chercher plus tard.

Je souris timidement.

- D'accord… merci.

Il démarra ma voiture et suivit mes directions pour se rendre chez moi. Sinon, le chemin c'était fait en silence, nous étions tout les deux perdus dans nos pensées. Ce ne fut pas long. En entrant finalement dans mon appartement. À peine avait-il enlevé ses souliers qu'il regarda tout autour, alors qu'il constatait mon énorme désordre, un sourire amusé s'installa sur son visage d'ange.

- Et toi qui disais que seul les gars étaient paresseux…

J'avais ris gêné. Il éclata d'un rire sincère. S'en était presque une mélodie à mes oreilles. Je ne pus m'empêcher de rire en le voyant s'esclaffé ainsi. J'étais contente qu'on puisse se parler et être ensemble, normalement, comme si la veille n'avait jamais existé. Bien sur, il restait une sorte d'attraction inexplicable entre nous deux, une tension sexuel presque palpable... Mais nous pouvions tout de même avoir du plaisir, comme des vieux amis. Après tout, c'était ce que nous étions avant tout…

- Qu'est ce que tu fais ce soir ? me demanda-t-il en accrochant son manteau. Je travaille de 22 :00 jusqu'à 1 :00 du matin, après je sors. Et toi ? lui demandais-je en fouillant dans mon frigo. J'avais une fringale.

- Tu travailles ou ?

- Un bar pas trop loin de celui ou nous étions hier.

Il hocha la tête. Pensif.

- Alors c'est vrai, tu as vraiment lâché l'école ? me demanda-t-il curieux.

- Edward, je n'ai pas trop envie de parler de cela maintenant… dis-je en évitant son regard.

Évidemment que j'avais honte de la vie que je menais… Mais c'était ma vie. Ma phrase fétiche était : Si on n'a pas ce qu'on aime, on doit aimer ce qu'on a. Mais cela ne voulait tout de même pas dire que j'aimais en parler…

- Désolé… s'excusa-t-il.

J'échappai un petit rire.

- Ce n'est pas grave.

Mon portable sonna au même moment. Je regardai l'afficheur avant de répondre. Ce fut le sourire aux lèvres que je répondis.

- Salut mon beau !

- Salut beauté, tu es toujours chez tes parents.

- Heu, non je suis toujours chez moi, dis-je en sortant ce que j'aurais besoin pour me faire un grill-cheese.

J'avais dit silence tu en veux un ? À Edward, et en m'offrant l'un de ses sourires les plus craquants, il hocha la tête.

- Déjà ? C'était agréable au moins ? me demanda James.

- Tu parles ! dis-je en riant sarcastiquement.

- Tu me racontes ?

- Pas tout de suite, peut-être ce soir. On sort ?

- Je ne sais pas trop, j'ai vraiment mal à la tête…

Je restai bouche-bée.

- Tu es sérieux la ? Est-ce bien à James que je parle ? demandais-je alors que je préparais les deux grill-cheeses.

Il rit.

- Peut-être une autre fois.

Je fis la moue.

- D'accord, dégonflé !

Il rit de plus belle. Je n'avais pas assez d'une seule main pour tout préparer, j'avais donc mit mon portable sur haut-parleur.

- Va s'y donc avait ton mec de la veille, si s'était un si bon coup que cela, tu pourrais enfreindre les règles pour une fois !

La bouche ouverte, abasourdit par ce que venait de dire James, je levai les yeux vers Edward. J'avais senti mes joues s'empourprées plus que jamais.

Pourquoi avait-il fallu que je mette cela sur haut-parleur au moment ou James avait dit cela. Edward, lui me fixait sourcil haussé. Apparemment amusé, mais surtout flatté. Il se retenait pour ne pas rire. Cela ne fit que me gêner d'avantage. Je pris mon portable d'un geste nerveux et enlevai les haut-parleurs.

- Je te rappel… avais-je dit rapidement.

- Qu…quoi ? demanda-t-il.

Mais je raccrochai aussitôt. J'ouvris deux bières, et les mis sur la table, ainsi que les deux assiettes, incapable de regarder Edward… pourtant je sentais son regard sur moi. Mon portable sonna à nouveau, sur l'afficheur, ça affichait le bar ou je travaillais.

- Oui ? répondis-je curieuse.

- Kris, c'est Angela, c'est pour te dire que le bar n'ouvre pas ce soir, tu peux prendre une soirée de congé.

C'était la pire des merdes, pour une fois que je ne travaillais pas, James ne voulait même pas sortir.

- Ok, merci de m'avoir prévenu Angela.

- Il n'y a pas de quoi. On se voit demain.

- À plus.

Je raccrochai ensuite. Déçu. Edward, lui était déjà installé à table, et me fixait d'un regard espiègle. Si je n'avais pas oubliée le bout de conversation qu'il avait entendu dire par James, lui non plus ne l'avait certainement pas oublié.

J'allai m'asseoir à mon tour, sachant que je ne pouvais pas l'éviter plus longtemps.

Il me regarda, bras croisa, sourire aux lèvres et une étincelle malicieuse dans les yeux. Il ne dit rien, moi non plus d'ailleurs, on se défiait presque du regard.

- Allez parle s'en qu'on en finisse. dis-je en soupirant tout en roulant des yeux.

Il profita bien sur de l'occasion.

- Alors comme ça j'étais un bon coup ?

- Pose une autre question.

- Et si c'était ma seule question ? me demanda-t-il

- Alors j'en déduis que le questionnement est terminé. dis-je en prenant une première bouché.

Il rit doucement.

- C'était quand même flatteur. avait-il dit en prenant à son tour sa première bouchée, tout en observant ma réaction.

J'avais doucement ris. Puis entrepris de changer de sujets.

- Sa fait combien de temps que tu es emménager en ville.

- Sa va faire 2 semaines.

J'hochai la tête.

- Pourquoi être revenu ?

- Parce que l'université de la ville est la seule à pouvoir m'offrir le programme que je veux.

- Ou habitais-tu avant ?

- À Repentigny. L'université était correcte, mais pas à la hauteur de mes attentes. J'ai entendu dire qu'ici, elle était meilleure. Alors me voilà pour entreprendre les 2 années qu'il me reste.

- J'espère que tu ne t'ennuis pas trop. dis-je en riant.

- Non, c'est rare que je m'ennuis. Je trouve normalement, de très bonne source de divertissement. avait-il dit en me lançant un clin d'œil.

Je ris de bon cœur. Il avait bien fait de venir finalement, sa me changeait les idées. Nous parlâmes de tout et de rien pratiquement toute la soirée.

Nous étions assis sur mon divan, à boire du vin, nous étions très saoul tout les deux. Nous rions pour rien.

- Tu te rappels quand je venais coucher chez toi, et que tu passais tes soirées dans ta chambre pour ne pas me voir ! avait-il dit en riant.

Je ris puis levai les yeux au ciel.

- Et tu trouvais quand même le moyen de venir m'emmerder !

Il pouffa d'avantage, la tête incliner vers l'arrière, me laisser une vu libre sur son cou. J'en profitai pour admirer son torse à travers son chandail. Mes yeux le dévoraient ouvertement du regard. Comment faire autrement devant se corps D'Apollon. Lorsque je remontai finalement les yeux vers les siens, je le vis me fixai de la même façon. Je me perdis dans ses yeux émeraude. Sa ne prit qu'une seule seconde avant que nos deux corps entre en contact violemment.

Je fus aussitôt capturé dans ses bras. Il alla m'embrasser, mais il recula ensuite, se remémorant des règles. En parlant de règles, j'étais en train d'en enfreindre une, et une grosse même…

Il dévia sa trajectoire et alla déposer ses lèvres sensuelles dans mon cou. Je perdis immédiatement la tête. Subjugué par le besoin de plaisir. J'avais désespérément besoin de le sentir en moi. J'enlevai son chandail rapidement. Il en fit de même avec le mien. Il prit le temps de m'analyser, d'un air gourmant. Je fis lentement glisser mes doigts le long de ses abdominaux. Arriver près de son bas ventre, je le sentis se crisper. Il mit précipitamment ses mains sur les miennes et me fixa, d'un regard sombre.

- Si ce n'est qu'un simple allumage, je t'avertis, je te tues de mes propres mains.

Je l'attirai à moi d'un geste brusque. Près de son oreille. Mordillai doucement son lobe et soufflai de ma voix la plus sensuelle :

- Je te tuerais la première.

Sans un grognement, il me fit asseoir sur lui en califourchon et embrassa chaque parcelle de mon ventre avec voracité. Ses mains serraient fortement mon postérieur encore couvert de mon jeans. Moi, je tenais sa tignasse, avec envie. J'échappai quelque soupir. Il me fit ensuite coucher sur mon canapé, lui sur moi. Il détacha son pantalon ainsi que le mien, chacun de notre coté, on s'appliquait en s'en débarrasser.

- Et merde, je n'ai pas de capote ! dit-il essoufflé.

- Dans ma table de chevet à coté de mon lit dans ma chambre, soufflais-je.

Rapidement, il s'y rendit, et revint quelque seconde plus tard, une capote à la main. Je le vis venir en boxer, et je pus m'empêcher de le trouver magnifique. Il avait un corps de mannequin. Et de savoir que la bosse imposante sous son sous-vêtement était pour moi, me rendait que plus désireuse pour lui. La veille, dans le noir totale, je n'avais pas pu l'admirer à sa juste valeur. Il revint vers moi, se dévêtit de son boxer et s'installa sur moi. Il embrassa mon cou, et descendis à mes seins, s'y attardant quelque peu, faisant glisser ses mains derrière mon dos, le dégrafant. Il s'acharna sur mes mamelons, déjà pointés vers lui, sous l'excitation. J'allais faire courir mes mains dans son dos, effleurant sa peau douce et laiteuse. Incapable d'attendre plus longtemps, j'allai enlever mon string, il profita de ce moment pour enfiler le condom sur toute sa longueur. Plus besoin de préliminaire, il s'enfonça en moi d'un seul coup de rein puissant. Ce fut un soulagement, l'avoir si profondément en moi sous une cadence aussi rapide. Le plaisir se manifesta aussitôt très fortement dans tout mon être, je roulai les hanches, pour lui permettre de d'aller plus loin encore. Mes gémissements étaient nombreux et très bruyant, s'agencent parfaitement avec les râles d'Edward. C'était plus fort que moi, il m'était impossible de les contrôler…

L'une de ses mains se glissa entre nos deux corps maintenant en sueur, et alla stimuler mon clitoris. Le plaisir ne fut que plus intense. Alors que moi je criais presque, lui échappait des gémissements. Son bassin cognait avec toujours plus d'ardeur contre le mien et chacun mes cris devenaient plus forts. Je perdis mes mains dans sa chevelure en bataille. Il empoigna hanche, leurs imposant son rythme La chaleur de la pièce grimpait à un niveau fou.

- Oh mon dieu… Edward ! gémis-je

Il grogna et gémissant dans mon cou alors que ses va et vient ne cessait d'augmenter le rythme et sa puissance. Ma respiration était erratique, je sentais le paradoxisme. Quelque seconde plus tard, je sentis tout mes membres être prit de spasmes puissants et je lâchai un long râle de plaisir. Edward m'avait rejoint aussitôt. Se déversant en moi. Il tomba sur moi lâchement, en attendant de retrouver son souffle. Il était un dieu du sexe ! Ça avait été fantastique, comme la première fois

Sans un mot, je le poussai légèrement, de façon à ce que je puisse me relever et aller à la salle de bain. Le laissant pantois derrière. Je m'assis sur le bord de mon bain, la tête entre mes mains. Mais qu'est-ce que je venais de faire ?

« Une énorme erreur » me dit ma conscience.

Oh ! La ferme ! me dis-je mentalement.

Je devais réparer tout cela… mais que m'arrivait-il, à la fin ?

Je ne me sentais pas capable de lui demander de partir et pire, encore, je n'avais pas envie qu'il parte… Je décidai donc d'aller prendre une douche, pour me remettre les idées en place. Il pouvait attendre et avec un peu de chance… il pouvait partir.

L'eau chaude me fit un bien fou ! Je restai longtemps, immobile sous l'eau, appréciant la sensation que cela me procurait. Je sentis soudain deux mains empoigner mes hanches. Je sursautai.

- Qu'est-ce que tu fous ! m'exclamai-je.

- J'ai encore envie de toi, me murmura-t-il à l'oreille d'une voix incroyablement sexy.

Je mouillai instantanément.

Je me retournai vivement vers lui et le poussai. À peine avais-je eus le temps de le voir, je perdis tous mes moyens. Son regard noircit, l'eau dégoulinant de sa chevelure et créant un chemin tout le long de son corps parfaitement découpé j'en eus presque le vertige.

- Je ne crois pas que ce soit une bonne idée Edward, soit tu sors, ou c'est moi. Décide. lui dis-je, en combattant contre le désir de l'accueillir en moi.

- Moi je crois que nous devrions tout les deux ici. dit-il à mon oreille.

Il empoigna mes seins dans ses mains et les massa doucement. Faisant circuler ses doigts sur mes pointes durcies face au plaisir qu'il me procurait. Je ne pus empêcher un léger gémissement.

- Même ton corps te trahis. me susurra-t-il, confiant, muni de son plus séduisant sourire.

Je secouai de la tête, pas convaincu moi-même du piètre mensonge que je venais de dire. Il passa ses doigts contre mon sexe. Je gémis plus fortement, poussant mes haches involontairement contre sa main.

- Tu en es sur ? dit-il.

Je grognai de frustration. Sa bouche explorait librement mon corps, voulant me faire craquer.

- …oui… dis-je, dans un soupir.

Mes objections étaient tellement fausses que je me sentais ridicule !

- Je te repose la question, me dit-il à quelques millimètres de mes lèvres.

Nom d'un chien, il le faisait exprès !

- Je ne peux pas, j'ai enfreins déjà une règle… Couché ensemble une troisième fois, serait qu'aggraver les choses.

- Une fois de plus ou une fois de moins… qu'elle est la différence !

Nos lèvres se frôlaient, criant pour plus de contact. Je sentais son membre à mon entrée, enflé et aventureux. S'en fut trop, je perdis toutes mes barrières, je n'avais plus aucuns arguments. Je le plaquai contre une paroi de la douche.

- Enfin ! souffla-t-il.

- La ferme et prend moi ! lui ordonnais-je dans un souffle.

Dans un grognement, il me leva de façon à se que je puisse enrouler mes jambes autour de lui. Il s'enfonça ensuite durement en moi. Ses va et vient étaient puissants et rapides. Après plusieurs coups de bassins, il nous fit tout les deux arrivé à l'extase. Dans long râle de ma part et du grognement sauvage d'Edward, nous fûmes tout les deux épuisés par les deux orgasmes que nous venions d'avoir à la suite de l'autre.

C'était magique les relations avec lui. Et ce qui me plaisait le plus dans le fait de coucher avec lui maintenant, c'était que je n'avais pas à partir tout de suite. Je n'avais pas peur de m'attacher, nous étions pratiquement comme des frères et sœurs.

- Wow…c'était fantastique. murmura-t-il, dans le creux de mon cou, la respiration courte.

Je ris faisant secouer ma poitrine contre son torse.

- Allez, laisse-moi me laver maintenant…

- Je peux me laver aussi ? Tant qu'à être ici. dit-il en riant.

Je levai au ciel et rit à mon tour. Nous nous lavions tout les deux de notre coté. J'en profitai pour lui dire :

- Merci, Edward… d'avoir été là, tout à l'heure…

- C'est la moindre des choses…

Il me regarda profondément, tellement que j'en fus gênée, mais j'étais incapable de regarder ailleurs. Il approcha légèrement son visage vers le mien, l'eau dégoulinant sur sa figure le rendait encore plus sexy.

- Est-ce que un jour, tu vas permettre de t'embrasser ? demanda-t-il.

Je souris avant de le repousser.

- Edward, on est ami. Ce sera beaucoup trop… étrange. répondis-je, en fermant le robinet de la douche.

Il haussa les épaules.

- On couche bien ensemble.

- Ce n'est pas la même chose.

- J'aime faire ce qui est interdit. Ça rend les choses biens plus excitante. dit-il, un air de défit collé au visage.

Je répondis à son expression, par un sourire espiègle, mais offusqué, tout en m'enroulant dans une serviette.

- Tu n'oserais quand même pas ?

Il se leva et s'avança d'un pas décidé dans ma direction. Je reculai et allai me coller contre la porte.

- Ne me mets pas au défi, Kristen…

Je souris.

- Ou sinon ?

Il rit tendrement. Il s'éloigna et enroula une serviette autour de sa taille.

- J'aime les défis… et j'aime surtout les gagner…

Je ris de bon cœur.

Il sourit, prit mon visage en coupe et alla à mon oreille.

- Et je sais que tu as autant envie de m'embrasser…

- Non.

- Menteuse.

Je ris, tout en m'enfuyant hors de la salle de bain, me dirigeant vers mon frigidaire. Je l'ouvris et sortis ma cannette de crème fouettée et mis mon corps en position défensive.

- Je te promets que si tu me provoques, je n'hésiterai pas à m'en servir !

Il sourit.

- Jamais tu n'oserais ! dit-il, en s'approchant, croyant pouvoir me voler la cannette des mains.

Je lui envoyai une tonne de crème fouetté dans le visage. Il en avait littéralement partout. Alors qu'il était figé, la bouche ouverte, je fis glisser mon index sur sa joue, et le glisser dans ma bouche en le regardant amusé.

- Miam !

Une étincelle de malice éclaira instantanément ses prunelles, je m'enfuyais aussitôt Je savais qu'il me suivait de près.

J'échappai un petit cri lorsqu'il prit mes hanches et me balança sur mon lit. Nous rîmes face à la situation. Il frotta son visage sur le mien, partageant de sa crème, je hurlais, tout en riant. Je me défendis en le chatouillant, et il réagit aussitôt.

- Non ! Pas ça, s'il te plaît ! rit-il.

Il roula sur le dos, se tenant le ventre. Je ne pouvais résister, c'était complètement adorable. Je m'installai en califourchon sur lui et le chatouillai à nouveau. Il riait aux éclats.

- Arrête ! Je t'en supplie, arrête !

Je cessai aussitôt. Mon regard croisa le sien et il me fit tourner sur le dos. Il me souriait sauvagement. Alors qu'il allait me chatouiller à son tour, on entendit son portable sonner du salon.

- Sauver par la cloche. me dit-il en se levant, à contre cœur.

Je ris, je l'avais échappé belle. Je l'entendis parler quelque temps puis revenir l'air déçu.

- C'était ma mère, elle veut que j'aille chercher ma voiture chez tes parents.

J'hochai la tête, c'était surement mieux… ça nous éviterait de commettre d'autres bêtises…

Il s'était rhabiller, j'en avais fait de même. J'avais insistée pour aller le reconduire, après tout, il était venu pour moi… Je lui devais bien ça. Il était seulement 9 :30. Alors qu'il s'apprêtait à sortir, il dit :

- J'ai été content de te revoir.

J'avais souris.

- Moi aussi. Je ne m'attendais pas à ce que tu sois… comme ça.

Il haussé les sourcils.

- Comme quoi ?

- Je ne sais pas, tu m'as surprise c'est tout.

Il rit.

- Bon allez, je vais y aller. J'ai des boîtes à défaire. On se revoit bientôt j'imagine ? me demanda-t-il.

- Ne compte pas trop là-dessus.

- C'est ce qu'on va voir. avait-il dit, amusé.

Je roulai les yeux et soupirai fortement, j'allais profiter de ma soirée de libre pour dormir, je ne me rappelais plus de la dernière fois ou j'avais eu une nuit complète… ?

- Bonne nuit Kris, à bientôt. me salua-t-il malicieux.

- Ça c'est ce que tu crois. J'espère que tu as apprécié, parce que c'était la dernière fois qu'on couchait ensemble toi et moi.

Il rit aux éclats avec de dire :

- Tu ne pourras plus te passer de moi ma belle. C'est toujours comme cela, quand on touche le paradis avec moi, c'est impossible de s'en abstenir par la suite.

Je le regardai en secouant la tête découragé. Mais se qui m'énervait le plus, c'était que je s'avais que ça allait vraiment me manquer le sexe avec lui. Il était doué plus que doué. Au revoir Edward.