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Chapitre 3 / Correspondance inconnu. Part 1


Un mois plus tard.

Arthur avait cherché plusieurs moyens de se rattraper de son erreur commise quelques années auparavant. Bien qu'il reste lui-même, auprès de Merlin, il avait changé. Plus à son écoute, il évitait les paroles blessantes. Il voyait encore, à travers le regard de son valet qu'il avait encore mal digéré sa présence sur la tombe de son père. Pour une fois, Arthur tentait de réagir face à ses sentiments. Il lui en aura fallu du temps mais que faire lorsque la personne qu'il aime, avait enfoui toutes ses émotions au point de ne plus vouloir ressentir ? Il n'avait jamais réellement fait ce genre de déclaration et encore moins à un homme…

Depuis ce jour, où dans sa chambre, Merlin avait posé ses mains sur son torse, ses hanches… sa peau… Bien sûr, le brun aveugle ne savait pas à quel point il l'avait bouleversé. Cette sensualité qui se dégageait de lui, l'avait profondément touché mais il se refusait d'avoir ce genre de sentiments. Devait-il lui aussi fermer ses yeux ? Non, il ne le pouvait plus… Chaque nuit le petit Merlin hantait ses rêves. Il lui prenait la main sauf qu'il n'y avait plus ces brigands, non il n'y avait qu'eux. Arthur tenait sa main dans la sienne et même si cela n'était qu'un songe, il revoyait le regard doré du petit brun mais surtout leurs éclats de rire autour du feu.

Il se souvint de leur innocence et de leur joie, ensemble et personne pour les séparer. Arthur le voulait et il souhaitait le rendre heureux. Aucun doute ne venait l'assaillir, il en était convaincu, Merlin devait l'aimer. Pourquoi aurait-il recouvré la possibilité de ressentir ses émotions ce fameux jour ? Il avait compris qui était Merlin et pour lui, il voulait lui exposer d'une certaine manière, sa façon de l'aimer… ou du moins à se déclarer. Enfin, il avait trouvé une solution. Il avait dû faire le point sur sa vie. Morgana les avait trahie et s'était enfuie, ses chevaliers veillaient au grain autour du royaume, Gwen l'avait quitté pour Lancelot et son père restait enfermé dans sa chambre, lui laissant tout de même beaucoup de travail. Or cela ne l'empêchait pas de mettre en œuvre son plan…

Merlin, qui avait mis une croix sur ses sentiments pour le prince, appréciait un peu plus Arthur qu'à ses débuts. Malgré qu'il ait commis quelques erreurs, il savait que lui-même n'était pas aussi blanc. Tant de mensonges à l'encontre du prince et pourtant, même si Arthur connaissait son don, jamais celui-ci ne lui en avait voulu. En ce jour d'hiver, le froid glaçait au dehors. Merlin s'activait dans sa chambre. Il s'habillait et serrait soigneusement son foulard bleu tout contre son cou.

Arthur frappa à la porte de Gaius et entra.

― Que puis-je pour vous Sir ? demanda le médecin.

― Je cherche Merlin, j'ai un colis pour lui… murmura-t-il.

Justement, la personne en question sortait de sa chambre et se dirigeait vers eux.

― Je vais voir votre père pour le soulager de ses maux de tête, à plus tard… dit Gaius en sortant.

Bien, Arthur s'avança vers Merlin quand celui-ci le coupa dans son élan :

― C'est bon Sir, j'y vais…

― Où ? demanda curieusement le prince.

― Nettoyer l'écurie, brosser vos bottes…

― Non Merlin… Si je suis venu c'est pour te remettre ce colis, avait dit le prince en lui tendant le paquet presque honteux de voir qu'il paraissait encore plus tyrannique à ses yeux.

Il attendit qu'il le prenne dans ses mains.

― Qui vous l'a apporté, Sir ?

― Un homme m'a donné ta description et m'a demandé de te donner ceci…

― Merci.

Le jeune sorcier le prit et se retourna en direction de sa chambre, au grand désespoir du prince.

― Tu ne l'ouvres pas ? Tenta le prince.

― Je… préfère l'ouvrir plus tard… murmura-t-il puis apercevant le regard déçu d'Arthur, le brun décida de l'ouvrir. Il se disait que le prince devait être seulement curieux.

Merlin se mit devant la table pendant qu'Arthur se mettait face à lui. Le prince regardait Merlin ouvrir la boite avec enthousiasme comme si cela était un paquet cadeau. Il dégustait tous les faits et gestes de son valet. Il croisa son regard luisant quand il prit entre ses mains un foulard en lin bleu. Les yeux de son valet avaient à nouveau cette lueur qu'il avait autrefois perçue et à ce moment, il avait l'impression que son cœur allait sortir de sa poitrine… Cette joie contenue se lisait sur le visage de Merlin.

Arthur fixait les mains fines de son valet qui avait déplié le petit bout de papier, joint au colis et au fur et à mesure qu'il voyait Merlin la lire, son visage légèrement empourpré était assez expressif. D'abord la surprise de celui-ci se détachait de son sourire courtois puis doucement son visage devint plus détendu, dessinant un sourire fragile. Arthur en avait le cœur qui oscillait. Le spectacle que lui offrait Merlin prouvait combien il méritait une telle attention.

― Quelque chose de grave ? demanda le prince innocemment.

Sans aucun mot, Merlin releva sa tête et Arthur fut frappé par son regard franc et humide qu'il essayait de cacher. Son valet secoua la tête en se pinçant ses lèvres, souriant et il vit celui-ci prendre son paquet, son foulard et sa lettre tout contre sa poitrine. Merlin s'enferma dans sa chambre. Le prince, troublé, était comblé parce qu'il savait qu'il venait de faire un pas. Il en tremblait encore. Il posa sa main sur son cœur et pouvoir le sentir palpiter aussi vite, lui montra la grandeur de ses sentiments.

Dans sa chambre, Merlin avait du mal à y croire. Il déplia son nouveau foulard et lu: Merci mon brun brodée en rouge en petite lettre sur un coin. Les larmes de joies coulèrent sur ses joues, il se sentait envahi par une étrange sensation. Il repensa à cette chaleur qui s'était si souvent perdu dans le temps… Mais le foulard lui ravivait au moins cette partie floue. Il s'assit au bord de son lit, posa le paquet et le foulard sur le côté et déplia à nouveau la lettre.

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Cher vous,

Je ne peux vous donner de nom puisque vous ne me l'avez jamais dit.

J'ai mis du temps et veuillez m'en excuser parce qu'il est parfois difficile pour moi de me rendre compte que les personnes les plus importantes dans ma vie sont celles qui m'ont sauvé, celles qui m'ont épaulé, celles qui ont fait ce que je suis devenu et vous faites partie de ces personnes.

J'ai enfin réussi à vous retrouver, vous mon ange.

Oui, vous l'êtes et je vous permets même d'en sourire mais ne rougissez pas.

(Merlin ne put s'empêcher de s'empourprer à cette lecture)

Croyez-moi quand je vous dis cela : je ne vous ai jamais oublié.

Mais j'avoue que je n'ai jamais cherché à vous retrouver.

Accepteriez-vous mes plates excuses ?

Depuis peu, je me suis rendu compte que vous aviez été la première personne en qui j'ai pu avoir confiance sans rien me demander.

Je me souviens de votre regard lumineux.

Votre regard triste m'a longtemps hanté et maintenant que je vous ai retrouvé, j'espère pouvoir un jour me rattraper et voir dans votre regard un peu de gaité.

Je remercie le ciel de m'avoir envoyé un ange ce jour-là, parce que j'avoue que derrière mon visage, j'avais eu peur.

Quoique nous étions deux à trembler.

Et quand vous êtes venu, vous avez soulagé mon esprit.

Voilà un petit cadeau qui, je souhaite vous fera plaisir.

Cela n'est rien comparé à ce que vous m'avez offert : ma vie.

Je me souviens qu'à nos jeunes âges, nous nous tutoyons.

Cela n'est pas un manque de respect si je vous vouvoie, au contraire, je prie que pour dans un avenir proche, je puisse vous dire en face quelques mots qui me tiennes à cœur.

A vous, mon ange.

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Merlin n'aurait su donner de mot à cet événement tellement cela l'avait rempli de gaité. Du revers de sa manche, il sécha ses larmes et remplaça son ancien foulard par le nouveau. Il garda l'ancien dans sa poche parce qu'il ne voulait pas s'en séparer. Il rangea le paquet avec la lettre sous son lit puis il posa sa main sur sa poitrine. '' Mon ange '' murmura-t-il… Il sourit à ce surnom qui lui plut. Peu importe qu'il soit un homme, au fond, il était déjà attaché à lui et rien qu'en repensant à la lettre, il sentait le rouge lui monter aux joues. Le cœur battant, il imaginait déjà le jour où il le rencontrerait. Il soupira fortement et fixant ses mains moites, il vit que tout son corps tremblait à cette pensée. Il ferma quelques instants ses yeux pour se reprendre entièrement.

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Deux jours plus tard

Arthur cherchait son valet et enfin il le trouva en train de nettoyer son armure.

― Merlin, ce soir je dine avec mon père donc je te laisse ranger ma chambre pendant mon absence.

― Hum hum… répondit son valet.

Le prince ne reconnaissait plus son valet. Depuis qu'il lui avait envoyé ce paquet, il était vraiment ailleurs et cela ne faisait qu'accroitre son envie de le voir sourire, encore ce sourire qui lui manquait. Parfois quand il le croisait dans la journée, il lui semblait discerner une lueur affective dans son regard. Il se surprenait de se demander si cela lui était destiné… Il n'y avait plus cette lueur noire qui aurait pu encore lui dire qu'il lui en voulait d'être sur la tombe de Balinor… non, Merlin irradiait. Et peut-être aurait-il le courage de lui dire enfin la vérité sur ses sentiments.

Merlin s'attelait à sa tâche quand Gwen entra dans la chambre d'Arthur en frappant. Elle donna une lettre à ce dernier.

― On m'a demandé de remettre cette lettre à son destinataire… dit-elle en rougissant.

Il la remercia et attendit qu'elle quitte la pièce pour la lire. Il savait qui était l'expéditeur et il ne pouvait pas attendre la nuit pour la lire. Il s'assit à la première chaise qu'il trouva à côté de la table et ouvrit la lettre de ses mains tremblantes. Il savait qui la lui avait envoyé par la manière dont elle était pliée et cachetée.

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Mon ange,

(à ses mots Merlin se mit à rougir en souriant)

J'espère ne pas vous déranger mais depuis que je sais où vous êtes, je n'ai qu'une seule envie : celle de vous revoir.

Cela peut vous paraitre absurde mais vous me manquez.

Je regarde souvent mes mains, surtout celle que vous avez prise tout le long de notre parcours.

Vous pourriez presque croire que je vous fais la cour, peut-être est-ce vraiment cela ?

Me pardonnerez-vous cette audace ?

Ne vous inquiétez pas, je suis une personne digne et je respecte vos engagements car j'imagine que vous devez être avec une personne.

Mais du moment que je puisse un jour avoir, dans un avenir, l'occasion de vous revoir.

Je vous écris dans quelques jours.

A vous, mon ange.

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Merlin souriait béatement posant une main sur sa joue d'où il sentait la chaleur de ses rougeurs, quand enfin il s'aperçut de la présence du blond, juste en face de lui.

― J'espère pour toi que c'était une bonne lecture, dit le prince en contemplant la chambre où jonchaient encore quelques vêtements sales.

Arthur vit que son valet était embarrassé et surtout rouge comme une tomate. Le prince était comme qui dirait aux anges. Il attendait une réponse de Merlin qui ne venait pas et au lieu de répondre comme le brun le faisait habituellement, il rangea sa lettre et se mit à ranger.

― Qui est-ce ? Questionna le blond innocemment.

Merlin se tourna vers lui avec un regard interrogateur. Il détaillait le prince. Il avait une partie de son derrière posée sur la table, les bras croisés et il avait incliné la tête. Les cheveux de celui-ci semblaient danser aux rythmes de ses paroles. Merlin, le cœur battant, avait eu une soudaine envie de les remettre à leurs places mais il n'osa pas faire le moindre mouvement. Il le regardait quand le prince reprit :

― Je parle de la lettre qui semblait te faire rougir… J'imagine que cela devait être une fille.

A ces mots Merlin ne put s'empêcher de s'empourprer encore plus sous le regard attentif du prince qui dégustait cet instant.

― Non, sir, rien de tout cela, répondit-il en continuant de ramasser le reste des habits.

― Allez Merlin, dis-moi… taquina-t-il en se détachant de la table et en s'approchant de Merlin pour le chatouiller sur ses hanches.

― Arrêtez sir… cela ne vous regarde pas… répondit le jeune sorcier en se tordant sous ses mains.

Arthur fut blessé qu'il n'ait pas assez confiance en lui pour lui en toucher deux mots. Pourtant quand ils étaient enfants, il se souvint avec quelle facilité Merlin avait pu lui montrer…

― Dis-moi ? Une admiratrice ?

Son valet le fixa droit dans les yeux, Merlin détecta une lueur brillante dans le regard du prince :

― Quoique cela puisse être, je ne vous dirais rien, avait répondu le brun en rangeant soigneusement les vêtements.

Arthur s'approcha de lui, tel un prédateur et posa lentement ses mains sur les hanches de Merlin. Celui-ci semblait réagir à son contact, le jeune sorcier tentait de s'en dégager mais le prince le plaqua avec douceur contre le mur le plus proche. Leurs corps ainsi proches, leurs chaleurs diffusaient une tension presque sensuelle… Lentement, Arthur colla ses lèvres sur l'oreille de son valet :

― Tu peux tout me dire tu sais… susurrait-t-il d'une voix que le brun ne reconnaissait plus. Arthur devinait les tremblements de Merlin tout contre lui. Un jour, tu verras je saurais si tu ne me le dis pas.

Merlin avait du mal à respirer, voir le prince si près de lui… Il essayait de comprendre son comportement mais tout était confus dans sa tête.

Il ne voyait qu'Arthur et ses mains qu'il serrait sur ses hanches. Il pouvait sentir sa chaleur qui se répandait tout le long de son ventre.

Il ne voyait qu'Arthur et son torse collé au sien, si imposant et si détendu, comme si leur corps avait été sculpté pour cet instant.

Il ne voyait qu'Arthur et ses yeux, si brillants et si bleus, qui semblaient lui dire '' je te veux ''.

Merlin, troublé, tentait de se raisonner. Fermant son regard, il se disait qu'il rêvait ce qu'il avait perçu. Jamais il n'avait ressenti de telles émotions le parcourir. Comme tout cela lui paraissait irréel, presque honteux de s'imaginer des scènes entre eux. Car il connaissait Arthur… Il déglutit puis pris d'une colère sourde, il repoussa brutalement le prince. Pourquoi Arthur était si curieux et puis sa manière de le toucher l'énervait. Le blond, repoussé, croisa son regard noir ce qui le figea.

― Je ne sais pas à quoi vous jouez Sir ! Mais je vous interdis de me refaire ce coup-ci… Je-ne-vous-appartiens-pas ! Articulait presque son valet dont le timbre semblait s'étouffer au fond de sa gorge.

Merlin essayait de calmer ces frissons qui le troublaient. Jamais il n'avait pensé qu'un jour, Arthur aurait des gestes si familiers à son encontre. Le jeune sorcier sentait sa respiration qui se saccadait. Immobile devant cette voix, le blond ne bougea pas. Dans sa tête, plein de question le tourmentait.

― Je te prie de m'excuser Merlin, je n'aurais pas dû… chuchota le prince d'une voix moins convaincante. Il passa une main dans ses cheveux pour se donner un peu plus de contenance.

Chose étrange pour le jeune sorcier, jamais le prince ne s'était excusé et encore moins pour ce genre de chose et qui plus est, pour son simplet de valet, parce que c'était ainsi qu'il le voyait et il le savait. Mais à cet instant, que pouvait-il représenter pour le prince ? Un jouet ? Un amusement ? Encore collé au mur, Merlin, bouleversé, retrouva lentement son souffle.

― J'accepte vos excuses, souffla-t-il.

Toujours l'un en face de l'autre, Merlin détaillait les traits d'Arthur et il dut se rendre compte qu'il l'avait blessé. Le brun ne comprenait plus rien, depuis quelques mois tout semblait absurde. Depuis qu'il était rentré de chez sa mère, il avait senti une nette amélioration dans leur relation. Pourtant, il n'avait toujours pas eu sa réponse concernant Balinor et Merlin savait qu'il n'y aura jamais de moment opportun pour en discuter. Il respectait le silence d'Arthur, car le brun savait qu'il connaissait son lien avec le dragonnier. Arthur avait-il seulement fermé les yeux ? Lui en voulait-il ? Merlin ne savait plus… agissait-il ainsi pour se venger ? Drôle de façon… Le regardant sans faire le moindre geste, il lui dit d'une voix moins rassurante :

― Vous avez raison sur une chose… c'est bien une lettre mais pas d'une admiratrice… mais celle d'un homme…

Arthur ne dit rien mais son cœur palpitait à chacun de ses mots. Merlin se confiait à lui. Le prince dissimulait sa joie derrière un sourire moqueur.

― Et pour que vous évitiez de m'embêter avec ceci, je crois que je suis … très attaché à lui… dit-il en baissant la tête pour ne pas voir le visage de dégout de son futur souverain.

Comme rien ne semblait venir de la part du blond, Merlin releva son regard. Lui qui avait eu l'audace d'affliger au prince, un regard d'écœurement quand il pensait que son valet et William pouvaient être plus que de simple amis.

― Cela ne vous dérange pas, sir ? murmura-t-il inquiet.

A ce moment-là, Arthur ne sut où se mettre, il savait qu'il rougissait tel un feu embrasé, alors il se tourna vers sa fenêtre sans lui répondre. Quant au jeune sorcier, il sortit comme un voleur suite au silence de son prince.

Alors ainsi son valet était attaché à cet inconnu, oui parce qu'il ne savait plus qui il était et pourtant, il l'aimait d'une certaine manière. Attaché ? Que pouvait vouloir dire ce mot de la bouche de son valet ? L'aimait-il comme on aime vraiment une personne ? L'aimait-il comme un frère ? Arthur en était presque déçu, il avait toujours cru que quelque part, si Merlin devait un jour aimer un homme, qu'il serait celui-là. Or plonger dans les yeux de son valet, lui fit mal, cette lueur admirative était destinée à l'inconnu.

Il se rendit compte combien son jeu était dangereux… dangereux pour lui. Il avait juste envie au départ de le voir sourire et lui dire combien il tenait à lui… combien il pouvait l'aimer. Les bras croisés et un pied sur le rebord de la fenêtre, le blond contemplait la nuit dans toute sa splendeur. Levant son regard sur le ciel étoilé, il soupirait et il réfléchissait sur la manière de se comporter avec Merlin.

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à suivre

Anath63

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