Note : J'ai oublié de le préciser la semaine dernière, mais j'ai commencé à écrire cette histoire le 15 mars dernier, un an que je planche dessus (!) et même en ayant un plan approximatif de la suite, certaines suites d'événements me surprennent et m'obligent à reprendre certaines trames. J'espère en tout cas que vous prenez toujours autant de plaisir à lire cette aventure et que vous êtes aussi impatients et impatientes que moi pour le chapitre 20. Je tiens mes promesses~


Même s'il s'était couché, Batman ne serait pas parvenu à s'endormir : de retour au cinéma, à nouveau seul, il était en proie à toutes les questions qu'il se posait sur le Joker. Ses doutes étaient comme des nervures qui fragilisaient le plan délirant qu'il avait organisé avec Harleen et — à son insu — Lucius.

Allait-il vraiment libérer… ?

Il était encore temps de reculer.

Batman n'arrivait pas à prendre une décision car il ignorait s'il allait aider un allié ou un ennemi : se succédaient le témoignage de Jell-O, le meurtre cruel de la maîtresse de Black Mask, l'espoir d'Anong, les menaces folles… tant de contrastes entouraient cette personnification du chaos…

S'adossant au mur, Batman se sermonna : il devait repousser cette impression. Ce qui donnait des allures de diable au Joker, c'était le charme des mystères autour de lui. Autrement, cet homme — cette victime tombée dans l'acide — était réel, humain… Ne restait plus qu'à déterrer son histoire, son origine, suivre les racines dans les profondeurs encore noires de cette ville pour savoir comment Joker en était arrivé là. Et peut-être comprendre.

Ou mieux : justifier ses espoirs qui devenaient égoïstes, car ce n'était plus seulement pour Jell-O, Anong, Myshtsa ou Twist que Batman comptait récupérer le Joker. C'était aussi pour lui. Et, il l'espérait, pour Gotham.

Ignorant par où commencer, Batman parcourra les feuilles de journal récupérées sur le bureau du penthouse. En les lisant, il imaginait trouver la raison pourquoi Joker les avait gardées. Étaient-ce des pistes pour de prochaines actions ? Des souvenirs pour nourrir son ego ? Ou du simple brouillon pour des travaux pratiques ?

Le matelas dans la salle de projection se revêtait de ce nouveau drap d'histoires, et à chaque fois que Batman se penchait et reposait une page de journal, cette dernière murmurait son froissement.

Enfin, le détective trouva une page intéressante : un fait divers survenu au Ace Chemicals un an et demi auparavant et résumé dans un texte relativement court.

La colonne évoquait un mois d'août particulièrement étouffant où la nervosité dans les milieux criminels montait en flèche : l'activité précédant la rentrée scolaire allait reprendre, un parrain de la pègre venait de mourir suite à un règlement de compte et les apparitions d'un justicier masqué se répétaient de plus en plus souvent.

Le fait divers commençait de façon banale avec un vol survenu dans un des laboratoires adjacents et visant des échantillons chimiques.

Le front en sueur et des auréoles sous les aisselles, les policiers avaient patrouillé dans les avenues noires de l'usine, à la recherche des voleurs tout en supportant la fin de l'été brûlant. La nuit n'avait apporté aucun réconfort : la température n'avait baissé que d'une poignée de degrés, sans compter que la course poursuite près de l'usine chimique avait épuisé les troupes.

Quand finalement ils remirent la main sur les voleurs, la police comprit que le plan avait été préparé par Red Hood. Le criminel masqué de rouge apparaissait pour la seconde fois en un mois.

Après plusieurs moments de lutte, quelques complices du cambrioleur furent immobilisés, mais leur chef, malgré le haut bocal, grimpa vers une passerelle pour leur échapper. Peine perdue : les policiers virent une immense forme noire foncer vers Red Hood et le voleur passa par-dessus la rambarde.

Impossible de savoir si l'homme avait sauté de lui-même pour fuir ou s'il avait été poussé par la chauve-souris encore inconnue.

Red Hood n'avait pas été retrouvé, pas plus que les échantillons qui avaient sûrement été revendus par la suite.

Un crime parmi tant d'autres où rien d'exceptionnel ne ressortait.

Batman reposa la feuille du journal, songeur.

Oui, il se souvenait qu'il avait poursuivi Red Hood durant une nuit lourde en été et que le voleur avait trébuché au-dessus d'une cuve. Mais dans son souvenir, elle avait été pleine d'eau…

À l'époque, il n'avait pas été inquiet, car Red Hood avait recommencé ses méfaits une semaine plus tard vers le quartier du Pingouin avant de réapparaître encore par la suite. Une récurrence qui avait permis à Batman de comprendre que ce voleur — s'il existait réellement — laissait son costume à une doublure.

L'homme qui était devenu le Joker était peut-être un de ces comédiens ? Victime ou non, il avait participé à un vol organisé. C'était un criminel.

Mais s'il avait été contraint ? Quelle part du butin avait-il vraiment récupéré ? Et était-il vraiment tombé dans de l'acide ?

Batman fouilla encore quelques feuilles, mais le reste ne lui était d'aucune utilité.

Grâce à un accès — illégal mais particulièrement pratique pour ses enquêtes — aux archives du G.C.P.D., Batman essaya de dénicher tout ce qu'il pouvait sur un homme ayant chuté dans une cuve d'acide l'été dernier.

Malheureusement, même avec des mots clés comme Red Hood ou Ace Chemicals, les résultats ne donnaient rien : d'un dossier à un autre, le détective apercevait des histoires de voleurs tombés de balcons ou de nouvelles drogues sur les marchés de Black Mask.

Dans le fond, Batman n'était pas surpris : il savait que le matériel informatique utilisé par les policiers de Gotham avait vingt ans de retard, ne facilitant pas leur travail — ni le sien.

Un doute le prit soudain : est-ce que l'outil de recherche fonctionnait vraiment ? Pour le vérifier, Batman saisit le nom d'Amanda Johnson : il avait le nom complet de la victime et le crime était récent.

À sa surprise, les résultats séparèrent le prénom et le nom de la victime. La seule Amanda Johnson enregistrée était une prostituée arrêtée trois ans auparavant pour possession de cocaïne. Elle était alors âgée de cinquante et un ans.

Non, ce n'était pas elle.

Batman retenta en incluant toutes les informations possibles.

Amanda Johnson. Seize ans. 25 décembre. Viol.

Et il n'y avait rien.

Depuis le soir de Noël, sept victimes de viol avaient porté plainte. Sept seulement, et peut-être qu'une quinzaine d'autres avaient préféré se taire.

Des noms, des âges, des dates et des lieux se rangeaient en colonnes froidement ordonnées. Si Amanda Johnson avait vraiment porté plainte, son nom serait inscrit parmi les autres.

Sentant la colère remuer à mesure qu'il comprenait, Batman essaya une dernière tentative en marquant uniquement le nom de Kyllian Johnson.

Là encore, l'outil de recherche ne trouva rien, comme s'il n'existait pas de Kyllian Johnson à Gotham, et le détective devait se rendre à l'évidence : il n'existait pas non plus d'Amanda Johnson, seize ans, violée le soir de Noël à Gotham.

Cet agresseur lui avait menti.

Ce prétendu Johnson avait inventé une histoire de justice personnelle pour tromper le vengeur et le fuir en un seul morceau.

Batman se leva d'un bond, sentant le sang battre à ses tempes. Il devait sortir de cette pièce trop étroite. Par chance, les couloirs du cinéma étaient assez larges pour le laisser fulminer en marchant longtemps.

Entre les cendriers sur des longs pieds de titane, des affiches sous verre se hissaient aussi haut que des portraits d'ancêtres dans un manoir. Sur celui de Qu'est-il arrivé à Baby Jane ?, l'air grave de Bette Davis et l'angoisse sur le visage de Joan Crawford ne provenaient plus des tensions entre les deux sœurs mais uniquement par crainte de la chauve-souris qui passait ; Jack Palance, sur La Cage aux Hommes, partageait leur air horrifié et tendu sur le papier ; la même peur figeait les visages sur Les Yeux de la nuit, confrontant le personnage d'Edward G. Robinson à de nouvelles visions funèbres. Il avait semblé à Bruce que des affiches de films romantiques et des comédies avaient été accrochés également sur les murs, mais cette nuit, il ne voyait sur son chemin que des affiches de récits noirs ou d'épouvante.

Comment était-ce possible ?

Le programme devait privilégier ou garder des thrillers, à l'image de cette ville que Batman haïssait autant qu'il aimait.

S'il pouvait retrouver cet agresseur, lui faire payer ce mensonge…

Si Batman n'avait pas imaginé être en pierre, se tenant aussi immobile qu'une gargouille, son poing aurait creusé un trou dans le mur.

Et Joker alors ? Avait-il menti, lui aussi ? Avait-il inventé une excuse pour se rapprocher de son opposant et prétendre pouvoir le comprendre ?

Les archives du G.C.P.D. et de la mairie étaient trop nombreuses pour permettre au détective de se repérer dans ses recherches, toutefois, il existait un autre endroit où les histoires des gothamites avaient été compilées avec soin. Meurtres, tromperies, vols, affaires d'héritage, immeubles qui s'effondrent, récits surprenants… tout était écrit dans les journaux, immortalisé à l'encre.

Et quand un homme tombe dans une cuve d'acide, son histoire est forcément racontée.

Surtout s'il a survécu.


Les locaux de la Gotham Gazette empestaient plus la poussière humide que le papier : les archives étaient abandonnées dans des recoins de bureau, coincées dans des cartons délavés. Dessus, les années étaient inscrites au feutre de la même façon que sur des pierres tombales ; tout laissait croire que les racines de Gotham s'effaceraient avec le temps, mais personne n'était prêt à le parier.

Travaillant toujours aussi tard que d'habitude, Vicki Vale relisait son dernier article, le corrigeant pour l'édition de demain matin, la dernière de l'année. Il s'agissait d'un témoignage de Martha Franklins, une dame qui avait fêté son centième anniversaire la semaine précédente : née à Gotham, elle était le témoin d'un pan entier de l'histoire de la ville.

Dans l'interview, la centenaire déplorait que Gotham sombre dans le crime année après année, assurant qu'autrefois, petite fille ou jeune femme, elle avait pu se promener dans les avenues sans craindre les gangs.

Alors que maintenant, après avoir été agressée à cinq reprises, madame Franklins comptait chaque anniversaire comme si c'était le dernier.

Malgré la peur, elle n'avait jamais déménagé ; elle n'en avait plus la force.

Quand Vicki Vale avait demandé à madame Franklins ses impressions sur le futur de Gotham, la journaliste avait espéré entendre le nom de Batman, mais la centenaire avait juste haussé les épaules : « j'espère pour vous que les prochaines générations feront la différence, de toutes façons, si Gotham devient plus sûre, je ne vivrais pas assez longtemps pour le voir. »

Une réponse décevante, même si Vicki Vale la comprenait.

Si la journaliste avait suivi l'exemple de ses nombreux collègues qui n'hésitaient pas à modifier quelques paroles pour qu'elles aillent dans le sens de leur article pré-écrit, la journaliste aurait changé cette dernière réplique pour y distiller son propre souhait… Sauf que Vicki Vale n'était pas comme ses collègues : la vérité, sous sa plume, restait intacte et pure.

« Vous avez un moment ? »

Vicki sursauta et renversa avec son coude la tasse de café au bord de son bureau. Par chance, elle était vide et sa chute ne fut qu'une explosion de céramique blanche.

Elle se tourna vers Batman qui se tenait dans le coin du bureau. Le cœur encore coincé dans sa gorge, la journaliste inspira avant de lâcher :

« Seigneur… Vous ne pouvez pas essayer une autre approche ?

— Je vous rachèterai un nouveau mug. »

Vicki Vale savait bien sûr que Batman avait été aperçu à GothCorp, mais même avec ce nouveau masque, elle se méfiait moins du justicier que ses collègues ne le faisaient.

Du moins, pour le moment.

« I peu près un an, un homme est tombé dans une cuve d'acide d'Ace Chemicals et a survécu à cet accident, mais ni vous, ni aucun de vos collègues n'a publié d'article complet sur cet événement.

— Une cuve d'acide ? Vous n'avez pas de nom ?

— Il se faisait passer pour Red Hood et l'accident s'est produit en août.

— Hum. Je peux essayer de chercher.

— J'ai toute la nuit. »

Alors cela lui coûterait bien plus qu'un mug, songea Vicki qui se leva sur un soupir. Une interview exclusive, par exemple…

Sans être une fervente alliée de Batman, Vicki Vale n'avait jamais essayé de montrer le justicier sous un mauvais jour — ou plutôt, une mauvaise nuit —, s'interrogeant au contraire sur le personnage et ses motivations qu'elle jugeait bonnes. Bien sûr, elle comprenait que ce n'était pas un hasard si Batman s'adressait à elle pour obtenir des informations.

Elle ouvrit un tiroir d'un meuble d'archives qui croulait sous deux plantes grasses et un plateau de gobelets usés. Personne n'avait le temps de faire le ménage.

Les intercalaires se rabattaient à une vitesse nerveuse, sectionnant l'air et soufflant à peine les informations qu'ils triaient.

« Pourquoi vous vous intéressez à cet événement un an plus tard ? Un rapport avec une affaire en cours ?

— Peut-être. »

Batman sentit qu'il tenait un espoir de découvrir le nom de cet homme qui se faisait appeler Joker, d'où il venait, ce qu'il faisait… et plus important, s'il était un criminel ou bien une victime d'un drame que lui, Batman, avait provoqué.

« Là. »

Vicki Vale sortit une simple feuille d'une chemise abîmée : pas un tapuscrit, ni même de photos, juste un brouillon couvert de notes écrites au crayon.

« Il y a eu un incendie dans nos locaux deux jours après cette fameuse chute et nous n'avons récupéré que cette feuille… Hum. Je ne vois rien qui pourrait vous être utile : il n'y a aucun nom, aucune adresse, juste quelques informations en désordre…

— Laissez-moi voir. »

Mais avant qu'il ne s'approche, Vale expliqua d'elle-même ce qui était inscrit :

« Les notes ne sont pas de moi, mais apparemment, cet homme qui est tombé dans la cuve a été hospitalisé pendant trois semaines dans l'anonymat le plus total : il n'a reçu personne, sa chambre était isolée et l'équipe médicale qui s'est occupée de lui a signé une charte pour garder le silence sur son cas.

— Est-ce que vous savez pourquoi ?

— Mon collègue a réussi à savoir : cet homme s'est fait passer pour Red Hood, le voleur qui… pardon, vous savez déjà qui il est. En théorie, il aurait dû être traîné en justice, mais c'était hors de question de faire le moindre procès : ces cuves d'Ace Chemicals où cet homme est tombé auraient dû être vidées un mois avant l'accident, mais le maire avait retardé le nettoyage par négligence. Si cette vérité avait éclaté, cette victime, même s'il avait été le vrai Red Hood, aurait pu se retourner contre Gotham… »

Mais cette victime avait réservé un autre tribunal à la ville.

« Vous ne savez pas ce qu'il a fait après être sorti de l'hôpital ?

— Non. Mais quelque chose me dit que vous, vous avez une idée de la réponse, n'est-ce pas ? »

Au lieu d'un mensonge, Batman garda le silence.

En fin de compte, il ignorait toujours qui était Joker. À cause de ce maire négligeant, toutes les traces avaient été effacées pour le préserver d'un scandale qui lui aurait fait perdre le peu de popularité qui lui restait. Pire, un énième coup du sort, un incendie qui avait le sens du timing, avait balayé ce que l'audace du journaliste avait pu sauver.

Seule restait cette histoire de la cuve d'acide.

Batman fut tenté de demander si sa présence durant cette nuit d'août avait été remarquée et notée sur la feuille, mais puisque Vicki Vale n'y avait fait aucune allusion, il comprit que cette information avait disparu également.

Au moins, maintenant, il comprenait mieux les accusations que Joker avait portées contre Gotham.

« Vous avez retrouvé l'homme tombé dans l'acide ?

— Je ne peux pas le confirmer. » Répliqua Batman qui n'hésita pas à changer de sujet rapidement : « vous avez été confronté à d'autres censures dernièrement ?

— C'est plutôt rare en fait. Vous savez, sans l'incendie, nous aurions publié l'article sur ce Red Hood. »

Batman voulut demander si une enquête avait été menée pour découvrir si la source du feu était accidentelle ou criminelle, mais cela n'avait plus vraiment d'importance. Il voulait savoir autre chose, tenter une dernière fois la chance de Kyllian Johnson.

« Avez-vous quelque chose sur Amanda Johnson, 16 ans ? Elle aurait été violée le 25 décembre. »

Cette fois, la journaliste ouvrit un classeur qui sentait encore le neuf et ne feuilleta que les premières pages. Le professionnalisme et son sens de l'organisation satisfirent Batman : ils prouvaient que Vicki Vale était une journaliste compétente et fiable.

« Vous êtes sûr ? Je n'ai rien à ce nom… »

Si le justicier n'avait pas porté son masque, Vale, malgré la pénombre, aurait aperçu la mâchoire se durcir et les lèvres former le plus amer des rictus.

Elle resta toutefois dans l'ignorance et, puisque Batman ne répondit pas, elle n'insista pas : inutile de questionner un anonyme qui savait être plus silencieux qu'une tombe.

Sans oublier pour autant son travail, Vicki Vale récupéra le bloc-notes sur son bureau, laissant le magnétophone éteint — à regret — avant de demander :

« Laissez tomber pour le mug, et dîtes-moi plutôt, en échange, ce qui s'est passé à GothCorp : y avez-vous vraiment participé ? »

Même s'il avait voulu être franc avec elle, Batman n'aurait pas pu révéler grand chose à la journaliste sur Boyle et Fries. Quant à sa participation, il pouvait être laconique :

« Non. »

Gardant une neutralité surprenante, il avait refusé de prendre part à la vengeance de Fries, mais c'était bien le plus surprenant pour Vale et pour les gothamites qui l'apprendraient : Batman n'avait rien fait.

« Mais… vous voulez dire que vous avez assisté à… ?

— Non.

— Vais-je devoir écrire la même réponse à chacune de mes questions… ?

— Vous tenez à écrire quelque chose, alors écrivez ceci : à partir de demain, plus aucun criminel ne pourra se cacher derrière des alliés, derrière la police, derrière les magistrats, ils ne seront plus en sécurité car je les retrouverai et ils paieront enfin pour le mal qu'ils ont fait. »

Bien que toutes les fenêtres étaient fermées et que les radiateurs chauffaient depuis ce matin à plein régime, le dos de Vicki Vale se tendit sous un frisson glacé. D'ordinaire, seuls les malfrats parlaient de l'effroi qu'inspirait la chauve-souris, mais cette nuit, une innocente comprit la menace que cet inconnu pouvait représenter.

Donnait-elle pour autant raison à Quincy Sharp qui le diagnostiquait avec le syndrome du sauveur dangereux ? Certainement pas.

Mais autrefois, elle aurait certifié sans aucun doute que les criminels dont parlait Batman incluaient ce Mr. Freeze, alors qu'à cet instant présent, elle ne pouvait plus avoir cette certitude.

Ces dernières informations avaient été décisives pour Batman qui venait de prendre une décision. Désormais, il ne remarquait plus que ce contraste : Kyllian Johnson avait menti, Joker non.