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Chapitre 3 / Correspondance inconnue. Part 2
Le lendemain, Merlin, après avoir prestement déposé le plateau du prince, sortit chercher des plantes pour son mentor. Marchant à travers les bois, il se remit à penser à la conversation de la veille. Il lui semblait qu'Arthur agissait différemment ces derniers jours. Il mit cela sur le compte de tout ce qui avait eu lieu quelques mois avant. Il sursauta lorsqu'il entendit le craquement d'une brindille derrière lui. Se retournant, il vit son ami Gauvain.
― Gauvain, tu m'as fait peur… murmurait-il en le fixant.
― Ce n'était pas mon but, je t'ai appelé mais tu semblais… comment dire, il jeta un regard au ciel, un peu rêveur…
Gauvain était à quelques pas de lui, les mains dans les poches. Quand Merlin le regardait, il ne ressentait rien, à part de l'amitié. Baissant son regard, il commençait à avoir peur de ce qu'il cherchait à cacher au prince. Le jeune sorcier s'empourpra légèrement et lui répondit simplement :
― J'étais concentré sur les plantes pour Gaius…
― Mais bien sûr et tu vas me faire croire cela… avait-il dit en étirant ses lèvres. Mais moi je sais à qui tu pensais…
Merlin arrêta de contempler le sol dont la terre se mouvait sous son poids. Il croisa le regard moqueur de son ami et lui répondit :
― Je ne pense pas Gauvain…
Le chevalier marcha à ses côtés et après avoir fait mine de réfléchir, il lui fit part de ses connaissances mais le jeune sorcier ne l'écoutait que discrètement. Les images d'Arthur si près de lui envahissaient sa tête.
― Merlin, depuis que je te connais… tu as toujours veillé que sur une seule personne en particulier et si j'en juge ton comportement vis-à-vis de lui, je dirais que tu tiens beaucoup à lui… avait-il dit droit dans les yeux et pointant son index sur le jeune sorcier, il rajouta, tu ne peux pas nier que vous êtes en quelques sortes liés… Gauvain ne lui laissa pas le temps de répondre.
― En ce moment tout est calme, pourquoi ne pas profiter du beau temps ? C'est un hiver doux, tu devrais lui proposer une balade au lac d'Avalon.
― De qui tu parles ? Répondit enfin Merlin les yeux incrédules.
― Ben d'Arthur !
Entendant ce nom, le jeune sorcier rougit violement.
― D'habitude vous êtes tout le temps ensemble… même quand il n'y a rien à faire, tu es comme attiré par lui… surtout depuis quelques temps. Gauvain lui sourit et finit par lui dire en posant une main sur son épaule, je sais combien il est important pour toi…
Le chevalier se tourna et le laissa à ses occupations. Le jeune sorcier s'assit et caressa du bout de ses doigts les fines herbes, fraichement remises de leur rosée matinale. Il était vrai qu'il était attaché au prince mais cela était seulement du à sa destinée. Il ne voulait en aucun retomber dans la profondeur de la mélancolie. Seulement ces dernier temps, il se rendait compte de combien il le négligeait. Il ne se sentait pas fier de lui… Mais, fixant un point imaginaire, Merlin avait encore du mal à se remettre de la veille. Ses hanches se souvenaient encore des mains de son prince et ce sentiment d'en avoir voulu encore plus. Il respira profondément. Il ne pouvait se permettre de se laisser aller… Il se secoua la tête en se disant que les lettres de son inconnu avait dû le troubler. Ses pensées quittaient le prince pour rejoindre celle de cet homme. Merlin voulait absolument le revoir.
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Arthur avait fini la troisième lettre pour Merlin. Il soupira quand on frappa à sa porte. Gauvain venait de faire son entrée quand le blond tenta de cacher la lettre. Or le chevalier fut plus rapide que lui et après une bataille de coups de mains, il la tenait maintenant entre les siennes. Le prince s'emporta contre lui, craignant honteusement d'être pris à son propre piège et il connaissait l'amitié profonde de ce chevalier envers son valet, ce qui ne l'arrangeait pas du tout. Gauvain ouvrit la lettre de la main droite et maintenait le prince de l'autre main sur le torse.
― Arthur ! Qu'est-ce que…
Devant les yeux noirs du chevalier, le blond se sentait vaciller. Il se reprit en s'asseyant sur sa chaise et fixant Gauvain, il lui raconta son enlèvement et sa première rencontre avec Merlin.
― Alors vous saviez qui il était quand il est venu ? demanda le chevalier presqu'en colère.
― Non ! S'écria le blond comprenant qu'il devait parler de son état de sorcier.
Gauvain le jugea rapidement.
― Quoique vous fassiez, sir, ne le blesser pas, il ne mérite pas que l'on se joue de lui… Il peut parfois être idiot comme vous le dites assez souvent mais jamais il ne vous a fait de mal, jamais il ne vous a été déloyal et jamais il ne vous a trahi…
Quelque part ces paroles le blessaient autant qu'elles le touchaient. Il était seulement maladroit de ne pas avouer à Merlin qu'il était celui qui l'avait sauvé.
― Est-ce que vous l'aimez ? Je veux dire, comme quelqu'un qui…
― J'ai compris le sens de ta phrase, Gauvain, je ne suis pas stupide, coupa-t-il en secouant sa main devant lui.
― Peut-être sir, parce que je sais que Merlin l'est envers vous et je n'y peux rien alors je veille à ce que vous ne le blessez pas…
Arthur devint aussi blanc que son pull en lin. Merlin l'aimait ? Pourtant il a dit qu'il aimait l'AUTRE enfin presque.
― Non, Gauvain, il aime celui qu'il a secouru… et malgré le fait qu'il ne se souvienne pas de lui, en l'occurrence de moi, il est amoureux de cet homme… chuchota le prince dont le cœur semblait saigner.
Le chevalier partit dans une crise de fou rire qui sortit le blond de sa perdition. Les deux mains sur la table, debout et tête baissée, Arthur pouvait voir ses épaules suivre le mouvement répétitif de son rire.
― Vous êtes jaloux de vous-même ! reprit-il en relevant son visage hilare avec un sourire aussi large que son visage.
Arthur devait bien avouer qu'à ce moment précis, il n'était pas fier de lui.
― Bon, trêve de plaisanterie… moi je sais que s'il devait choisir entre vous et cet inconnu… il vous choisirait, finit Gauvain une fois le sérieux revenu. Il revient toujours vers vous d'ailleurs…
Arthur se rappelait très bien avoir entendu cette phrase quelque part…
Ainsi tous les deux complotèrent pour trouver le bon moyen pour faire pencher la balance du côté du prince.
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Merlin était dans la chambre du prince pendant que ce dernier était au côté de son père. Il prépara le lit, quand il vit Gauvain dans l'encadrement de la porte. Celui-ci lui donna une lettre.
― Gauvain ?
― Oui ?
― Est-ce que tu l'as vu cet homme ? S'enquit de demander le jeune sorcier avec l'espoir qu'il lui dirait à quoi il ressemblait.
― Bien sûr, mais il m'a fait promettre de ne pas vous le dire…
Sur ces mots, il laissa Merlin et sa lettre. Les mains tremblantes, il ouvrit cette lettre.
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Mon cher Ange,
Je ne peux attendre encore plus, je suis à Camelot ce soir et j'aurais souhaité vous revoir.
J'espère ne pas vous envahir et encore moins vous opportuner de ma franchise à vous rencontrer.
Je vous attendrais ce soir à l'auberge, je vous reconnaitrais avec le foulard.
Si jamais, vous devez changer d'avis, je ne vous en tiendrai pas rigueur.
Je m'accroche à un passé qui ne nous appartiens plus.
Or j'aspire toujours à vous rencontrer.
A vous, mon ange.
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Merlin tremblait, il ne s'attendait pas à ce que cela se passe si vite. Il réfléchit et n'écoutant que son cœur, il voulait absolument le voir. Mais quand le prince pénétra dans sa chambre, ce dernier lui ordonna de nettoyer son armure et ses bottes car le lendemain, un concours de combat de chevaliers devait avoir lieux.
― Qu'y a-t-il Merlin ? demanda le prince en voyant sa moue.
― C'est que Sir, je ne pensais pas à…murmurait-il avec supplice.
― Tu n'es pas là pour penser Merlin, seulement là pour me servir et faire ce que je te dis… répondit-il sérieusement.
Le jeune sorcier, médusé par son attitude, ne comprenait pas pourquoi Arthur était devenu si distant. Etait-ce encore un de ses coups tordus ? La veille ne lui avait-il pas suffit ?
― Je suis désolé mais ce soir, je ne peux pas …ajouta Merlin avec un calme absolu.
― Qu'y a-t-il de plus important que moi, Merlin ?
Une douleur lui comprima la poitrine puis le jeune sorcier lui cria :
― Je-ne-suis-pas-votre-esclave ! Et quand bien même je suis votre valet, j'estime que vous me devez du respect ! Vous vous amusez déjà assez en m'humiliant, vos sarcasmes ne font rire que vous ! Qui êtes-vous pour me donner sans arrêt des ordres alors que je n'ai jamais demandé d'être à vos cotés ! Oui, on m'y a obligé parce qu'un jour, je vous ai sauvé la vie ! Et ma récompense… C'est de vous supporter… Le monde ne tourne pas qu'autour de vous, ARTHUR !
Merlin était extenué mais trop, il en avait trop pris sur lui pour se laisser encore une fois marcher dessus par le plus crétin des royaux… Sans un regard au prince, il se dirigea vers la porte et fixant la poignée, il continua :
― J'ai fait tout ce que je devais faire aujourd'hui sir… que cela vous plaise ou non, j'en ai fini pour ma soirée.
Le jeune sorcier sortit le pas lourd.
Arthur était affligé par les propos que venait de lui lancer son valet, si blessants et si amers à la fois. Il ne pouvait plus faire un pas. Alors ainsi, Arthur se disait qu'il l'avait perdu contre son autre… celui qui avait été sauvé par Merlin, autrefois, si jeune et si innocent. Une larme coula sur sa joue. Tristement, il dut se rendre à l'évidence qu'il ne faisait pas le poids devant le rêve de son valet. Rêve qu'il devait briser…
Il serra les dents quand il s'imagina allant à la taverne… Il secoua la tête, il devait y avoir un autre moyen parce qu'il l'aimait et qu'il ne devait pas se laisser aller par les mots meurtris de son brun. Une tache bleue attira son attention à l'entrée de sa porte. Il s'aperçut que c'était son vieux bout de tissu. Il la porta à son nez comme pour s'imprégner de l'odeur de son ange. Il quitta sa chambre, portant une longue cape noire cachant ainsi son visage. Arrivé devant l'endroit où il aurait donné rendez-vous à Merlin, ce fut l'estomac retourné qu'il y entra. Son étonnement fut de ne pas le trouver.
― Arthur ? entendit-il à ses côté.
― Gauvain…pourquoi cela ne m'étonne pas de te voir ici…
Le chevalier le prit à part et lui dit qu'il n'avait pas croisé Merlin de la soirée. Le prince laissa son chevalier et partit voir son valet qui devait être dans sa chambre.
Entrant à pas lent dans la demeure du médecin, il toqua à la porte de son valet. N'entendant aucun bruit, il osa entrer mais il s'aperçut que la chambre était vide. Il voulut s'en aller mais le paquet que le prince lui avait donné la première fois, attira son attention. La prenant entre ses mains, il vit des lettres. Pris par une étrange curiosité, il les sortit et entre chacune de ses lettres, il y en avait d'autre… les réponses de Merlin… Il prit la première :
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Cher vous,
Que fut ma surprise en ouvrant votre paquet.
Je ne me serais jamais attendu de vos nouvelles.
Je me permets de vous répondre même si je sais que je n'aurais pas le moyen de vous les faire parvenir mais au moins aurais-je eu la possibilité de vous écrire sur l'instant.
Je ne peux que vous remerciez à mon tour de votre présent.
Vous ne me devez rien, j'ai été ravi d'avoir pu aider quelqu'un, seulement, je vous prierais de ne pas m'en vouloir car j'ai perdu une partie de ma mémoire et la seule chose dont j'ai pu conserver, fut votre foulard.
A vous qui m'accordez une place importante.
Arthur avait les mains qui tremblaient. Merlin pouvait-il penser que jamais le prince tenait à lui. Il soupira et lut la seconde lettre.
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Cher vous,
Une seconde lettre si vite arrivée que j'en suis touché.
J'ai tout aussi hâte que vous de vous revoir, ne serais-ce que de mieux vous connaitre, de mieux devenir votre ami…
Le temps a effacé quelques brides de mon passé mais il est vrai que je me souviens de votre main contre la mienne.
Je suis agréablement surpris de votre honnêteté.
En lisant votre lettre, j'avouerais que cela me ravie de voir combien je compte aux yeux d'une personne. (Arthur esquissa une moue sur son visage).
Et pour vous répondre, je n'ai personne dans ma vie mais je veille énormément sur l'un de mes amis les plus chers.
(Arthur s'arrêta quelques secondes comme s'il sentait que Merlin parlait de lui).
Bien qu'il soit difficile à cerner, il est le seul en qui j'ai une confiance, parce que je sais qu'il est un homme bon.
(Le prince sourit à ses derniers mots)
Il y aura juste quelques défauts à reprendre mais il me tient à cœur de me dire que ce que je fais pour lui n'est pas en vain.
(Arthur se racla la gorge…)
J'ai cru un instant éprouvé de forts sentiments à votre égard mais je ne peux vous dire si ils sont réels ou non.
Je crois que je ne sais pas ce qu'est aimé. Bien que j'aime certaines choses mais… je ne saurais vous dire.
A vous.
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Le prince s'assit tremblant de tout son corps. Il avait l'impression d'espionné son valet. Il n'osa pas lire la dernière lettre par crainte de découvrir qu'il venait de le perdre. Il passa une main sur son visage, il était hors de question que par sa faute Merlin le quitte. Où était passé ? Etait-il parti à cause de lui ? Sortant de chez Gaius, il marcha à travers les couloirs. Il repensa à ce que cette entité lui disait :
« Non, Arthur, pas tant que tu ne comprendras pas que tout homme a ses limites !
Que toute personne a le droit d'aimer et d'être aimé comme il se doit !
Parce que toi, insultant mainte fois Merlin d'insolence, tu ne vaux pas qu'il te regarde ! »
Au milieu du couloir, il sentait cette douloureuse émotion qui lui poignardait le cœur. Il ferma les yeux quelques instants. Arthur perdait petit à petit Merlin et la main sur son cœur, il parvenait à entendre les battements de celui-ci. Devait-il avouer à Merlin que ces lettres étaient une supercherie ? Que s'il avait fait tout cela, ce n'était que pour le revoir sourire… et qu'il sache que lui, Arthur l'aimait. Baissant encore plus la tête, il savait que s'il lui disait cela, telle une trahison, il briserait à jamais le lien qui les unissait. Cette douleur, qui ne cessait de pénétrer son âme, le torturait.
Il n'avait jamais voulu le blesser et encore moins être sévère avec lui. Maladroit qu'Arthur était, il ne pouvait se dire qu'il allait tout gâcher et peut-être que Merlin s'en irait définitivement. Il s'agenouilla à même le sol, seul avec sa tristesse, se laissant choir de toute sa mélancolie. Imaginant ne plus le revoir, sa poitrine se comprimait. Cette douleur était encore pire que celle qu'il avait ressentie à travers Merlin. Celle qui avait causé cette souffrance d'avoir vu perdre cette jeune fille.
Comment une douleur comme celle-ci pouvait-elle exister ? Arthur avait mal dans tout le corps, cette sensation d'avoir échoué avant même de lui avouer, lui fendait le cœur. Qu'allait-il pouvoir dire ? Qu'allait-il faire ? Les mains sur ses genoux, il ne vit pas les perles humides tomber prestement dessus. Soudain, il sentit cette entité. Levant son regard, il put enfin la distinguer à travers ses larmes. Le cœur battant, il murmura : Mère.
― Viens mon fils, il est temps que tu te ressaisisses, dit-elle d'une voix douce.
Le prince se leva lourdement à sa hauteur mais n'osa pas lui prendre la main.
― Pourquoi me faire subir cette ascension ? Chuchotait-il indigné en grinçant des dents.
― Mon fils, je t'observe depuis si longtemps… elle lui effaça ses larmes d'un revers de sa main. Quand je suis morte, j'étais triste de te laisser… Elle le fixa droit dans les yeux… Quand j'ai entendu parler de la prophétie de ce druide qui devait un jour t'aider, j'ai su que tu ne serais jamais seul.
Arthur ne comprenais rien… quel prophétie ?
― Merlin est né parce que tu es venu au monde. Sans ta naissance, jamais il ne serait là. Comprends-tu mon enfant ?
Il hocha enfin la tête, éberlué de voir que sa propre mère lui avait affligé ce voyage.
― Mon fils, quand j'ai vu la gentillesse du petit Merlin, j'ai su qu'un jour, il fera de toi l'un des plus grands rois. C'est pourquoi ce jour-là, j'ai un peu poussé Merlin à attendre derrière un buisson pour te libérer…
Elle lui caressa les cheveux… passant sa main sur son visage. Arthur avait la gorge nouée par sa révélation. Ainsi sa mère l'avait mis sur sa route.
― Vos destins sont liés depuis vos naissances et encore plus depuis ce jour, dans cette grotte.
Elle respira profondément avant de reprendre tristement :
― Mais quand j'ai vu la manière dont tu te comportais envers lui en sachant que tu l'appréciais… J'avais peur que tu ne comprennes pas qui il représentait. C'est pourquoi j'ai voulu que tu ressentes ses souffrances et qu'à travers elles, tu vois combien il t'estimait malgré tes paroles blessantes.
Arthur baissa la tête sachant qu'il avait honteusement fais souffrir Merlin. Il sentit la main douce de sa mère lui relevait le menton.
― Arthur, vois combien Merlin t'a rendu encore meilleur. Vois combien son regard te rend plus fort. Vois combien sa présence te rend maladroit…
Comprenant ses mots, il ne put que lui murmurait :
― J'ai tout gâché… je le fais fuir, tout ça parce que je n'arrive pas à lui dire ce que je ressens, parce que je n'ai pas envie qu'il…
― Te blesse ? Mon fils, tu connais assez Merlin pour savoir que jamais il ne te blesserait intentionnellement. Sois seulement toi, oublie ton rang en tant que prince, montre-lui qui est Arthur Pendragon… peut-être te montrera-t-il qui il est finalement.
Ils se contemplèrent quelques minutes puis elle lui prit sa main.
― Arthur, pour la première fois, je me rends compte combien tu es faible, je ne parle pas de ta force non loin de là, mais de tes sentiments qui te désoriente. Tes pleurs me prouvent combien tu as besoin de lui… pour la première fois, je te vois… alors cesse de te cacher derrière ton masque…
Arthur ne savait quoi lui dire, voir ainsi sa mère si belle et auréolée, le fit perdre la voix. Oui, Merlin était sa faiblesse.
― Je t'aime mon fils.
Elle lui sourit ce qui lui redonna un peu plus de volonté.
― N'oublies pas, ouvre-lui ton cœur…
Puis son ombre s'en alla à travers une puissante lumière blanche. Arthur, séchant ses larmes, reprit ses recherches mais il ne trouva aucune trace du brun.
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à suivre
Anath63
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