Petit bon dans le temps :)

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Disclaimer : I don't own Harry Potter, everything is property of JK.


4. Wake Up

La chaumière aux coquillages était silencieuse, ce qui était une surprise au vu des nombreuses personnes qui étaient dans ces murs. Après les événements du manoir, Ron avait choisi cet endroit, car il savait qu'ils seraient en sécurité. Son frère Bill et sa femme Fleur habitaient la chaumière, et à présent, Ron, Harry, Hermione, Dean, Luna, Olivander et Gripsec étaient tous dans la petite maison. Ron se trouvait dans une des chambres d'amis, regardant la mer par la fenêtre sans vraiment la voir. Derrière lui, Hermione dormait toujours. Elle ne s'était pas réveillée depuis qu'ils s'étaient enfuis, et ça faisait plus de deux jours. Ron était mort d'inquiétude, il avait peur qu'elle ne se réveille pas. Fleur lui avait pourtant dit que ses blessures étaient assez sérieuses, et qu'il lui faudrait du temps pour se remettre.

Il n'avait pas quitté la chambre depuis qu'ils étaient arrivés, ne quittant jamais son chevet, ne dormant pas, ne mangeant pas. Il entendit la porte de la chambre s'ouvrir mais ne fît pas un mouvement pour voir qui était entré.

« Il faut que tu manges, Ron. Ca ne t'avancera pas beaucoup de faire la grève de la faim, » murmura Harry pour ne pas réveiller Hermione.

« Je n'ai pas faim, » répondit Ron.

« Je le laisse là quand même, on ne sait jamais. Je suis désolé, Ron. »

« Ce n'était pas de faute Harry. Tu n'as pas forcé Bellatrix à faire quoi que ce soit. »

« Mais… »

« Harry, stop ! Ce n'était pas de faute, ça s'arrête là. »

Harry hocha la tête, et quitta la chambre. Ron savait qu'il s'en voulait parce qu'il avait prononcé le nom de Voldemort chez le père de Luna, et que tout ce qui était arrivé était de sa faute. Ron ne lui en voulait pas, et ne le blâmait pas. S'il en voulait à quelqu'un, c'était à lui-même. En revenant, il s'était promis qu'il ferait tout pour la protéger, et il avait lamentablement échoué. Il n'avait pu qu'entendre ses hurlements, et dès qu'il fermait les yeux, il les entendait encore et encore. La nuit tomba et il constata qu'il n'avait pas bougé.

Poussant un soupir, il contourna le lit et s'assit dans le fauteuil que Bill avait installé quand il avait constaté qu'il ne quitterait pas le chevet d'Hermione. Il prit sa main dans la sienne, elle était chaude dans la sienne. Il posa la tête sur leurs deux mains jointes, et s'en sans rendre compte, il s'endormit.

Ce fut des gémissements qui réveillèrent Hermione. Elle mit quelques minutes pour ouvrir les yeux, son corps était tout engourdi, et sa tête la lançait. Elle se rappela vaguement les événements passés, et se remémorant sa torture, elle voulut jeter un coup d'œil à son bras, mais elle ne réussit pas à le bouger. C'est là qu'elle comprit d'où venaient les gémissements. Ron. Il avait la tête sur sa main qu'il tenait fermement dans la sienne, il devait dormir, et il faisait un cauchemar. De sa main valide, elle le secoua légèrement, le réveillant tout à fait. D'un coup sec, il ouvrit les yeux, mit quelques secondes à comprendre ou il était, et son regard se posa sur Hermione. Elle était réveillée, et elle le regardait soucieuse. Il lâcha sa main, et s'approcha de son visage, rapprochant sa chaise du lit.

« Comment est-ce que tu te sens ? » demanda-t-il en murmurant.

« J'ai connu mieux. Ou sommes-nous ? » Répondit Hermione ne reconnaissait pas l'endroit.

« Chez Bill et Fleur. La chaumière aux coquillages. C'est l'endroit le plus sur auquel j'ai pensé. Je suis venu ici après… après que je sois parti. »

« Oh… »

Ronald s'approcha davantage et caressa son visage, et plongea son regard. Pendant des heures, il avait cru qu'il ne verrait plus ses yeux, qu'elle ne lui parlerait plus jamais. Sans s'en rendre compte, une larme coula sur sa joue. Hermione s'en aperçut aussitôt.

« Hé ! » reprit-elle en effaçant sa larme du bout des doigts.

Elle s'assit et s'appuya contre la tête du lit, Ron s'assit sur le bord du matelas, et se rapprocha encore. Elle avait toujours la main sur son visage, et leurs visages étaient très proches à présent.

« Tu as failli mourir là-bas. »

Il ne dit pas un mot de plus. Il avait raison, et elle le savait. Elle avait failli mourir à cause de Bellatrix, et la seule chose qui l'avait empêché d'abandonner quand la douleur était intenable, c'était sa voix.

« Je suis tellement désolé. C'est ma faute, » continua-t-il.

« Hé ! » Hermione se rapprocha davantage et prit son visage entre ses mains. « Ce n'est pas ta faute, tu m'entends ? Tu n'y es pour rien. Tu n'aurais rien pu faire pour l'en empêcher. Tu dois arrêter de te sous-estimer, Ronald. Tu lui as demandé de te prendre à ma place. Tu crois que j'aurais pu supporter de l'entendre de torturer ? La seule chose qui a fait que je ne suis pas morte sous sa torture, et écoute-moi bien Ronald, la seule chose qui a fait que je me suis battue, c'est que j'entendais ta voix. Je t'entendais m'appeler, et la seule chose que je me suis dit, c'est que je ne devais pas abandonner. »

« Ca aurait du être moi. »

Les larmes coulaient sans retenue sur son visage à présent, et il s'en moquait totalement. Il prit son bras meurtri tendrement dans ma main, et déposa un léger baiser sur sa cicatrice, et Hermione frissonna. Ronald l'attira dans ses bras, se moquant éperdument du fait qu'il avait décidé quelques jours plus tôt, qu'il ne lui montrerait pas ses sentiments, qu'il ne lui dirait pas ce qu'il éprouvait pour elle. Mais, il avait failli la perdre, et il pouvait être damné, rien ni personne ne la lui enlèverait encore. Hermione se laissa tomber contre lui, et enfouit sa tête dans son cou. Elle ferma les yeux quand ses deux bras se refermèrent sur sa taille, et qu'il se mît doucement à la bercer. Alors sachant qu'elle l'entendait parfaitement, il se mît à parler.

« En première année, quand je t'ai rencontré dans le train, je t'ai pris pour une Miss Je-sais-tout. Je n'avais pas tout à fait tort, parce que c'est vrai, tu sais quasiment tout ce qu'il y a savoir. Quand je t'ai sauvé du troll avec Harry, c'était la première fois que j'étais avec amie avec une fille. Je n'aurais jamais cru qu'une fille deviendrait ma meilleure amie. J'ai toujours aimé cette relation que l'on a toujours eu, à se disputer tout le temps. En deuxième année, quand tu as été pétrifié par le basilic, j'étais terrorisé. Parce que tu étais celle qui avait les réponses à tout, et que tu n'étais plus là pour nous aider. Et c'est là je pense que mes sentiments pour toi ont commencé à changer, même si je l'ignorais complètement à ce moment là. En troisième année, nos disputes étaient encore plus nombreuses qu'avant, avec ton chat et mon cher rat, et je dois dire que j'aimais ça, car dans ces moments là, j'avais toute ton attention. Et quand Buck a été tué avant que tu retournes dans le passé, et que tu t'es jeté dans mes bras, et bien, j'ai préféré ne pas penser à ce que j'avais pu ressentir à ce moment là. Et c'est en quatrième année que tout a changé, avec cette maudite coupe des trois sorciers. Pour la première fois de ma vie, j'ai été jaloux, et je n'ai pas aimé ça, et si je me souviens bien, toi non plus. »

Hermione sourit contre son cou, acquiesçant. Elle se souvenait exactement de cette soirée, ou il l'avait accusé de pactiser avec l'ennemi, alors qu'il n'avait qu'à l'inviter, ce qu'il avait fait, enfin on ne pouvait pas appeler ça « inviter ».

« Je crois que je n'ai jamais détesté quelqu'un comme j'ai pu détester Vicky. Oui, je sais, c'est Viktor et non Vicky, soit. C'est la première fois que je me suis rendu compte que mes sentiments pour toi étaient différents et je n'étais pas vraiment prêt à les accepter, surtout quand Ginny m'a dit que tu l'avais embrassé. En cinquième année, j'ai commencé à me faire au fait que je te voyais différemment, nous étions plus souvent seuls, et les choses ont changé, mais je n'ai rien fait pour te le faire savoir. Tu étais ma meilleure amie, et je ne voulais pas que les choses changent. Et, il y a eu la période… Lavande. Je n'étais pas amoureux d'elle, je ne saurais même pas te dire pourquoi je suis sortie avec elle, peut être parce qu'elle m'appréciait et qu'elle me consacrait toute son attention, ce que tu ne faisais pas. Il y avait toujours Harry, et j'ai commencé à me poser des questions. Alors je suis resté avec Lavande, et j'aurais du savoir avec les oiseaux que quelque chose n'allait pas. Tu ne voulais plus me parler, ni me voir, et j'ai été soulagé d'être empoisonné car tu me parlais de nouveau. J'ai su que les choses avaient changé, et nous sommes partis à la chasse aux horcruxes. Je ne suis pas fier de ce que j'ai fait. Le médaillon m'a affecté bien plus que toi ou Harry, et je l'ai laissé faire et je sais que je n'aurais pas du l'écouter, mais après tout, il avait raison. Je ne suis rien du tout comparé à toi ou à Harry, et pourquoi tu me choisirais moi, hein ? Harry est bien meilleur que moi, il l'a toujours été, et le sera toujours. Je ne suis qu'un idiot. »

Hermione en avait assez. Il se rabaissait toujours. Il ne voyait pas à quel point il comptait pour elle ? Harry Potter, elle ne le voyait que comme un frère, et ça avait été toujours ainsi. Il n'avait rien dit, il n'avait pas dit les trois petits mots, mais c'était tout comme. Hermione savait qu'il n'y avait qu'un moyen pour lui faire entendre raison. Elle desserra légèrement son étreinte, et approcha son visage du sien. Il faisait nuit, et la lune éclairait la chambre. Elle put plonger son regard dans le sien, et vit que ses yeux brillaient. Il se retenait de pleurer. Hermione caressa doucement sa joue, et elle le sentit frissonner sous ses doigts. Il ne dit rien, elle était toujours contre lui, et elle pouvait sentir son souffle sur son visage. Elle ne réfléchit pas, sa main glissa jusqu'à sa nuque et se perdit dans ses cheveux. Elle approcha tout doucement son visage du sien, pour qu'il prenne bien conscience de ce qu'elle s'apprêtait à faire, et elle posa ses lèvres sur les siennes.

Parfois, les mots n'ont pas lieu d'être. Hermione se serra davantage contre lui, ses lèvres étaient douces et chaudes sous les siennes. Les mains qu'ils avaient gardé sur sa taille remontèrent le long de son dos, et se perdirent dans ses cheveux, l'attirant davantage contre lui. Hermione approfondit son baiser et pendant que leurs langues se découvraient, elle perdit la notion du temps, elle oublia où elle était. Il s'écarta d'elle quelques minutes plus tard, mais pour elle c'était comme si des heures avaient passé, il posa son front contre le sien, et ils reprirent difficilement leurs souffles.

« Je n'aime pas Harry, enfin si, mais seulement comme un frère, ça a toujours été comme ça. En revanche, je suis amoureuse de toi. Pas Harry. J'aime Ronald Weasley. Est-ce que je suis assez claire ? »

« Plutôt oui. » Ron sourit et il reprit tout contre sa bouche, « Je t'aime. »

« Tant mieux. »

Cette fois, ce fut lui qui l'embrassa, il retira ses chaussures et se mît en position allongé, et l'attira dans ses bras sans quitter sa bouche. Après quelques minutes, elle posa sa tête sur sa poitrine, et elle éclata de rire quand elle entendit son ventre gargouiller. Elle leva la tête.

« Depuis quand n'as-tu pas mangé ? »

« Euh… Aucune idée. Pas depuis que nous sommes ici en tout cas, » répondit-il en souriant.

« Et ça fait combien de temps ? »

« Deux jours, je crois. »

« Tu crois ? Ronald ! » Hermione croisa son regard, et il sourit en voyant qu'il avait retrouvé son Hermione. Elle n'était pas contente.

« J'étais trop inquiet pour avaler quoi que ce soit. D'ailleurs est-ce que tu veux manger quelque chose ? »

« Je n'ai pas vraiment envie de descendre et de réveiller tout le monde. Ca peut attendre demain matin ! »

« Accio Assiette ! »

Avant qu'Hermione n'ait le temps de dire quoi que ce soit, une assiette pleine de sandwichs se retrouva dans les mains de Ron.

« Mais… D'où est-ce que ça sort ? »

« Harry me l'a apporté un peu plus tôt. C'est bien la première fois qu'Harry Potter m'apporte à manger ! »

« Ronald Weasley ! »

« Chut ! Maintenant, mange avant que je décide de t'embrasser encore. »


Je vous souhaite à tous un bon réveillon et un Joyeux Noël! Cheers!