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Chapitre 1 / Passée oublié. Part 4


L'automne avait déjà bien démarré et l'hiver approchait. Quelques mois que tout cela c'était passé et comme si chaque évènement ne subissait pas d'interrogation, la vie reprenait son cours. Lancelot et Guenièvre s'étaient mariés le mois précèdent. Gauvain avait pardonné au prince de sa négligence envers son ami mais il gardait toujours un œil sur son royal derrière. Arthur et Merlin avaient repris leur place mais une meilleure entente s'améliorait entre eux. Le sujet dont ils ne parlaient pas, était celui de magie. Le blond connaissait son secret et même si l'état de son père n'avançait pas, il voulait garder ça pour lui. Il ne voulait en aucun cas froisser son valet. Il se disait qu'un jour, dans l'avenir, il lui fera assez confiance pour lui dire comment et pourquoi, il s'était lancé dans cet apprentissage.

Le brun savait que le prince attendrait le jour adéquat pour lui en parler. Pour l'instant, il profitait de le voir. Merlin avait oublié ce que c'était que d'éprouver autant de sentiments et dut s'avouer que pour avancer, les émotions faisaient parties des choix qu'il entreprenait. Merlin avait arrêté de se lamenter sur lui, à quoi bon, il avait fait ce qu'il pensait juste. Or les erreurs étaient faites pour s'en sortir encore plus meilleurs et plus serein. Et dans ce cas, le jeune sorcier malgré son amour pour le prince, était heureux. Tout le monde connaissait bien Arthur, il était toujours fidèle à lui-même et même s'il tentait de s'approcher un peu plus de son valet, quand il arrivait à faire un pas… il reculait de deux pas quelques instants d'après.

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Arthur était troublé depuis quelques temps, il ne cessait de faire toujours le même rêve. Lui courant encore à travers les bois, main dans la main avec un autre petit garçon. Le songe persistait mais jamais il ne voyait le visage et cela le rendait fou. Si bien qu'un matin, le prince se posait des questions.

― Gaius ?

Ce dernier se retourna et aperçut le prince au milieu de son laboratoire.

― Bonjour sir, si vous cherchez Merlin, il n'est…

― Non, c'est bien vous que je suis venu voir, coupa le prince.

Il soupira puis fermant la porte de la pièce, il osa demander :

― Une personne peut-elle naitre directement avec de la magie ou est-elle obligé de l'apprendre ?

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Gaius eut un moment de panique. Il savait que Merlin et le prince n'en avaient pas encore discuté et de le voir lui poser cette question le perturber.

― Je vous demande cela… parce que je me souviens quand j'étais plus jeune… enfin bref, un enfant sorcier que je n'aurais jamais douté d'une telle capacité, m'a dit naître avec la magie… souffla le prince.

Gaius le fixa intensément, cherchant une part de mensonge mais le connaissant, il était juste curieux. Alors il lui répondit :

― Cela peut arriver mais cela est rare…

― Pourquoi ? Questionna le blond en s'asseyant à la table du médecin.

― L'ancienne religion choisit un élu qui guidera les siens pour un avenir plus sûr et tandis que les hommes qui choisissent l'ancienne religion n'ont qu'un objectif : la soif de pouvoir pour certain et d'autre protéger leur famille…

Arthur semblait réfléchir.

― Mais le jeune garçon que j'ai rencontré m'a simplement dit qu'il était né avec elle et qu'elle l'avait choisi… alors cela veut dire qu'il est quelqu'un de confiant ?

― Cela dépendra aussi de son éducation, la magie est comme une épée… cela dépend de la personne qui la tiens entre ses mains.

Gaius vit un sourire se dessiner sur le visage du prince puis il osa lui demander :

― Vous souvenez-vous de son nom ?

― Non, il ne l'a jamais donné…

Dans sa voix, le médecin ressentait toute une tristesse.

― Pourquoi soudainement, vous repensez à ce jeune garçon ? demanda-t-il en se levant.

― Je ne sais pas… depuis quelques temps, je me revois dans cette forêt avec lui… C'est comme si quelqu'un voulait que je m'en rappelle…

Il se tourna sur Gaius et le regard intense :

― C'est la première fois que quelqu'un venait à mon secours sans se soucier de qui j'étais… et d'ailleurs je crois qu'il n'a jamais su… Il soupira… Je ne sais pas pourquoi je repense à lui… Gaius ? Ai-je tort de croire que la magie puisse être quelques choses de bien ? Même si je sais que Merlin la pratique… mais je ne lui en ai pas encore parler…

Le médecin était perplexe, cela faisait longtemps que le prince ne s'était plus confié ainsi. Et à bien s'en souvenir, il se rappelait bien qu'Arthur avait été perturbé par son enlèvement à cette époque. Mais si sa mémoire ne lui jouait pas de tour, il se souvint qu'il avait plusieurs fois parlé de ce jeune garçon au sourire large… comme le prince se plaisait à dire. Gaius se souvint l'avoir vu changé au fil du temps. Puis au fils des années, Arthur ne lui en parla plus, surement l'avait-il oublié ? Pas vraiment apparemment…

― Comme je vous l'ai dit, sir, cela dépend de la personne qui en fait usage. Tout comme votre valet, il l'utilise à bon escient.

Arthur se leva et remercia le médecin de ses renseignements. Il lui demanda de ne pas toucher un mot de cette conversation ni avec son père et ni Merlin.

Merlin avait été réveillé par des voix. Il se leva et discrètement, il écouta toute la conversation. Il fut tout d'un coup figé par les questions du prince, puis se rassura quand il s'aperçut que ce n'était juste que de simple questions. Il n'avait pas prêté attention à l'histoire qu'Arthur avait rappelée à son mentor. Il s'habilla prestement et sorti de sa chambre devant le regard interrogateur de Gaius.

― Merlin, dis-moi, à tout hasard, tu n'aurais jamais rencontré Arthur dans ta jeunesse ?

A cette question Merlin fut surpris.

― Non, pourquoi ? dit-il en prenant un bout de pain sur la table.

― Ne me ment pas Merlin.

― Non, je vous assure, je ne l'ai jamais vu ! répondit-il indigné… Et si je l'avais rencontré, dites-vous bien que je ne serais jamais venu ici…

Il fit le geste de tressaillir à cette pensée…

― Vous imaginez ? Gaius, je sais que je peux parfois être à mille lieux d'ici mais jamais je me serais permis ce genre de mensonge… S'il avait su ce que j'étais, dit-il à voix basse… je serais déjà mort sur un bucher…

Gaius le détaillait quand son pupille repris :

― Bon il est vrai que là, il le sait…

― En effet…

Merlin lui sourit et comme chaque matin depuis son retour, il serra le vieil homme dans ses bras. Il avait besoin de se retrouver en tant que personne à part entière. Ce qui rendait encore plus heureux le médecin était de voir sa joie de vivre, il espérait seulement qu'il ne sombrerait pas à nouveau dans sa mélancolie… De ce qui avait pu se passer, Gaius savait que l'amour que Merlin portait au blond était fort autrement, son pupille ne serait plus parmi eux.

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Arthur attendait que son valet vienne lui apporter son repas. Il avait, depuis quelques temps des doutes sur la nature de la magie. Il avait besoin d'en parler à quelqu'un et la seule personne en qui il avait confiance, était bien son valet. Peut-être était-il temps de parler de sa magie… Au cours de ces quatre dernières années, il avait appris beaucoup de chose sur lui-même et tout cela grâce à Merlin. Il ne l'avouera jamais mais il tenait suffisamment à ses opinions pour avoir une certaine confiance en lui. Il se secoua la tête, comment n'avait-il pas vu son changement ? Non, il ne devait plus ressasser cela…

Surtout, il lui avait prouvé plusieurs fois son dévouement, chose à laquelle il avait été souvent touché…En tant que prince héritier, il essayait de ne pas trop se rapprocher du personnel mais pour lui, Merlin était tout autre comme si au fond de lui, il avait toujours été là. Le prince savait qu'il avait besoin de lui, sorcier ou pas, il avait déjà une place bien importante à ses propres yeux.

Quand enfin, il entra dans sa chambre avec son plateau repas, le blond le fit assoir en face de lui. Le jeune sorcier parut hésiter. Merlin avait toujours cette fâcheuse tendance à rester figer sur place, attendant qu'il lui parle. Parfois, il se permettait quelques piques et seulement parfois, il devenait plus sérieux… plus serviable. Le visage fin dessinant toujours un sourire presque courtois et son corps entier semblait se disloquer à chaque fois qu'il faisait un pas. Tout paraissait fragile en lui. Il le contempla un instant puis son regard s'attarda sur son foulard. Etrange…

Ce matin, Arthur voulait parler avec lui et pour la première fois, il avait l'impression de voir ce foulard bleu… Comment n'avait-il jamais fait attention ? La tête baissée sur son assiette, il réfléchit aussi vite qu'il le pouvait… Or il n'y arrivait pas, Merlin lui-même devenait cette énigme. Un brouillard de doute s'épaississait toujours autour de lui comme s'il tentait de dissimuler quelques choses. Mais comme il connaissait ses dons, pourquoi avait-il cette sensation encore flou planait au-dessus de lui ? Se pouvait-il que ce petit garçon fût Merlin ? Et si c'était bien lui alors… Il secoua la tête en fermant les yeux sur son plat.

Arthur releva la tête et vit que Merlin n'avait pas bougé. Un sourire s'était étiré sur le visage du brun et cela le frappa… Oui ce ne devait être que lui… pensait-il en cachant ses tremblements…

― Dis-moi Merlin, d'où te viens ce foulard ? Je te vois souvent avec et je n'ai jamais su pourquoi tu tenais tant à ce bout de tissu… demanda-t-il d'un ton neutre.

― C'est une longue histoire sir… répondit-il en se retournant. Et je ne pense pas que ma vie vous passionne, alors si vous le voulez bien, je vais vous laisser manger et je vais…

― Mer-lin, dit-il calmement en lui faisant signe de s'assoir.

― En quoi cela vous intéresse-t-il ?

Merlin semblait chercher la raison de sa question mais il n'arrivait pas à lire en lui, comme toujours… ou du moins la plupart du temps. Le prince lui donnait toujours cette impression de vouloir avancer dans leur '' relation amicale '' et parfois, il agissait comme un être, tout simplement de son rang, ignorant les besoins de ses serviteurs. Le visage du prince était impassible d'où le jeune sorcier n'y décelait aucune attention, quel soit bonne ou mauvaise… surement de la curiosité pure. Jusqu'ici, il ne lui posait rarement, voire jamais de question sur sa vie… Au regard que lui présentait Arthur, il le fixa et se disait qu'après tout, pourquoi ne pas lui dire. Merlin s'assit en face du prince.

― Cela va vous paraitre bizarre, mais je ne sais plus d'où je le tiens, dit-il en haussant ses épaules. Je me souviens que ma mère me l'a donné après que j'ai subi un coup violent à la tête… Il haussa les épaules à nouveau comme si cela n'avait plus d'importance.

― Comment cela ?

― Je ne sais pas, ma mère m'a dit que je m'étais disputé avec William…

― Il t'a frappé, bredouilla Arthur le visage presque pâle en se souvenant de la carrure et de la personnalité de William.

― Non… William m'avait dit qu'il avait eu une jalousie passagère…

― Comment ça une jalousie passagère ? Coupa-t-il soudainement plus attentif.

Merlin soupira, se demandant pourquoi il voulait tant savoir.

― Je ne sais plus sir, j'avais perdu la mémoire…

Arthur vit les mains de son valet tremblaient, savait-il ou mentait-il ?

― William… murmurait-il… avait peur que je puisse avoir un nouvel ami que lui…

― Tu l'aimais ?

La phrase sortit toute seule de sa bouche comme si cela lui avait brulé les lèvres, pire, cela lui compressait la poitrine…

― Non ! répondit outrageusement le brun. Je n'ai jamais eu ce genre de relation…

Merlin se sentait honteux de croire que le prince pouvait l'imaginer avec William de cette façon… il secoua la tête cachant ses joues rougis en repensant à la manière dont il s'était senti au contact du prince...le jour des fiançailles de Lancelot… Parfois, il y repense et se disait que sans cet instant, son sort ne se serait surement pas délié… L'estomac du prince s'était littéralement retourné, pourquoi avait-il posé cette question ? Et la moue presque dégouté de Merlin le fit raidir sur place.

― Il était et sera toujours mon ami…, reprit-il avec plus de fermeté, nous sommes restés bon amis jusqu'à ce que…

La fin de la phrase mourut au fond de sa gorge, lui faisant revivre sa mort.

― Je n'aurais pas dû insister… chuchota Arthur presque aussitôt.

― Ce n'est rien, sir… Bref, j'ai ce foulard depuis que j'ai dix ans et je ne sais pas qui me l'a donné donc…

― Pourquoi le conserves-tu si tu ne sais pas d'où il vient ? demanda Arthur avec espoir.

Merlin semblait méditer sa question.

― Honnêtement je ne sais pas…

Merlin détacha son foulard devant les yeux du prince qui s'immobilisa à ce geste. Son valet détaillait son foulard de son regard et de ses mains. Et Arthur lui trouvait un air attachant…

― Parfois j'aimerais me souvenir… parfois je me dis que c'est mieux ainsi… reprit Merlin.

Sa voix paraissait plus fébrile, plus hésitante comme si pour la première fois il se confiait à quelqu'un de ce souvenir effacé.

― Ce devait être quelqu'un de bien… reprit le jeune sorcier songeur, souriant l'air égaré.

― Pourquoi ? Osa le prince en desserrant le col devenu plus serré.

― Je ne sais pas… pourquoi ma mère me l'aurait donné en sachant que j'avais perdu ma mémoire ?… et pourquoi William ne m'en voulait plus de le porter ?… Alors je me dis que cette personne vaut le coup que je pense à lui, parfois j'aurais préféré ne pas l'oublier…

― Pourquoi ? Demanda-t-il à nouveau, content de voir qu'il valait la peine de penser à lui… et surtout par Merlin…

Merlin releva la tête :

― Cessez de me demander sans arrêt POURQUOI… maugréa-t-il en faisant une moue plaintive.

― Ho … murmura-t-il.

― Quand je ferme les yeux et que j'y pense, j'ai des flashes mais je ne le vois jamais… Je me souviens d'une grotte, d'un feu de bois et…

Merlin était perdu dans ses souvenirs, il n'arrivait pas à distinguer le visage. Il ferma ses yeux quelques secondes. Arthur eut un moment de panique quand il le vit clore son regard… Le cœur battant, il sentait le rouge lui montait aux joues et sans comprendre ce qu'il lui prenait, il baissa la tête.

― Alors au final, à quoi bon sir, dit-il en remettant son foulard, cela s'est produit il y a si longtemps… pour moi c'est du passé… Et puis même si je le connaissais, qu'est-ce qui me dirais qu'on aurait pu devenir les meilleurs amis du monde ?

Puis Merlin fixa sa main droite, étrangement il se souvint de cette chaleur si longtemps perdue contre celle-ci. Ce geste attira encore plus l'attention du prince qui déglutit.

― Tu ne regrettes pas de jamais savoir ? demanda Arthur presque déçu.

― Non sir, répondit-il en souriant.

Ces mots semblèrent le transpercer de part en part, comme s'il subissait la réception d'une multitude de flèche sur son corps…

― Si je devais avoir des regrets, ce serait seulement qu'il n'ait jamais cherché à me retrouver… s'il l'avait fait, au moins je saurais qui il serait, à quoi il ressemblerait, ce qu'il ferait… et que je serais quelqu'un à ses yeux…

Merlin, troublé, avait les yeux brillants et finit par dire en frémissant :

― Mais je ne sais rien de tout cela et je suis encore moins quelqu'un sur qui on penserait…

Arthur s'en voulut un instant de son chagrin. Un long silence s'installa. Puis le valet habituelle refit surface avec son sourire si Merlinesque.

― Je ne pense pas que vous aussi vous auriez des pensées pour moi si cela avait été vous, avait dit innocemment Merlin de son sourire taquin.

Devant le regard soudainement vide du prince, le valet se sentit un peu de trop.

― Je vais vous laisser Sir… faisant signe du doigt vers l'extérieur il ajouta, je vais m'occuper de l'écurie…

― Et tant que tu y es, poli mon armure, souffla-t-il avant de disparaitre.

Le prince fut pris au dépourvu par la réponse de Merlin… il avait vraiment besoin de solitude.

Merlin était troublé de lui avoir raconté une partie de sa vie dont même lui n'en avait plus le souvenir. Même si depuis son retour, ils s'entendaient mieux, il ne pensait pas que le prince s'intéresserait à sa vie… Pour le moment, Merlin appréciait bien ce côté curieux. Peut-être était-ce une meilleure façon pour Arthur de lui prouver qu'il comptait pour lui. Merlin savait qu'il pouvait en rêver et peu lui importait, parce que dans son cœur, il sentait cet afflux de sentiments si longtemps enfermé dans un coin… Quelle erreur ! se disait-il. Il était bien mieux de pleurer, de rire, de crier… quand au moins il ressentait chacune de ses émotions. C'était comme si Merlin semblait renaitre et découvrait à nouveau ses sensations.

Arthur ne savait pas pourquoi cette rencontre lui revenait et surtout maintenant. Il s'était rendu compte de son rapprochement avec Merlin, qu'il aimait être avec lui. Il se posta devant sa fenêtre, droit comme un I. Les bras croisés, il fixa l'horizon, celui-ci même qui n'avait pas changé en ces quelques années. Il savait que c'était lui, il n'avait plus aucun doute. Il avait aperçu cette cicatrice à la naissance de son cou. Blessure qu'il avait lui-même nettoyée… Il se souvint encore que Merlin ne voulait pas lui donner son nom et surtout il se souvint avoir aimé sa magie. Baissant ses yeux sur ses pieds, il se rappela aussi avoir pensé que de toute manière, jamais il ne le reverrait. Arthur passa une main sur son front, se traitant de crétin. Il se croyait toujours au-dessus de tout. Et Merlin, lui, avait si peu d'estime… cela lui déchira le cœur de se dire qu'il était personne aux yeux de celui qu'il avait sauvé.

― Mais je ne sais rien de tout cela et je suis encore moins quelqu'un sur qui on penserait…

― Je ne pense pas que vous aussi vous auriez des pensées pour moi si cela avait été vous

Les dernières paroles de son valet résonnaient encore dans sa tête… Une colère sourde s'emparait de tout son corps, colère qu'il s'infligeait… Il aurait pu se trouver des excuses, mais après avoir entendu Merlin et son amnésie, il se rendait compte de combien il était stupide de croire que tout lui était dû. Il s'allongea sur son lit, fatigué par cette histoire. Il contempla le plafond et il se remémora parfaitement du regard du petit Merlin. Il était à la fois prudent et effrayé. Et cette main qu'il lui avait tenue tout le long du trajet… Arthur regardait sa main gauche, il aurait tellement voulu ressentir cette chaleur oubliée… Il se souvint de ce besoin qu'il avait à le vouloir le toucher.

Etait-il trop tard ? Fermant les yeux, il imaginait Merlin la lui prendre comme autrefois pour qu'il le suive. '' Je te suivrais '' murmurait-t-il en s'endormant.

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Fin du chapitre

à suivre

Anath63

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A la semaine prochaine.