NdA: Me revoilà!! Je suis sincèrement désolée d'avoir pris tant de temps à updater! Depuis que l'école est recommencée, je n'ai presque jamais le temps d'écrire! J'espère que vous ne m'en voulez pas trop...
Enfin... Voici le 7e chapitre!
Doutes
Il devait être une heure du matin. Dylan, comme à son accoutumée, rentrait tard. Lentement, pour ne pas faire de bruit, il ouvrit la porte et se glissa à l'intérieur de l'appartement. Il ne prit même pas le temps d'ouvrir les lumières. Il ne voulait pas réveiller Marco, qui se couchait toujours tôt. Il retira son manteau et le posa sur la paterre avant de doucement marcher jusqu'à la cuisine.
«Il est tard.» dit une voix dans le noir alors qu'il passait devant le salon, qui était sur le chemin de la cuisine.
Il sursauta et chercha d'où venait la voix. Il vit alors une silhouette assise sur le divan.
«Marco?» demanda-t-il.
«Ton entraînement se termine tard.» répondit le jeune italien.
«On est allé boire une bière à la taverne près de l'arena.» s'expliqua le grand blond.
Ce dernier alluma la lumière, l'interrupteur se trouvant tout près de lui. Il vit alors que son petit ami semblait très épuisé, vu les cernes qui lui creusaient le dessous des yeux.
«C'est étrange, car aujourd'hui, je voulais absolument te parler. J'ai donc tenté désespérément de te rejoindre, en vain. J'ai donc décidé d'aller te rejoindre à l'arena.» commença le plus jeune des deux.
Aussitôt, il vit l'expression du plus vieux changer. Il crut discerner une pointe de panique.
«En arrivant, il n'y avait personne, à part le concierge. Il m'a dit que les entraînements n'avaient lieu que les lundis et mardis soir.» continua-t-il.
Il prit une courte pause, pour laisser le temps à Dylan de digérer l'information. Après tout, c'était un jeudi. Voyant qu'il ne recevait aucune réaction, à l'exception de la panique qui se lisait clairement sur le visage de l'autre, il continua.
«J'ai aussi su que les entraînements ne durent jamais plus de deux heures... Étrange, n'est-ce pas? Toutes ces fois où tu rentrais aux petites heures du matin... peu importe le jour de la semaine...»
L'autre ne dit toujours rien. Il se contenta plutôt de le regarder d'un air piteux. Marco l'avait rarement vu ainsi. Dylan avait plutôt l'habitude d'arborer une certaine assurance. Il n'avait eut besoin de dire que quelques répliques pour briser cette assurance. Le voir aussi vulnérable était déstabilisant, mais il ne se laissa pas impressioner.
«Dylan... lorsque je vous ai surpris, Eric et toi, il y a quelques années, j'ai eu le coeur brisé. Nous sommes revenus ensemble parce que je t'aimais toujours et que tu m'avais promis de ne plus jamais me briser le coeur à nouveau...» dit l'italien.
Il marqua une autre pause, un bref instant, avant de continuer.
«C'est ce qui m'amène à te poser une question. Une seule. Si tu m'aimes vraiment autant que tu m'as dit l'être, lorsque nous sommes revenus ensemble, tu répondras honnêtement. Dylan... est-ce que tu m'as trompé?» termina-t-il.
Sa question ressemblait plutôt à une imploration. Il souhaitait tellement que Dylan lui sorte une explication plausible, expliquant son comportement récent. Il espérait tellement que son petit ami lui dise qu'il se faisait des illusions, qu'il paranoïait. Il espérait tellement... Mais ne reçu aucune réponse. Seulement ce même regard piteux. De toute façon, tout semblait assez évident. Après s'être entretenu avec Tim, Marco était totalement perdu et il avait eut un tel besoin de se réfugier dans les bras de son petit ami qu'il était allé à l'arena. C'était à partir du moment où il est entré et avait constaté que l'endroit était vide qu'il avait commencé à se poser des questions. Son entretien avec le concierge avait presque confirmé ses inquiétudes. Malgré tout, il espérait.
«Dylan! M'as-tu trompé!?» s'énerva soudainement Marco.
Un trop long moment de silence s'ensuivit, durant lequel l'italien eut envie de pleurer. Pourquoi ne répondait-il pas!?
«Oui...»
Un seul mot. Presque un murmure. Trois simples lettres. Ce chuchotement eut l'effet d'un tas de briques reçu sur la tête pour le plus jeune des deux.
«Je n'arrive pas à y croire...» murmura ce dernier.
Il se mit à respirer un peu plus bruyamment et se prit la tête à deux mains.
«Marco...» dit simplement Dylan.
«Tais-toi!!!!!» cria un peu trop fort le jeune italien.
Ce dernier quitta la pièce et marcha jusqu'à la chambre. Une fois à destination, il s'arrêta devant le lit et ferma les yeux. Quelques larmes s'échappèrent de ses paupières closes. Comment tout cela pouvait-il lui arriver!? Il aimait tant Dylan! Comment avait-il pu lui faire ça!?
«Marco...» dit doucement le grand blond en le rejoignant dans la chambre. «S'il-te-plaît... ne le prend pas comme ça...»
«Comment voudrais-tu que je le prenne!?» s'exclama le plus jeune en se retournant pour faire face à son petit ami. «Tu m'as trompé! TU M'AS TROMPÉ!! ENCORE!! Tu m'avais promis de ne plus me briser le coeur. Tu m'avais promis!!!!!»
«Je sais, mais...»
«Il n'y a pas de "mais"!!!! Tu es une ordure!!»
«Marco...allons...»
Cette supplication... Il ne voulait plus l'entendre. Elle le déchirait.
«Va-t-en.» dit sèchement le plus jeune tout en se retournant pour être dos au plus vieux.
«Quoi?» demanda celui-ci, surpris.
«Tu as très bien compris. Va-t-en.»
«Mais...tu... tu me mets à la porte?»
«C'est exactement ça.»
Le joueur de hockey regarda, avec de grands yeux, son petit ami qui refusait de le regarder en face. Il recula de quelques pas, ne se résignant pas à quitter l'appartement. Il entendit finalement, après quelques reniflements, la voix du jeune italien.
«Reviens au matin. Je ne serai plus là.» dit-il.
«Tu t'en vas?!»
«Oui.»
«Mais où vas-tu aller!?»
«Ça ne te regarde pas.»
Suite à cette réponse sèche et claire, Dylan fixa encore longuement Marco, qui lui faisait toujours dos. Il se décida finalement à quitter les lieux, toujours en état de choc. Le jeune italien entendit des pas s'éloigner, puis une porte s'ouvrir et se fermer. Dès qu'il eut entendu l'autre jeune homme quitter l'appartement, il s'écroula au pied du lit et éclata en sanglots. Comment avait-il pu lui faire ça? POURQUOI lui avait-il fait ça? Qu'avait-il fait de mal pour mériter ça? Comment avait-il pu ne rien voir!? C'était atroce.
Il jeta un rapide coup d'oeil au cadran. Il était trois heures du matin. Il avait encore un peu de temps. Ses valises étaient faites et reposaient sur le lit. Il avait fouillé tout l'appartement pour trouver ce qui lui appartenait. Pour plusieurs choses, Dylan et lui les avaient achetées ensemble. Pour la plupart, il avait décidé de les lui laisser. De toute façon, la plupart de ces choses étaient des meubles et il n'avait pas l'intention de vider les lieux. Il avait tout rassemblé ce qui était réellement en sa possession. Il lui restait donc à trouver un endroit où aller. Il pouvait peut-être aller chez Ellie... Mais il se rappela qu'elle hébergeait un étudiant allemand pour encore un mois. Elle n'avait plus de place pour lui. Il y aurait peut-être Jimmy, Craig... Mais, pour la plupart de ses amis de Degrassi, ils ne se parlaient plus vraiment puisque qu'ils étudiaient dans des domaines différents. Ils correspondaient, mais il se voyait mal leur demander l'hospitalité. Il ne restait plus beaucoup de monde. Katherine, la réceptionniste de Gai Écoute... eh bien... ils s'entendaient bien, mais il ne se considérait pas suffisamment proche d'elle pour lui demander cette faveur... Quoique, il se souvenait qu'elle lui avait dit qu'il pouvait compter sur elle. Elle lui avait dit ça comme ça, mais il n'avait pas vraiment le choix de la prendre au mot, car l'autre option était ses parents et il n'avait pas du tout envie de confronter son père. Il composa donc rapidement le numéro de la jeune femme. La sonnerie se fit entendre un long moment avant qu'il n'entende finalement une voix au bout du fil.
«Oui?» fit une voix endormie.
«Katherine? C'est Marco.»
La réceptionniste sembla aussitôt se réveiller.
«Marco? Que se passe-t-il? Tu sais qu'il est trois heures et quart du matin?» dit-elle, visiblement un peu inquiète.
«Oh, c'est pas grand chose...» commença-t-il.
Il prit une courte pause pour ravaler les sanglots qui tentaient de remonter. Il réussit finalement à continuer.
«J'ai rompu avec Dylan.»
«Quoi?! Oh! Chéri! Est-ce que ça va!?» demanda Katherine.
«Oui..Ça va...» tenta d'articuler le jeune homme qui lutait désespérément contre les pleurs.
«Ça n'a pas l'air d'être le cas...»
Le jeune italien prit une grande inspiration.
«Il m'a trompé.» dit-il tout d'un coup, sachant très bien que s'il s'éternisait, il ne pourrait pas retenir les larmes.
«Oh mon dieu! Tu dois être abattu!»
«Oui... on peut dire ça...» répondit-il d'une voix tremblotante.
«Je suis vraiment désolée...»
«Oh... ne t'en fais pas... ça va... En fait, si je t'appelais, c'est que je lui ai dit que lorsqu'il reviendrait, je ne serais plus là. Mes valises sont faites et je suis prêt à partir... mais je n'ai nulle part où aller...» dit-il.
«Oh! Mais tu n'as qu'à venir chez moi! Ça me ferait plaisir de t'héberger un moment!»
Le jeune homme vérifia qu'il avait tout et ramassa toutes ses affaires. Il marcha lentement jusqu'à la porte qu'il ouvrit doucement et referma derrière lui. Il verrouilla et quitta les lieux. Au milieu du couloir, il jeta un dernier regard à l'appartement qui l'avait rendu si heureux, à peine un an plus tôt. Il soupira et continua son chemin. Peut-être ne mettrait-il plus jamais les pieds dans ce corridor. Il descendit jusqu'au rez-de-chaussée et sortit de l'immeuble. Dehors, Katherine l'attendait, à côté de sa voiture. N'en ayant pas lui-même, il avait bien dû accepter qu'elle vienne le chercher. Elle avait les cheveux emmêlés et sa tenue était négligée... enfin, plus que d'habitude. (NdA: Oonnn... Je suis méchante...) Elle lui sourit chaleureusement avant de l'aider à mettre ses bagages dans le coffre. Ensuite, ils montèrent dans la voiture et partirent en direction de l'habitation de la jeune femme. Avant de le perdre de vue, Marco jeta un tout dernier regard à l'immeuble. Il soupira à nouveau et reporta son regard devant lui. Vers l'avenir. Un avenir san Dylan.
NdA: Désolée. Ce chapitre tend un peu plus vers le drame. Mais bon, il fallait bien passer par là. J'avais plutôt hâte de me débarrasser de Dylan... Bon débarras!!! (niak niak!!!!)
J'espère seulement que ce chapitre ne s'apparente pas trop à un soap américain...
bon, eh bien... à la prochaine!!!
