« Ah ben non. C'est pas marrant » Je me retournais et vit qu'un deuxième homme entrait dans la ruelle. Toujours sur mes gardes, je pointais ma bombe vers l'inconnu à la manière d'une arme à feu. Il continua :
- Non seulement, je ne peux pas jouer les héros mais en plus je suis considéré comme le deuxième méchant ?
- Quoi ?
- Ne paniquez pas. J'ai vu cet homme vous forcer à le suivre et je vous ai suivi pour vous venir en aide, mais apparemment vous vous en êtes sortie seule. Il n'y a vraiment plus aucune douceur et fragilité innocente chez les femmes.
Il avait prononcé cette dernière phrase en riant. Je baissais mon bras et me rapprochais de lui. Non, pas vraiment de lui, mais plutôt de la sortie de la ruelle.
- A qui la faute ? lui répondis-je. A force d'en profiter, les femmes ont bien compris qu'elles devaient devenir fortes pour ne pas souffrir.
- C'est une façon de voir.
- Excusez-moi, on m'attend.
- Moi aussi.
Il sortit et la lumière éclaira son visage.
- Attendez ! criais-je.
Il s'arrêta et me fixa, je sortis à mon tour à la lumière et l'observa un moment. Je connaissais ce type. Oui, il avait beau ressembler un peu plus à un homme et avoir retrouver sa véritable couleur de cheveux, il aurait été impossible que je ne le reconnaisse pas. Un silence s'installa pendant que nous nous contemplions. Je le rompis en murmurant simplement son prénom, abasourdie : Castiel. Un sourire apparut alors sur mon visage alors que lui semblait perplexe. Derrière, des gens s'étaient mis à crier le même prénom.
- Et bien, ça ne se fait pas de partir comme ça sans rien dire.
- J'ai dit que je revenais, se défendit Castiel.
Le nouvel arrivant, qui n'était autre que Lysandre, se tourna vers moi. De toute évidence, la sortie entre amie de Leigh et Lysandre se faisait avec Castiel. Rosa nous rejoignit, visiblement surprise de me voir.
- Ah tu es là, Leigh m'a dit qu'il ne t'avait pas croisé. Je m'inquiétais.
- Attend, l'interrompit Castiel. Tu la connais ?
Sur le coup, je me sentis extrêmement vexée. Alors comme ça, il ne me reconnaissait même pas ? Etais-je si transparente au lycée ?
- Bien sur, rit Rosa. Et toi aussi, si j'étais à une soirée retrouvaille ça veut donc dire que les personnes avec qui je suis restée étaient au lycée avec nous.
Il m'observa plus attentivement et je vis que Lysandre, lui, m'avait reconnu mais Rosa lui fit signe de se taire. Après un long moment, il déclara :
- Non, pas moyen. Ou alors tu étais une de ces filles qui ne m'adressaient pas la parole.
- Oh que non, répliqua Rosa qui semblait s'amuser de la situation. Elle te parlait bien assez souvent.
- Maloubah, lachais-je désespérée. Un jour, tu m'as aidé à appâter le chien de la dirlo.
Il resta immobile puis finit par baisser son regard sur ma poitrine.
- Impossible !
- Quoi tu ne la reconnais vraiment pas ? demanda Lysandre. Même moi je l'ai reconnue.
- Non, continua-t-il. Cette fille ne peut tout bonnement pas être Maloubah pour la simple et bonne raison qu'elle fait 3 tailles de soutif en plus.
Pendant un instant, je crus être tombé dans une autre dimension. La situation était tellement ridicule, Castiel refusait de me reconnaître à cause de ma poitrine ? Etait-ce vraiment à cela qu'il me reconnaissait au lycée ? Lysandre semblait contrarié par cette réponse et Rosa rigolait doucement.
- Bon je vais y aller, finis-je par dire.
- Ne sois pas idiote, me dit Lysandre en posant sa main sur mon épaule et avec un faible sourire aux lèvres. Ce n'est pas parce que Castiel est un imbécile et qu'il a trop bu ce soir que tu dois t'en aller. Nous voulions justement aller boire un dernier verre tous ensemble avant de rentrer. Tu te joins à nous ?
- C'est que ma voiture est toujours sur le parking du restaurant.
- Pas de problème, intervint Rosa. Leigh te reconduira jusqu'à ta voiture.
- Alors d'accord, bredouillais-je peu convaincue.
Nous avons rejoint Leigh à sa voiture et nous sommes arrêtés à un café.
Lysandre semblait content de me revoir et Leigh me taquinait sur le fait que j'avais bien du grandir de « 2 cm au moins » depuis qu'on s'était vu, se rappelant à quel point je détestais qu'on me parle de ma taille. Castiel, lui semblait faire comme si rien ne s'était passé et je le surpris à plusieurs reprises à me fixer étrangement. Il ne me parla pas pendant la soirée, préférant discuter avec Leigh ou se chamailler avec Rosa.
Quand il fut 4h00, nous rejoignions la voiture de Leigh qui me conduisit à la mienne. Puis il se tourna vers Castiel qui commatait à côté de moi :
- Et toi ? Je te dépose ou tu dors à la maison ?
- Pff … Il faut que je parte tôt demain matin …
- Tu veux dire tout à l'heure, le nargua Rosa.
- Ouais, c'est ça. Il faut que je parte tôt donc ce serait mieux que je rentre maintenant.
- Maloubah peut te raccompagner, lança innocemment Rosa. Elle habite à à peine deux villages de chez toi.
Le silence se fit entre Castiel et moi.
- Tu m'as bien dit que tu habitais Nivelles, Maloubah ? Et bien Castiel habite Villers, ce n'est pas bien loin.
- Heu oui effectivement. Je peux te raccompagner Castiel.
- Ok, mais à une condition, dit-il.
Je restais de marbre, ne sachant pas à quoi m'attendre.
- Tu ranges ta bombe lacrymo, finit-il par dire d'un air taquin.
Dans la voiture, nous sommes restés silencieux un long moment, ne trouvant pas le moindre sujet de conversation. Finalement un « Désolé » rompit le silence.
- Pardon ? demandais-je pensant avoir mal entendu.
- Désolé pour tout à l'heure. Je ne t'avais vraiment pas reconnue.
- Oh, pas de soucis. Tu n'es pas le seul à avoir pensé que j'ai changé. C'est juste que tu es le seul à avoir commencé par ma poitrine …
Castiel se mit à rire et l'atmosphère se fit moins lourde.
- Il faut dire que ça m'a fait un choc alors bien sur, il fallait que je dise une connerie. Je pense aller secourir une demoiselle en détresse, la demoiselle en question se transforme en Larah Croft sous mes yeux et finalement, Larah Croft se révèle être une fille qui m'a rendu fou pendant ma scolarité.
- Fou ? répétais-je en rougissant légèrement.
- Exactement, fou. Entre tes projets pour te venger d'Ambre, ta détermination pour découvrir ce qui se passait le soir dans l'école et des efforts que j'ai du déployer pour te sauver des casa novas à la plage, on peut dire que tu ne m'as pas rendu la vie facile.
Je me sentis bête d'avoir pu penser, ne serait-ce qu'un instant, que « fou » voulait dire autre chose. En fin de compte, Castiel n'avait pas changé lui et c'était mieux ainsi. Je savais au moins à quoi m'attendre, c'est à dire pas grand chose. Il me guida dans le village et me fit stopper à un coin de rue.
- Je descends là, la rue se termine en cul de sac.
- D'accord, ne te fais pas agresser, plaisantais-je.
- T'es toujours aussi comique toi, dit-il en souriant. Si ça arrive, je n'ai qu'à copier ta technique Melle Croft. J'espère qu'on se reverra bientôt, on n'a pas vraiment parler ce soir avec ce qui s'est passé.
- Oui, on pourrait aller boire un café un de ces quatre.
- Ca marche, je te préviens quand je suis libre.
Il sortit et je rentrais à mon appartement, extenuée mais contente de ma soirée.
Le lendemain, je me réveillais difficilement et m'approchais de la cafetière en repensant au rêve que je venais de faire.
« Voyons voir, c'était assez étrange. Il me semble que j'étais de retour au lycée et je courais dans les couloirs parce que le chien de la dirlo me poursuivait. Il était devenu gigantesque. J'ai appelé au secours, mais personne ne me regardait. Et après heu … Ah oui ! Je suis arrivée dans la cours et je suis tombée sur Castiel qui me disait de lui rendre son chien, Démon. »
Ou quelque chose comme ça … Pendant que je déjeunais, je tentais d'analyser ce rêve assez spécial. Bon en fin de compte il y a au moins Castiel qui m'a vu. Je pense que tout ce qui s'est passé hier m'a un peu secoué. Sur ce, je repensais à la veille et à tout le monde, je me demandais comment la soirée de Mélodie s'était fini avec son bel homme mystérieux et aussi si Kim n'avait pas eu de mal à se lever pour son entraînement.
Dans la journée, Iris nous envoya un email pour nous remercier d'être venu et pour dire qu'elle avait passé une très bonne soirée.
Plus d'une semaine s'était écoulé depuis cette soirée et je n'avais toujours pas de nouvel de Castiel. Au fond, j'avais eu raison de ne pas me faire trop d'illusion. Il m'avait sans doute déjà oublié et s'il avait une copine, ce qui ne m'étonnerait pas, il n'avait aucun intérêt à revoir une vieille amie du lycée.
- Stop ça suffit, Aurélie rend lui ses billes immédiatement.
La voix de Lenaka me sortit de mes pensées et je repris ma surveillance dans la cours de récréation. Lenaka se rapprocha de moi pour me parler :
- Alors qu'est-ce que je disais déjà ?
- Que Marc t'avais préparé une soirée ultra romantique mais que tout est parti de travers.
- Ah oui, voilà ! Mais je sais que c'est l'intention qui compte et ça aurait été tellement romantique si ça c'était bien passé.
- Oui et neuf mois plus tard tu te serais à nouveau retrouvé à l'hôpital, répliquais-je gentiment.
- Il n'y a pas moyen de parler amour avec toi, tu es vraiment butée.
- Si tu sais à quoi t'en tenir avec moi, alors cesse de me parler de ça en espérant que je me pâme d'admiration devant les efforts de ton mari pour te faire grimper au rideau.
- Voilà, tu recommences. Mais si je continue, c'est bien parce que j'espère qu'un jour tu changeras de position.
- Impossible.
- Et ce garçon dont tu me parlais l'autre jour heu… Gareth ?
- Castiel ? Haha, mais ce n'est qu'un vieil ami.
- Ah oui Castiel ! Peut-être que c'est un vieil ami, mais tu m'en as parlé pendant au moins trois jours, ce qui est un véritable record pour toi !
- Mmh. Trois jours tu es sûre ? Mais ne fais pas comme si je n'avais parlé que de lui !
- Tu as beaucoup insisté dessus, n'empêche.
- Oui, parce que la façon dont on s'est retrouvé n'était pas banale, c'était assez amusant …
- Te faire agresser par un inconnu dans une ruelle sombre, amusant ?
- Oui, bon ce qui s'est passé après. Et lâche moi je t'ai dis, de toute manière je n'ai plus de nouvelles et je n'en espère pas.
Driiiiing !
« Sauvée ! » me dis-je en moi-même. J'avais rencontré Lenaka à l'université, nous avons fait nos études ensemble et elle connait absolument tout de ma vie, c'est pourquoi elle tentait désespérément de me faire rencontre « l'homme de ma vie ». Ou du moins, elle essayait d'abord de me faire espérer qu'il existait. Alors que je me dirigeais vers les rangs, Lenaka me cria une dernière chose :
- N'oublis pas que nous avons réunion tout à l'heure !
Elle me fit signe et j'invitais mes élèves à me suivre.
Plus tard, à la réunion, nous débattîmes sur le cas de l'un ou l'autre élève avant de passer au sujet primordial : la représentation de fin d'année. La directrice prit donc la parole :
- Bien. Comme vous le savez, il va falloir commencer les répétitions assez rapidement si nous voulons être prêts pour la fête de l'école. M. Desotch, il me semble que vous m'avez parlé d'une chorégraphie sur un tube des hum … « Jonas Brother »
- Oui, suite à un vote à main levé, la préférence va à une danse sur une chanson de ce groupe.
- Très bien, il me semble qu'ils sont sponsorisés par Disney Channel donc adaptés aux enfants. Je n'y vois rien à dire. Lenaka ?
- Oui madame. Je pensais laisser les enfants exécutés une de leur passion sur la scène. Certains ont parlés de diabolos, de cerceau ou encore de trompette.
- Bien, bien. Et vous Melle Sucrette ?
- J'avais pensé à faire une courte pièce de théâtre avec les enfants. Nous avons déjà choisi le thème, ce sera Shrek. Ainsi les filles pourront incarner leurs princesses préférées et les garçons jouer les héros.
- Shrek ? Je ne suis pas trop adhérente à ce projet. Pour moi il s'agit d'un dessin animé grossier, nous ne pouvons pas laisser les enfants jouer des personnages frivoles et grossiers.
- A ce propos, j'ai ré-écrit moi-même un petit scénario. J'ai veillé à ce que chaque enfant ait un rôle qui lui plaise et qu'aucune sorte de vulgarité n'apparaisse.
- Très bien, dans ce cas d'accord. Je voudrais juste avoir le scénario sur mon bureau pour que je puisse en juger moi-même. Ah et il faudra des costumes, je pense que ceux de la réserve sont un peu mythés donc débrouiller vous pour en trouver.
- Très bien madame la directrice.
Alors que je rentrais chez moi, je me demandais comment j'allais pouvoir trouver 22 costumes pour la représentation. Je ne pouvais pas demander aux mères des élèves de les confectionner, ce serait trop de boulot selon elles et je ne garantissais absolument pas le résultat. Il allait falloir que je les commande quelque part.
Je réfléchissais encore un instant quand la réponse me sauta aux yeux.
« Mais oui, je peux demander à Leigh et Rosalya de les confectionner. Et puis nous pourrons garder les costumes pour les prochaines années ainsi. »
Le lendemain étant un mercredi, je décidais d'aller directement faire ma commande dans leur boutique. Quand j'entrais, le tintement de la porte fit apparaître Rosa en à peine quelques secondes.
- Maloubah ! Mais qu'est-ce que tu viens faire ici ?
Elle s'avança vers moi et me prit dans ses bras, visiblement ravie de me voir.
- Je viens pour une commande. Il me faut 22 costumes de princesses, princes et ogres.
- Combien ? s'étonna-t-elle.
- Pas 22 de chaque, 22 en tout.
- Ah d'accord, suis-moi je vais appeler Leigh.
Je la suivis dans le couloir et découvrais d'étrange ensemble.
- Tu vas faire plaisir à Leigh, lui qui adore créer des robes de princesses n'en à jamais vraiment l'occasion avec les demandes qu'il reçoit.
- Ah oui, je vois ça.
- Attend moi là, il doit encore être en haut.
Ce que je fis en examinant les demandes que Leigh était en train de réaliser. Cinq mannequins me faisaient face exhibant des tenues assez affriolantes de couleur flash ou en imprimé léopard. Tout cela munit de fouet, menottes et boa. Alors que je regardais une veste avec marqué dessus « The cougars crew » Leigh apparut en haut des escaliers et me rejoignit rapidement.
- Maloubah, il paraît que tu viens faire mon bonheur.
- Oui, j'organise une pièce de théâtre pour mes élèves et il me faut un bon couturier.
- Parfait, il faut que tu me dises si tu attends un genre précis de costumes et je viendrais dans la semaine prendre les mesures.
Après que j'ai fini de remplir les papiers pour y noter les détails de ma commande, Rosa m'invita à boire un verre chez eux, c'est-à-dire derrière la boutique, alors que Leigh remontait travailler.
- Finalement, commença-t-elle, le trajet avec Castiel s'est bien passé ? J'avais peur qu'il ne te dise d'autres bêtises ou pire, qu'il essaie de te draguer. On ne sait jamais de quoi il est capable quand il boit un verre de trop.
- Non, au début c'était un peu gênant parce qu'aucun de nous ne parlait mais au final ça s'est bien passé. Pas de bêtise et pas de drague. Enfin …
Rosa m'interrogea du regard pour m'inviter à continuer ma phrase.
- Ce n'est pas de la drague mais il m'a dit qu'il m'inviterait à boire un café et je n'ai pas eu de ses nouvelles depuis.
- C'est vraiment un imbécile, dit-elle en soupirant.
- Non, ce n'est pas grave. En fait, je m'y attendais un peu donc ça ne change rien.
- Tu te trompes. Ce n'est pas qu'il t'ait oublié ou quoi, c'est juste qu'en ce moment il est parti rejoindre ses parents en Angleterre pour deux semaines alors forcément, il ne risque pas de t'inviter directement. Il aurait pu te prévenir.
- Ah d'accord. Mais de toute façon, il n'a même pas mon numéro donc il n'aurait quand même pas pu me prévenir ou m'inviter.
- Pas de soucis, il vient toujours rendre visite à Lysandre quand il revient. Je lui donnerais ton numéro.
- Ne te sens pas obligé ou plutôt ne l'oblige pas. S'il ne veut pas, je ne vais pas le forcer.
- Cesse de dire des sottises, Castiel n'est plus comme avant.
- Je demande à voir …
- Oui, bon. Dans le fond il reste le même, mais il a vécu certaines choses et il a gagné un minimum de maturité.
Je rentrais chez moi et deux jours plus tard Leigh vint pour les mesures des enfants. Et dans la même journée, je reçus un message d'un numéro inconnu.
« Salut, c'est Castiel. Je ne t'ai pas trop manqué j'espère.
Toujours partante pour un café ? »
Gagner en maturité … Je n'étais pas encore tout à fait convaincue, mais cela faisait parti de son charme. Aussi, je décidais de jouer le jeu.
« Non et oui. »
« Il y a moyen d'être plus explicite ? »
« Non : tu ne m'as pas trop manqué. Et oui : toujours partante pour un café »
« Génial miss Ronchon. Où et quand ? »
« Demain à mon appart' ? »
« Ok, mais si c'est un plan pour me violer, je ne risque pas d'être coopérant »
« Pas de soucis, je ne suis toujours pas sado-maso… ni zoophile.
Tu ne risques rien. »
« Aboule l'adresse au lieu de mentir »
Je ne sais pas pourquoi mais ces petites chamailleries me mirent du baume au cœur mais me laissèrent un goût de nostalgie. Peut-être était-ce le fait que je venais de me comporter comme une adolescente. En général, j'avais toujours essayé d'éviter de tomber dans ce genre de cliché.
Je réfléchis un instant sur cette pensée et me fit la promesse de ne pas jouer la jeunette frivole de 15 ans qui trouve des marques d'amour n'importe où. Premièrement : parce que sans trop me l'avouer ça m'arrivait de temps en temps, c'est à dire trop souvent. Et deuxièmement : ça ferait bien trop plaisir à Lenaka …
