Les personnages appartiennent à Stephenie Meyer.

Oups, désolée pour le retard, en plus d'être un sadique sans gène j'ai plutôt du mal à respecter les créneaux que je me suis fixée.

Un grand merci à toutes vos reviews, ça me fait incroyablement plaisir, ça me remonte vraiment le moral après un journée pourrie.

Les partiels sont dans quelques jours pour moi mais après ça ira mieux!

Bon assez de blabla j'espère que ça vous plaira.

Bonne lecture =)

Cela faisait près de deux semaines que ce fâcheux incident s'était produit, deux semaines que je tentais de paraître sûre de moi, deux semaines que l'un de mes pires cauchemars m'était tombé dessus.

En arrivant ce vendredi là au lycée, je ne me serai jamais attendu à ce qui m'attendait. Certes après cela j'avais été heureuse de voir arriver les vacances.

Edward s'était avancé vers moi, tel que j'avais cru rêver au début, mais quand je remarquais Bourriquet juste derrière lui, je fronçai par automatisme mes sourcils.

« - Bella, je crois que Mike veut te parler, tu devrais l'écouter. »

Ce sont les foutues mots qu'il a prononcé et mon Dieu, j'aurai préféré ne jamais les entendre.

« - Je ne veux que ton bonheur Bella, tu sais, et celui de mon frère alors écoute le. »

Mon sang n'avait fait qu'un tour, mon bonheur était-ce réellement ce qu'il voulait, parce que là il était juste en train de me servir le pire de mes cauchemars sur un plateau.

Je crois qu'à ce moment précis il aurait été judicieux de me prendre en photo tellement ma tête devait être juste inoubliable.

Edward s'était éloigné, laissant la place à son frère qui commença à me parler sans que je ne l'écoute. Et tout cela devant la plupart des lycéens qui se délectaient encore de toute le scène.

Mais si encore on avait arrêté là cette torture, il a fallu que je fixe Edward à ce moment précis, un demi sourire aux lèvres, Tanya pendue à son bras qui lui embrassait la joue.

Je n'étais pas en colère, je n'étais pas triste, j'étais juste lasse, j'en avais marre. Et tout ce bordel c'est moi qui l'avait créé.

Sans prêter davantage attention à ce que me disait Mike, ainsi qu'aux autres, je me dirigeai vers mes amis et allai voir Alice.

Je vais rentrer, lui dis-je sur un ton calme, je t'appelle dès que … enfin tu vois, fis-je dans un demi sourire crispé, je pense qu'il me faut quelques jours, les vacances tombent à pic. »

Elle me fit un sourire compatissant, me prit dans ses bras et me laissa partir. Je remontai dans ma voiture après avoir lancé un dernier sourire à mes amis pour ne pas les inquiéter et rentrai chez moi.

Et me revoilà deux semaines plus tard, les vacances se terminent à la fin du weekend. Ce soir, Emmet organise une soirée chez lui, et c'est la première fois que je vais me retrouver avec tous les gens du bahut depuis l'incident.

Il paraîtrait que je suis partie dans une espèce de dépression, que les psy s'occupent bien de moi. Un sourire m'échappa quant à ce qu'on racontait à mon sujet.

Mais j'allais bien, évidemment je ne l'avais pas revu, mais j'allais bien. J'avais mis les choses au clair, dans ma tête et autour de moi.

J'avais appelé Mike pour lui dire que je ne ressentais rien pour lui, que j'étais au courant du pari et que je ne me remettrais pas avec lui. Je pouvais être conne mais il y avait des limites.

J'avais mis fin à l'opération de séduction d'Edward avant même qu'elle ait commencé. Mes amis qui venaient juste d'être mis au courant quant à mon faible pour ce stupide Geek, avaient fini par ne plus m'en parler et moi je tentais du mieux que je pouvais de l'oublier. J'y parvenais, du moins je pensais y arriver.

Les filles cherchaient à me présenter des mecs, mais ça ne m'intéressait pas, du moins pour le moment.

Nous étions chez Emmett, ces parents n'étaient pas là, alors c'était fête assurée. Avec Rosalie et Alice, nous nous préparions dans la bonne humeur dans la salle de bain du premier étage. Les gens avaient déjà commencé à arriver et nous terminions tout juste de nous maquiller.

J'avais revêtu ma jupe en laine qui était l'une des plus courtes que je possédais avec une blouse blanche à manche courte. Perchée sur mes chaussures lacées à talon, je me sentais à l'aise malgré tout. Les filles avaient insisté pour que je sois sublime ce soir. J'avais peur de ce qu'elles me réservaient mais je me pensais aussi beaucoup trop paranoïaque.

Nous finîmes par descendre pour rejoindre la fête.

La chanson de T-pain et Florida se déversait dans la salle. Les filles m'entrainèrent directement vers la piste de danse et c'est avec un plaisir non dissimulé que je commençais à danser.

Jazz et Emmet nous rejoignîmes en nous amenant à chacune un verre. Je plongeais volontiers mes lèvres dans ma vodka pomme tout en continuant de me mouvoir sur la piste de danse.

Je me détendis après mon verre bu et avoir dansé sur plusieurs morceaux.

En observant le salon d'Emmett qui servait de piste de danse et de bar, je remarquais deux pupilles vertes me fixer intensément. L'alcool et la danse n'avaient plus aucun effet, je me tendis instantanément. Je me retournais aussitôt pour éviter de le voir avec sa dindonne.

Je fendis la foule pour attraper ma veste pendue au porte manteau sous une couche de vêtement et me dirigeai vers l'extérieur. Mais alors que je m'apprêtai à refermer la porte fenêtre derrière moi, une main m'arrêta. Il me rejoignit dans le froid de ce mois de Janvier et ferma la porte derrière lui.

Je le fixai avec méfiance, n'ayant pas particulièrement envie de me retrouver seule avec lui, malgré ce que mon cœur me disait.

À l'instant où je tournais la tête en soufflant exaspérée, il prit la parole.

« -Tu vas bien, osa-t-il me demander.

-Je vais bien, répondis-je sèchement.

-Tu…

-Ecoute, Edward, le coupai-je, je ne sais pas ce que tu me veux et je m'en contre fous mais laisse moi tranquille, ok? Je veux seulement oublier toute cette histoire et pour cela je n'ai définitivement pas besoin de toi? »

Je m'avançais davantage dans le jardin d'Emmet et commençais à sortir une cigarette en essayant de l'allumer.

« -Ah oui, maintenant que tu ne veux plus de mon frère tu n'as plus besoin de moi c'est ça, me cria-t-il.

Mais qu'est-ce que tu racontes, demandai-je perdue en expirant la fumée de ma première taf.

Tu m'as très bien compris Bella, maintenant que tu n'en as plus rien à foutre de ce que je peux t'apporter tu me dégages. »

J'ai bien cru que mes yeux allaient sortirent de leur orbite tellement j'étais choquée de ces paroles. Mais la surprise laissa rapidement place à la colère et aussi au mépris, ayant toujours de la rancœur pour ce qu'il m'avait fait, et là c'est lui qui me reproche des choses absurdes. Mon sang ne fit qu'un tour.

« Pense ce que tu veux Cullen, j'en ai strictement rien à foutre. »

Ma voix avait claqué, la porte fenêtre finit elle aussi par faire un bruit assourdissant tellement Edward n'y avait pas été de main morte, et moi, tout en fumant ma cigarette, des larmes s'écrasaient sur mes joues, ça y est c'est définitivement fini.

Une fois que j'avais finis par rejoindre la fête, je ne l'avais pas revu. Et mon weekend se termina calmement, j'essayais de prendre du recul et de me persuader que tout ceci était mieux pour moi. Tomber désespérément amoureuse de ce mec ne m'avait apporté rien de bon, il était temps que je laisse tomber.

En arrivant lundi au lycée, j'ai failli laissé tomber mes bouquins tellement ce que j'avais sous les yeux m'avait mise sur le cul.

Mes lèvres bougèrent et un « merde » sortit de ma bouche.

Le plus beau mâle qu'il m'avait été donné de voir arriva dans le couloir principal du lycée. Mon Dieu comme une scène au ralentit il traversa le long corridor. Tous les regards étaient braqués sur lui, les filles bavaient. Ses chaussures toutes miteuses avaient laissé place à des baskets neuves, son sempiternel pantalon ringard était remplacé par un jean brut foncé qui avait l'air de lui faire un cul d'enfer, ses vieux T-shirt de super héro ou encore ses chemises à carreaux avaient été eux aussi bannis et un simple T-shirt blanc révélant sa musculature avait fait son entré. Mais le pire était que ses lunettes, ses Ray-Ban qui cachaient ses yeux avaient disparues. Ce mec respirait le sexe plein nez. En passant il adressa quelques sourires aguicheurs aux midinettes qui bavaient presque à ses pieds, et il me regarda moi d'un regard qui m'aurait fait fondre si seulement j'arrivai à me remettre de mes émotions.

Mais putain, où était passé mon Edward.

Mon cœur se serra, je resserrai l'emprise que j'avais sur mes livres et sortis de son champ de vision en passant derrière mes camarades pour me rendre à ma salle de cours. En chemin je rencontrais mon petit groupe. Un sourire réussit à naître sur mes lèvres lorsque je vis Alice surexcitée ainsi que Rosalie, sautillant toutes les deux.

Je fis un sourire aux mecs qui m'avaient vu arriver.

« -Que se passe-t-il pour que vous soyez dans cet état, demandai-je.

-Oh Bella, me dit Alice, tu l'as vu? »

Je compris instantanément de qui elles parlaient et fis un petit hochement de tête en essayant de faire un petit sourire qui ressemblait davantage à une grimace d'ailleurs.

« -Putain, dis donc, t'avais raison, me dit Rosalie, ce mec vaut vraiment le coup, et t'as vu son petit cul moulé dans son jean, s'exclama-t-elle un peu trop fort puisque certaines personnes se retournèrent.

-Rosalie, la gronda Emmett un peu jaloux.

-Attends Emmett reconnais qu'il est pas mal.

-Ouais il s'est bien arrangé, dit mon nounours.

-Oh mon Dieu Bella, ce mec il faut vraiment que tu l'ais.

-Pourquoi, demandai-je curieuse.

-Attends c'est toi qui l'a remarqué quand personne n'en voulait, il te revient de droit.

-Il ne m'appartient pas les filles, arrêtez, de toute façon il ne m'intéresse plus, ce n'est plus lui. »

Les filles restèrent muettes de stupéfaction, et la sonnerie retentit signalant ainsi mon départ, je leur fis un sourire pour les remercier tout de même de leur attention et filais en direction de mon cours.

Je m'installais à ma place en me dépêchant, puisqu'il n'était pas encore arrivée. Il arriva quelques minutes après moi flanqué de plusieurs de ses groupies. Je levais les yeux au ciel.

Il s'assit à côté de moi et me frôla légèrement, comme si c'était voulu. Mais je ne relevais pas la tête de mon portable pour autant, mieux vaut ne pas lui donner ce plaisir.

« -Bonjours Bella, me lança-t-il d'une voix que je ne lui connaissais pas.

Salut, répondis-je lassée. »

Le prof entra et commença son cours. Je ne fis donc plus attention à l'autre zigoto assis près de moi, du moins j'essayais.

Il reçut beaucoup de petits papiers volants, durant le cours, les filles pouffaient lorsqu'ils les ouvraient pour les lire. Bien entendu le prof ne tarda pas à s'en rendre compte.

« -Monsieur Cullen, l'interpella Monsieur Banner notre prof de maths, je suis persuadé que tous ces petits papiers sont fort intéressant quoi que peut être infantiles, mais cela ne vous dispense pas de suivre mon cours.

-C'est vrai que votre cours est fort ennuyeux. »

Oh putain, désolée pour toutes ces insultes mais oh merde, que se passait-il donc aujourd'hui. Je fixai intensément mon voisin, puis regardait le prof, et ainsi de suite, un échange se fit et la tension était palpable entre le prof et l'élève. N'importe qui savait qu'il ne fallait pas s'en prendre à Banner sous peine de…

« -Dehors, cria le mathématicien hors de lui en pointant de ses doigts boudinés la porte. »

Edward se leva et quitta la salle sans demander son reste, non sans avoir au préalable rendu quelques uns des mots où il avait prit soin de répondre. Monsieur Banner arracha des mains des midinettes les dits mots avec rage et claqua la porte derrière le dos de Cullen.

Autant dire que la suite du cours fut plus que tendue.

Mais où était passé mon Edward?

Avis?

Oulà j'espère que ça vous a plus, en tout les cas j'ai aimé l'écrire!

A bientôt!

Bisous