Bonjour (:

De retour pour le premier Chapitre (:

Bonne lecture

PS : Encore un grand merci à Colinou ( :

Chapitre 1: Le départ

Alors que je dormais à poing fermé, une masse imposante se jeta sur mon lit. Je me réveillais en sursaut et vit Emmett s'esclaffer. Ma colère montait, j'attrapais le coussin qui était juste à côté de moi et lui balançais en pleine figure.

- Je dormais figure toi ! Espèce d'inhumain !

Les rires d'Emmett redoublèrent, il me pris dans ses bras, alors que j'essayais de me débattre.

- Oh ma petite Bella est fâchée, mais en même temps pour ma défense il est dix heures vingt neuf et ton avion décolle à midi. Alors, j'ai pensé que vu que je suis un frère génialissime, il serait bien que je réveille ma chère petite sœur adorée !

Bon là ! Il marque un point, mais il y a des façons de réveiller les gens. En plus il aurait pu détruire mon lit. Je me demande encore comment il a pu survivre à Emmett.

- Merci Ô Grand frère génialissime qui a un petit pois à la place du cerveau ! As-tu pensé une seule seconde à mon lit qui aurait pu rendre l'âme ?

Emmett me regardait en souriant puis tourna son regard sur mon lit et s'agenouilla devant.

- Toutes mes excuses le lit, mais en même temps mon pauvre, tu n'as pas dû être entrainé à subir beaucoup de mouvement si tu vois de quoi je parle !

Mon frère était fou, il s'esclaffait de plus belle, les larmes perlaient sur ses joues à force de rire. Mon dieu qu'avais-je fais pour avoir un frère comme lui ? Je levais les yeux au ciel et sortis de mon lit décidée a ne plus entendre ses bêtises.

- T'es vraiment un idiot Emmett McCarty Swan, moi au moins j'ai pas dû changer quatre fois mon lit en à peine un mois.

Je lui tirais la langue avant de quitter ma chambre pour descendre boire un thé. Comme je m'y attendait, il m'emboîtait le pas.

- Ah ah ! Très drôle Mlle Swan, mais en même temps c'est pas de ma faute si mon lit c'est pire que le zoo. Il attire de la foule .

Je me retournais vers lui exaspérée, décidément il ne changera jamais. J'allais répliquer quand mon père me devança.

- Emmett, garde tes fleurs pour toi tu veux. En même temps tu m'excuseras mon petit, mais ton zoo attire tout et n'importe quoi !

J'adorais la façon qu'avait mon père de rembarrer Emmett. C'était fait avec tellement de tact. Emmett avait tout côté déraisonnable de mon père alors que moi j'avais son côté responsable. D'ailleurs en pénétrant dans la cuisine, j'embrassais celui ci puis me fit mon thé pendant que Emmett ronchonnait dans sa barbe.

- Emmett ne boude pas, ça doit plaire aux filles les hommes-singes quoi que homme-ours te qualifierait mieux dis je en souriant et dévoilant ainsi toutes mes dents.

Mon père étouffait un rire puis repris son sérieux. Emmett quant à lui m'avait juste tiré la langue comme un gamin de cinq ans avant d'attraper le paquet de chips et de s'asseoir à table aux côtés de nous. Oui hélas il pouvait manger un hamburger à huit heures du matin ça ne le gênait pas. Enfin un ...ça serait plutôt dix oui !

- Alors, prête pour ta nouvelle vie ?

Plus que prête oui, j'avais besoin de changer d'air, de retrouver ma meilleur amie qui avec la distance me manquait. J'avais hâte d'aller la retrouver à Londres et qu'elle me présente ce fameux Jasper qu'elle appelle « Mister Sexy Man » . Les conversations téléphoniques et Msn ne remplaçaient pas nos discussions face a face et nos petites sorties. Elle était partie l'année dernière afin de suivre des études de stylisme on avait convenu que je partirais l'année d'après, pour finir mon bac ici à Forks. C'était elle qui s'était chargée de choisir mon futur appartement et de m'acheter les meubles. J'avais réussi a économiser assez pour pouvoir me payer des meubles assez jolis, enfin pas du luxe non plus.

- Plus que prête papa, j'ai hâte de revoir Alice.

Mon père me souriait faiblement, c'est vrai que pour lui me voir partir de la maison ne doit pas être évident. Il a toujours été sur-protecteur avec moi depuis la mort de ma mère. Ma mère était une alcoolique, elle est morte alors que je n'avais que trois ans donc autant dire que mes souvenirs d'elle sont vraiment faibles. Charlie quant à lui a su remonter la pente en s'accrochant désespérément au travail et à ses enfants. Je ne pouvais qu'admirer son courage et sa force que j'aimerais tant avoir. Perdre l'être qu'on aime ne doit pas être simple.

- Papa, je te promets que je viendrais te voir régulièrement et puis Londres c'est pas le bout du monde. Et si jamais Emmett t'embête de trop, envois le moi en colissimo ! J'aurais surement besoin d'une femme de ménage.

J'étouffais un rire tandis que le visage de mon père retrouvait sa joie, il éclata de rire avant de me déposer un baiser sur la tempe. Je me sentais coupable quelque part de laisser mon père seul. Enfin il y avait Emmett, mais niveau ménage et talent culinaire, il est, comment dire, assez limitée. Pour ses capacités à faire à manger ça s'arrêtait à ouvrir un paquet de chips et pour le ménage et entretien du linge ce n'était pas le top non plus. Une fois il avait mis du gel douche à la place de la lessive. Bonjour le carnage.

- Noméo ! Moi embêter mon papounet d'amour, je suis choqué Bella.

Emmett essayait d'afficher une mine qui se voulait choquée, mais il éclatait de rire. Mon père lui donna une tape derrière la tête avant de se tourner vers moi.

- Je peux te l'envoyer a partir de quand déjà ?

Nous rigolions tous les trois, ces moments-là allaient bel et bien me manquer. Mais j'avais envie de prendre ma vie en main. J'ai quand même vingt ans et aucune relation amoureuse, j'habite toujours chez mon père. Super la vie ! Il était grand temps que Bella Swan quitte le cocon familiale et découvre le monde. Enfin le monde est un bien grand mot.

Après avoir discuté une heure de tout et de rien avec mon frère et mon père, enfin discuter, plutôt rigoler tout en se chamaillant avec Emmett serait plus juste. J'étais partie me doucher et me changer. J'avais opté pour un jean slim noir, des converses et un débardeur noir surplombé d'une chemise blanche a carreau. Dire que c'était la dernière fois avant des mois que je passerais une matinée comme celle-là. Un petit moment nostalgique s'installa, me perdant dans mes pensées. Emmett m'en sortit rapidement en hurlant mon prénom.

- BELLLLA ! Grouille toi il est onze heure quarante. Si tu veux arriver à l'heure, grouille ton joli petit cul !

J'entendis la main de mon père s'écraser sur l'arrière de la tête de mon frère. J'étouffais un rire.

- Mais euh ! Arrête de me tapoter la tête. Tu sais, beaucoup rêverait d'avoir un fils comme moi !

Je levais les yeux au ciel en voyant mon frère se lancer des fleurs, mon père quand a lui ouvrait la porte tout en soupirant.

- Emmett quand vas-tu cesser de te vanter ? demanda mon père en se frottant le front.

Emmett parut réfléchir puis embrassa mon père sur la joue avant de filer dehors.

- Jamais mon cher père que j'aime tant.

Mon père secouait la tête en signe de désespoir. Quant à moi, mon sourire n'avait pas quitté mes lèvres. Autant dire qu'Emmett avait le don de faire rire les gens, il ne passait pas une journée sans lancer des réflexions ou blagues aussi idiotes les unes que les autres, mais néanmoins marrantes.

Durant le trajet nous n'avons pas pu échapper a ses talents humoristiques, débattant avec mon père sur leur goûts musicaux, enfin comme il le disait si bien « qu'est ce qu'était du bon Rock ! ». Eh bien je peux vous dire que c'était pas triste. Leur débat dura tout le long du trajet, j'avais même mis mes écouteurs dans mes oreilles et enclenché mon I-pod afin d'éviter d'entendre leur stupide conversation et ainsi me plonger dans mes pensées.

J'espérais vraiment que ma vie serait différente à Londres que celle à Forks. Je n'arrivais pas à trouver ma place dans ce monde, enfin ça peut apparaître absurde, mais je me sentais de trop. Cela dit, je passais outre mais quelques fois c'était pas évident. Beaucoup de personnes ne se rendaient pas vraiment compte de leur façon de regarder ou de critiquer des gens, ils étaient tellement méchant et mesquin que je me demandais si nous faisions partie du même monde, mais je me demandais surtout où ils trouvaient autant de méchanceté. Ils l'utilisaient avec une telle facilité que c'était vraiment impressionnant. Enfin je ne dis pas que j'étais une sainte qui ne critiquait jamais personne, mais je pensais qu'il y avait une façon de critiquer et une façon de dire des méchanceté sur les gens. Le paysage défilait sous mes yeux pourtant je n'y prêtais pas attention, toujours perdu dans mes pensées. C'est la voix grave d'Emmett qui m'en sorti, décidément il avait le tact de m'en sortir.

- Oh BELLLLA ! YOUHOUUUUU! On est arrivé alors magne toi le derrière.

Il agitait les mains devant mon visage tout en continuant de me crier dessus. Je levais les yeux au ciel et soufflais.

- Emmett pas besoin de hurler, j'ai bien compris et pourrais-tu être une fois dans ta vie un minimum poli ? Ou l'homme ours n'a jamais appris ?

Charlie levait les yeux au ciel pendant que je ravalais mon sourire face au regard d'Emmett qui en disait long sur se qu'il allait faire et je ne me trompais pas. Il déposa au sol les valises qu'il tenait dans ses mains et me prit dans ses bras à m'en surélever du sol et nous fit tourner sur nous même. Mes poings s'abattaient sur ses épaules mais vu la force que j'avais au pire des cas j'ai dû lui faire uniquement des chatouilles.

- Hmmmh Grand .. Frère … Ours … Pas ...Content .

Emmett avait pris une voix bien grave avec un temps d'arrêt après chaque mot le rendant ainsi complètement débile. Je ne pu m'empêcher d'éclater de rire.

- Emmett, Bella ! Il faut y aller sinon tu vas vraiment louper ton avion.

Charlie avançait déjà vers les portes avec les valises au bout des bras. Emmett me lâchait enfin, je rajustais ma chemise et empruntais le même chemin que Charlie.

- Crétin ! lançais-je à Emmett en lui faisant un clin d'œil.

Les gens qui étaient passé devant nous au moment où ce grand dadet me soulevais ont dû nous prendre pour des tarés. Super je quitte Forks avec l'étiquette de folle en plus de celle de coincée ! J'adore !

Après avoir déposé mes valises sur le tapis roulant pour qu'elles se fassent embarquer dans la soute de l'avion, je me tournais vers Charlie et Emmett.

- Bon, eh bien je vais y aller. Vous allez me manquer tous les deux. Promettez moi de faire attention a vous.

Mes yeux commençaient à briller, mon cœur commençait à se serrer et dire que j'allais les laisser tous seul, je me sentais vraiment conne. Emmett me prit dans ses bras tendrement voyant que je culpabilisais de m'en aller.

- T'en fais pas petite sœur, tout ira bien et puis t'en fais pas pour nous ! Et puis pas t'avoir dans les pattes ça a un avantage. ça évitera que tu me gueules dessus parce que mes chaussettes traînent.

Nous rigolions tous les trois sans prêter attention aux personnes qui nous entouraient.

- Merci Emmett … je me sens soulagée ! dis-je ironiquement.

Il me relâcha de son étreinte puis vint le tour de mon père de me serrer dans ses bras. Je me blottissais dedans telle une petite fille. Cette étreinte si protectrice. Autant dire que Charlie n'était pas très câlin ni bisous, mais par moment il avait vraiment besoin de ça et je dois dire que moi aussi.

- Fais attention à toi ma fille ! Et surtout appelle moi en arrivant.

J'embrassais une dernière fois mon père et mon frère avant de rejoindre le guichet correspondant à mon vol. Mon cœur se sentait de plus en plus oppressé, je fermais les yeux et inspirais une bouffée d'air en continuant d'avancer sauf que ma maladresse refit son apparition quand je heurtais quelqu'un. Je me mis a rougir et a bafouiller des paroles autant débiles les unes que les autres.

- Oh Excusez moi … Vraiment … Quelle … Idiote... Confuse … Vraiment.

Je sentais mon visage rougir et mon cœur s'accélérer sous la honte. Je relevais les yeux vers la personne et une seule pensée ne me vint à l'esprit : MON DIEU ! C'était un jeune homme grand, aux yeux verts, des cheveux bruns cuivrés coiffés en bataille. Des lèvres si ...si appétissante ! Je me giflais mentalement, non mais ça va pas ! Reprends toi !

L'homme paraissait amusé devant ma gêne.

- Ce n'est rien, pas de problème. Faites attention la prochaine fois.

Il m'avait répondu avec un sourire à faire tomber un troupeau de filles. Une blonde s'avançait vers lui et posa sa main sur sa taille.

- Que se passe t-il chéri ?

Lui abordait un sourire et lui embrassa la tempe. Tout en ne quittant pas mon regard.

- Rien Tanya, allons-y.

Il prit les portes de l'embarquement au bras de cette fille. Avant de monter elle me lança un regard intrigué et mauvais. Non mais je rêve qu'est-ce qu'elle s'était imaginé cette fille ? Je montais à mon tour dans l'avion et pris ma place à côté d'une jeune femme qui semblait s'être assoupi. Je m'installais donc à son côté et mis mes écouteurs et enclenchait mon I-pod. Bon ! Eh bien tout ce qu'on peut dire c'est que ma nouvelle vie commençait bien. Je suis passé pour une vraie tarée au parking de l'aéroport, j'ai percuté un dieu vivant. Non mais Bella ça va vraiment plus là ! Faut avouer qu'il était loin d'être laid ! Mon dieu ses yeux ! Bon passons ce sujet !

L'avion décollait mais ça ne réveilla pas pour autant ma pseudo voisine. Les musiques défilaient et mes pensées se faisait extrêmement rare. L'hôtesse passait avec le chariot des repas et comme par magie ma voisine se réveilla en un clin d'œil. L'hôtesse lui servit son repas puis le mien. D'ailleurs je n'y touchais pas, manger dans l'avion très mauvaise idée ! La jeune femme englouti le sien en un clin d'œil puis elle se tournait vers moi avec des yeux presque suppliant.

- Vous le voulez ? dis-je en désignant mon plateau repas.

Elle ne mit pas quarante ans à attraper mon plateau. Pourtant ni un merci, ni un sourire de remerciement s'affichait sur son visage ou se faisait audible. Bonjour la politesse !

Je me levais et alla aux toilettes, une fois que je me suis passé de l'eau sur le visage je sortis pour rejoindre mon siège quand je recroisais l'homme aux yeux verts, oui le beau brun que j'avais percuté ! Il m'adressa ce même sourire qui m'avait fait fondre tout a l'heure.

- C'est marrant, on se recroise de nouveau, enfin vous ne m'avez pas percuté cette fois ci dit-il en étouffant un rire.

- Heu.. Non je fais un peu plus attention.

Il étouffait un rire et m'adressait un sourire coin, ce sourire en coin si magnifique !

J'étais retournée m'asseoir à ma place, malin il s'était encore foutue de moi et de ma maladresse. ça allait me poursuivre jusqu'à quand ? Je me rappelais de mon premier emploi en tant que serveuse, pas glorieux. J'ai quand même garder le job vingt minutes ce qui est pas mal vu ma maladresse. J'avais renversé trois cafés bouillants sur le patron autant dire qu'il n'était pas content du tout. Un sourire se formait sur mes lèvres. J'avais remis mes écouteurs pour éviter d'entendre ma voisine ronfler. Le trajet jusqu'à Londres était certes long mais je gardais ma bonne humeur, j'allais enfin revoir mon Alice.

L'avion atterrit, toutes les personnes se levèrent dès que les hôtesse eurent fait leur discours qui n'intéressait strictement personne. J'arrivais dans le hall huit. Je ne mis pas longtemps a remarquer Alice. Elle courait vers moi en hurlant.

- BELLLLLLLLAAAAAAAAAAAAAAAAA ! Enfin tu es là !

Les gens autour de nous, avaient le regard braqué sur nous. Bien joué pour la discrétion. Ah oui ! Autant le dire, Alice et la discrétion. C'est comme Emmett et le ménage ça ne colle pas. Je la serrais dans mes bras avant de la relâcher.

- Alice, pas si fort s'il te plait. Oui me voilà. Tu m'as manquée !

Alice étouffait un rire et me prit le bras.

- Allez ne traînons pas ici, j'ai prévu une petite soirée, enfin tu verras.

Je levais les yeux au ciel, elle n'avait pas changé d'un pouce. Qu'avait-elle pu prévoir ?

Nous avions récupéré mes valises avant de quitter l'aéroport et de se diriger au parking. Alice avait l'air pressée et surexcitée. Je me stoppais cinq minutes pour reprendre mon souffle.

- Attend Alice, deux secondes . Tu vas vraiment trop vite.

Je m'étais pliée en deux et avait posé mes mains sur mes genoux afin de reprendre mon souffle. Son visage se faisait confus.

- Oh pardon Bella, c'est juste que j'aimerais que tout se passe merveilleusement bien ce soir.

Je lui souriais pour la rassurer.

- Ne t'en fais pas Alice, tout est toujours parfait quand c'est toi qui organise.

Après avoir récupéré un semblant de souffle, nous continuâmes notre chemin vers l'Audi coupé d'Alice. Les valises une fois dans le coffre, direction mon nouveau chez moi, qui avait été entièrement décoré par les soins d'Alice. J'avais plus que hâte de voir a quoi il ressemblait.