Bonjour ( :
Me voici de retour avec le 2eme chapitre (:
Merci encore pour vos Reviews, j'ai pris le soin de répondre à chacun d'entre vous (:
Elles m'ont fait énormément plaisir (:
Bonne lecture
PS : Merci à Colinou pour la correction ( :
CHAPITRE 2 : Nouvelle vie
Nous voilà enfin arrivée en bas de l'immeuble et je n'avais qu'une envie, m'affaler sur un bon sofa douillet. Le trajet pour venir à Londres m'avait, autant le dire, épuisée. Alice se gara et se tourna vers moi.
- Je suis vraiment trop contente que tu sois là, si tu savais combien tu m'as manqué Bella. Allez dépêchons nous de monter et que je te fasse visiter ton nouveau chez toi.
Alice était super excitée, comme tous le temps, et les fois où sa bonne humeur la quittait était extrêmement rare. Nous descendions de la voiture et montaient les marches. Oui, il n'y avait pas d'ascenseur. Bon c'est pas non plus la mort ! Mon futur chez moi, comme le disait Alice, se trouvait au deuxième étage. Et puis descendre ces marches ou les monter fera mon sport pour la journée.
- Tu vas voir Bella, tu vas littéralement adorer. J'ai tout aménagé à ton goût.
Lice sautillait limite sur place, elle se positionnait devant la porte et affichait un sourire immense.
- Prête ?
Je devais bien avouer que moi aussi je trépignais d'impatience maintenant.
- Oui ! Absolument Lice.
Elle finit enfin par ouvrir la porte me laissant admirer mon chez moi et tout était au-delà de mes espérances, je pointais un doigt afin de voir si il n'y avait pas une toile trompe l'œil ou autre installé sur la porte. Alice éclata de rire.
- Non Bella tout est bien réel.
Je lui souris puis avança dans l'appartement donnant directement dans le salon. Les couleurs dominantes était le blanc et le gris. Mes meubles étaient noirs laqués, le canapé gris et les murs blancs avec deux lignes au milieu grises. Des objets de déco étaient posé un peu partout. Ma cuisine était simple mais classe. De couleur dominante rouge avec un joli petit frigo blanc.
Je pénétrais enfin dans la salle de bain qui elle était complètement blanche rehaussée par des objet de décoration bleu turquoise. Alice m'avait suivi tous le long de la découverte sans prononcer une seule parole, juste en regardant mon visage s'émerveiller à chaque passage d'une pièce l'autre. Elle s'était d'ailleurs mise devant ce qui devait sûrement être la porte de ma chambre. Je la regardait en souriant.
- Alors tout te plaît pour le moment ? demanda-t-elle en souriant.
- Oh bien plus, merci beaucoup Lice, tout est vraiment sublime.
Les larmes commençaient à me monter au yeux. Alice me serra dans ses bras avant d'ouvrir la pièce qui était sans aucun doute ma chambre. Elle était de couleur clair. Du taupe mélangé au blanc, soutenu par quelques pointe de chocolat. Un grand lit deux places installé au milieu de la pièce avec devant celui-ci une grande commode basse couleur chocolat. Tout était absolument parfait. Je n'arrivais plus à retenir mes larmes qui coulèrent de plus en plus. Si j'avais su un jour que je finirais par avoir mon chez moi comme celui ci je n'y aurait pas cru. Tout était tellement magnifique que je ne regrettais en aucun cas d'avoir laissé Alice gérer mon emménagement et les achats qu'il me manquaient. Cependant je n'avais pas donné assez à Alice pour qu'elle puisse aménager mon chez moi comme ça. Je soupçonnais donc Emmett et Charlie ainsi qu'Alice d'avoir mis la main à la pâte niveau financement. Il allait falloir que je mène mon enquête. Je serrais ma meilleur amie dans mes bras en répétant sans cesse « merci merci merci... »
Alice quant à elle, était visiblement très satisfaite du résultat.
- Je suis heureuse de te voir aussi satisfaite, si tu savais combien je me suis amusée à jouer les décoratrices.
Je la serrais encore plus fort et lui souris tout en essuyant les quelques larmes qui venaient de couler. Je me doutais bien qu'elle avait du prendre un malin plaisir à jouer les décoratrices. Elle avait toujours adoré faire les boutiques mais le pire restait indéniablement les boutiques de vêtement.
- Merci Lice, t'es vraiment la meilleur.
Alice partit chercher l'une de mes valises que nous commencions à défaire et à ranger dans la commode de ma chambre. Elle avait l'air déterminée et curieuse de découvrir les vêtements que j'avais apporté. Elle avait espéré que durant cette année d'absence que j'avais fait des efforts vestimentaires. Humph comment dire, eh bien elle s'est fortement trompée. J'ai bien cru que ma chère Alice allait faire une syncope en voyant mes vêtements. Chaque découverte la choquait de plus en plus.
- Bella ! Bella ! Dis moi que je rêve, pince moi je t'en supplie.
Ni une ni deux je la pinçais et elle poussa un petit « Aie » ce qui me fit rire.
- Humm non tu ne rêves pas, dis je en souriant de toutes mes dents.
Elle me lança un regard sévère et pointa son doigt vers moi.
- Isabella Mary Swan ! Demain ! Boutique ! Nous allons faire du shopping ! Là c'est pire que ce que je pensais, même une fillette s'habillerait mieux que toi ! Bella il est grand temps que je te fasse changer de style, ce look … enfin ces choses qui te servent de vêtement ne vont plus du tout !
Je fis mine de prendre un air choqué.
- Alice Brandon, insinuerais-tu que demain tu veuilles me torturer ? Et mes vêtements sont très bien !
Alice attrapa un grand sac poubelle dans la cuisine. Je rêvais ou elle avait également remplit les placards ? Elle pensait décidément à tout cette Lice. Elle fourra tous les vêtements dans ce sac poubelle avant de le fermer et de le mettre devant la porte d'entrée puis se tapota les mains. Tout ça sous mon regard ahuri. Je rêvais ou elle venait de jeter tous mes vêtements ?
- Bien maintenant tu n'as plus le choix. Alors demain je passe te prendre à dix heures pétante et on va faire les magasins et te trouver une sublime garde robe !
Je la regardais complètement sous le choc.
- Mais ça va pas de jeter tous mes vêtements, comment je vais m'habiller demain ?
Alice posa un doigt sur son menton puis le leva en l'air, signe qu'elle avait une solution. ça m'aurait étonné qu'elle n'est pas une magnifique solution pour ce petit problème.
- Je passe chez toi a neuf heure trente, je t'amènerais des vêtements et on filera faire les boutiques ensuite.
Ben voyons, ça m'aurait étonné qu'elle me rende mes vêtements. Je ne pu m'empêcher de faire une moue triste pour essayer de l'amadouer mais bien sur elle s'en contre fichait et campa sur ses positions. Nous passions le reste de la soirée vautrée dans le sofa à nous raconter les petites anecdotes marrantes et les actualités que j'aurais omis de raconter à Alice et tout ça bien sur en mangeant des glaces. Alice avait même faillit s'étouffer avec sa petite cuillère quand je lui avait appris que notre chère Lauren était déjà maman et le père n'est autre qu'un homme de 45 ans. Lauren, comment dire, nous avait toujours critiquées et même enfoncées quand l'occasion se présentait. Je me rappelle le jour où Alice lui avait coller la plus belle gifle du monde. Depuis Lauren, ne nous adressait aucune réflexion, ni même regard. Comme quoi Alice du haut de ses 1metre 62 pouvait être impressionnante. N'empêche avoir quitté Forks était vraiment une bonne chose, les rumeurs, les ragots qui tournait sans cesse dans cette petite bourgade me donnait la nausée. Et puis ces rumeurs n'avait ni queue ni tête comme celle sur mon frère qui m'avait fait particulièrement rire : « Il paraît que Emmett serait une fille ». Oui ! Le Emmett bâti comme un vrai mec aurait dans son jolie caleçon un sexe féminin. Faut dire que ça nous avait bien fait rire Alice, Charlie et moi. Bon certes Emmett moins et il était prêt a leur montrer son « belle appareil » à ces concierges. Encore heureux que Charlie lui avait formellement interdit sinon l'étiquette d'exhibitionniste lui était assurée !
Nous finissions la soirée devant le film « A la recherche du bonheur ». Notre film préféré à Alice et moi. Enfin l'un de nos films préférés, personnellement j'aimais ce film pour le côté réel qu'il nous transmet de la vie. Il nous remet un peu les pied sur terre. Et puis bon comme dit Alice il y a aussi Will Smith. J'avoue que depuis que j'ai vu Men in Black j'aime beaucoup cet acteur.
Vers minuit et demi, Alice s'extirpait du sofa, enfin surtout parce qu'elle avait reçu un message de Jasper lui indiquant qu'il était rentré. D'ailleurs j'avais complètement zappé Jasper, j'avais des questions à poser à Alice à son sujet mais nos discutions ont largement remporté la mise. Tant pis, je compte bien lui tirer les vers du nez demain. Elle pris sa veste et son sac et me serra dans ses bras.
- J'suis vraiment contente que tu sois là ! J'ai passé une excellente soirée. Allez prépare toi pour le shopping demain neuf heur trente, n'oublie pas !
J'acquiesçais d'un hochement de tête et d'un sourire et referma la porte sur une Lice très pressée de retrouver son Don Juan. Quant à moi je n'avais qu'une envie : dormir. La fatigue me tiraillait et je sentais que cette nuit je n'allais pas mettre longtemps à m'endormir. Je me tapais la tête tout en me traitant d'idiote mentalement. « Charlie », j'avais complètement oublié de l'appeler. Je cherchais mon portable pendant cinq minutes, impossible de mettre la main dessus. Je retournais au sofa en me laissant tomber dedans et en prenant le coussin pour le caler sous ma tête quand je découvris ce foutu portable. Dire que je commençais à m'énerver car je n'arrivais pas à mettre la main dessus. Je le pris et envoya un message a Emmett.
« Hello Frère Ours chéri ! Désolée de pas avoir appelé, je suis bien arrivée ! Je vous appelle demain. Bisous, bonne nuit et encore désolée. *Ta petite sœur qui t'aime*»
J'éteignis les lumières du salon après avoir pris ma valise contenant mes affaires de toilette et le reste de souvenir que j'avais apporté avec moi. Je rentrais dans ma chambre et sortis les cadres et livres que j'avais ramené de Forks et les disposèrent dans la chambre. Je devais bien avouer qu'Alice avait vraiment bien décoré et choisis mes meubles. Je ne m'attendais absolument pas a ça. Elle me surprendra toujours. Je finissais enfin de me brosser les dents et d'enfiler mon tee shirt dix fois trop grand qui avait survécu à Dark Vador le sac poubelle et me faufilais dans mon lit en attrapant mon portable. Je fus étonnée de voir qu'Emmett m'avait répondu, lui qui habituellement ne répondais jamais à mes textos avait fait beaucoup d'efforts en une journée.
« Yo Mon la- Bello d'amour =D, heureux de savoir que t'es pas morte sous une valise. * Mdr * Non je plaisante, pas de problème ! Papa commençait à se faire un sang d'encre. On aurait dit un constipé de la vie ! Tu nous manques tite sœur, tes petits plats me manque aussi :D ! Bye! Ton génialissime Frère qui t'aime ! »
Mes yeux avaient des difficultés à rester ouvert et je m'endormis très vite.
Plongée dans les bras de Morphée. Ce fut la voix d'Alice qui me réveilla en sursaut. J'étais tombée du lit tellement elle m'avait surprise. Elle étouffait un rire tout en me souriant.
- Lice, tu pourrais éviter de me faire peur à l'avenir dis je en mettant une main sur mon cœur pour essayer de contrôler ses battements.
Elle s'avança vers moi en me tendant un café.
- Désolée, je n'avais pas prémédité ça dit elle en riant.
Je lui lançais un regard noir avant de me relever et boire une gorgé du café que je lui avait pris des mains. Alice commençait à sautiller partout à l'idée de faire les boutiques. Tout le contraire de moi, je faisais exprès de mettre du temps à me préparer. Après avoir pris ma douche et enfilé les vêtements qu'elle m'avait ramené. Dieu soit loué, elle m'avait apporté un jean et un bustier couleur crème et m'épargnait la robe ou la jupe.
Après avoir déjeuné, m'être fait grondée par Alice qui râlait parce que je traînais des pieds. Nous avions enfin pris la route en direction des boutiques. D'ailleurs j'avais cru que j'allais mourir. Hier avec la fatigue, je n'avais pas prêté attention à la façon de conduire des anglais. Ils conduisaient à gauche. Mon dieu ! J'ai cru que j'allais mourir. Je me répète, je sais mais : Mon dieu ! J'ai vraiment faillis mourir. Je m'agrippais à la portière en fermant les yeux à chaque passage de voiture a nos côtés. Ce qui avait le don de faire rire Alice que je gratifiais d'un regard noir. J'étais plus qu'heureuse quand elle se gara et coupa le moteur. Je pouvais enfin m'extirper de cet engin de malheur.
Je passais de rayon en rayon suivant une Alice sur-excitée qui attrapait et me donnait tout un tas de vêtements que je devais essayer. A force de la suivre et faire les quatre cent coins de la boutique, mes pieds commençaient à devenir très douloureux.
- Alice, je crois que je suis habillée pour quinze ans là ! dis je en m'arrêtant, soulageant par la même occasion mes pauvres pieds.
Alice se tourna vers moi un sourire au lèvres. Ce sourire ne disait rien qui vaille.
- Bon alors vêtements ok ! Passons aux sous-vêtements et aux pyjamas et ensuite on rentre.
Je poussais un soupir en me pinçant l'arrête du nez. Je réglais les achats des vêtements puis nous nous rendions dans le magasins de sous-vêtements. Alice m'entraîna directement dans les rayons en attrapant différents soutiens-gorge, shorty et nuisettes. Je rêvais ou elle comptait vraiment que je porte cette chose bourrée de dentelles.
- Alice, t'es sérieuse ? Tu crois vraiment que je vais mettre cette chose ? dis je en désignant le soutien gorge noir en dentelle.
Elle me regarda comme si quelqu'un l'avait frappé. Ouh ! Je connais trop bien cette tête là. Attention trois, deux, un... C'est partie pour le grand discours d'Alice.
- Bella , ce sont des sous-vêtements de femme ! Tu n'es plus une enfant, il va vraiment falloir que tu comprennes que maintenant les pauvre soutiens-gorge unis en coton, c'est fini. Place aux sexy et jolis sous-vêtements. Et puis l'homme qui partagera tes nuits en sera plus que ravi, crois moi.
Elle avait fini d'achever ses phrases en me faisant un clin d'œil. Bon certes, elle gagnait sur le plan que je devais me féminiser mais le plan de l'homme qui partage mes nuits... Outch pire que le Sahara de ce côté là. Comment dire, aucun petit copain depuis plus d'un an. Oui ! rupture douloureuse et encore trompée, l'amour n'est que source d'ennui même si j'avoue que la présence masculine est une compagnie agréable. Mais j'ai tout simplement plus envie de souffrir, plus envie de voir que l'investissement que je mets dans une relation ne sert a rien. Alors autant mettre un terme à cela et se concentrer pour le moment sur mes études.
Alice tapa du pied au sol avant de secouer les mains devant ma tête.
- Ouhouuh Bella, j'appelle Houston !
Je fis une mine désolée à Alice avant de lui lancer un sourire.
- D'accord tu as gagné Alice mais je ne veux pas de cette nuisette transparente !
Alice fit sa moue auquel on ne pouvait rien lui refuser, j'évitais son regard et secouais la tête négativement. Non mais elle n'allait pas me duper comme ça. Je me voyais mal me balader dans mon appartement avec juste un tissu transparent. Bon certes personne ne me verrait mais même. Imaginons mon immeuble prend feu ! Hein, je devrais sortir dans cette tenue dehors ! Hors de question bon Ok, j'avoue je cherchais des prétextes un peu loin. Mais c'était pour servir la bonne cause.
Après avoir fini de faire les boutiques, nous rentrions enfin à l'appartement, à mon plus grand soulagement. Décidément, je ne savais pas si je me ferais à leur façon de conduire. Je crois bien que je ferais un infarctus avant la fin.
Assise sur le sofa, complètement exténuée par cette journée, je m'autorisais à fermer les yeux quelques secondes. Je me perdais dans mes pensées quelques instants tout en écoutant Alice roucouler au téléphone sûrement avec Jasper. D'ailleurs je n'avais toujours pas abordé le sujet avec elle. J'attendis qu'elle finisse sa conversation avant de commencer à lui poser les quelques questions qui me trottait dans la tête. Je me rappelais du jour où elle m'avait parler de lui, elle était complètement euphorique et tellement joyeuse. Ils s'étaient rencontrés lors d'une soirée à l'université. Il l'avait malencontreusement bousculé et de fil en aiguille ils se sont mis à parler, puis à sortir et finalement à se mettre ensemble. Depuis sa rencontre avec Jasper, Alice était encore plus heureuse qu'avant. J'étais réellement contente pour elle, quoi de mieux que de souhaiter tous le bonheur qu'il puisse exister pour sa meilleur amie, pourtant que j'aimerais être à sa place, trouver l'homme qui me ferait tout oublier, celui qui me ferait vibrer. Mais c'était comme chercher une aiguille dans une meule de foin.
- C'était Jasper ? Je me trompe, ou devrais dire « Mister Sexy Man » ?
Alice me souriait de toutes ses dents, c'était comme si il y avait marqué sur son visage « T'as visé dans le mille ».
- Bingo c'était lui ! dit elle sans se départir de son sourire béat.
- Faudrait peut être que tu me le présentes un de ses quatre matins ?
Alice affichait un sourire encore plus béat qu'avant. L'amour rend-t-il aussi débile toutes les personnes qui le sont ? Je ne me rappelais pas avoir été dans cette état quand j'étais avec Mike ni même Tyler. Bon en même temps vu comment ça c'est fini, hein rien de glorieux. Tout deux ont fini par me tromper simplement car je ne pouvais pas, comment dire … subvenir a leurs pulsions d'homme. Je ne me sentais pas prête à sauter le premier pas. Et connaissant le fonctionnement d'un homme c'était bien trop leur demander de rester sage le temps que je sois fin prête. Enfin au pire cela m'a permis une chose, je n'ai pas perdu ma virginité avec des hommes qui n'en valait pas la peine. J'espérais au fond de moi que j'arriverais a trouver quelqu'un qui ne soit pas avec moi juste pour se pavaner devant ses copains ou pour évacuer les pulsions qui tiraillaient son entre-jambes.
- Bien sur que oui Bella, j'ai déjà tout prévu ! J'organise un repas pour le match de football qui passe a la télé vendredi prochain et tu y es conviée. Dommage que Emmett ne soit pas là, il aurait adoré.
Ça c'était clair que Emmett, en tant que fanatique de Football et supportant les Red Sox corps et âme, aurait adoré venir à cette soirée. Il aurait certainement hurlé et dansé sur une table à la fin du match si les Red Sox gagnaient. Du grand Emmett quoi ! Dire que je ne le verrais pas avant un mois, et qu'après demain c'était déjà la rentrée universitaire. J'allais enfin démarrer ma nouvelle vie, rencontrer de nouvelles personnes. Et surtout suivre un programme scolaire qui m'intéressait vraiment. Pas ces cursus complètement débile que l'on m'avait fait suivre au lycée. Enfin en même temps pas vraiment le choix de les suivre, hein, puisque ce passage est obligatoire pour pouvoir aller à l'université.
- Hmmph d'accord si tu veux , pourquoi pas.
Après avoir passé des heures à parler de tout et de rien, Alice m'avait quittée pour retrouver son cher et tendre. Elle était décidément vraiment amoureuse même si je le savais déjà, j'aurais jamais pensé que ça soit à ce point là. Je me retrouvais donc seule dans mon magnifique petit appartement, seule avec mes pensées. J'attrapais un livre au hasard que j'avais apporté de Forks et commença à le relire. J'avais beau les lire encore et encore, je n'arrivais jamais en m'en lasser. Je pouvais lire deux fois de suite les Hauts de Hurle-Vent sans pour autant finir ma lecture avec un sentiment de lassitude. Les pages se tournèrent à un rythme régulier, les mots défilèrent dans mon esprit, me perdant ainsi complètement dans ma lecture. C'est la sonnerie de mon téléphone portable qui me sorti de ce moment calme et reposant.
- Ch...allo fit Emmett au bout du fil
Sans aucun doute, il avait la bouche pleine.
- Bonjour mon frère préféré. T'a t-on jamais dit que le grignotage est nocif ? dis je ironiquement.
Bon OK, Emmett a une carrure assez, comment dire, imposante mais loin d'être en surpoids. Hein ! Plutôt du genre M. Muscle un peu comme M. Propre. Il passait généralement tout ses samedi après midi à la salle de musculation où il perfectionnait « ses amours » comme il les appelait, en gros ses jolies tablettes de chocolat blanc.
- Mais je grignote pas je mange donc c'est pas nocif ! Comment vas-tu mon labello ?
Rien qu'à l'intonation de sa voix, je sentais son énorme sourire qui devait certainement étirer ses lèvres. Mon labello, ce surnom hideux qu'il m'avait trouver là ! Bon, mieux toutefois que ma chouquette ou mon canard WC ! Oui ! Emmett avait un goût prononcé pour les surnoms merdiques !
- Bien et toi mon Grizzly ?
Je l'entendais ronchonner au téléphone, vengeance, vengeance mon cher frère ! Il n'allait tout de même pas croire qu'avec les années je n'aurais pas pris exemple de sa répartie tout de même ! S'il a bien pu m'apprendre quelques chose, bon certes à part que les doigts d'honneur ne se faisait pas devant papa, s'était bien la répartie !
- Mouais ! Alors ton appart' ? Prêt à m'accueillir ?
Court toujours mon Coco ! Je compte bien profiter de mon appart' avant que tu viennes tout me détruire ou me ramener je ne sais quelle conquête d'un soir chez moi.
- Mon appart' est tout simplement génial, sublime. Alice a vraiment fait un super truc ! Et en ce qui concerne ton accueil, pas avant un mois, je prends les cours après demain je te rappelle. Et je n'ai pas forcement envie que toutes les pièces de mon appartement voient tes fesses dénudés avec je ne sais quelle fille quand je ne suis pas là !
Mon frère éclata de rire au téléphone, quoi imaginez ma voisine, qui est une petite grand mère, voir Emmett carrément à poil en disant au revoir à sa conquête à la porte d'entrée. Et voilà une syncope et encore des excuses a faire à la place de mon frère.
- Rho Bella, je saurais tenir mes fesses, rassurent toi …. Outch!
J'avais entendu le bruit d'une tape derrière la tête quand Emmett hurla outch.
- Bonjour Bella, comment vas-tu ?
Mon père avait la manière de prendre le téléphone à Emmett. Je l'entendais ronchonner tout en disant à mon père « tu me le paieras », mon père quand à lui étouffais un rire tout en lui répondant « J'aimerais voir ça tête d'ampoule ». Emmett renchaîna en le traitant de poulpe desséché. Mon père lâcha l'affaire quand je repris enfin la parole après avoir attentivement écouté leur petite conversation très ... instructive.
- Bien et toi ?
- Oh moi, tu sais ça va toujours, à part ton idiot de frère qui prend un malin plaisir à me faire tourner en bourrique.
Ça c'était du Emmett tout craché, je me rappelais d'une fois où mon père avait refusé à Emmett de sortir, bon ça remonte à quatre ou cinq ans mais cette histoire m'avait frappé. Emmett avait tenu à préparer le dîner, prétextant qu'il avait besoin de peaufiner ses talents culinaires. Nous l'avions donc laissé dans la cuisine gérer le dîner et mettre la table. Il nous avait même servit, mon père commençait à avoir une lueur d'espoir que mon frère mette enfin la main à la pâte. Mais comment dire, son espoir disparut aussi vite qu'il était arrivé. Il avait faillit se casser une dent en croquant dans son poisson pané. Emmett quand à lui arborait un sourire angélique. Ce bourricot n'avait pas pris la peine de décongeler les poisson panés mais les avait fait juste doré à la poêle alors qu'il sortait tout juste du congèle. Alors autant dire qu'il paraissait seulement appétissant. Depuis ce jour mon père avait interdit à mon frère de préparer quoi que se soit.
- Ça c'est bien Emmett, il ne changera pas Papa.
- Malheureusement, Bella je dois te laisser le match de base ball commence. On se rappelle dans la semaine. Bisous prend soin de toi.
J'avais entendu Emmett s'agiter et appeler mon père en lui indiquant que le Match commençait. Vu les fans de Base Ball que formaient mon père et mon frère, logique qu'ils accourent devant l'écran de télé afin de regarder ce sport qu'ils vénèrent tant.
La fin de journée passa rapidement, j'avais mangé une pomme, et avait fini de lire le livre que j'avais commencé. Je regardais par la fenêtre le temps n'était pas au rendez vous pourtant j'avais envie de me promener, découvrir un peu mon nouvel environnement. J'attrapais une paire de ballerine, les enfilait et mis ma veste avant de quitter et fermer l'appartement.
Je marchais dans la rue, rencontrant de nombreux passants tous concentrés sur la conversation qu'ils avaient avec la personne qui les accompagnait ou complètement concentrés sur leur chemin. Assez marrant à observer, enfin pas non plus le plus intéressant.
J'arrivais au bout de la rue qui débouchait sur un jolie petit parc. Je rentrais dedans et m'installais sur un banc. Les enfants passaient accompagnés de leur mère qui leurs répétaient de ne pas courir dans tous les sens et de se tenir convenablement. Je devais dire que vu comme ça le rôle de mère pouvait être assez épuisant pourtant il y avait cette chose qui fait que quand on regarde une mère et son enfant, il y a ce sentiment d'amour qui en ressort. Enfin la plupart du temps il y a des exceptions a tout.
J'étais resté là, assise sur ce banc quelques heures à contempler la vue qu'offrait ce parc sur la nature. Des massifs de fleurs, de l'herbe bien verte rappelant un peu Forks. La nuit était tombé et le parc devenait désert. Je remontais à mon appartement tout en gardant ce sentiment de bien être. Depuis qu'Alice avait quitté Forks, je n'avais plus personne à qui parler quand tout allait de travers. Alors j'avais trouvé la solution de me réfugier dans les endroits calmes et offrant une vue sur la nature, me permettant ainsi de respirer et souffler en oubliant les problèmes aussi futiles qu'il soit.
Je montais les marches calmement afin d'aller jusqu'à ma porte quand quelqu'un me percuta de plein fouet à m'en faire tomber par terre. Je portais ma main à ma tête en échappant un petit « Outch ». Une femme blonde se penchait vers moi l'air navré.
- Vraiment vraiment désolée, vous allez bien ? demanda-t-elle avec un visage véritablement inquiet.
Je me relevais avec l'aide de cette personne puis lui lancer un sourire rassurant.
- Pas grave, pour une fois que ce n'est pas moi qui percute quelqu'un ça change. Ne vous en faites pas je vais bien.
La jeune femme arborait un sourire chaleureux avant de me tendre sa main pour que je la serre.
- Rosalie Cullen. Votre voisine d'en face.
Je lui serrais la main et lui rendit son sourire.
- Isabella Swan mais Bella suffira. Enchantée.
Moi qui pensait être la seule personne jeune de l'immeuble me voilà rassurée. Non pas que les personnes âgées sont forcément de mauvaises compagnies mais j'avouais que j'étais quand même contente de voir que je n'étais pas la seule jeunette de l'immeuble. Enfin, en même temps je n'avais pas enquêté sur l'âge de tout mes voisins. Voilà que je me mettais a débattre sur l'âge des résidents de cet immeuble. Vraiment pitoyable...
- Pour me faire pardonner, je t'invite à boire un verre, on fera plus ample connaissance. Ça te dit ?
De toutes façon qu'avais-je de mieux à faire si ce n'est faire le ménage ? Ou relire encore un de mes livres ?
- Oui très bonne idée.
Je suivis Rosalie à l'intérieur de son appartement, il était vraiment bien agencé. Sa décoration était complètement différente de la mienne mais elle avait toutefois son charme. De nombreuses couleurs qui flash rendaient la pièce lumineuse et accueillante. Un énorme écran plat était positionné en face d'un gigantesque canapé d'angle. Vraiment joli ! Je pris place sur le canapé tout en regardant la pièce. Rosalie s'était éclipsée dans ce qui devait être la cuisine. Des bruits de verre qui s'entrechoquaient et de porte de frigo qui s'ouvrait parvenait à mes oreilles. Elle revint quelques seconde plus tard, les bras encombrés d'un plateau contenant une bouteille de vodka, une de jus d'orange ainsi que des chips. Eh bien tout le nécessaire pour passer un bon apéritif. Rosalie nous servit puis s'installa a mon côté.
- Alors tu te plais ici ? Oh excuse moi, je peux te tutoyer ? Le vouvoiement n'est pas ma tasse de thé.
J'acquiesçais d'un mouvement de tête et lui souris.
- Je viens de Forks, petite ville situé dans l'État de Washington.
Ses yeux s'ouvrirent comme des soucoupes, ça faisait si peur que ça de voir des gens de Forks ?
- Waaah punaise c'est pas a côté.
J'étouffais un rire, effectivement c'était pas la porte à côté. Quoi que à vélo qui sait j'en aurait peut être eu pour trois ans avec un peu de chance.
- Ça c'est sur. Et toi ça fait longtemps que tu habites ici ?
Je pris une gorgée dans mon verre avant de tirer une grimace. Quoi ! Ça faisait un moment que je n'avais pas bu et en plus pour ma défense Rosalie n'avait pas l'œil pour faire les dosages hein parce que trois-quart de vodka pour un-quart de jus d'orange c'est pas forcement très équitable.
- Je suis née ici donc on va dire que depuis que je suis toute petite. Mais ça fait seulement trois ans que j'habite ici enfin dans mon appartement.
Une qui avait su prendre sa vie en main tôt, comparé a moi ! Son portable sonna, elle me lança un regard d'excuse avant de répondre.
« Allo... Oh comment vas-tu ? … Bien, tu es arrivée depuis quand ? …. T'aurais pu me prévenir bêta ! … Oui pourquoi pas … Demain soir ça te dit ? …. D'accord a demain, bisous ! »
Elle reposa son portable sur la table basse avant de se retourner vers moi.
- Vraiment désolée. Mon frère vient de rentrer des États Unis. Alors sinon, que vas tu faire, enfin tu vas travailler ou étudier?
Elle savait visé juste. J'allais effectivement devoir travailler ainsi qu'étudier, d'ailleurs il allait vraiment falloir que je cherche un boulot demain. Sinon je ne savais pas comment j'allais faire. J'avais assez d'argent pour payer mes loyers pendant trois mois mais bon. Je préférais quand même assurer mes arrières et puis avec ma chance et ma maladresse, j'allais certainement soit ne pas trouver de boulot ou me faire virer car mes gestes étaient bien trop maladroits et pas assez coordonnés.
- Je vais rentrer à l'université après demain et sinon je vais aussi essayer de me dégotter un petit boulot et toi qu'est se que tu fais ?
Un sourire s'était affiché sur son visage lorsque que j'avais prononcé « université ». Devais-je comprendre qu'elle aussi y allait ? Enfin en même temps, c'était une chose tout a fais plausible vu qu'elle avait mon âge.
- Je vais suivre ma deuxième année à l'université «spécialisation mécanique & management » et toi qu'elle filière suis-tu ?
Mécanique... mécanique ? Rosalie aimait la mécanique ! Pourtant elle n'en avait pas l'allure. Enfin c'était clair que le prototype du mécanicien ne lui collait pas vraiment vu que c'était plutôt : homme avec une salopette et les mains pleines de cambouis et un accent de paysan, voilà comment moi je voyais les personnes étudiant la mécanique. (Note Bêta : Oh le gros préjugé, elle aurait pu imaginer le mécanicien comme un homme musclé, torse nu, le cambouis soulignant ses abdos bien dessinés... oups je m'égare. Note Auteur : Héhé beh ça change des mécanos sexy comme ça (x ) Comme quoi les apparences étaient trompeuses. Mais bon, chacun avait le droit de suivre la filière qu'il affectionnait. Et puis j'aimais que l'on casse l'image que l'on se fait des, comment dire, … « prototype ». Oui on va dire comme ça.
- Littérature, première année répondis-je en souriant
Elle ne sembla pas étonnée. Parut même ravie. J'étais si prévisible que ça ? Y avait-il quelque chose de marqué sur mon front indiquant que j'aimais la littérature ? Je portais la main sur mon front instinctivement puis levais les yeux au ciel tellement mon geste était vraiment idiot et inutile, sachant pertinemment que rien n'était inscrit sur celui-ci.
- Je me doutais que c'était ça, tu n'as pas une tête de scientifique ni d'une passionnée par l'histoire. Tu verras l'université est vraiment bien, il y a beaucoup de monde, et puis de nombreuses soirées ! Faudra qu'on y aille ensemble ça pourrait être sympa.
Alice m'avait déjà parlé de ces soirées si...comment elle disait déjà, « Méga top supra génial ». Oui tout ces mots employé pour simplement dire que ces soirées était bien, du Alice tout craché. Dans tous les cas, je sentais que je n'allais pas y échapper à ces soirées, entre ma meilleure amie et ma voisine j'avais décroché le gros lot. Rhoo et puis aller, j'allais pas me traîner l'étiquette de coincée, sérieuse et tout le tralala à Londres ! Il fallait que je me prenne en main ! Alors les soirées j'allais y aller point barre !
- Oui, pourquoi pas ça pourrait être sympa. Ma meilleur amie m'en avait déjà parlé en me vantant les mérites de ces soirées.
Je finissais mon verre ce qui m'arracha une nouvelle petite grimace. Ses doses étaient vraiment trop forte pour moi. Emmett aurait certainement rigolé en me voyant grimacer et m'aurait très certainement envoyé pleins de petites réflexions qui aurait fait rire tous le monde, enfin du moins Rosalie vu que nous étions que toutes les deux. Je reposais mon verre et attrapais une chips que je m'empressais de mettre dans ma bouche croyant que ça calmerait mon coup de chaud dû à la vodka. Idée complètement stupide. Rosalie quand elle avait également fini son verre et m'avait resservit sans même que j'eus le temps de lui dire « non merci ». Elle voulait me rendre malade ou quoi ?
- Ah oui, j'suis bête je ne t'ai même pas demandé si tu connaissais du monde ici.
Rosalie affichait un sourire chaleureux, d'ailleurs ce sourire ne la quittait pas, enfin pas depuis la soirée. Elle avait l'air vraiment d'être quelqu'un de chaleureux et d'accueillant auquel on s'attachait rapidement.
- En faite, je connais juste ma meilleure amie Alice, qui étudie en deuxième année de Stylisme. Elle est ici depuis un an, elle aussi vient de Forks.
Comparée à moi, Alice rentrait en deuxième année, elle connaissait également les locaux et des personnes. Moi j'allais arriver dans un bâtiment que je ne connaissais pas, des personnes que je ne connaissais pas non plus. Enfin en même temps à chaque rentrée c'était le même rituel. Des nouveaux arrivaient et étaient complètement perdu. A l'exception de moi qui avait de la chance de connaître Alice qui m'aiderait à me repérer.
- Je ne la connais pas, en même temps, il est possible que je l'ai déjà croisée mais nous n'avons pas eu la chance de parler ensemble.
- Oh ne t'en fais pas, je te la présenterais dis-je avant de boire cul sec mon verre de vodka.
Je restais encore quelques heures à parler avec Rosalie de nos vies respectives. Rosalie était une jeune femme un peu déçue par l'amour, pourtant tout portait à croire que non. Elle avait un physique que beaucoup de filles envieraient. Pourtant elle ne s'en vantait pas et restait simple. Ses parents vivaient également à Londres d'après ce que j'avais cru comprendre et elle avait un grand frère qui était étudiant en littérature appliquée donc possible qu'il soit également à l'université. Je finissais par rentrer chez moi et me couchais directement. Autant dire que les cinq verres de vodka m'avaient fait l'effet d'un somnifère.
C'est en fin de matinée que j'émergeais enfin de mon sommeil, avec en cadeau un magnifique mal de crâne. Super comme réveil non ?
Je sortis de mon lit pour aller avaler une aspirine en espérant que celui-ci ferait effet rapidement.
Après avoir avalé ce médicament infecte, je m'allongeais sur le canapé en calant un coussin sous ma tête et fermais les yeux pour essayer de calmer ce tambour qui raisonnait dans celle-ci.
Moi qui comptais faire le ménage et lire c'était plutôt mal partie n'est-ce pas. Foutu Vodka qui donne le mal de tête. Après une heure à être restée allongée dans un silence absolu, mon mal de tête avait enfin déserté mon crâne. Youhou ! Je me levais et enclenchais la chaîne hifi pour y lancer « Kids de MGMT ». J'attrapais mon balai et commençais a bouger au rythme de la musique tout en ramassant les quelques salissures qui était sur le sol. Danser avait le don de me vider la tête surtout sur des musiques que j'appréciais. Je continuais à me déhancher quand un gloussement me sortie de ma danse improvisée. Je me tournais pour voir Alice avec un sourire jusqu'aux oreilles me regarder, bien évidemment avec la chance que j'avais, elle n'était pas seule, un homme aux cheveux blond était également là. Sûrement le fameux Jasper.
Je baissais les yeux instinctivement, je fus encore plus choquée de voir que j'étais vêtu simplement d'un shorty et d'un débardeur noir. Mon dieu, je ne pouvais pas faire pire. Mes joues devaient être passé d'un beige pâle à un rouge pivoine.
- Vraiment désolée, je reviens tout de suite. Faites comme chez vous ! Je reviens j'en ai pour cinq minutes ! dis je en me dirigeant vers ma chambre à toute vitesse.
J'entendais Alice rire pendant que Jasper essayait tant bien que mal de retenir le fou rire qui le menaçait lui aussi.
J'enfilais un jean slim noir, un chemisier turquoise et retournais dans le salon après avoir attaché mes cheveux en chignon grossier. Le rouge n'avait certainement pas dû quitter mes joues.
- Vraiment désolée, je ne pensais pas que j'aurais eu de la visite si tôt…
Mon regard était rivé sur le sol. Comme celui d'une petite fille prise la main dans le sac.
Bonjour l'opinion que devait se faire Jasper de moi, une barge qui danse avec son balai en petite tenue. Je l'aurais voulu, je n'aurais pas pu faire pire.
- Bella c'est pas grave ! En tout cas tu m'as bien fait rire et puis Wow quel déhanché que tu as ! Hmmh pardon … Bella je te présente Jasper, Jasper voilà Bella !
Je lançais un regard noir à Alice quand celle-ci commenta mon déhanché. Du Alice tout craché ! Néanmoins je devais bel et bien avouer que c'était un compliment donc je ne pouvais pas lui en vouloir. Je levais le visage vers Jasper et lui fit un sourire timide et gêné.
- Enchanté, encore désolée pour euh … Enfin ...euh.
Bien joué Bella, vas y continu à te rendre débile, c'est vrai après tout ce n'est pas comme si tu venais de te taper la honte de ta vie !
- Enchanté Bella, t'en fais pas, c'était assez marrant ! Alice et toi avez la même manie quand vous faites le ménage.
Jasper avait un sourire d'amusement sur le visage, quant à Alice, elle leva les yeux au ciel. Il avait réussi à me faire rire et ma gêne commençait peu à peu à se dissiper. Je me dirigeais dans la cuisine pour aller chercher le café et le jus de fruit afin de proposer à boire à Jasper et Lice. Tous les deux parlaient de la décoration de l'appartement. Apparemment Jasper était déjà venu, enfin d'après ce que j'ai compris, il aurait monté les meubles avec l'aide d'un de ces amis. Je déposais le plateau sur la table et servit à chacun quelque chose à boire.
- Merci ma Bella ! Au faite, tu as des nouvelles de mon Ours préféré ? demanda Alice en rigolant.
Jasper ne semblait pas comprendre, il regardait Alice avec des yeux aussi gros que des soucoupes. J'étouffais un rire et manquais de m'étouffer avec mon jus de fruit.
- Notre Gros Ours de frère va bien, il profite de mon absence pour se goinfrer comme un cochon et faire tourner Charlie en bourrique !
Alice explosait de rire envoyant Jasper ne rien comprendre à notre discussion. Elle l'embrassa avant de me sourire et de rigoler de plus belle.
- Jazz, Mon gros Ours est Emmett le grand frère de Bella. Il est comme mon propre frère.
Jasper avait l'air plus rassuré et affichait désormais un sourire.
- J'avoue que vous m'avez complètement perdu entre votre gros ours, frère, Charlie. J'étais complètement perdu.
Alice sourit avant de se faufiler dans les bras de Jasper. Ils étaient tellement mignon tous les deux, on le voyait direct qu'ils étaient fait l'un pour l'autre.
La journée se déroula dans la joie et la bonne humeur. Alice et Jasper était resté mangé. Celle-ci ne manqua pas de raconter toutes nos bêtises de jeunesse à Jasper qui n'arrivait pas à dissimuler ses fous rires. En revanche pour que nous aussi nous puissions nous moquer de lui à gorge déployée, il nous racontait ses souvenirs de jeunesse les plus drôles. D'après ce qu'il nous racontait, lui et son meilleur ami avait l'air d'avoir fait les quatre cent coups ensembles, s'échanger les copines, compter leurs conquêtes... Les choses classiques chez les mecs, quel mec n'avait pas compté ses conquêtes ou le nombre de fois qu'il avait fait l'amour dans la journée ?
Les mecs décidément il pense qu'avec leur outil de reproduction !
- Et si on regardait un DVD ?
Alice avait débité cette phrase en se jetant littéralement sur le meuble où les films étaient rangés. Cela m'aurait étonné qu'Alice nous laisse le choix du film. Bon on pouvait s'estimer toutefois heureux si on échappait aujourd'hui à « pretty woman ». Ce film avait le don de la rendre d'avantage euphorique. Merci mon dieu nous allions échapper aux crises de larmes et de joie d'Alice. Je me levais pour aller me chercher un verre d'eau.
- Vous voulez boire quelque chose ? demandais je poliment.
Jasper se leva à son tour et me suivit dans la cuisine pendant qu'Alice se battait avec le lecteur DVD pour mettre le film. On l'entendait le menacer de lui couper les fils un par un. Non mais je vous jure cette Alice on ne la refera pas hein. J'ouvris le frigo et sorti le jus de pomme.
- Jus de pomme ça te va ?
- Parfait.
Il sorti deux verres et me les posa devant moi, je lui adressais un sourire. Décidément Jasper était le mec qui conviendrait le mieux à Alice. Calme, posé mais sachant s'amuser... tout ce qu'Alice avait besoin. Je savais également, enfin c'était plutôt un pressentiment, qu'elle pourra toujours compter sur lui. Je nous servis les verres puis bu le mien d'une traite. J'avais vraiment soif.
- Prêt à affronter le film ? Je ne sais pas ce qu'elle a choisi mais ça promet avec Alice.
A peine avais-je dit ces mots que j'étouffais un rire. Quoi ! Regarder un DVD avec Alice reste un moment unique et riche en rebondissement. On dirait une petite puce qui sautille partout, je me rappelais d'un film que nous avions regarder avec Emmett. Alice avait littéralement sauté devant la télé en insultant l'actrice pour avoir quitté son mari ! Moment assez comique... Emmett qui se roulait par terre avec les rires qui allait avec et moi qui essayait d'étouffer tant bien que mal mon fou rire qui menaçait d'exploser. Ah cette Alice !
- Oui même si les fois où j'ai fait l'expérience c'était assez mouvementé.
Eh bien moi, je devais dire que Jasper avait bien du courage, parce qu'une Alice vingt-quatre heures sur vingt-quatre reste assez épuisant. J'aimais ma meilleur amie, mais parfois, elle pouvait être très épuisante. Nous rejoignîmes le salon devant une Alice radieuse et impatiente d'enclencher le film.
- Trois, deux, un… PLAY ! C'est partie pour Men in Black !
J'échangeais un sourire avec Jasper, nous avions échappé à Sissi impératrice ! Alléluia ! À peine le film avait commencé qu'Alice commençait déjà ses critiques et ses commentaires. Où avais-je mis le scotch déjà ? (Note Bêta : Mon esprit mal tourné à pensé au whisky et je me suis demandée si l'idée était de la saouler pour la faire taire mdr). Le film défilait sur mon écran plat et nous voilà arrivé au moment où à chaque fois nous débattions sur le chien, vous savez ce petit carlin hideux.
- Oh qu'il est chou, j'en veux un ! dit Alice avec une voix de petite fille.
Je fis une grimace. Comment pouvait-elle trouver ce chien mignon, vous l'avez vu on dirait qu'on lui a mis un coup de poêle dans la figure.
- Ah beurk, il est moche oui ! Regarde le on dirait qu'il a ramassé une casserole sur la tête. Et puis en plus c'est juste une couverture, sous ses poils se cache un corps de martien.
Alice me tira la langue avant de se blottir dans les bras de Jasper. Les heures défilèrent à une vitesse folle. Après la fin du film, Alice et Jasper étaient parti, bien sur Alice n'avait pas oublié que demain était la rentrée universitaire et comme chaque année, à la rentrée une fête était organisé le soir. Chose qu'elle avait omis de me mentionner. Bien évidemment, elle ne me laissait pas le choix, j'étais obligée de venir et puis ce traitre de Jasper soutenait sa chère et tendre. Ah ces deux là, je les ferais bien empailler. Je profitais de ce moment pour envoyer un SMS à Emmett.
« Bonjour Frérot ! Je viens aux nouvelles. J'espère que tout va bien a Forks et que vous vous ennuyez pas trop (; . Je vous embrasse tous les deux ! Bisous, Bella »
Je ne pris pas la peine d'attendre sa réponse, je posais mon portable sur mon lit puis enclenchait la musique avant de partir sous la douche. Je restais un moment sous le jet d'eau chaude. Le stress de la rentrée faisait son apparition, oui je stressais toujours un peu mais qui n'angoissait pas un minimum la vieille d'une rentrée ? Après avoir détendu mes muscles sous les jets de l'eau, je sortis en enroulant une serviette autour de moi. J'attrapais une autre serviette pour me sécher les cheveux quand quelqu'un toqua a la porte. Je me dépêchais d'aller ouvrir en ne manquant pas de me casser la figure une ou deux fois avant d'atteindre la porte. Mon visage se figea sur la personne qui avait cogné. Une seule pensée faisait son apparition dans mon esprit « Mon dieu »
- Salut …. Ravi de vous revoir ! désolé de vous déranger mais Rosalie, ma sœur m'a dit de venir vous demander du sucre.
Je me retrouvais fasse au dieu vivant de l'avion et sa beauté n'avait pas changée. Il était encore plus beau ! Ses yeux divaguais sur mon corps, mon dieu, je n'étais qu'en serviette et autant dire quelle ne couvrait que le strict minimum. Je me mis a rougir automatiquement. Quelle idiote ! Après Jasper voilà que je me retrouvais quasi a poil devant le frère de Rosalie.
- Hmmh, ou..oui, entrez je vais vous cherchez ça.
Ma main gauche maintenait fermement ma serviette au dessus de ma poitrine. L'apollon me suivit jusqu'à la cuisine. Ah ! C'était bien ma veine ça, Alice avait, bien sur, placé le sucre sur l'étagère du haut. Je tendais le bras droit en me mettant sur la pointe des pieds, autant le dire, il devait vraiment bien voir mes jambes. Quelle crétine ! Bingo, j'attrapais le sucre et lui tendis.
- Voilà et désolée pour ma … tenue dis-je en baissant les yeux.
Tomate Bella en action !
Il prit le sachet de sucre en effleurant mes doigts, je relevais automatiquement la tête vers son visage et celui-ci arborait un sourire .
- Merci beaucoup et non non ne vous excusez pas, et puis... Très jolies jambes ! Au fait je suis Edward, Edward Cullen.
Je rêve ou il complimentait mes jambes ? Ce qui signifiait que monsieur s'était bien rincé l'œil.
Ces gars tous les mêmes ! Edward peu commun comme prénom mais très, comment dire, sexy. Oui c'est ça très sexy !
- Isabella Swan mais je préfère Bella dis je en souriant.
Il passait la main dans ses cheveux coiffé en bataille, j'aurais donné n'importe quoi pour y mettre mes propres mains. Je me mordis la lèvre inférieure. Reprend-toi espèce de dégénérée, me traitais-je mentalement.
- Bien enchanté Isa... Bellla, ravi de vous revoir ! Et merci encore pour le sucre.
Son visage affichait ce foutu sourire en coin qui me faisait fondre. Mon dieu, un jour il pourrait avoir ma peau avec ce maudit sourire qui augmentait en un rien de temps mon rythme cardiaque et qui me donnait des papillons dans le ventre. J'étais resté là figé les yeux suspendus à son sourire en coin, quelle cruche ! J'avais envie de me secouer comme un prunier. Ah je vous jure, quand il s'agit de me ridiculiser, hein je suis bien la première. Je maintenais toujours ma serviette fermement à ma taille et le guidait jusqu'à la porte d'entrée.
- Encore merci et bonne soirée. Et à bientôt j'espère... dit-il avant de me lancer un clin d'œil et quitter l'appartement.
- De rien, bonne soirée également.
Je refermais la porte en laissant partir le plus beau mec qui m'avais été permis de rencontrer durant ma vie. Je me laissais glisser le long de la porte d'entrée sur mes fesses. Quoi j'ai bien le droit de rêvasser hein !
Je me redressais et finis par enfiler un débardeur et un shorty et m'endormir avec l'image du frère de Rosalie dans la tête.
