Les personnages appartiennent à Stephenie Meyer.
Toujours un grand merci à vous lecteurs, un grand merci pour toutes ces reviews =)
Désolée pour l'attente comme toujours!
Je profite d'une petite pause pour poster ce petit chapitre qui attendait sagement d'être posté!
J'espère que ça vous plaira!
Bonne lecture!
Chapitre 5:
Le lendemain matin, j'arrivai en retard en cours. J'avais refusé de répondre au téléphone tout le dimanche que ce soit Mike ou mes amis.
Je m'en voulais, quelle sombre idiote j'avais été. Je faisais vraiment n'importe quoi.
En arrivant sur le parking ce lundi matin, j'étais morose.
J'esquivai alors mes amis et envoyais paitre mon pseudo petit ami avant de me rendre à mon premier cours.
Balançant mon sac sur la paillasse, évitant soigneusement de croiser le regard de mon voisin à qui j'en voulais pertinemment pour une raison que je n'arrivai pas encore à déterminer, je pris alors place, retirant mon bonnet et mettant mon Ipod en marche pour essayer de me détendre.
Mon portable sonna et je lus le texto qu'Alice venait de m'envoyer.
C'est Bourriquet ou son frangin qui te met dans cet état? A.
Je balançais négligemment mon BlackBerry au fond de mon sac et ronchonnai, en voulant à Alice de me rappeler la raison de ma mauvaise humeur.
Je sentais son regard, je sentais qu'il me sondait et je détestais ça, alors je me tournais vers lui brusquement pour qu'il ne puisse pas se détourner et lui lançais un regard assassin.
Quand il haussa les sourcils à mon égard et se retourna après un haussement d'épaule sans aucune once d'émotion. Juste de la lassitude.
Et là, mon cœur se brisa et je me rendis compte que tout mon plan n'avait menait à rien, j'étais revenue à la case départ.
Je mis un moment avant de me tourner vers mes amis pour leur demander de l'aide.
Et c'est ainsi que commença l' « opération séduire Edward Cullen ».
J'étais éreintée à la fin de la semaine mais je me sentais plus libre ayant ce boulet de Bourriquet en moins. Je me rappelais exactement de la scène à laquelle les lycéens avaient eu droit.
***** Flash back *****
« Bella, attends m'appela-t-on alors que je voyais arriver vers moi une tignasse blonde. »
Je me retournais juste à temps pour me retrouver en face de lui et haussais un sourcil à l'encontre de mon foutu petit ami. Tous les lycéens présents sur le parking nous fixaient intensément, certains avec jalousie, d'autres avec curiosité.
J'affichais mon regard le plus las avant de lui faire un signe de tête afin de l'inciter à s'exprimer.
« Qu'ai-je fait de mal? Me demanda-t-il. »
Je fronçais les sourcils d'incompréhension.
« Tu m'évites depuis ce weekend, s'expliqua-t-il.
Et alors, lui répondis-je sèchement.
Et bien j'aimerai savoir pourquoi, me répondit-il en essayant de ne pas montrer que je l'avais blessé.
Je n'ai rien à t'expliquer Mike, j'en ai marre c'est tout.
Je suis ton petit ami, bien sûr que tu dois m'expliquer.
Plus maintenant! Répondis-je »
Sur ces sages mots que j'aurais certainement du prononcer il y a bien longtemps, je tournais les talons, montais dans ma voiture et rentrais chez moi.
***** Fin du Flash Back *****
Aujourd'hui se déroulait le premier rendez-vous quant au plan diabolique que mes amis avaient organisé, Emmet et Jasper avaient fini par être au courant et ce gros nounours d'ami se faisait une joie de se la jouer machiavélique. Il me faisait rire.
J'ébauchais un sourire alors que mes mains se baladaient sur les touches noires et blanches devant moi.
L'air de Sur le fil de Yann Tiersen résonnait dans la petite salle de musique du Lycée.
Je n'avais pas de piano à la maison, Charlie disait toujours qu'il n'y avait pas de place, mais j'aurais bien viré son écran plat pour en faire, moi, de la place.
De toute façon, le samedi matin, il n'y avait pas grand monde au bahut, uniquement les élèves qui étaient collés ou ceux qui rattrapaient des évaluations.
J'avais le cœur lourd, sans vraiment mettre le doigt sur la raison exacte de ce sentiment. Pourquoi m'étais-je tant attachée à une personne qui ne me voyait pas? Ce putain de sentiment que je ressentais à chaque fois, c'est lui qui me l'inspirait et ça me révoltait. Pourquoi n'étais-je pas assez bien pour lui?
Alors que j'en étais au milieu de Comptine d'un été l'après midi de Yann Tiersen, toujours, la porte s'ouvrit et un gloussement beaucoup trop familier se fit entendre. Je ne me retournais pas, pas la peine, surtout pas pour cette pouf de Tanya.
Je l'entendais qui continuais de pouffer derrière mon dos alors je coupais net ma mélodie, ramassait mon sac à mes pied et me levais pour lui faire face.
Et là, je ravalais la parole cinglante que j'avais préparé parce qu'en face de moi, ne se tenait pas uniquement Tanya mais aussi Edward. Cette sangsue était crochetée à son bras et j'eus l'impression que mon cœur voulait se faire la malle.
Je croisais un instant son regard, puis le contournais pour rejoindre ma voiture. La musique continuait de filtrer dans ma tête, m'envoyant à chaque note un coup dans mon cœur. Je ravalais mes larmes, signe avant coureur d'une colère non contrôlée et accélérais le pas pour vite me retrouver seule dans un coin isolé.
J'entendis des pas derrière moi et cette pouf de Tanya l'appelait de sa voix nasillarde.
Mes talons claquaient sur le sol à un rythme effrénée alors que je remarquais que je m'étais mise à courir. Et le pire, c'est qu'il me rattrapait.
Je sentais ces traitresses de larmes qui avaient fait leur entrée en scène et rentrais précipitamment dans les toilettes des filles pour m'isoler. Mais à peine avais-je fermé la porte derrière moi et m'étais-je enfermée dans un cabinet que la porte s'ouvrit à la volée.
« Bella, entendis-je de l'autre côté de la porte. »
Pour toute réponse, il eut droit à un magnifique reniflement nasale, mais je m'en moquais. J'avais mal, je souffrais et c'était sa faute.
« Ca va? Me demanda-t-il. »
Quel con, est-ce que j'avais l'air d'aller bien.
« Dégage Cullen, criai-je violemment. »
Là, c'était moi la conne, je n'avais pas fermé la porte et il l'ouvrit pour se retrouver devant moi. Je baissais la tête honteuse.
Je prenais un bout de papier toilette pour me moucher bruyamment dedans avant de relever la tête vers lui.
« Je vais très bien, maintenant va-t-en!
Je n'en doute pas, me répondit-il. »
Je lui lançais un regard assassin alors qu'il m'offrait son sempiternel sourire en coin.
« Remballe ton sourire, ou je te le fais bouffer, m'énervais-je. »
Son sourire s'agrandit et ça m'agaça. Je me levais alors du cabinet sur lequel j'étais assis, voulu pousser Edward pour lui fermer la porte au nez, mais au moment où mes mains entrèrent en contact avec son torse pour le rejeter en arrière, il m'attrapa les poignet et m'attira vers lui.
Alors que j'avais voulu le voir le plus loin possible de moi, j'étais maintenant dans ses bras. Il me maintenait par les épaules alors que je posais ma tête sur son épaule.
Je me sentais bien, malgré tout.
« Je ne pensais pas que tu étais tant attaché à lui, me dit-il. »
Je ne compris pas.
« Pardon? Demandai-je.
Qu'est-ce qu'il t'a fait pour te faire autant souffrir, continua-t-il.
Je ne comprends pas Edward. »
Il m'écarta légèrement de lui, toujours en me maintenant les épaules, pour pouvoir me regarder dans les yeux.
« Je ne pensais pas que tu étais amoureuse de Mike, je ne pensais pas qu'il pouvait te faire autant souffrir, tu dois vraiment être attaché à lui. »
Je ne sais dire qu'elle fut ma réaction à ce moment, puisque j'eus l'impression d'être envahi par toutes les émotions négatives qu'il était possible de ressentir.
La colère l'emporta peut-être, à moins que ce ne fut la tristesse, ou encore la déception, je ne sais pas vraiment. Mais j'avais mal, je souffrais, c'était comme si il s'amusait à me poignarder dès que je me montrais vulnérable.
Et alors que je crus être dépassée par ma propre colère, j'attrapais les mains d'Edward, l'écartais doucement de moi, ramassais mon sac et quittais les toilettes, puis le lycée afin de rentrer chez moi.
Je suis presque certain désormais que ce fut la déception qui l'emporta, car j'avais l'impression d'être une coquille vide sur le point de se fissurer.
Je ne sais pas pourquoi il est ainsi avec moi, mais je n'étais pas sur qu'il y ait vraiment une raison derrière tout cela, en tous les cas, ce soir je n'étais pas allée à la réunion organisée par mes amis, non je m'étais juste endormie après m'être mis en chien de fusil dans mon lit et avoir attendu plusieurs heures que le sommeil m'emporte.
Je fis beaucoup de cauchemars cette nuit là, mais aucun n'équivalait celui qui m'attendait le lendemain au lycée.
Avis?
J'attends avec impatience vos suppositions, je suis quelque peu débordée en ce moment alors je serai surement encore plus longue que d'habitude à arriver mais je ferai du mieux que je peux.
Bisous =)
A Bientôt!
