NdA: Me revoilà! J'ai été un peu déçue de constater que, quelques jours après avoir publié le dernier chapitre, je n'avais pas de reviews... Mais j'en ai reçut une aujourd'hui!!:D Je publie donc le chapitre suivant!
Voici donc le 8e chapitre!
Spécialiste en peines d'amour
Marco ouvrit doucement les yeux. Il les referma aussitôt, la forte lumière du soleil lui agressant la rétine. Il se frotta les yeux tout en se redressant avant de finalement les rouvrir. Il jeta un coup d'oeil à la table de chevet, pour remarquer qu'il n'y avait pas de cadran. Il s'extirpa lentement du lit et sentit alors une bonne odeur qu'il ne parvint pas à identifier. Il quitta la petite chambre et suivit la bonne odeur jusqu'à la cuisine. Là, il trouva Katherine affairée à sortir un pâté de saumon du four. Elle posa le plat sur le comptoir et retira ses mitaines de four. L'odeur du saumon embaumait dans l'appartement. Alors que la jeune femme plaçait les mitaines sur un crochet, elle dirigea un regard vers lui.
«Ah! Tu es réveillé!» dit-elle d'une voix enjouée.
Elle portait un grand chandail noir sur lequel on pouvait lire "I (heart) NY" et des bermudas en satin vert, le tout accompagné d'espadrilles bruns complètement abîmés. Ses cheveux étaient remontés en une queue de cheval faite un peu trop rapidement et ses grosses lunettes noires venaient compléter le désastre. Marco eut un sourire. C'était bien Katherine. Incapable de s'habiller de façon avantageuse.
«Oui...» répondit-il simplement.
«Bien dormi?» demanda la grande blonde.
«Oui, pas trop mal...» commença-t-il. «Quelle heure est-il?»
«Cinq heures de l'après-midi!» répondit la jeune femme.
L'italien ouvrit de grands yeux. Il était vrai qu'il s'était couché à cinq heures ce matin-là, mais cela signifiait qu'il avait dormi douze heures! Il n'avait presque jamais dormi autant! Katherine eut un sourire en voyant son expression surprise.
«Eh oui! Ce pâté est notre souper!» dit-elle.
«Le souper... oh mon dieu! Je ne me suis jamais levé en après-midi! Encore mois à la FIN de l'après-midi...»
Le sourire de la jeune femme s'agrandit.
«Eh bien moi oui! Bienvenue dans mon monde!» dit-elle en riant.
Cette réplique réussit à arracher un sourire au jeune homme.
«J'ignorais que tu cuisinais.» fit ce dernier alors qu'il prenait place à table et que la jeune femme commençait à séparer le pâté en plusieurs morceaux.
«Oh! Non! Je ne cuisine pas et je ne compte pas commencer! Je suis tellement nulle! C'est ma mère qui l'a fait. Elle m'en fait de temps en temps. Je n'ai qu'à les faire cuire.» dit-elle en riant.
«Il me semblait bien aussi...» ajouta Marco d'un ton moqueur.
Katherine servit le repas et le jeune homme mangea avec un appétit qu'il ne se connaissait pas. Après tout, il n'avait pas mangé de la journée.
«Tu sais, aujourd'hui, je me suis dit que nous pourrions aller au cinéma, ou quelque chose comme ça. Qu'en penses-tu?» proposa la jeune femme.
Le jeune homme soupira. Il n'avait envie de rien. Surtout pas de sortir.
«C'est gentil de me le proposer, mais je n'en ait pas vraiment envie. Désolé.» s'excusa-t-il.
«Oh non! Tu ne t'en sortiras pas si vite! Crois-moi, je suis la spécialiste des peines d'amour et je sais parfaitement que la pire façon de se sortir de ça, c'est de s'apitoyer sur son sort!»
L'italien eut un sourire en coin. La détermination soudaine de son amie était plutôt comique à voir.
«Je ne sais pas... je ne me sens pas très bien...» dit-il.
«Écoute, on peut écouter des films ici, mais je ne te laisserai pas déprimer seul.» dit-elle en se levant pour aller porter les assiettes sur le comptoir.
Soudainement, elle figea.
«Merde.» dit-elle.
«Quoi?»
«Je... Ah! J'avais oublié! Je dois sortir avec Corine ce soir! J'avais totalement oublié!»
«Eh alors!? Où est le problème?»
Elle le fusilla du regard.
«Je crois que je vais annuler.» dit-elle.
«Non! Vas-y! Tu ne cesses de me répéter que votre relation n'avance pas! Vas-y et ne te préoccupes pas de moi.» protesta le jeune homme.
«Mais...»
«Je vais bien! Je suis déprimé, mais ça va passer. Je crois que j'avais un peu vu toute cette histoire avec Dylan venir de toute façon.»
La jeune femme le regarda un long moment, semblant réfléchir, avant de finalement reprendre la parole.
«Tu es sûr que ça va aller?» demanda-t-elle.
«Oui.»
«Eh bien... d'accord alors.» dit-elle.
Elle ouvrit une armoire pour en sortir deux petits gâteaux et se rassit à table tout en donnant l'un des deux desserts à l'italien. (Nda: Il n'y a pas d'âge pour manger des petits gâteaux!!!!!!)
«Qu'est-ce que vous avez prévu faire?» demanda ce dernier.
«On va au restaurant.» dit-elle.
Le jeune homme remarqua aussitôt le petit ton que la jeune femme employait. Ce ton qui aurait certainement passé inaperçu pour n'importe qui d'autre, mais pas lui, avec son sixième sens aiguisé!
«Qu'est-ce qu'il y a?» demanda-t-il.
«Rien.» dit-elle.
Il lui jeta un regard du genre "pour-qui-tu-me-prends?". Voyant cela, elle céda.
«Oh, eh puis je suppose que je peux te le dire. Ça ne va pas très bien entre nous deux ces temps-ci.»
«Pourquoi?»
«Je ne sais pas trop. Elle semble un peu distante et froide. Elle ne cesse de me reprocher que je ne m'implique pas assez dans notre couple... J'ai l'impression qu'elle en a assez de moi. Je crois que ça m'arrangerait d'annuler.»
L'italien la fixa un long moment.
«Quoi? Pourquoi tu me regardes comme ça?» demanda finalement Katherine.
«Tu sais... ce n'est pas en l'évitant que tu vas régler vos problèmes!» répondit Marco.
Son amie soupira.
«Je le sais! ... Je le sais... Mais je ne sais plus trop quoi faire...»
Elle soupira à nouveau. Elle voyait très bien que son histoire ressemblait étrangement à un soap opéra. Tellement cliché. Mais elle n'y pouvait rien.
«Est-ce que tu l'aimes?» demanda le jeune homme.
«Oui! Bien sûr!» répondit Katherine.
«Eh bien... je ne vois pas où est le problème!»
Un troisième soupir de la grande blonde se fit entendre.
«Ce n'est pas si facile.» dit-elle.
«Je sais. Si tu es la spécialiste des peines de coeur, je suis pour ma part le spécialiste des relations compliquées. Crois-moi, si tu l'aimes, montre-le lui. Tu n'as rien à perdre.»
Un court silence s'ensuivit.
«Mouais... je suppose que tu as raison.» concéda finalement Katherine.
«Alors? Que vas-tu faire?»
«Je suppose que je vais y aller...»
«Génial! Tu me raconteras tout!»
La jeune femme eut un sourire en coin. C'était bien là son ami Marco. Que ferait-elle sans lui?
NdA: Voici donc le 8e chapitre! J'espère que vous avez aimé!
À la prochaine!
