Traducteurs : Myuiko, Yzanmyo et Thalira

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Si vous êtes intéressé à l'idée de traduire avec nous des fictions exclusivement YAOI,
mettant souvent en scène :

- Naruto et Sasuke ou
- Harry Potter et Draco Malfoy ou encore
- Tom Riddle et Harry Potter (ne criez pas, je vous jure qu'elle est top) pour HP,
Vous pouvez très bien nous rejoindre.

Le travail n'est pas harassant, je demande juste que les personnes se proposant
soient sûres de le faire et ne me quittent pas sans rien traduire du tout.
Si vous êtes toujours intéressé, pensez à me contacter via le forum :
ht*tp*:*/*/*zashiki*no*yasha*.*forumactif*.*net*/
(pensez à retirer les * ou à aller sur le profil, le lien y est).

Merci à vous,
Haganemaru, « Chef » de team.

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Mon Dieu, faites que ça se termine !

Trente-six… Trente-sept… Trente-huit…

Quelqu'un là-haut devait se moquer de lui. Il pariait que c'était son oncle, Madara.

Quarante-trois… Quarante-quatre… Quarante-cinq…

… Si encore un seul mot sur la « jeunesse » sortait de la bouche de Rock Lee, Sasuke irait en prison pour meurtre. Sérieusement, juste un seul.

Cinquante-huit… Cinquante-neuf…

Il était là dans son cours de biologie humaine et sociale, en binôme avec le monstre aux sourcils mutants, tout à fait prêt à échanger son poumon gauche contre sa liberté et le jeune Uchiha avait assez de cran pour laisser les larmes de gratitude s'accumuler dans ses yeux alors que l'aiguille s'approchait du gros douze noir.

Soixante ! Ça y est ! Oui, il y avait bien un Dieu !

Le jeune homme de dix-huit ans sortait de la salle de classe et était à mi-chemin dans le bâtiment des sciences quand il ralentit jusqu'à s'arrêter lentement dans le couloir ouest désert. Pressant son front surchauffé contre le métal froid des casiers, Sasuke se demanda encore pourquoi il était sorti de son lit ce jour-là.

Il s'était réveillé dans son habituel appartement froid et vide, dans le centre-ville de Konoha (il maintenait fermement qu'il avait déménagé du manoir Uchiha à cause de sa distance peu pratique de la prépa en médecine(1) à la fac de Konoha, et non pas parce qu'il avait songé trop sérieusement à… accidentellement… planter un couteau dans le dos d'Itachi – avec la reine des plus horribles migraines. Il avait été en retard et même négligé ses cheveux, parce que vous savez bien tout ce que la douleur aveuglante du soleil dans les yeux peut faire. Forcé de mettre ses lunettes parce que ses doigts tremblants refusaient de coopérer avec ses lentilles de contact, Sasuke avait ensuite dû supporter les cris aigus plus forts que la moyenne de l'infernale population féminine et les flashs aveuglants de leurs téléphones portables qui perçaient sans merci ses yeux sensibles et atteignaient son cerveau liquéfié.

Oui, ça avait été un de ces jours-là. Ceux où le massacre en masse prémédité était justifiable.

Heh… Alors c'était pour ça que lui et Itachi étaient apparentés.

Le poids d'une main fraîche s'installa sur son épaule, l'interrompant dans ses pensées et Sasuke se tourna vers l'une des rares personnes qui avait le courage de le toucher.

Le Hyuuga lui lança un regard compréhensif, ses yeux gris scintillant dans la lumière du soleil de l'après-midi, l'uniforme noir du lycée impeccable jusqu'aux coutures et les cheveux longs couleur cannelle immaculés. Quelque chose ressemblant vaguement à de la jalousie serra les tripes du garçon aux cheveux corbeau en voyant le flegme de son ami.

- Allez viens, soupira Neji, si tes fans te voient comme ça elles vont être encore pire.

Sasuke ôta délicatement son corps douloureux du métal frais, se sentant comme un singe en hiver(2). Neji avait raison. Les femmes étaient des requins, sentant le sang des proies affaiblies à des kilomètres, fourmillant telle une horde folle et encerclant la proie jusqu'à ce qu'elle craque et rende l'âme. Sasuke aimait respirer, merci beaucoup.

Le couloir se vida dans le bâtiment principal où les élèves grouillaient dans l'espace ouvert, bavardant à propos de leurs petites vies insignifiantes. Trois… deux… un… Il retint sa respiration et espéra que…

- SASUKE-KUN !

Ouaip. Réglée comme une horloge. Encore… quelque part… Dieu riait.

Il nota vaguement que son auto-proclamée petite amie, Sakura Haruno, s'attachait à son bras droit pendant que l'autre, la méchante belle-sœur, Yamanaka, s'avançait furtivement vers son bras gauche avec coquetterie. De manière acerbe, il se donna généreusement quinze secondes avant que la circulation du sang dans ses deux bras ne s'arrête.

Sainte mère de Dieu ! Il détestait ces filles, les méprisait jusqu'au dernier chromosome X, alors pourquoi, oui pourquoi, se laissait-il faire, pourquoi se laissait-il traîner comme ça ? Pourquoi ne donnait-il pas un coup de fil et une somme d'argent indécente au meilleur des tueurs à gage d'Itachi ? C'était simple, vraiment. Les fans qui le suivaient formaient un royaume animal où le plus gros et le plus méchant avait la proie la plus juteuse et la gardait jalousement du reste des hyènes. Sakura, en tant que chef des hyènes, l'avait revendiqué et gardait donc le reste des bêtes assoiffées de sang éloignées.

On sait ce qu'on perd, on ne sait pas ce qu'on trouve(3).

Des années de pratique lui permettaient de reléguer le babillage de Sakura sur son charme à un vague bruit de fond alors qu'il laissait son esprit vagabonder.

« Est-ce sérieusement ce à quoi j'ai été réduit ? »

Ils tournèrent à un coin et descendirent les marches en marbre menant au parking extérieur réservé aux Terminales.

« Dépendre d'une fichue fille pour garder mon équilibre mental et ma virginité intacts ? »

Oui, il était vierge… Mais c'était vraiment pas le problème là.

« Suis-je vraiment si pathé… HEY ! Regarde où tu vas toi, monstre à dents pointues ! »

Sasuke lança un regard promettant mort et objets pointus à Suigetsu, son camarade terminale avec la rangée double de dents de requins, qui lui était rentré dedans. Qu'est-ce qu'il se passait d'ailleurs ? Pourquoi la cour était-elle si bondée ? Ino dit tout haut ce qu'il pensait et Karin, la petite amie de Suigetsu (et une autre lèche-bottes chichiteuse de Sasuke), rit bêtement.

- Oh, tu ne le vois pas Ino-Chan ? Y'a un étudiant vraiment sexy là dans le parking…

Sasuke se demanda négligemment comment Ino pouvait se déplacer aussi vite en portant des talons aiguille.

- OÙ ? beugla Sakura.

En voyant que les filles étaient super collées à ses bras et ses bras toujours attachés à son corps, Sasuke fut poussé, traîné et bousculé à travers la foule derrière les deux filles qui grondaient.

- BOUGE ! avait hurlé la blonde.

Et comme Moïse devant la Mer Rouge, voilà que le chemin et la vue du parking furent dégagés. Le corps mince de Sasuke se rigidifia à cause de la poigne que les filles avaient sur ses appendices engourdis mais aussi à cause des cris à vous détruire les tympans émis par leurs bouches.

- Ohmondieu ! Il est trop canon !

- Heh… Heh… Heu… Mais pas autant que toi Sasuke-kun ! ajouta nerveusement l'une d'entre elles après coup, se rappelant juste que l'un des objets de leur affection était toujours là… Pfff… Comme si ça lui faisait quelque chose...

Qu'y avait-il de si fascinant à propos d'un étudiant en fac de toute façon hein ?

« Évidemment ils sont plus vieux et plus sophistiqués, pensa-t-il, levant les yeux au ciel à la mention de "canon". Et ouais, peut-être qu'ils sont plus intelligents aussi mais qu'est-ce que… »

Et puis il vit.

Et la vache ! À cette vue, son esprit, déjà en train de souffrir, gémit littéralement. Là, dans le parking des étudiants de la section prépa du lycée de Konoha, se tenait une beauté.

Pure, parfaite, beauté, appuyée de manière sexy contre le capot profilé d'une Ferrari Spider orange.

La peau vénérée par le soleil chatoyant, ondulant sur les bras nus et musclés croisés négligemment sur un torse large et couvert d'un t-shirt orange. Le t-shirt descendait sur la forme apparente des abdominaux en béton jusqu'à la taille fuselée, donnant un subtil aperçu sur la coupe de ses os pelviens dont la forme en V se prolongeait en de longues jambes, amoureusement enveloppées dans un jean Levi's, suspendu dangereusement bas sur des hanches étroites.

Les yeux de Sasuke se promenèrent, remontant le long du corps remarquable pour se poser sur la mâchoire anguleuse, les lèvres couleur pêche pleines et sexy, les pommettes hautes supportant généreusement trois moustaches identiques fines comme des cicatrices de lame de rasoir de chaque côté du nez droit, lui-même traversé par des taches de rousseur brunes, jusqu'aux cheveux dorés fluides et chatoyants qui pendaient de manière désordonnée dans les yeux azur amusés et aux paupières presque closes.

Ces yeux…

Le bruit de fond s'affaiblit pour disparaître complètement.

Ces yeux

Le battement de son cœur vacilla, les fonctions supérieures de son cerveau cessèrent de fonctionner et un bruit étranglé, causé par l'air coincé dans sa gorge, sortit de sa bouche ouverte.

Il reconnaîtrait ces yeux n'importe où…

Son cœur et son esprit le ramenèrent en arrière, à la première fois où il les avait vus, dix longues années auparavant…

- Naruto.

- Grand frère Itachi. Où est-ce qu'on va ? demanda encore l'enfant de huit ans.

Itachi n'avait pas répondu les trois premières fois, alors Sasuke avait pensé qu'il pouvait aussi bien demander encore une fois. Un long soupir de souffrance glissa hors des lèvres à peine entre-ouvertes de son frère de quatorze ans, une veine battant d'agacement sur sa tempe.

- Nos chers parents veulent que je passe, Itachi avala de la bile, des moments privilégiés avec toi petit frère. Quelque chose comme : «te donner, grâce à un tutorat fraternel intense, l'inspiration pour atteindre quelque chose qui ressemblerait même vaguement à mon savoir et mes qualités formidables. »

Itachi était tout sauf modeste.

- Mais, continua-t-il, j'ai un projet de groupe à rendre et nous allons nous retrouver aujourd'hui pour le finir à la bibliothèque.

Le plus jeune à la chevelure corbeau traita l'information.

- Donc, commença Sasuke, en d'autres termes, « assieds-toi, tais-toi, ne m'embête pas et quand on rentre à la maison, mens comme un arracheur de dent » ?

L'aîné était content.

- Tu apprends vite.

- Hey Belette-san ! C'est qui la crevette ?

Itachi eu un sourire en coin.

- Ça, Kiba, c'est mon cher petit frère Sasuke. J'ai été forcé de faire du baby-sitting.

Sasuke s'irrita.

- Je ne suis pas un bébé grand frère!

- Tu te comportes comme un bébé.

Sasuke révisa immédiatement sa position sur le fratricide.

- Ah mec, ça craint ! Celui avec les cheveux en bataille et les marques stupides sur la face lui adressa un sourire. Alors la crevette, t'as quel âge, quatre ans ? Cinq, grand maximum ?

- J'ai huit ans espèce de crétin puant, dit Sasuke d'un ton hargneux en retroussant le nez. Tu ne devrais pas être dans un chenil plutôt que dans une bibliothèque, abruti ?

Un silence absolu régna. Jusqu'à ce qu'un rire n'éclate.

- Mince Kiba, gloussa quelqu'un, tu t'es fait casser par un enfant de huit ans !

La tête de Sasuke pivota vers la source du rire et rencontra des yeux. De grands yeux bleus magnifiques, plissés par un sourire, sur le visage hâlé d'un garçon tapotant son ami stupéfait sur le bras. Sasuke, huit ans, était captivé. Il n'avait jamais vu ce ton de couleur d'yeux avant parce que, comme la plupart des japonais, tous les membres de sa famille avaient des cheveux foncés et des yeux noirs.

Itachi secoua la tête.

- Ferme la Naruto. Mettons-nous au travail.

« Naruto ». Voilà donc son prénom.

Tandis qu'Itachi et ses camarades travaillaient à leur projet, Sasuke passa les cinq heures suivantes ignoré, dans un coin. Aucun des jeunes plus âgés ne lui prêta attention, particulièrement son frère et ce gars, Kiba, qu'il avait insulté, mais ce n'était pas grave. Depuis longtemps déjà il avait appris à rester assis silencieusement et à s'occuper seul parce qu'à la maison il était seul la plupart du temps. Les minutes passaient et il se sentait de plus en plus seul. Il n'avait jamais vu son frère agir comme ça avant, sourire (un sourire en coin, mais c'était du pareil au même pour un Uchiha) et vraiment interagir avec des gens… volontairement.

Il se sentait mal.

Grand-frère ne se comportait jamais comme ça avec lui. Est-ce que quelque chose n'allait pas chez lui ? Pourquoi Itachi ne l'appréciait pas comme il appréciait ses amis ? Sombrant lentement dans son désespoir, il n'entendit pas les bruits de pas jusqu'à ce que quelqu'un s'accroupisse devant lui.

- Hey, gamin ?

Sasuke releva la tête brusquement, en colère.

- Je ne suis pas un gamin !

Naruto gloussa.

- Bien sûr que non tu ne l'es pas, gamin. « Sasuke » c'est ça ?

Il acquiesça d'un signe de tête.

Les yeux clairs scintillaient, un sourire d'imbécile heureux jusqu'aux oreilles, et Sasuke se demanda comment il avait eu ces cicatrices bizarres. Il ressemblait à un renard.

- Moi c'est Naruto. Allez viens Sasuke, on va chercher à manger.

Il chercha immédiatement son frère des yeux mais il fut accueilli par un dos tourné. Itachi parlait à quelqu'un d'autre. Ses yeux perdirent leur assurance. À quoi s'attendait-il ? Qu'il lui prête attention ? Pff… C'est ça. Une main plus grande et chaude se referma sur la sienne et il leva le regard pour plonger dans des yeux plus doux et tristes.

- Allez S'uke. Je te tiens.

Et il le tenait. Plus qu'il ne l'imaginait. Même après que Sasuke ait affirmé que « S'uke » n'était pas son prénom, que Naruto l'ait traité de « petit bâtard » et que Sasuke ait continué en surnommant le blond « idiot », Naruto le tenait. Ce jour-là, ce fut le blond qui prit soin de lui pendant qu'Itachi restait « occupé ». Quand ils étaient revenus à la bibliothèque après le déjeuner, ça avait été Naruto qui avait attrapé les livres intéressants des étagères du haut qu'il ne pouvait pas atteindre et Naruto qui le ramassa, soignant ses genoux écorchés lorsqu'il s'était obstiné à grimper à l'échelle pour montrer qu'il n'avait pas besoin d'aide pour attraper ses propres livres. Ça avait été Naruto qui lui avait apporté en douce des bonbons à la menthe, qu'il détestait mais qu'il avait pris quand même, et Naruto qui l'avait aidé à souscrire à une carte jeune à la bibliothèque. Naruto, l'imbécile blond comme un néon habillé d'un sweat orange trop vif et très large et de baskets miteuses. Naruto, avec ses immenses yeux bleus dont Sasuke ne pouvait détacher le regard. Uzumaki Naruto…

Cette nuit-là, après avoir récité une superbe interprétation de son match de foot dans le parc avec Itachi à ses parents, Sasuke se coucha, à l'orée de son premier béguin, rêvant d'yeux bleus.

- Allez Sasuke… S'il te plaaîîîît.

- Non.

- Sérieusement, Sasuke… S'il te plaît ! Je t'en supplie !

Le garçon de dix ans regarda le blond à genou et sourit en coin.

- Sûrement pas.

- Mais Sasuke ! pleurnicha Naruto depuis sa place au sol, ses grand yeux bleus larmoyants, reniflant pitoyablement et dans l'ensemble ressemblant beaucoup à l'orphelin découragé qu'il était.

- J'en ai vraiment, vraiment, vraiment besoin. Je ne te redemanderai plus jamais rien après ! Je… Je ferai tes devoirs pendant un mois !

Un battement.

- Tu crois que je veux des zéros idiot?

Naruto persévéra.

- Allez ! Tu es le seul à qui je peux demander ! C'est IMPORTANT ! T'as une idée des enjeux là ? Tu sauveras une vie Sasuke ! Une VIE ! Tu veux que je meure ? Alors tu vas vieillir, devenir tout ridé et déprimé sachant que tu aurais pu aider le pauvre Naru-tan et que tu ne l'as pas fait ! VOILÀ à quel point c'est important. S'il te plaîîît !

- NON !

- Sérieusement Sasuke, je peux faire ça toute la journée. Allez S'uke, s'il te plaît !

Et voilà. Ce nom.

Sasuke soupira, tendit le bras vers le sol, prit la manette des mains de l'adolescent de seize ans qui sanglotait et avec un petit coup du poignet, Crash Bandicoot traversa la rivière en volant, ce que le blond avait essayé de passer pendant les six dernières heures. Furieux, il lança la manette droit dans la tête de Naruto. Fort.

- AÏE ! Merde, t'es méchant !

- Putain, t'es stupide, l'imita Sasuke, quittant la pièce d'un air furieux.

Le garçon de onze ans aux cheveux corbeau claqua la porte derrière lui, les larmes aux yeux alors que, frustré, il enleva ses baskets avec rage et plongea dans son lit, se déplaçant du côté le plus éloigné possible de cette putain de porte, de ses putain de parents et du putain de parfait Itachi.

Qu'est-ce que ça pouvait faire qu'il n'ait pas que des 20/20 comme son sale con asocial de frère ? Qu'est-ce que ça pouvait faire qu'il n'ait pas toujours le contrôle comme Itachi ? Qu'est-ce que ça pouvait faire putain qu'il ne puisse pas maîtriser le taïjutsu traditionnel de leur famille comme Itachi… Avaient-ils besoin de remuer le couteau dans la plaie à ce point ?

Les sanglots le brisaient mais il refusait de laisser couler les larmes. Stupide, stupide Itachi et leurs parents qui le favorisaient tant et regardaient Sasuke de haut.

Il sursauta lorsque des bras chauds s'enroulèrent autour de lui, le calmant seulement quand l'odeur familière de pomme, de bois de santal et de savon bon marché assaillit son nez. Naruto. Il avait oublié que le blond était allé avec eux au tournoi de taïjutsu d'Itachi dans la préfecture d'Iwate et qu'il avait enduré avec lui les trois heures de chemin de retour à Konoha en voiture, avec ses parents chantant les louanges d'Itachi tout le long du foutu chemin.

- Lai' moi 'anquille, marmonna-t-il, le visage à moitié enfoui dans l'oreiller.

Là tout de suite, il voulait juste être seul et faire quelque chose de pas itachiesque… s'apitoyer sur lui-même. Naruto ne pouvait-il pas juste s'en aller et ne pas s'en préoccuper comme tous les autres ? Il sentit le corps derrière lui changer de position puis s'arrêter. Les mots ne purent décrire ce qu'il ressentit quand Naruto marmonna doucement :

- Non.

Il succombait.

Les cheveux noirs comme des ailes de corbeau étaient trempés et collaient à son crâne, les doigts tremblants se crispaient sur les draps, sa colonne vertébrale souple s'arqua, faisant couler la sueur en de petits ruisseaux le long de sa peau échauffée qui humectaient le lit étendu sous lui.

- Ngh !

Des yeux bleus plongèrent profondément dans ses yeux noirs en manque d'affection alors qu'une large paume chaude et habile caressait sans merci son érection douloureuse. De façon dévergondée, il écarta les jambes aussi largement qu'il put pour exposer son intérieur avec une avidité éhontée qui le surprit.

- Gah ! Plus… Plus fort ! S'il te plaît !

Il n'eut pas de réponse, juste ce sourire satisfait et malicieux et puis… Dans un ondulant embrasement qui chassa toute pensée, cette bouche brûlante l'entoura. Le plaisir engourdit son esprit, ses yeux roulèrent dans leurs orbites, des doigts d'électricité crépitante blanche ratissaient son cerveau, et juste quand il n'en put plus, un doigt pervers passa rapidement sur son endroit le plus secret, l'entrée juste derrière ses testicules, et Sasuke explosa.

Le cri « NARUTO ! » résonna de façon caverneuse dans la chambre vide.

Épuisé, Sasuke s'effondra à nouveau dans son lit en essuyant sa main souillée sur la serviette qu'il gardait à côté de son lit pour ce seul usage, souhaitant que son béguin âgé de dix-huit ans ait bien été là, niché entre ses jambes écartées, sur lui.

- C'est des CONNERIES Sasuke ! Et tu le sais ! cria le blond, brandissant le carnet violet de Sasuke qu'il avait en main.

Le corbeau se détourna de sa chambre dévastée pour regarder le rassemblement de personnes en deuil en bas qui célébraient l'anniversaire de la mort de sa mère.

Sa mère.

Le seul membre de sa famille qui avait eu un tant soit peu quelque chose à foutre de lui était décédé depuis un an à présent, victime d'un cancer du col de l'utérus. S'il avait trouvé que vivre avec Itachi et Fugaku avait été difficile avant, c'était juste horriblement abrutissant maintenant. Le garçon de presque treize ans avait été poussé à la dépression par la froideur de sa « famille ». Rien de ce qu'il faisait n'était assez bien. A présent, Fugaku ne se souciait que de son entreprise et Itachi s'en fichait déjà depuis le début.

Naruto était venu pour la cérémonie et alors que Sasuke était aux toilettes, le blond était allé fouiner.

C'est comme ça qu'il avait découvert les poèmes de Sasuke.

- REGARDE-MOI UCHIHA !

Il tressaillit. Naruto ne l'appelait JAMAIS « Uchiha ». Le blond au sourire heureux était bien loin, cédant la place à un adolescent furieux. Ses cheveux arrosés de soleil se hérissaient et ses yeux étaient devenus bleu marine et rétrécis par la colère.

- Tu crois que la vie est facile ! Hein ? Dis-moi espèce de gamin ! Tu crois que t'es censé te réveiller le matin et avoir tout ce que tu veux ? Ça ne marche pas comme ça Sasuke ! La vie est une chienne ! C'est difficile, rude et injuste et juste quand tu t'en remets, elle te rabaisse brutalement encore une fois ! Tu ne peux pas avoir une vie parfaite Uchiha et tu ne peux pas te défiler comme une garce quand ça devient trop dur. Tu crois que je serais en vie si j'avais juste laissé tomber ? RÉPONDS-MOI !

Rendu muet par le choc, Sasuke secoua la tête. Non.

- Tu m'étonnes que « non », ses yeux s'étaient adoucis mais seulement un peu. Fais confiance à un putain d'orphelin venant de la rue qui sait ces choses Uchiha. Maintenant viens-là.

Il se leva de la couverture bleu marine et, tremblant, se dirigea vers le blond mais au lieu de l'étreinte rassurante qu'il pensait recevoir, Naruto resserra sa large main bronzée sur le t-shirt noir et força le jeune corbeau à regarder alors qu'il mettait tout le carnet dans la déchiqueteuse. Bizarrement, c'était libérateur.

Naruto se retourna vers lui et tira le plus petit corps d'un coup sec contre son corps furieux.

- Je ne veux PLUS JAMAIS t'entendre parler de suicide. Tu m'entends ?

La dernière partie fut murmurée mais Sasuke l'entendit quand même et après avoir juré qu'il avait compris, il fut finalement autorisé à enfouir sa tête dans le torse bronzé et haletant.

- Grand frère ?

Le jeune homme de dix-neuf ans marqua une pause dans le perfectionnement du nœud de sa cravate en soie.

- Pourquoi l'usuratonkachi emprunte ta voiture ?

L'aîné Uchiha jeta un œil vers la fenêtre où un Sasuke de quatorze ans était assis à regarder Naruto monter dans la Lexus noire d'Itachi, en dessous de lui.

- Hn. Il l'utilise pour sortir avec sa petite copine.

- Oh.

- Je t'avais dit que ça se terminerait mal idiot.

Naruto offrit un faible sourire au jeune Uchiha qui lui tendait un verre d'eau, maintenant qu'il avait fini de vomir ses offrandes au dieu de la porcelaine.

- Ouais. Se saouler n'est pas drôle… surtout quand t'es tout seul.

Une pause.

- Pff, idiot. Pourquoi tu te culpabilises à propos de… d'elle ?

« La grosse connasse qui ne savait pas ce qu'elle perdait », rajouta Sasuke mentalement.

Naruto ricana en entendant le dégoût dans la voix de Sasuke et se leva, un peu faible sur ses jambes. Il était venu à la maison de 'Tachi en espérant avoir un peu de compagnie puisqu'il s'apitoyait toujours sur lui-même à propos de la fin assez spectaculaire de sa relation avec Hinata… il y trois mois. Comme on pouvait s'y attendre, Tachi était en déplacement professionnel quelque part à l'autre bout de Honshu et Sasuke était seul à la maison.

- Ah S'uke. On fait des choses bêtes quand on est amoureux.

De dos, il ne vit jamais le regard triste qui traversa le visage pâle ni n'entendit le « m'en parle pas » murmuré.

Le son de la télé était bas, les pizzas étaient finies et l'idiot était tranquillement à moitié endormi contre l'accoudoir du canapé. Sasuke débarrassa les déchets et se tourna vers le visage qui le hantait depuis qu'il avait huit ans.

Naruto.

Il avait grandi. À dix-neuf ans Naruto s'était vraiment étoffé et Sasuke aurait dû être aussi aveugle que l'oncle Madara pour ne pas voir les regards appréciatifs que le blond recevait quand ils sortaient au centre commercial ou à Ichiraku. Sasuke était au collège maintenant et son propre fanclub qui le suivait se développait plutôt bien présidé par cette tarée aux cheveux anormalement roses et par la fleuriste blonde.

Stupides femmes.

Elles pouvaient lui courir après autant qu'elles voulaient, son cœur appartenait à quelqu'un depuis longtemps à ce sacré imbécile blond qui maintenant bavait sur le revêtement en cuir de sa mère décédée. Sasuke émit un « pff » et tendit le bras pour essuyer la ligne de salive quand à la place, son pouce frôla les lèvres couleur pêche, douces et entrouvertes.

*boum boum*

Un petit remuement amena le visage hâlé aux cicatrices en forme de moustaches, qu'il savait à présent être le résultat d'un parent adoptif abusif, plus près de sa paume.

*boum boum*

Naruto s'y blottit, la bouche s'ouvrant petit à petit plus grande, de chaudes bouffées d'air humide planant sur la peau pâle de Sasuke, lui donnant une chair de poule qui chatouille.

*boum boum*

Bien sûr… sûrement… un baiser ne ferait pas de mal. Il dormait de toute façon. Juste un…

Avant qu'il ne puisse arrêter, sa bouche était à quelques centimètres, trois, deux…

Le léger frôlement de cette peau malléable contre sa propre bouche lui donna de sombres et effrayants frissons dans le dos et ses entrailles firent des tours. La flamme noire de ce qu'il apprendrait plus tard être du désir à l'état pur, le prit à la gorge et il ne put qu'apaiser sa faim à nouveau.

Il inclina la tête, l'imbécile s'offrit à la caresse, et son contrôle perdu, Sasuke aspira la lèvre pleine inférieure dans sa bouche, léchant d'une langue inexpérimentée la courbe large de celle supérieure.

Son cœur s'arrêta quand son imbécile remua un peu, puis sembla lui rendre son baiser. Il eût le souffle coupé. L'espoir monta dans son regard. Et puis…

Naruto était parti. Clignant des yeux, Sasuke regarda avec incertitude les yeux bleus élargis du blond qui s'était reculé contre l'accoudoir du canapé. Et dans ces yeux qui ne cachaient jamais rien, Sasuke lut le choc, la confusion, la culpabilité et…

Il ferma les siens.

le rejet.

- Sasuke, nous en avons déjà parlé ! Tu ne peux pas m'aimer !

- POURQUOI PAS !

Sasuke était à bout de nerfs. Quatre mois. C'était le temps qui s'était écoulé depuis la dernière fois qu'il avait embrassé Naruto, et encore une fois, il avait été rejeté. Il ne pouvait plus continuer comme ça. Quelque chose en lui se mourait douloureusement.

- Je sais que tu m'aimes dobe ! Tu m'as embrassé en retour !

C'était sa dernière carte et il la jouait comme un joueur désespéré.

Naruto tressaillit violemment.

- C'était une erreur.

Sa voix était froide alors qu'il regardait par la fenêtre. Il avait évité le manoir Uchiha ces derniers temps, mais ce jour-là, il s'était arrêté pour emprunter quelques-unes des notes de Psychologie d'Itachi, espérant trouver une maison vide, et il avait trouvé Sasuke à la maison, seul, et malade avec la grippe. Itachi, ce salaud.

Sasuke s'écroula sur le canapé. Il était... fatigué. De tout… Supporter son enfoiré de père et son enfoiré de frère, le travail scolaire et toutes ses activités périscolaires qu'il avait choisies pour faire en sorte que son CV soit aussi beau et complet que celui d'Itachi, composer avec les harceleurs obsédés qu'il avait conquis sans le vouloir, et pour finir ça, sa merdique «vie amoureuse", essayer d'obtenir que Naruto l'aime plus, bien plus, qu'un substitut de «petit frère».

- Je veux dire, je ne comprends toujours pas ce qui a amené ce sujet-là ! Tu es le petit frère de mon ami. Certes, j'ai plus été un grand frère que lui mais…

Ça le frappa.

- Oh mon dieu. Naruto enfouit son visage dans ses mains.

- C'est ça, n'est-ce pas ? Parce que j'ai fait ce qu'Itachi n'a jamais fait. Je me suis en réalité soucié de toi.

Il leva les yeux, désespéré.

- Mais Sasuke ne vois-tu pas ? Tu es confus. Tu m'as vu comme un grand frère et ensuite la puberté t'a frappé et tu as tout mélangé parce que j'étais le seul gars plus âgé que tu connaissais vraiment ! Tu es confus Sasuke !

Le cœur malade, le garçon aux cheveux noirs leva les yeux. Il savait qu'il était un vrai gâchis, nez rouge, les cheveux en bataille et le visage sali parce qu'il avait lutté contre les écoulements de morve et de larmes. Il leva les yeux, car, bien que faible, il avait entendu une note d'hystérie dans la voix du blond qui n'aurait pas dû être là. Effectivement, Naruto ne le regardait pas, mais fixait ses propres mains, ses yeux retraçant leur contour d'un air pris au piège et pour la première fois depuis longtemps, Sasuke trouva une lueur d'espoir. Titubant jusqu'à la porte, il se tourna, effondré, vers le blond.

- Qui es-tu en train d'essayer de convaincre dobe ? Il renifla faiblement avant de sortir. Moi ... ou toi-même ?

Chaque occasion d'effleurer Naruto, il la prit. Maintenant que Sasuke savait que Naruto éprouvait un-petit quelque-chose pour lui, il fit tout ce qui était en son pouvoir pour faire en sorte que Naruto le désire.

Oui, Uchiha Sasuke, quatorze ans, essayait de séduire un garçon de dix-neuf ans. Et ça marchait.

Ce plaisir sombre dans son esprit gonfla quand il entendit Naruto s'étouffer alors qu'il se penchait, affichant sans vergogne son cul, qu'il savait tentant, pour sortir une tomate du réfrigérateur.

Puis il y eut ce moment-là, celui où il était accidentellement entré dans la salle de séjour sans rien porter hormis son boxeur noir, oubliant commodément la session du groupe d'étude d'Itachi. Naruto avait proprement cassé son crayon en deux et n'avait pas quitté des yeux le torse de Sasuke. Oui, ce moment-là avait été beau.

Oh ensuite il y avait eu la séance de bronzage au bord de la piscine quand Naruto l'avait nettoyée une fois. Bien sûr, il voulait obtenir un bronzage homogène et sans marques et Naruto était tombé la tête la première dans la piscine quand Sasuke avait laissé tomber sa serviette.

Pendant des jours Il avait souri plus que de raison à ce souvenir.

Donc, il en était là, à la fête de son quinzième anniversaire, regardant le fameux crétin du coin de l'œil. Oui, le jean noir hyper ultra serré avait été un choix très judicieux. Naruto, et un bon nombre d'autres que lui, ne pouvaient détourner leurs yeux des fesses de Sasuke.

Merde, cependant le dobe était très ennuyeux. Naruto le voulait, Sasuke savait que Naruto le voulait et Naruto savait que Sasuke savait ... mais le putain de crétin se retenait toujours. De quoi diable avait-il besoin ? D'une putain de flèche en néon clignotant disant « Prends-moi dobe » au-dessus de sa tête ?

Son esprit enregistra Naruto qui échangeait un coup d'œil entendu avec les autres (Oui, Kiba, Sasori et Hidan avaient dit qu'il était un homme maintenant et que les fêtes d'hommes avaient besoin d'alcool), acquiesçant laconiquement aux propos de Kiba, puis qui commença à marcher vers lui, une lueur déterminée dans les yeux saphir.

Sasuke frissonna.

Une main chaude et ferme s'accrocha à son poignet, retira la bouteille de Smirnoff Ice de sa main et sans un mot, Sasuke fut traîné loin du bruit de la fête et en haut des escaliers dans l'obscurité de sa chambre.

Il fut propulsé dedans et la porte avait à peine été claquée derrière lui quand son dos et ses fesses connurent le même sort, épinglé à une porte en chêne de six centimètres d'épaisseur par le corps dur et ferme d'un jeune homme de vingt ans totalement excité.

« Putain OUI enfin ! » cria-t-il dans son esprit.

Il était déjà haletant alors qu'il enveloppait ses bras maigres autour du cou bronzé, les biceps musclés de Naruto le maintenant fermement et moulant chaque ligne de son corps solide contre celui mince et brûlant de Sasuke.

- Tu en as mis du temps, Dobe. haleta-t-il. Bordel de quoi avais-tu besoin, d'un putain de carton d'invitation ?

Naruto ne dit rien, mais une paume calleuse monta et s'enroula autour des poignets de Sasuke, les bloquant ensemble, puis les plaça au-dessus de sa tête et les épingla sans merci contre la porte... un bon mètre au-dessus de la tête de Sasuke.

Quelque chose de louche, comme un gémissement, s'échappa de la gorge du jeune Uchiha.

Son corps s'arqua, son torse et son bassin frottant contre ceux plus larges et chauds positionnés contre lui, et son esprit commença à fondre ce qui lui arrivait ressemblait furieusement à une scène tout droit sortie de ses fantasmes.

Naruto le jetant violemment contre un mur dur, déchirant ses vêtements, écartant ses jambes et prenant juste ce qu'il voulait. Dieu, que Sasuke voulait que Naruto le prenne.

- Sasuke.

Il se figea. Quelque chose n'allait pas. Naruto n'avait pas bougé, et ses cheveux bloquaient l'accès à ses yeux.

- Quoi dobe ? Dieu, l'idiot ne voyait-il pas qu'il était à un cheveu de pousser Naruto sur le lit et de s'empaler de lui-même à sec sur cette épaisse-

- Je pars.

.. ... ..

. ...

… ...

- ... Quoi ? Bordel, qu'est-ce que tu veux dire par tu t'en vas, usuratonkachi? siffla Sasuke, déformant délibérément les mots comme s'il ne les comprenait pas.

- Tu m'as moi pantelant et dur contre une putain de porte et tu vas juste me laisser comme ça ?

Naruto eut un petit rire et délaissa Sasuke, le libérant de son étreinte avant de s'éloigner.

- L'un des associés de Mamie Tsunade m'a offert une bourse complète pour mes études de médecine.

Sasuke était confus. Il savait que Naruto était en prépa-médecine, qu'il voulait être pédiatre comme sa grand-mère adoptée, mais –

- C'est pour cette très bonne Uni-

« Bien sûr, Tokyo Med est une très bonne université de médecine, où voulait-il en ven- »

- ... Au Canada.

… ...

. ...

Pour la deuxième fois cette nuit-là, Sasuke Uchiha gémit.

- CANADA ! DE L'AUTRE COTÉ DE LA PUTAIN DE PLANÈTE, USURATONKACHI ?

Il était vaguement conscient qu'il criait, mais le bruit de son sang bourdonnant dans ses oreilles bloquait presque tout le reste.

- Je t'ai attendu tout ce temps et maintenant tu t'en vas AU PUTAIN DE CANADA ! Est-ce que tu sais au moins parler anglais ?

Il tremblait maintenant, et il devrait probablement s'acheter un nouvel ordinateur portable car celui qu'il venait de jeter à la tête de Naruto n'était plus qu'une masse de plastique fracassé.

- Et tu savais ça et tu ne m'as rien dit ! Est-ce qu'au moins tu allais me le dire? Hein ? Tu crois que je n'y ferais pas attention? Que je laisserais juste tomber, passerais à autre chose et que je te laisserais tranquillement faire ta putain de vie heureuse et-

Des mots sans aucun sens coulaient de sa bouche avec les larmes amères de ses yeux et sa chambre était relativement mise sens dessus dessous maintenant, mais ça n'avait pas d'importance car ça faisait putain de mal, et tout était flou et c'était comme s'il ne pouvait pas faire une putain de pause dans ce maelström, et Naruto partait et il ne voudrait jamais de Sasuke et-

- Sasuke! SASUKE! Respire! RESPIRE merde!

Une petite partie de son esprit enregistra qu'il était sur le plancher ayant une crise de panique comme certaines femmes désemparées mais bon hein, merde, il était stressé, donc c'était parfaitement justifiable.

Il revint à lui, son dos était appuyé contre le torse de Naruto.

Les minutes passèrent.

Le dobe partait.

Depuis environ huit ans.

... Sasuke était foutu.

- Quand pars-tu? Sa voix était blanche, fantomatique.

Naruto fit une pause, vérifiant l'état de Sasuke avant de répondre.

- Dimanche.

Un rire amer le secoua. Il était une heure dix, samedi matin.

- Je parie que tu es content hein? Tu n'as jamais voulu de moi. Tu n'auras plus besoin de composer avec le gamin agaçant qui essaye de te séduire désormais. Hn. Tu ne penses pas qu'aller de l'autre côté du monde est un peu trop maintenant ?

Naruto grogna.

- Jamais voulu de toi ? Putain, qu'est-ce qui ne va pas chez toi, abruti ? Tu t'es regardé dans une glace dernièrement?

Naruto le fit pivoter de façon à ce qu'il soit à cheval sur les genoux du jeune de vingt ans, le regard sans fin couleur saphir pénétrant jusqu'à son âme.

- Mon Dieu S'uke.

La bouche de Naruto était à son oreille maintenant, son souffle chaud caressant au plus près le lobe sensible.

- Tu ne sais pas combien c'était long et dur de nier que j'étais attiré par toi.

Alors que des paumes chaudes erraient le long du dos de son pull en cachemire, la voix de Naruto s'approfondit pour un grognement plus rauque.

- Tu ne sais pas combien ça me met hors de moi, putain, de voir tous ces yeux qui te regardent et de ne pas être capable de marcher derrière toi, d'empoigner ton cul et de leur dire à tous d'aller se faire foutre en enfer parce que ceci, les mains de Naruto lissèrent le bas de sa colonne vertébrale, attrapant ensuite possessivement chaque fesse et les serrant, tout cela est à moi.

Quelque chose de primal se tordit dans l'estomac de Sasuke quand il entendit et ressentit la jalousie possessive à la fois dans ce mot, et dans la prise ferme sur son fessier.

Naruto pétrit la chair coquine à nouveau avant de basculer brusquement Sasuke contre son large torse et directement sur son aine fiévreuse. Le corbeau frissonna durement quand il sentit la rigidité et la chaleur en dessous de lui qui s'infiltrait au travers de deux paires de jeans. Le blond grognait maintenant activement dans son oreille.

- Tu ne sais pas le nombre de choses bizarres, perverses, que je te fais dans mes rêves Sasuke. Comment je fantasme sur le fait de t'écarter les jambes et de te prendre en travers de la tête d'un putain de lit.

L'esprit de l'Uchiha fondait et bouillonnait à ses oreilles. Merde, il était si dur à nouveau, ses hanches commencèrent inconsciemment à frotter fermement, formant des cercles désespérés sur la dureté sous lui.

- Mais, souffla Naruto immobilisant tranquillement ses hanches d'une main, malgré ce que je veux, pour l'instant, tu es trop jeune Sasuke. Et peu importe ce que tu penses, tu ne peux pas gérer ce que je veux te donner.

Sasuke s'étouffa. Il n'était clairement pas d'accord, mais quand Naruto avait cette lueur d'acier dans les yeux, il était inutile de discuter avec lui.

- Et je dois partir S'uke.

La voix de Naruto était plus douce maintenant, son menton se déplaçant pour se reposer sur le front de Sasuke.

- Cette occasion ne se reproduira sans doute jamais. C'est juste un cas vraiment merdé de putain de mauvais timing.

Et le pire fut que Sasuke comprit. Il savait que Naruto devait partir et qu'il était trop jeune, mais, mais-

- Dobe ?

- Hm ?

Sasuke fit une pause, puis murmura :

- Je ne vais pas être trop jeune pour toujours.

Il sentit le sourire caché dans sa chevelure.

- Non, tu ne le seras pas.

- … Et tu ne seras pas parti pour toujours.

Naruto le tira vers l'arrière, le toisant avec sérieux.

- ... C'est une longue période d'attente S'uke.

- Je sais...

Sasuke leva les yeux, du soulagement inondant ses veines suite à ce qu'impliquait implicitement la réponse de Naruto.

- Mais je suis un Uchiha. Je sais être patient.

Le sourire éclatant qui traversa le visage du dobe fit lever les yeux de Sasuke au ciel.

- Idiot ... nous allons juste nous attendre l'un l'autre, ok.

Naruto hocha la tête, cette merde d'énorme sourire brillant revenant sur son visage et Sasuke se demanda où le si sexy, et dominant Naruto était parti. Avant qu'il ne puisse exprimer sa pensée, une paire de lèvres fermes et humides réclamèrent les siennes et sa raison s'envola.

Le baiser était si doux et si patient qu'il lui déchira le cœur. La langue chaude qui finalement, enfin, lécha une entrée humide à peine entrouverte, rose, lèvres mendiantes, s'enroula autour de sa propre langue et souffla chagrin et douleur au loin comme une explosion de paillettes dans le désert et quand ils se séparèrent Sasuke sut qu'il allait attendre pour cela.

- Hé crétin! Sasuke marmonna de son nid dans le lit [Naruto avait insisté pour le border]. Le blond s'arrêta devant la porte, de la curiosité peinte sur son visage de renard, la tête penchée sur le côté.

Sasuke sourit et stocka cette image dans son esprit.

- Assure-toi d'emballer des pulls.

Ce fut la dernière fois qu'il avait vu Naruto… Ils avaient communiqué par e-mails durant les trois dernières années, mais Sasuke avait encore prévu une autre année d'attente, la quatrième... mais ... mais maintenant...

Maintenant, le dobe était debout juste en face de lui.

- Naruto.

Il s'avança de nouveau.

Positivement, il ne pouvait absolument pas y croire, putain. Naruto. Naruto était là. A sa putain d'école. NARUTO !

Il se libéra des filles, ignorant leurs questions.

Sa sacoche messager glissa de son épaule au sol. Il ne s'en soucia pas.

Tous les putains de regards à la ronde étaient sur lui... qu'ils aillent se faire foutre.

Ses jambes flageolantes le portèrent jusqu'à ce qu'il se tienne debout directement en face de son imbécile de blond souriant, absent ces trois dernières années. Naruto.

Le blond déplia ses bras, se penchant vers l'avant, ses yeux détaillant sans vergogne chaque centimètre du pâle Uchiha.

- Naruto.

- S'uke n'est plus aussi jeune. fut la seule réponse rauque.

Au risque de ressembler à un disque rayé, il murmura à nouveau, ses mains tremblantes tendues vers le visage du blond.

- Naru-

Et puis il fut embrassé. Âprement, profondément, pécheressement, pillé par cette langue humide et ces lèvres sexy, pendant que de grandes mains chaudes délaissant la voiture se glissèrent autour de sa taille, attrapant ses fesses et le transportant entre des cuisses écartées.

Ses bras étaient autour du cou bronzé avant qu'il n'ait pu y penser, inclinant la tête de bon gré, ouvrant ses lèvres et suçotant sans vergogne la langue mouillée qui plongeait dans sa bouche gémissante. Naruto le dévorait.

Les doigts minces et pâles de l'Uchiha se glissèrent dans les cheveux gorgés de soleil pour amener la tête blonde plus près, frissonnant lorsque le muscle rugueux glissa le long du palais sensible de sa bouche.

Merde... Il avait besoin d'air.

Ils étaient pressés l'un contre l'autre maintenant, front contre front, souffles chauds, haletants sur de sensibles lèvres mordues.

… ...

Ce fut le son de cris perçants et enragés qui les ramenèrent à la réalité.

Des yeux noirs embués s'ouvrirent pour découvrir le chaos. Tout le monde dans les environs criait, s'évanouissait, pointait du doigt, murmurait ou juste regardait bouche bée... Et puis... Quand tout sombra pour de bon... des téléphones portables commencèrent à apparaître.. Il pouvait voir d'ici les gros titres du journal de l'école maintenant. Curieusement, Sasuke ricana. C'était probablement la seule putain de chose drôle qu'il ait jamais vu; chacune et chacun de ses fans regardant comme si c'était l'Armageddon.

- S-Sa .. Sasuke !

Soudain, c'était là. La longue attente payée de retour, l'occasion en plaqué or offerte par Dieu lui-même pour se débarrasser enfin de Sakura, Ino et de toutes les autres douleurs menstruelles collées à son cul, se présentait. Il tourna la tête vers Naruto, le blond sourit.

- Sasuke... La fille aux cheveux roses cendrés réussit à sortir du lot. Qu'... Qu'est-ce qui se passe... Qu'est-ce que tu fais ?

En réponse Naruto glissa ses mains chaudes dans les poches arrières de Sasuke, se pencha et mordit obscènement la lèvre inférieure du corbeau.

- Prêt à partir, bébé ?

Sasuke donna aux filles un dernier sourire suprême 'j'ai-enfin-pu-me-débarrasser-de-vous-et-je-suis-un-heureux-fils de pute' avant de se retourner et de hocher la tête vers le blond. Il se tourna pour entrer dans la voiture mais fut arrêté par une main sur son épaule.

Neji. Merde. Sasuke était censé le raccompagner chez lui.

- Ne t'inquiète pas pour ça Uchiha. Neji était souriant. J'ai... un autre moyen de transport. Et il hocha la tête vers le reste des filles statufiées. Je devrais partir avant que le choc ne se dissipe.

Sasuke hocha la tête, récupéra son sac besace de la main tendue et se coula dans l'intérieur en cuir.

- M-Mais Sasuke, quelles sont-

- Je pars avec mon copain Sakura. Est-ce que ça n'en a pas assez l'air ?

La Ferrari vrombit et bondit hors du stationnement.

Le téléphone fut décroché à la quatrième sonnerie.

- ...

- Pourrais-tu venir me chercher? Uchiha vient de partir avec son homme et je suis vraiment en manque du mien.

- ...?

Un petit rire soufflé vint au Hyuuga.

- Ouais… Longue histoire… Alors… dans dix minutes d'accord ?

- ...

- Oh... et Gaara... viens en cuir.

C'était étrangement maladroit.

Aucun d'entre eux ne savait vraiment quoi dire, en dépit de l'enfer d'un échange laconique de 'Bonjour'.

Naruto regardait résolument vers le pare-brise, les jointures bronzées de ses mains serrées sur le volant en cuir pendant qu'une veine nerveuse palpitait dans son cou.

En dehors de regards discrets glissés par dessous ses cils épais, Sasuke n'avait pas levé une seule fois les yeux de la couleur kaki de son sac besace que Neji avait fourré dans sa main... et le silence continuait.

Cela dura jusqu'à ce que Naruto accélère vers la sortie de l'établissement scolaire et dans les rues principales de Konoha.

Désormais, tout natif local savait que, depuis le détournement de la circulation de la voie ferrée du train à grande vitesse l'année dernière, le trafic de Konoha à quatre heures et demie du soir, était un piège mortel de pare-chocs contre pare-chocs, des files tout juste tranquilles dans les moments moyennement embouteillés et des courses de démon de la vitesse quand c'était dégagé.

Etre un rapide, un intelligent et un impitoyable 'ninja' était la seule ligne de conduite pour arriver à la maison en toute sécurité au lieu de finir écrasé sous un carambolage de six voitures, identifié sur fiches dentaires.

Naruto n'avait pas été à Konoha l'année dernière.

Alors Sasuke se trouva presque décapité par la ceinture de sécurité pendant que le blond effrayé évitait tout juste un deux-roues au détour d'un coin de rue, désespéré d'échapper à l'assaut du flot des véhicules en excès de vitesse.

- Quel est le putain de problème avec ces gens? hurla Naruto, évitant de justesse un camion vert foncé qui tentait de le doubler sur sa gauche. Tournant rapidement par saccades le volant, il éluda encore une fois un chauffeur fou dangereux sur son cyclomoteur. Conduisant la Porche racée, lancée comme un bolide, il gérait à grand peine le flot de trafic, essayant de s'en extraire.

- L-Les choses changent, Usuratonkachi Il y a eu une- ATTENTION! -réforme de la circulation il y'a un an à cause de l'afflux de Suna- Sur TA gauche, DoOBE -et maintenant la ville est presque toujours embouteillée.

Le boom d'un klaxon d'une caravane noya la fin de la phrase de Sasuke.

- Vraiment putain d'évi- BOUGE TOI, ABRUTI ! Bien sûr, je m'attendais à ce que des choses changent, mais ça c'est ridicu- HE ! Pas de DEMI TOURS, TOI CONNARD- et je ne m'attendais pas à ce que ça reste exactement comme quand je suis parti-

Sasuke plissa les yeux.

- Que veux-tu dire quand tu dis que tu ne t'attendais pas à ce que les choses restent telles que tu les avais laissées ?

Les yeux de Naruto cillèrent vers le brun.

- Oh, eh bien les gens changent et- SI TU RAYES MA VOITURE ABRUTI JE VAIS TE MASSACRER ! -personne ne reste vraiment fidèle aux choses du passé.

Sasuke vit rouge.

- TU SOUS ENTENDS QUE JE NE VEUX PLUS DE TOI ?

Naruto se détourna du vieux conducteur à sa gauche, confus.

- Hein ? ... QUOI ? Qu'est-ce que tu-

- BOUGE OU PERDS SONNY ! Le cri strident résonna venant de l'extérieur, au milieu des klaxons aggravés. Naruto retourna sa tête vers le vieil homme acariâtre.

- J'essaie d'AVOIR UNE CONVERSATION HER-

- NARUTO ! Réponds m-

- Ce n'est pas une salle de conférence gamin, MAINTENANT BOUGE !

- ÉCOUTEZ MONSIEUR JE SUIS OCCUPÉ ! Non, Sasuke, je le jure ! Dans le passé au-'

- DITES A VOTRE PETIT AMI D'ARRÊTER DE VOUS RABAISSER ET CONDUISEZ !

Naruto craqua.

- Vous savez quoi. Je vous emmerde.

Il écrasa les freins en criant un "ALLEZ TOUS VOUS FAIRE FOUTRE!" aux conducteurs à l'extérieur; il remonta ensuite les fenêtres et arrêta la voiture, complètement... au milieu de la route. Ignorant les protestations hurlées étouffées par le verre teinté Naruto se tourna pour faire face à Sasuke.

Le corbeau ne le regardait pas mais avait les yeux perdus sur sa gauche, se réprimandant pour avoir laissé sa paranoïa et sa folle insécurité prendre le dessus sur lui. Naruto soupira et passa sa main dans ses cheveux.

- Je savais que cela n'allait pas être facile. Sasuke écoute, au fil des ans je-

- Quand es-tu revenu? Sasuke le coupa, ne voulant pas entendre ce qu'il savait à coup sûr être un rejet.

- Hein? ... Oh. La nuit dernière. Ero-Sannin et la vieille dame ont finalement décidé de sauter le pas. Je ne sais pas vraiment pourquoi. Après quarante-cinq ans de cohabitation, tout le monde pensait qu'ils étaient déjà mariés. Mais ne m'égare pas merde, je voulais dire-

- Et la voiture? (Oui il était désespéré... et alors ?)

Naruto cligna des yeux, et alors ce large sourire se répandit sur son visage comme il se penchait et se frottait la joue contre le volant en cuir.

- Oh oui. Elle est belle n'est-ce pas? Cadeau d'anniversaire en avance de Jiraiya. Des chevaux comme tu ne peux pas imaginer et- HEY! Tu m'as encore distrait!

Certaines choses ne changent jamais.

- Non, elles ne changent pas... Merde Sasuke avait-il pensé à voix haute?

- … Et c'est dont je veux discuter avec toi avant que ton emo-toi commence à mettre en place toutes sortes de merdes. Sasuke, ça fait un moment, mais crois-moi quand je dis que je te veux encore. Putain, je te veux probablement plus maintenant.

L'ainé de vingt-trois ans était sincère. Sasuke pouvait le voir dans les yeux bleus brillants dont il était tombé amoureux depuis aussi loin que ses neuf ans. Soudain, il fut projeté dos contre la fenêtre, Naruto avait envahi son espace personnel, des cils brun roux découvrant un regard rusé et étouffant.

- Tu es si beau que je pourrais te dévorer Sasuke.

- Tch. Idiot. Je ne suis pas un ramen.

Le brun repoussa faiblement Naruto malgré la façon dont son esprit déployait, en haute définition, toutes les choses qu'il voulait que ce corps lui fasse[l1] . Certains de ses anciens fantasmes pervers de ses quinze ans, renforcés par l'expérience de l'âge, dansaient devant ses yeux. Naruto laissant de sombres suçons partout sur sa peau, le léchant jusqu'à ce que la sueur imbibe tout son corps, le mettant à quatre pattes, saisissant ses hanches, tirant ses cheveux et –

- Excusez-moi messieurs. Ouvrez s'il vous plaît! Le sexe en public est un délit pénal!"

Les mots n'auraient probablement pas été si embarrassants... si le flic n'avait pas utilisé un mégaphone de la force d'une corne de brume.

- Une fois encore messieurs; S'il vous plaît arrêtez tout acte indécent et... hey... Sasuke? Uchiha Sasuke, c'est bien toi ?

Kisame.

Kisame le flic.

Kisame, le flic qui était le meilleur ami d'Itachi depuis la maternelle.

Merde, Sainte Mère de Dieu, Doux Jésus, tuez-le maintenant.

Sasuke se tourna vers le visage de requin du frère aîné de Suigetsu et retint son envie de lui trancher la gorge à même la vitre. Le verre laminé descendit et Kisame regarda à l'intérieur de l'habitacle.

- SASUKE ! Je ne peux pas croire que tu sois en train d'avoir des relations sexuelles en public Sasuke! Qui aurait cru que tu étais si - HEY NARUTO ! Comment ça va, mec ! Toi et le jeune, ici, en train de faire le méchant, au milieu de la-

- Arrête d'utiliser le mégaphone crétin! L'Uchiha renifla, affirmatif, il ne serait pas en mesure de montrer son visage dans le centre-ville de Konoha jusqu'à sa réincarnation.

- Euh ... désolé. Mais sérieusement Naru', je ne savais même pas que tu étais de retour en ville, mec. Et tu es là à te taper le jeune Uchiha. Allez, Vas-y. Est-ce que c'est un morceau de choix ou bie-

- Idiot, Conduis.

- Hein, mais je voulais le…

- CONDUIS ! Ou je vais faire preuve de créativité avec des outils rouillés.

- A plus tard, Kisa. On discutera, Ok ?

La voiture dévala la route dégagée et Sasuke se pencha en arrière, contre l'appuie-tête. Au moins, il avait pris la fuite avant-

- N'oublie pas de prendre des précautions et d'utiliser des protections JEUNE Uchiha !

... ça.

- Hey ! -Naruto semblait ragaillardi.- Quelqu'un n'était pas en train de parler de ramen avant ?

L'épicerie de dépannage était à deux pâtés de maison de son appartement, nichée entre la tour du vieux maire et le centre communautaire, la seule chaîne de magasins tenus par un vendeur.

Ils s'étaient arrêtés pour acheter des ramen instantanés puisque Sasuke aurait préféré être damné plutôt que de retourner en ville pour l'Ichiraku. Il lui restait encore une certaine fierté.

Il était à la caisse en train de payer ses quelques courses quand Naruto vint vers eux, invisible derrière la pile de ramen dans ses bras.

- Merde, et puis quoi encore, imbécile? Je NE vais PAS stocker autant de sodium dans ma maison!

Naruto les déversa sur le comptoir, un sourire plein d'excuses vers la caissière, TenTen ou quelque chose comme ça, puis se plaça derrière Sasuke, enroulant ses bras autour de la taille fine du jeune homme. S'appuyant de toute la longueur de son corps contre le dos de Sasuke, le blond se blottit dans les cheveux de son cou.

- Oh allez S'uke. Tu me connais. Je ne pouvais pas choisir un seul goût, alors je les ai tous pris.

Sasuke leva les yeux au ciel, refusant d'admettre que le plus âgé, le plus grand d'eux deux, qu'il avait actuellement sur lui, faisait faire de drôles de choses à sa volonté... et à ses genoux.

- Bien. Ils payèrent le tout et Sasuke se tordit sous la prise de Naruto, tendant le cou pour regarder dans les yeux de saphir.

- Y'a-t-il autre chose que tu veux prendre?

Lentement, très lentement, ces orbes bleus dérivèrent sur son visage, le long de son cou, puis sur son corps tout entier, les paupières tombant à moitié sur des pupilles clairement dilatées.

Puis, sans un mot, Naruto atteignit sur le comptoir derrière la vendeuse, une étagère pleine d'objets plus personnels, attrapant un objet sombre. Éhontément, il versa la boîte entière de préservatifs sur le dessus de la pile de ramen.

Sasuke ne savait pas qui était le plus rouge. Lui ou la fille.

- Alors c'est ça hein ?

Sasuke ignora le blond, toujours énervé contre lui de l'avoir embarrassé au magasin. Merde, maintenant il devrait trouver un autre endroit pour faire ses courses.

Il enleva ses chaussures et tourna à gauche à travers le salon assez choquant et plein de couleur pour rejoindre la cuisine.

- Ooooohh … écran plasma … choueeeeeeeette.

- Idiot, cette télé vaut plus que tes six prochaines vies. Éloigne-toi.

- Ouaish. Susceptible. Pourquoi es-tu d'aussi mauvais poil de toute façon ?

Sasuke ne lui répondit pas mais fit demi-tour vers la salle de bain. Dans sa solitude, il s'appuya lourdement contre le lavabo vert clair Quoi ! Juste parce qu'il aimait le noir ne signifiait pas que les couleurs lui brûlaient les rétines ! – et se regarda dans le miroir. S'il était honnête envers lui-même, et Sasuke s'en faisait un honneur, il était… nerveux. Le grand, enfoiré, ayant de l'azote liquide à la place du sang, le putain de prince des glaces du monde des ténèbres, qui ne perd jamais son sang-froid, Uchiha Sasuke, avait des sueurs froides.

Et tout ça à cause de ce foutu blond.

C'était beaucoup trop. Sa vie avait été absolument misérable ce matin, et maintenant, son premier ami et grand frère de substitution, devenu l'objet de ses rêves les plus pervers, sa personne la plus chère, qui l'avait fait attendre si longtemps, était avachi sur son canapé et Sasuke se demandait qui avait volé son caractère.

Il prit une profonde inspiration, se lava le visage soigneusement, inspectant ses traits, qu'il espérait que Naruto désirait, et revint dans le salon prêt à …

À trouver Naruto épiant à travers les rideaux la fille à moitié nue de l'appartement d'en face.

Nerveux, paranoïaque et totalement furieux, Sasuke fit ce qui venait naturellement entre lui et Naruto.

Il démarra une dispute.

Il jeta le coussin le plus proche à la tête de Naruto.

- Tu aimes ce que tu vois Crétin ?

- Hein... qu'est-ce...

- Dehors.

- Huh ?

Naruto s'éloigna complètement de la fenêtre pour observer Sasuke, confus. Pourquoi le jeune homme était-il énervé contre lui maintenant? Il avait demandé mais-

- Désolé, c'est de ma faute. Je savais que tu étais bi mais je ne pensais pas que tu voulais un vagin bourré d'herpès génital. Si tu veux mater cette salope devant moi, dégage.

C'était crû mais il était tellement en colère qu'il en tremblait.

Naruto rattrapa Sasuke lorsqu'il s'avança pour attraper la lampe de chevet. Le plus petit des deux tressaillit face à l'emprise que l'idiot avait sur lui, ses deux poignets immobilisés derrière lui alors que tout son visage était pressé contre le mur.

- Mais merde Sasuke ! C'est quoi ton problème ?

Sasuke réussit à se libérer, tomba à genoux et cogna les jambes de Naruto par dessous. L'homme moustachu s'effondra au sol juste avant que le corps sinueux de Sasuke ne grimpe au-dessus du sien, appuyant l'arrière de son avant-bras contre la trachée halée.

- Tu convoites cette chose-là dehors quand tu dis me désirer. Si tu viens juste pour baiser, tu peux partir maintenant.

Les sourcils de Naruto disparurent dans ses cheveux en comprenant le sens des mots. Puis il se mit en colère.

Arrachant le plus jeune de sa position, il reprit le dessus, immobilisant un Sasuke qui ne cessait de se débattre à nouveau sous lui, maintenant ses poings avec une seule main et écrasant le torse de l'autre sous son poids.

- Je ne peux absolument pas croire que tu penses que je sois venu ici pour te voir, juste parce que j'avais envie d'un cul ! Alors tout ce que j'ai dit dans la voiture ne signifiait rien pour toi! Je t'ai DIT que tu es le seul que je veux, deux fois. J'ai attendu, trois putain d'années avant que le besoin de t'avoir, de toutes les manières possibles, soit si fort que j'ai utilisé toutes les excuses imaginables pour revenir te voir ! Après tout ce que tu m'as fait traverser, M'AVOIR FAIT DOUTER DE MA PROPRE RAISON pour avoir désiré un garçon plus jeune que moi de cinq ans, tu commences à penser que juste parce que j'apprécie un joli corps, ce qui devient naturel après avoir grandi avec Jiraiya dois-je rajouter, que je me joue de toi. C'est quoi ce bordel Sasuke ?

Sasuke gigota, sentant toute combativité le quitter mais incapable de ravaler sa fierté.

- Si tu me veux, tu ne devrais pas regarder les autres. Tu sais que je ne partage pas Idiot.

En dépit de la situation, Sasuke devenait douloureusement dur sous la masse du blond. Il y avait juste ce petit quelque-chose sur le fait d'être piégé sous le corps de Naruto qui le faisait réagir. Ses hanches inconsciemment s'arquèrent, se délectant dans ce contact et lorsque les pupilles dilatées de Naruto se noyèrent dans celles noires entourées d'un soupçon de bleu, l'esprit de Sasuke lui dit que c'était là que le sexe de réconciliation entrait en scène. Il pouvait sentir le souffle chaud de la respiration de Naruto faisant écho sur sa peau, et il était cruellement conscient de l'homme formidablement viril au-dessus de lui. Merde, Sasuke pouvait ressentir le besoin de bien écarter ses cuisses tout en l'accueillant, rampant sur son dos et Naruto s'avançait pour l'embrasser et…

- Je pensais que tu avais grandi plus que ça. J'avais tort.

Hein… quoi ? Où était passée la partie de jambe en l'air qui était…

Attendez. Que se passait-il ? Naruto ne pouvait pas le faire totalement sien s'il se dirigeait vers la porte !

- Je vais chez Tsunade et Jiraiya.

L'homme au teint cuivré fit courir une main frustrée dans ses cheveux.

- Appelle-moi quand tu auras grandi OK ?

Le blond n'eut même pas la décence de claquer la porte. N'est-ce pas ce qu'il se passe habituellement après une dispute qui vous déchire le cœur ?

Sasuke gisait prostré sur le sol, ses yeux fixant l'horloge au-dessus du manteau de la cheminée observant les minutes passer silencieusement.

Quarante-quatre, quarante-cinq, quarante-six …

Pourquoi était-il sorti du lit déjà ?

- Qu'est-ce que t'as encore fait comme connerie Uchiha?

Sasuke leva son regard absent pour découvrir un Neji Hyuuga énervé, ses yeux le fixant, les mains sur les hanches et son pied droit frappant un rythme agaçant sur le sol.

- Hein ?

Oui, il était revenu à l'école le jour suivant, seulement pour remarquer que les personnes qui habituellement lui jetaient des coups d'œil, celles qu'il en était venu à espérer être plus sages après sa petite démonstration d'hier avec Naruto, avaient en effet diminué. Des personnes l'oppressaient de toute part et Sasuke commençait à devenir malade à la vue des groupes de jeunes filles ricanant autour de leurs téléphones, examinant ce qui était probablement le meilleur moment de sa vie mais aussi le plus scandaleux.

L'intérieur de la salle du conseil des élèves fut le seul endroit où il trouva la paix. Ceci jusqu'à l'arrivée de Neji.

- Qu'est-ce que t'as fait comme connerie, MERDE ? Tu es supposé être chez toi, à tremper ton derrière déchiré dans de l'eau froide en gobant de l'advil comme un clochard gobe ses bonbons à la menthe !

Qu'est-ce que… Neji ? Était-ce bien Hyuuga Neji, le génie nonchalant, descendant de la famille Hyuuga, qui parlait crûment et de façon excitée de sexe anal ?

Apparemment, ça l'était puisque le brun s'assit de lui-même et regarda Sasuke avec pitié.

- Bon dieu, espèce de sale bâtard d'Uchiha. Je te parle de la bombe blonde avec qui tu es parti, et pourquoi tu n'es ni en train de boiter, ni chez toi à te faire prendre… Et je sais que c'est toi qui te fais prendre, alors ne sois pas sur les nerfs.

Sasuke cligna des yeux,

- Qui êtes-vous et qu'avez-vous fait avec le corps de Neji ?

Le brun soupira :

- Nous sommes semblables Uchiha, toi et moi… Tout les deux sous la bannière arc-en-ciel. Tu ne m'as jamais entendu parler comme ça puisque d'habitude je ne le fais pas en dehors du club mais, soupira-t-il, qu'as-tu fais pour l'énerver Sasuke. C'est un homme bien, et avant que tu ne le demandes, mon homme et Naruto étaient amis dans leur cours d'arts martiaux au dojo du Taijutsu de la Feuille.

Sasuke secoua sa tête et attendit que l'affreuse petite voix lui dise qu'il était dans une zone d'ombre.

Elle ne le lui dit jamais.

- Je l'ai accusé de ne pas réellement me désirer puisqu'il regardait fixement une certaine nana à moitié nue remuant son gros derrière. Il a répondu que je n'avais pas grandi et il est partit.

Neji hocha de la tête avec sagesse.

- Ah oui. Le bon vieux problème des hommes bi. On ne sait jamais s'ils nous veulent nous ou nos mères. C'est simple Sasuke. Tu as joué au crétin, maintenant ravale tes paroles et va t'excuser.

Sasuke se raidit.

- Même pas en rêves.

Neji soupira.

- Fais le, Uchiha. Parce que je n'obtiendrais rien de Gaara si son ami n'est pas bien.

- Et en quoi est-ce mon problème ?

- J'ai toujours les photos de toi, du chocolat et du lama.

- Bâtard, rétorqua Sasuke les yeux étrécis.

- Le lama, Sasuke, le lama. Rappelle-toi juste que le lama pourrait bien rencontrer YouTube.

Dans le couloir extérieur de la salle du conseil, Sasuke se retourna pour contempler un Hyuuga immaculé.

- Neji… Nous ne venons pas d'avoir cette conversation.

Des yeux argentés, froids et calmes sur un visage impassible le fixèrent. D'une voix douce, son compagnon lui retourna :

- Quelle conversation ?

(DERNIER AVERTISSEMENT ! Il va y avoir du sexe. Du sexe chaud entre hommes, à faire saigner du nez. Si vous n'aimez pas, partez. Vous avez été prévenus. J'ai bien trop travaillé à terminer tout ça pour le voir effacé.)

Sasuke gigotait. Une action dont il ne se serait jamais pensé capable alors qu'il attendait que le majordome ne revienne avec Naruto.

Un petit bruit de pas contre le sol en marbre fit Sasuke lever la tête… et s'étouffer immédiatement.

Naruto se tenait dans l'encadrement de la porte avec un pantalon orange taille basse… seulement. Son torse nu, paré du collier de saphir que Tsunade lui avait donné, luisait de sueur fraîche dûe à son travail, probablement causé par toutes les décorations du mariage dans la maison de Madame le Maire Tsunade.

Sous sa capuche bleue, Sasuke n'arrivait pas à se décider à lever les yeux de l'endroit où ils étaient tombés, après s'être rincé l'œil sur le torse musclé qui lui avait provoqué des problèmes respiratoires.

Alors il fixa son regard sur une paire de pieds halés à la place.

Il reconnut le déplacement quand le blond redisposa son poids afin de s'appuyer contre le chambranle, ce traître de pantalon glissant pour révéler quelques poils pubiens blonds.

Silence.

Sasuke se demanda par hasard combien de bonnes avaient eu une crise cardiaque avec Naruto. Aucune femme ne serait capable de... VOUS VOYEZ ! Juste là ! Voilà pourquoi tout ce truc continuait de revenir. Sasuke était un tel bâtard, jaloux et possessif, ce n'était même plus drôle. Il l'avait expliqué quand il avait dit à Naruto qu'il ne partageait pas. Le dernier enfant qui avait joué avec ses cubes avait fini avec une bosse sur le crane.

Toujours ce silence. Bien, Naruto n'allait apparemment pas faire le premier pas… alors…

Sasuke lui balança le paquet de ramen instantanés qu'il avait acheté comme une offre de paix, ignorant studieusement le fait que ses doigts avaient décimé les nouilles, les transformant en poussière assaisonnée... Et voilà, on y était :

- Euh - grande inspiration – tu as oublié tes ramens chez moi et tu n'es pas revenu les chercher et je pensais te les apporter et m'excuser parce que je ne veux vraiment vraiment pasquetutenailles, alors pourrais-tu – re grande inspiration – s'il te plaît me pardonner veux que tu reviennes et Neji ne me laisse pas tranquille àcausedulamaet-

Il s'arrêta.

Merde, c'était lamentable.

La personne qui était partie avec sa fierté pouvait la lui ramener maintenant.

Naruto ne dit rien pendant un moment, mais ensuite, lentement, il saisit avec ses deux mains, de l'une les ramen et de l'autre le coude gauche de Sasuke, les ramenant tous les deux à l'intérieur.

Le paquet fut mis de côté dans le pot à clefs juste à l'entrée et oublié. Naruto élargit sa position, écartant fermement ses pieds, puis, agrippant les hanches de Sasuke, le brun fut tiré en avant dans le V que formait les fortes jambes de Naruto.

Ce qui bien sûr, nicha un Sasuke rougissant contre le sexe semi-érigé du blond.

Ils se regardèrent l'un l'autre en silence, la gène du moment s'évanouissant et la tension sexuelle prenant place. Le brun devenait dur en étant si proche de cette partie de Naruto sur laquelle il fantasmait plus que les autres.

- Tu veux que je te pardonne ?

Sasuke hocha la tête.

- … C'est bon, je peux, pour cette fois. Mais tu ferais mieux de trouver une façon de le faire pour moi S'uke parce que j'avais prévu toute la soirée et c'était une façon de la gâcher assez pourrie.

La réponse de Naruto envoya un élan de quelque chose de si délicieusement pervers à travers lui que Sasuke en frissonna. Il s'arrêta une seconde… pouvait-il vraiment le faire ? Naruto venait juste de le lui offrir, mais Sasuke pouvait-il prendre le plus gros risque de sa vie et, finalement, saisir ce qu'il désirait ?

Des orbes bleus le défièrent.

… Hé… la prudence, c'était pour les perdants.

Il releva ses yeux sombres, permettant à ses cils épais de glisser à moitié sur ses pupilles, comme il regardait dans ceux bleus foncés de Naruto. Effleurant le torse nu de ses mains, Sasuke commença à faire traîner ses doigts sur la peau humide, descendant sur les pectoraux et avec un sourire réservé, autour d'un téton brun.

- Naruto. Le désir dans sa voix le choqua lui-même. Je vais devoir me faire pardonner hein ? Je … pense avoir quelque chose que tu aimeras.

La main pale et fine glissa plus bas, effleurant les abdominaux tendu, encerclant et puis glissant le bout d'un doigt curieux dans le nombril.

- Vraiment ?

Le bout du doigt, si dangereusement proche d'un territoire interdit, ressortit et traça la spirale du tatouage tribal du blond. De plus en plus bas, puis immobile.

Trois centimètres, deux centimètres… Des doigts inexpérimentés formèrent doucement une coupe autour de la dureté rigide dans le pantalon. Sasuke frissonna à la sensation. La seule chaleur du sexe de Naruto le rendait fou, mais l'épaisseur qu'il sentait enfermée dans ce vêtement envoya l'envie qui le traversait [l2] crever le plafond.

- Ça dépend je pense. A quel point sais-tu t'en servir ?

Sasuke resserra légèrement sa main sur la chair rigide et commença à caresser presque imperceptiblement. Le corps de Naruto frissonna et il plaqua à nouveau l'Uchiha contre la table d'entrée.

- Hey… j'ai une meilleure question Bâtard. Pourras-tu la manier ?

Le désir déconcertant ondulant de Naruto déshabilla Sasuke de sa dignité. Il se pressa un peu plus contre l'autre pour conserver son équilibre, son pouls résonnant dans ses tympans.

- Naruto, je te jure, si je ne …

Les mains sur ses hanches glissèrent, se courbèrent sur son fessier avant de glisser plus loin afin de relever le pull à manche courte.

- Lève tes bras.

- Hé, ne me donne pas d'ordre …

- Tes bras Sasuke. Ne me fais pas me répéter.

Les bras se levèrent et le pull fut enlevé, puis jeté sur le sol avec autant de soin que le paquet de ramen.

Dans sa chemise fine à manches longues, Sasuke grelotta, se pressant toujours plus contre le corps devant lui, avide d'en absorber la chaleur. Les mains halées replongèrent, cette fois juste sous le gonflement de son derrière, et elles se resserrèrent. Sasuke comprit et dans un léger saut, ses jambes s'accrochèrent fermement autour de la taille.

Et alors, ignorant complètement les décorateurs surpris, Naruto porta son fardeau tortillant en haut des escaliers et partit pour sa chambre. Ils n'arrivèrent jamais à l'intérieur, à cause des lèvres et de la langue de Sasuke qui s'occupaient avec ferveur du cou et de la mâchoire de Naruto. Dans un juron, le blond déposa Sasuke sur ses pieds dans le couloir.

- Quoi, tu ne me fais pas passer la porte Idiot ?

- Je devrais le faire … Après en avoir fini avec toi.

Quelque part, ça aurait dû être déplaisant. A la place ça faisait de bien drôles de choses à l'estomac de Sasuke .Tout à coup, Naruto le retourna, glissa ses mains sous le bord de la chemise, la fit passer au-dessus de la tête de Sasuke et le ramena vers lui, faisant en sorte que ses bras soient retenus dans son dos. Rapidement, Naruto enveloppa le corps de la chemise autour des avant-bras tout en la sécurisant.

Bondage.

Naruto essayait certainement de le tuer.

Le sexe de Sasuke menaçait de se révolter, confiné dans son pantalon, alors que Naruto tirait sur ses bras attachés en forçant son torse en avant. Une tête blonde fit une apparition dans son champ de vision périphérique comme il s'avançait vers son oreille.

- Tu sais Sasuke, tu m'as vraiment énervé. Je n'aurais jamais couru après une femme, spécialement quand je t'ai là où tu aurais du être il y a trois ans.

Ces mots furent susurrés directement dans son oreille, d'une voix rauque, chamboulant le désir de Sasuke. Naruto ne l'avait même pas encore embrassé et il était entièrement dur.

- Te rappelles-tu de cette nuit Sasuke ? Pendant ta fête juste avant que je ne parte ? Tu ne sais pas à quel point j'ai voulu te retourner afin de te prendre. Et je parle d'une baise vraiment brutale, forte, animale, tes jambes sur ta poitrine, et ton anus à nu, m'accueillant pleinement. Tu priais pour ça et je savais que tu portais ce jeans juste pour me tenter.

Une grande main descendit sur sa poitrine et sans aucun préambule, enferma la chair souffrante de Sasuke dans une main incroyablement chaude… et s'arrêta là. Sasuke en pleura littéralement.

- Tu m'as fait souffrir cette nuit-là Sasuke. Un verre de plus et je t'aurais acculé dans un coin, j'aurais sorti ce sexe qui je savais criait pour ça, je l'aurais glissé dans ma gorge et je t'aurais sucé sec… Et Sasuke, je n'en aurais rien eu à foutre de qui aurait vu.

La main commença à faire de chaudes et dures rotations sur sa longueur douloureuse.

- Mais je me suis retenu parce que tu étais jeune mais maintenant que je pouvais enfin avoir ce que je voulais … ce que tu m'as promis… tu es venu et tu as tout gâché en disant que je ne voulais pas de toi. Mais tu sais quoi, tu vas me donner ce que je veux… parce que nous savons tout les deux à quel point tu le désires.

La voix de Sasuke était perdue dans l'espace… Pas très loin de sa raison.

Dans le couloir en face de la chambre de Naruto, il y avait une commode où l'on rangeait des ampoules neuves pour les luminaires du couloir. Sasuke fut déposé sur le bois lisse, et les bras toujours dans son dos, il observa Naruto déboutonner son jean et le baisser.

- … Pas de sous-vêtements Sasuke ?

Le brun gloussa.

- Je me suis nettoyé aussi. Un Uchiha est toujours préparé Idiot.

Naruto ne prit pas la peine de répondre mais regarda fixement le sexe humide de Sasuke à la place. Il n'était pas immense mais dans la moyenne, un bon dix-huit centimètres en érection, mais hé, ça n'était pas lui qui devait s'inquiéter de la taille.

- Je veux te goûter Sasuke... glisser ton sexe dans ma gorge, te sucer jusqu'à ce que tu jouisses en hurlant et avaler ton sperme. En as-tu envie ? Allez, dis-moi. Ne sois pas timide… nous savons tout les deux qu'il y a une salope enragée derrière ce masque de froideur.

Voyez-vous, c'était ce qu'il y avait de plus effrayant à propos de Naruto. Il savait tout de Sasuke. Tout le pire, les vilaines choses qui faisaient de lui ce qu'il était et ce qui effraieraient probablement d'autres personnes, ne faisaient qu'attirer Naruto. Le blond savait à quel point Sasuke le voulait, comment il avait fantasmé sur Naruto à treize ans, sur le fait de tomber sur Naruto sous la douche, le pousser et simplement faire un festin de sa queue. Naruto savait combien il avait besoin de ne plus tout contrôler parce que, bon dieu, il avait dû se contrôler toute sa vie et il en était malade.

Dans le fond, Naruto était le seul qui savait comment prendre soin de lui. Et Sasuke l'aimait si fort pour ça que ça lui faisait énormément peur.

- Tu n- ne m- me fera pas cri- crier.

Oui, il balbutiait, mais la main chaude pompant lentement son sexe rouge et lisse en prenait tout le blâme.

- En es-tu sûr ?

Et ensuite la bouche de Naruto fut sur lui. Lentement, les lèvres humides s'écartèrent autour du bout et tout aussi délicatement, des dents blanches éraflèrent le dôme sensible, rougeoyant et gonflé de sang.

- Oh PUTAIN !

Naruto ricana mais ne dit rien, optant à la place pour lécher lentement autour du bout, sa langue taquinant la fente et, alors que Sasuke s'habituait à ça, il plongea complètement sur sa verge, enfonçant son nez dans des poils noirs et courts.

Le cri de Sasuke résonna dans toute la maison.

Une bonne, qui venait à passer par là, couina quand elle vit le jeune Uchiha, les bras attachés, le dos arqué et la tête rejetée en arrière, la sueur lustrant son torse nu pendant qu'une tête blonde nichée entre ses cuisses commençait à vraiment sucer. Aucun d'eux n'en avait quelque chose à faire, spécialement Sasuke. Merde, il était bon de leur laisser savoir à tous qui Naruto désirait.

- Pu… Putain, N… Naruto, p… pitié !

Il hurlait, les sourcils froncés et toute sa concentration ramenée sur la bouche chaude et soyeuse suçant et avalant son sexe dégoulinant dans son entier.

Naruto ne diminua pas le rythme brutal qu'il avait imposé, se retirant presque complètement avant de redescendre ses lèvres entièrement sur le muscle qui se contractait, sa langue palpitant contre la veine épaisse pendant que sa gorge trayait le gland sensible.

C'était exaspérant! Sasuke souffrait de ne pouvoir enfoncer ses mains dans les cheveux de Naruto mais elles étaient attachées derrière lui et depuis que Naruto ne touchait que son sexe, toutes les sensations qui en venaient étaient multipliées par l'absence d'autres contacts physiques. L'observer était pire. Simplement de voir ces lèvres rose s'étirer et se resserrer autour de sa hampe faisait des choses dans sa tête… enfin la partie qui ne s'était pas enfuie tout du moins.

La surcharge sensorielle le démolissait. Il n'avait jamais ressenti quelque chose comme ça de toute sa vie. Le plaisir écrasant d'une langue chaude et expérimentée, lavant et humidifiant ses parties les plus sensibles. Il en voulait plus. Inconsciemment, il commença à s'empaler un peu plus, enfonçant son organe de plus en plus loin dans le passage convulsant et lisse. La bouche baisée de façon téméraire et désespérée, Naruto ouvrit tout juste ses lèvres, relaxa sa gorge et avala.

Sasuke jouit si fort que ses yeux se retournèrent dans leurs orbites. Son dos se tendit, son torse fut pris de spasmes et il laissa s'échapper l'épaisse preuve de son plaisir directement dans la gorge de Naruto.

Rien ne pouvait être mieux que ça.

- Hé, attends un peu que je sois en toi.

L'âme de Sasuke, qu'il savait avoir été séparée de son corps, réalisa vaguement qu'il avait vraiment besoin d'arrêter ces pensées à voix haute, sinon il se ferait avoir un jour.

Le blond se leva, récupéra Sasuke et le porta jusque dans sa chambre.

Surface douce… surface douce… qu'est-ce qui était grand et si … oh … un lit.

Le brun ouvrit ses yeux juste à temps pour voir Naruto lui enlever le reste de son pantalon avant de s'occuper du sien.

Toute forme de fatigue s'en alla lorsqu'il vit ce qui était niché entre les cuisses du blond… Et il en avait l'eau à la bouche.

Épais, long, d'un rouge sombre pulsant d'envie, et d'au moins vingt-trois centimètres. Sasuke remercia mentalement les ancêtres allemands de Naruto.

Son énergie lui revenait maintenant alors qu'il regardait Naruto.

Le blond bondit. L'esprit du plus jeune déjà préparé à l'impact, était à nouveau assiégé par un flot de nouvelles sensations. Naruto embrassait désespérément la peau humide, faisant courir sa langue sur les muscles sinueux, mordant la chair coincée entre ses dents et le marquant impitoyablement. Le cou de Sasuke, ses tétons, ses abdominaux, ses cuisses. Aucun membre ne lui échappa. L'Uchiha ruisselant de sueur laissa échapper un glapissement de plaisir lorsque le blond plongea ses dents dans son artère fémorale d'un geste si bestial qu'il le bouleversa. Mais quelque chose n'allait pas. Naruto… Naruto semblait se débattre avec un truc.

Se sortant de son étonnement, le brun au visage cramoisi leva les yeux et vit le blond poser son front contre les couvertures sur sa droite, son dos se soulevant dans de grandes inspirations alors que ses mains tremblaient de leurs prises trop serrée sur la couette.

Apposant sa main dans la crinière blonde qu'il empoigna, il lui releva la tête en pressant leurs front trempés de sueur ensemble. Il fixa profondément les yeux sombres, le bleu écrasé par une pupille dilatée et il vit une pure et complète convoitise. Sasuke sourit. Tout en faisant lentement glisser ses lèvres, il entraîna sa langue par dessus la lèvre supérieure de Naruto, son regard verrouillé dans celui du blond pendant qu'il se faisait plaisir en observant les éclats de sauvagerie camouflés dans leurs profondeurs.

- Sasuke.

Naruto réussit à grommeler avant de déglutir difficilement autour de la boule de désir logé dans sa gorge. Sa voix était râpeuse, sa gorge probablement endolorie de leur activité précédente.

- … C'est…. Ta première fois… Je… ne peux…

Le brun comprit soudainement et sourit.

Hn… C'est bon idiot, soupira-t-il en lui donnant sa permission. Baise-moi maintenant… fais-moi l'amour plus tard.

Immédiatement, son dos frappa le lit, de fortes mains agrippèrent le dessous de genoux tremblants et Naruto les écarta avec force. Le blond n'avait pas menti quand il avait dit vouloir les genoux de Sasuke sur sa poitrine… parce que le brun était maintenant plié en deux, ses genoux au niveau de ses oreilles, ses cuisses à plat sur son torse et ses mollets écartés en un grand V. Le blond retint les deux genoux avec un avant-bras, mettant deux doigts dans sa propre bouche et les fit ressortir luisant de salive.

Ils descendirent jusqu'à l'entrée crispée de Sasuke, glissant sur le bord et s'enfoncèrent en lui.

- AAAH! Mon dieu, idiot, plus !

Sasuke sentit les doigts calleux commencer un rythme puissant en lui, tourbillonnant afin d'étirer le passage avant de ressortir lentement. Répétant le procédé, des mots bouillants serpentèrent sur son cou.

- Tu te touches toi-même, n'est-ce pas ? Allongé sur ton lit, écartant tes cuisses, enfonçant tes doigts à l'intérieur et jouant avec toi-même. Je sais que tu ne serais pas assez bête pour laisser un autre homme prendre ce qui est à moi, alors ma question est : depuis quand ?

Sasuke n'en avait rien à faire de rougir, mais son visage était flamboyant quand même.

Depuis quand se l'était-il fait pour la première fois? Quand est-ce que son désir avait commencé à devenir incontrôlable, le frustrant à un tel point, qu'il en avait enfoncé ses doigts dans cet endroit secret, désespéré de soulager ce vide douloureux là où Naruto aurait dû le remplir ?

D'une poussée forte ils s'insinuèrent dans son corps, droit dans sa prostate et arrêtèrent tout mouvement, reposant juste là, s'appuyant fort contre le point sensible du plaisir de son corps. Le feu fit irruption dans son cerveau et il ne put répondre.

- Réponds-moi Sasuke. Et tu ferais bien mieux de me dire que c'est mon nom que tu hurlais en jouissant.

- Tou ... Toujours. murmura-t-il

- Depuis quand?

Les doigts recommencèrent encore et Sasuke était trop occupé à rouler ses hanches contre eux pour parler.

- QUAND!

- QU… QUAT... TORZE !

Naruto s'arrêta complètement, sa tête penchée un peu sur le côté comme ses sourcils disparaissaient dans ses cheveux.

- Wouah, quatorze Bâtard? Merde, tu es un encore plus gros pervers que moi.

Le brun hurla de frustration embarrassante et claqua la tête de son amant.

- NARUTO, JE JURE QUE SI TU NE ME BAISES PAS IMMÉDIATEMENT JE TE TUERAI DANS TON SOM- NGN !

Naruto lui avait donné ce qu'il voulait.

Les larmes arrivèrent presque jusqu'aux yeux de Sasuke lorsqu'il réalisa que ce qu'il voulait, désirait, littéralement suppliait, arrivait finalement. Naruto, son idiot doux et sexy, était enfoui profondément dans son corps tremblant, par des centimètres brûlants, épais et vibrants de chair. Forçant son ouverture et l'étirant merveilleusement en largeur. Ses genoux étaient à ses oreilles et ses yeux fermés alors que son esprit se réjouissait dans la sensation d'être écartelé en deux par cette magnifique verge. Le Paradis. Le Nirvana. Une utopie. Rien ne pouvait décrire ce sentiment d'être si ouvert et marqué complètement, totalement, gratuitement, comme une salope dévergondée.

Mais Sasuke jura au Seigneur que si Naruto ne bougeait pas, il en mourrait douloureusement. Il remua pour le lui dire, se délectant du sexe brûlant qui l'emplissait quand… attendez … L'idiot était en train de prier ? Les bribes qu'il attrapa firent glisser un sourire supérieur sur son visage.

- … Putain de sainte mère de Di… Le trou le plus serré que j'ai jamais sen… aspire ma queue comme un… perdre le contrôle... vais le baiser… dur… besoin…

Diaboliquement, Sasuke fit rouler son corps comme une vague se brisant sensuellement, et resserra son passage remplit autour du sexe palpitant… fort.

Naruto n'en pouvait plus. Sasuke allait avoir ce qu'il demandait. Se retirant, il se rengaina immédiatement en utilisant toute la force de chacun des muscles de son dos, de son ventre et de ses cuisses.

Sasuke découvrit quelque chose de nouveau sur lui-même. Il était vocal. Rien sur cette terre n'aurait pu l'empêcher d'exprimer ce qu'il ressentait quand cet immense sexe perçait dans son trou serré et vierge de tout sauf de ses propres doigts. Il essaya, vraiment, mais à chaque élan brutal, ce sexe brûlant le traversait totalement et ressortait en un hurlement. Il se tortillait, gémissant sans aucune honte, de la salive glissant au coin de ses lèvres, quand une voix à l'arrière de son esprit, résonnant étrangement comme Fugaku, lui demanda quel genre d'Uchiha il était pour être plié en deux et pris.

Un putain d'heureux, pensa-t-il vicieusement tout en convulsant autour de l'épaisse infraction allant dans son corps.

C'était si bon qu'il enregistra à peine les mots qui pénétraient dans son esprit autant que le sexe s'introduisant en lui.

- Espèce de salope. Mon dieu, est-ce que tu sais à quoi tu ressembles? Plié en deux, avalant ma queue dans ton corps suppliant. Tu sais ce que c'est d'être en toi S'uke ? Un putain de Paradis. Voilà ce que c'est.

OK, Sasuke avait vraiment besoin d'arrêter de gémir maintenant. Il ne gémissait pas mer … Ohhhhhhh … Oh putain oui! J … juste l l l là … meeeeeeeeeeeeeeerde … attendez, à quoi est-ce qu'il pensait déjà?

Son entrée lubrifiée envoyait sans merci, vague après vague, des sensations dans son cerveau et Sasuke savait qu'il allait jouir avant. Merde. C'était si embarrassant mais il était si excité et si plein et Naruto le prenait si bien que ça ne lui importait plus. Son sexe souffrait de ne pas être touché mais il le sentait se gonfler de lui-même alors qu'un plaisir incommensurable arrivait à son sommet dans son esprit et dans un avertissement étouffé envers son blond, Sasuke s'effondra, sa semence se déversant hors de lui par vagues alors que son souffle résonnait bruyamment à ses oreilles. La pièce devint noire un instant alors qu'il sanglotait en tremblotant pendant son orgasme.

Naruto ne s'arrêta même pas. Il se pencha juste, pilonnant toujours aussi fort le corps convulsant de Sasuke et il prit sa bouche haletante dans un baiser torride.

Le sexe après un orgasme déchirant était incroyablement sensationnel. La pièce floue devenait complètement blanche alors que Naruto frappait continuellement sa prostate et faisait de son corps chantant, un corps se tortillant, dans l'étrangère sensation du plaisir colossal à la limite de la souffrance.

C'était bon… Mais dans une avancée particulièrement forte, ils réalisèrent tout les deux que la position était inconfortable. Le dos de Sasuke était douloureusement arqué au-dessus de ses bras attachés derrière lui. Le blond s'arrêta un moment, renfrogné. Se rengainant dans la chaleur serrée, Naruto étendit ses bras et releva l'Uchiha afin de l'asseoir sur lui et s'attaqua furieusement à le détacher. Appuyé contre la poitrine dorée, humide et se soulevant, Sasuke se décontracta à la sensation des muscles resserrés du ventre de Naruto ainsi que de sa peau lisse.

En une seconde ses bras furent libres et son dos embrassait la tête de lit. Content de sentir sa circulation sanguine revenir de nouveau dans ses bras, Sasuke fit l'inventaire de la nouvelle position. Il était piégé à proprement parler, entre un mur et un corps puissant, à moitié assis sur le blond avec ses jambes écartées de chaque côté. Comme l'autre reprenait encore les genoux de Sasuke, il les força au-dessus de ses larges épaules. Le jeune Uchiha enroula ses bras autour du cou de Naruto et se prépara mentalement.

Et c'était repartit pour un tour.

Si Sasuke avait pensé que Naruto l'avait vraiment baisé avant, il lui prouva le contraire. Les cris de Sasuke était devenu une vraie litanie de mots sans queue ni tête. Naruto s'appuyait fortement sur ses hanches et il le propulsait en avant à la rencontre de chaque coup brusque et puissant que le blond envoyait dans son corps. Sasuke tremblait, ses paupières battantes tel un épileptique et ses cheveux trempés collaient à son front, alors que la sueur coulait de tout son être en surchauffe. Naruto était tellement bien en lui, frottant si délicieusement contre l'anneau brûlant de son anus, Sasuke rejeta sa tête en arrière de pur bonheur et permit à Naruto d'abuser de son enveloppe charnelle à volonté.

C'était beaucoup trop. Quelque chose devait lâcher et Sasuke savait que ça serait les vaisseaux sanguins dans son cerveau. Un humain ne pouvait simplement pas avoir été conçu pour gérer autant de plaisir.

Naruto perdait le contrôle aussi et il le savait. La seule façon dont il s'était retenu contre les griffes féroces du plaisir balayant son être à vif était son besoin de regarder le brun tremblant, humide, gémissant piégé sous son corps et empalé sur son sexe. Sa résolution se brisa lorsque les lèvres roses et mordues de Sasuke s'entrouvrirent et murmurèrent pour la première fois.

- Je t'aime, Idiot.

Le blond fut perdu. Il attrapa les hanches glissantes de ses dernières forces et regardant dans les yeux noirs à moitié ouvert, il jouit comme un train se crashant à grande vitesse

Sasuke aspira une bouffée d'air alors que l'extase s'emparait finalement de Naruto. Il était si beau avec son visage doré crispé, ses canines perçant dans ses lèvres, et sa tête rejetée en arrière par abandon. Un déversement de fluide chaud baignant son intérieur malmené fut ce qui déclencha le troisième orgasme de Sasuke. L'euphorie foudroyante qu'il atteignit cette fois-là, aidé par un doux '' je t'aime S'uke '' murmuré contre sa tempe fit atteindre à Sasuke sa première 'petite mort'. Sa raison flottante et plus que sensible, il se rendit à l'obscurité.

Naruto le léchait. Naruto le léchait. Sasuke se le répétait à lui-même. Naruto le léchait comme une maman chat léchait ses chatons. Le touché était… étonnamment réconfortant et sans insinuation sexuelle. Sasuke ouvrit ses yeux, embarrassé de découvrir qu'il s'était évanoui et contempla doucement le blond qui, les yeux fermés, lapait tendrement sa peau humide.

Naruto continua sur son torse et son ventre, essuyant le sperme et la sueur rassemblés tout en se blottissant contre la peau douce. C'était un geste si primitif et intime que Sasuke en retint son souffle.

Au léger accroc, Naruto leva ses yeux et verrouilla leurs regards. Un battement. Ne disant rien pour ne pas briser le silence intime, le blond retourna à son nettoyage. Se rasseyant sur sa croupe, Naruto écarta tendrement les cuisses de Sasuke encore une fois et surveilla les dommages qu'il avait faits sur ce territoire vierge. Sasuke vit le chagrin dans ces beaux yeux bleus visionnant l'anneau rougi et déchiré, et sans aucune hésitation il l'embrassa là aussi.

- … Idiot.

Sa voix n'était qu'un susurrement qui correspondait à l'atmosphère intime les entourant.

Sans répondre, Naruto se rallongea à ses côtés et fit rouler en douceur le corps de Sasuke au-dessus de lui. Accrochant une cuisse pale, Naruto se tourna légèrement vers sa table de chevet et fouilla dans le tiroir, en faisant finalement émerger une petite boite de baume cicatrisant. Sasuke n'eut pas le temps (ni l'énergie) d'être jaloux puisqu'elle était neuve. Plongeant deux doigts dans la crème sans odeur, le blond lui refit face et, toujours sans un mot, glissa ses doigts sur l'endroit abusé.

Sasuke bougea son corps afin de rendre l'accès plus facile, grimaçant à l'irritation qui était déjà là.

- Je suis désolé S'uke. Je sais que ça fait mal mais je dois le faire. Comme tout les muscles qui s'étirent tout d'un coup, les laisser avec une crampe fait plus de mal que de bien.

Sa voix était si désolée et triste en voyant la douleur de Sasuke que le brun en grimaça.

- Je le sais Idiot. Et ne soit pas désolé, je l'ai demandé rappelle toi.

Les doigts lisses glissèrent tendrement à travers l'ouverture meurtrie, et avec l'attention d'un saint, Naruto commença à faire pénétrer le médicament dans les parois. Ça aussi c'était… bizarrement réconfortant et pas sexuel, et finalement Sasuke se relaxa, dégustant le glissement sensuel des doigts hors et dans son corps.

- Sasuke … Je …

- Idiot, si tu t'excuses encore une fois pour m'avoir donné exactement ce que je voulais, je te frapperai. Pire que la fois où Kisame t'as accidentellement giflé avec Samehada.

Le blond tressaillit, sentant la douleur fantôme du coup accidentel au-dessus de sa tête revenir à lui-même après cinq ans.

Ils se tournèrent simultanément pour s'observer l'un l'autre pendant quelques minutes avant que Sasuke, conscient, fatigué et étant bercé par le massage ne lui dise sèchement :

- Viens te coucher merde. On saute les vieux clichés sentimentaux.

Naruto secoua la tête, souriant… Le même bon vieux Sasuke. Bipolaire à mort.

- Bonne nuit S'uke… t'aime.

Cela prit un moment mais finalement Naruto entendit le grognement résigné de Sasuke

- Moi aussi crétin. Moi aussi.

- Et bien quelqu'un a l'air heureux.

- Casse-toi Neji. Qu'est-il advenu de l'ancien toi merde ?

- Gaara l'a sauté.

Sasuke frissonna à l'image mental non désirée et jeta un coup d'œil dans le dojo à moitié vide où Naruto, habillé seulement du bas de son survêtement, s'entraînait avec un roux pale, un peu psychopathe, qui lui avait été présenté comme Gaara. Le petit ami de Neji.

Le torse nu lui ramena des souvenirs de leur première nuit ensemble, il y avait tout juste deux jours, mais Naruto avait déjà fait de lui un accro à ça. Sasuke avait fait l'école buissonnière pour le reste de la semaine et c'était déjà dimanche. Naruto avait son vol de retour le mardi suivant et Sasuke serait vraiment stupide s'il ne passait pas tout son temps avec son amant pour quelque chose d'aussi banal que les leçons.

Hé, Il se rappelait clairement comment Naruto s'était souvenu de sa requête de lui faire l'amour plus tard. Le matin suivant, il s'était réveillé sur le ventre avec un poids chaud et dominant posé sur son dos, une bouche brûlante et lisse le consumait de baisers mouillés le long de sa colonne et une verge suintante plongeant lentement dans son plus que sensible der …

- Putain Uchiha ! Ne te perds pas dans tes fantasmes.

Sasuke eu un sourire digne du Grinch.

- Ça n'était pas un fantasme Hyuuga, mais un pur souvenir interdit au moins de dix huit ans.

- Comme tu veux. Hé, tu ferais mieux de lever les yeux puisque ce professeur de yoga zyeute ton homme.

- … Quoi ?

- La professeur aux cheveux pourpre qui souhaite mourir.

… ...

- Pourquoi est-ce que tu penses automatiquement le pire de moi Hyuuga ?

- … Peut-être parce que tu viens juste de dégainer ce katana du mur et que tu cherches des yeux les sorties non obstruées ?

- … J'en admirais les bords aiguisés.

- … Oui oui. C'était probablement aussi ce que disait Jack l'éventreur.

Sasuke secoua la tête et se rappuya contre le mur matelassé du Dojo aux cotés de son meilleur ami. Il jeta un coup d'œil à Naruto qui supportait patiemment les avances de la jeune femme, et qui leva ses yeux teintés d'amusement afin de rencontrer le regard de Sasuke. Naruto ne voulait que lui et seulement lui alors les avances insignifiantes d'une personne sans nom importaient peu.

Souriant, un fait plus rare que de voir les dents d'une poule, le jeune Uchiha se retourna vers le brun aux cheveux longs.

- Ce n'est pas grave, je sais qu'il ne veut que moi.

Neji hocha la tête à la confiance de Sasuke.

- Vrai, mais que se passera-t-il quand il va partir ?

- A propos de ça ?

Sasuke haussa les épaules comme Gaara renvoyait Naruto sur le plancher des vaches.

- Il va s'en aller, devenir le meilleur, si ce n'est pas le plus agaçant, médecin sur la surface de cette planète, accomplir ses rêves et quand il reviendra au Japon, je serai là à l'attendre.

...Owari...

Cereal et les Membres de Hon'Yaku no Yasha, fières membres de la rébellion Yaoi. Longue vie au Maitre.

Notes de traduction :

(1) « Kon-U pre-med » traduit en « prépa médecine de la fac de Konoha »: le système scolaire américain étant très différent du notre pour ce genre de filière, j'ai dû « inventer » ou plutôt faire une combinaison pour avoir un équivalent. Aux US, faire « pre-med » c'est étudier les sciences requises à la fac pour ensuite intégrer médecine. C'est comme si en France, on faisait une prépa médecine après le bac pour ensuite seulement faire médecine à la fac. Comme les personnages ont l'âge, l'uniforme et sont appelés « seniors », j'ai choisi de les appeler « terminales », mais il semblerait que Sasuke soit dans une filière particulière qui le prépare à faire médecine (ou va l'être.. ?). Comme ce genre de formation n'existe pas en France, j'ai opté pour le terme « prépa ». J'espère que c'est compréhensible ce que je raconte… Si c'est pas le cas, Wikipédia est toujours votre ami^^

(2) « être comme un singe en hiver », une petite expression (que je ne connaissais pas, merci Hagane^^) qui veut dire être frigorifié, triste et déprimé (oui oui, tout ça à la fois !)

(3) Dans le sens, il vaut mieux un danger qu'on connaît qu'un danger qu'on ne connaît pas (vaut mieux Sakura que peut-être pire… Vous aviez compris je suis sûre !)

Note générale :

Le chapitre 2 est déjà traduit et en correction, il vous sera "livré" dans deux semaines, comme d'habitude ;) Nous espérons que cela vous aura plu et que vous n'hésiterez pas à nous faire part de vos avis. Toutes critiques sur la traduction est bonne à prendre, nous ne prendrons pas en compte pour notre travail des critiques vis à vis de la fiction. Nous traduisons la fiction, nous ne la créons pas ;)
Bonne journée à vous et à bientôt ^^