Note des traductrices du chapitre précédent:

Chaud hein ? J'ai bien fait de vous prévenir alors^^ Moi aussi j'ai adoré cette fic ainsi que la traduire (en partenariat avec Yzanmyo et Thalira, merci les filles !), en partie parce que son ambiance est un peu plus chaude que les autres… Bref ! Je suis ravie que celle-ci vous plaise aussi ! Myuiko

Chaud ? Je dirais même plus chaud bouillant ! J'ai beaucoup aimée cette fanfiction. Et puis c'est du NaruSasu en plus, alors je ne pouvais être que ravie de travailler dessus ! Merci à Myuiko & Thalira, cette traduction a vue le jour grâce à notre travail conjoint et ça fait chaud au coeur de la voir publiée (une mention spéciale et un grand coup de chapeau bas à Myuiko qui a coordonnée tout ça). Contente de voir que ça vous plais, ça fait toujours plaisir de recevoir des reviews positives et enthousiastes, ça nous encourage à continuer de traduire. Merci beaucoup ! Yzanmyo

Merci à Ketsuchi, Kanzer, BakaNyu, richon, sam (merci beaucoup ! pour le moment nous avons assez de monde en correction donc nous ne recrutons pas de ce côté-là. Ceci dit, continue à suivre notre actualité sur le forum et n'hésite pas à te reproposer lorsque nous aurons besoin de correcteurs, ça sera avec plaisir que nous t'accueillerons !) et caprice75 (nous publions toutes les deux semaines pour Naruto, donc avec la date d'aujourd'hui je te laisse faire le calcul^^) pour leurs reviews !


Traducteurs : HimeBlueStar et Thalira


Epilogue : Homeward Bound


- Where'd you go? I miss you so. Seems like it's been forever that you've been go-

Sasuke changea de station.

- Baby, baby - When we first met, I never felt something so strong. You were like my lover and my best friend, all wrapped in one with a ribbon on it-

Sasuke changea une nouvelle fois de station.

- I'm here without you baby-

Putain! N'y avait-il rien de sensé à la radio?

- Ice, Ice Baby-

Putain, sûrement pas !

Sasuke éteignit la radio et se pencha en avant pour reposer son front trempé de sueur contre le cuir froid du volant, se forçant à respirer profondément par le nez.

Vraiment, c'était ridicule. Un con d'adulte de vingt-deux ans, psychologue professionnel du comportement tel que lui ne devrait pas être autant effrayé par un bâtiment. Même si celui-ci avait joué un rôle important dans sa vie depuis l'âge de quinze ans. Même si c'était une structure effrayante et écrasante, probablement construite sur les os et les fluides corporels d'esclaves utilisés comme mortier et…

- Reprends-toi, gronda-t-il pour lui-même tout en se redressant dans son siège et en se forçant à regarder l'Aéroport International de Tokyo.

C'était exact, Uchiha Sasuke défaillait en face d'un aéroport. La raison ?

Nous étions le 23 mars 2012. Quatre ans jour pour jour depuis que son amant Uzumaki Naruto était parti par avion pour son internat de médecine au Canada. Aujourd'hui était la date de son retour à la maison et, d'après la montre du tableau de bord de Sasuke – 7h45 –, l'avion de Naruto allait atterrir dans dix minutes… et il avait trop la trouille pour sortir de cette foutue voiture.

On pourrait penser que depuis le temps, il avait perdu son – et bien Sasuke appelait ça « problème d'anxiété émotionnelle parfaitement justifiable découlant d'une enfance rabougrie » mais Naruto appelait ça « Emo-ness » – et n'aurait pas de crise de panique aux moments où sa vie changerait, mais le voilà, quatre ans après avoir frôlé la dépression le mercredi après qu'il se soit réveillé et qu'il ait réalisé que le crétin était parti, toujours à hyperventiler comme une lycéenne.

Une fois encore, Sasuke espérait que Fugaku pourrissait en enfer.

7h53. Et merde !

Se tirant brusquement hors de la Mustang noire, – Sasuke avait platement refusé de conduire la Ferrari tueuse de rétine de Naruto –, il se dirigea d'une démarche raide jusqu'aux portes automatiques et passa par le point de contrôle obligatoire installé dans tous les aéroports depuis que le Conseil Uni avait intensifié sa guerre contre le terrorisme.

Récupérant sa carte d'identité et son pass de visiteur, Sasuke avala sa salive et manœuvra à travers la foule épaisse de gens attendant leur avion, et leva les yeux nerveusement pour vérifier les vols arrivant sur le planning.

Encore merde ! Le vol de Naruto était retardé.

Soupirant, il libéra le souffle tremblant qu'il avait retenu et passa une main fébrile dans ses cheveux. Désormais, le devant était devenu plus long, ses mèches caressant son col au lieu d'encadrer ses joues. Il l'avait laissé ainsi après un commentaire que le crétin blond avait fait, disant qu'il aimait les cheveux de Sasuke longs. Ah les merveilles de la communication par webcam…

Il soupira encore – Merde, il avait vraiment besoin de reprendre le contrôle car ce comportement était tout simplement inacceptable – et s'avança vers une réceptionniste. Il ne mâcha pas ses mots.

- Bonj-

- Quand le vol 283W atterrira-t-il ?

Elle cligna des yeux à l'abrupte question mais consulta sa console.

- Je m'excuse monsieur, mais ce vol a été retardé de quarante-cinq minutes.

Sasuke hocha la tête et se retourna pour partir.

- Heu, excusez-moi monsieur mais… je me deman…

Sasuke ne se retourna même pas.

- Catégorie flamboyant suceur de bites en mouvement. Dégage.

C'était grossier mais merde, il était sur les nerfs en prévision de ce jour depuis deux mois. Depuis que Naruto lui avait dit qu'il avait réussi à avoir sa dernière année de théorie et les quatre prochaines d'internats transférées à Amaterasu, l'Hôpital pour Enfants dans l'Etat de Tokyo, et qu'il rentrait à la maison avec un an d'avance, Sasuke était une bombe à retardement.

L'Uchiha passa par à-coups près d'un essaim de jeunes filles, ignorant leur pointage et chuchotements timides, et se déplaça sur le sol glissant carrelé de l'aéroport jusqu'à une petite aire d'attente avec de la moquette, juste à gauche de la porte C. C'était principalement vide exception faite d'un couple de personnes âgées dans le coin du fond de la dépression carrée et d'une silencieuse jeune femme brune en tailleur vert.

Bien. Pas de bambins ennuyeux, de bébés criards ou de voisins amicaux. Juste Sasuke et ses nerfs.

Il s'installa pour attendre.

Et les minutes passèrent.

Et passèrent… et passèrent…

Sasuke vérifia sa montre. 8h04. Merde !

S'enfonçant plus profondément dans le siège capitonné – merci Mon Dieu pour cette petite faveur –, il ignora son entourage et son esprit sauta vers son souvenir préféré, le matin où lui et Naruto avaient fait l'amour pour la première fois.

Xxxx (Lemon les gens. Mon dieu, je vois déjà les sourires pervers)

C'est l'absence de chaleur corporelle à côté de lui qui sortit doucement Sasuke de son sommeil paisible et Sasuke, groggy, se demanda en ronchonnant où était son chauffage.

- Toujours pas du matin, hein ?

- Questufou.

- C'était pas du Japonais, Sasuke.

- Qu'est-ce tu fous hors du lit crétin ? C'trop tôt.

Mièvrerie confuse. C'était ce à quoi Naruto l'avait réduit parce que le corbeau en train de se réveiller était en train de se souvenir de la nuit précédente et il était surpris d'être même conscient.

- Hé, vint le souffle chaud en réponse au-dessus de son épaule, je crois qu'il y a une promesse que je dois tenir avant qu'on descende.

Le corbeau, ayant dormi sur son ventre, frissonna sur le matelas quand il entendit le son rauque, la nuit précédente ombrageant le timbre normal de Naruto. Il n'avait pas besoin de lever les yeux pour voir les pupilles dilatées parce qu'il pouvait sentir le regard brûlant sur la peau de sa nuque. Il savait, bien entendu, à quelle promesse Naruto avait fait allusion mais il joua le jeu quand même. Blottissant son nez contre ses avant-bras repliés, Sasuke, ses yeux toujours clos, murmura de cette voix enrouée et pleine d'envie, ayant réalisé que Naruto aimait :

- Quelle promesse, crétin ?

Lentement, sensuellement, il ondula son corps nu sous les couvertures sachant Naruto perché à quatre pattes, comme une bête dominante, directement au-dessus de lui.

- Ta promesse de me faire hurler ? Je m'en souviens… juste après que tu aies aspiré mon âme par ma bite.

La tension dans la chambre s'épaissit si rapidement que l'air devint littéralement lourd.

- Ou, inspira-t-il profondément tout en continuant de gigoter sur le matelas et de rouler du cul de façon aguichante, était-ce ta promesse de me faire venir ? J'ai joui trois fois pour toi Naru… Tu te souviens ? A chaque fois en criant ton nom…

Il y eut un léger grognement guttural grandissant dans l'intestin de Naruto alors qu'il voyait le jeune Uchiha le tenter. Ses yeux saphir étrécis observèrent la façon dont le corbeau reposé sortait sa langue pour lécher ses lèvres d'une façon obscène.

- Nghn.

Sasuke écarta ses jambes sous les couvertures jusqu'à ce qu'elles rencontrent de la résistance aux genoux de Naruto postés de chaque côté de son corps. Haletant, il serra les poings sur les draps sous lui, fronçant les sourcils, et commença à se frotter fortement contre le lit, essayant vraiment d'y frictionner sa verge dure.

- Ou… ou était-ce ta promesse de me baiser Naru ? C'était ça ? Comme tu disais que tu te glisserais en moi et me chevaucherais sur la tête de lit ? Parce que tu l'as fait bébé, je peux encore te sentir là où tu m'as pris.

- ASSEZ !

Naruto tira la couverture du corps du corbeau se tortillant et la jeta hors du lit. Il fixa possessivement le corps mince et pâle parsemé de suçons et autres bleus de la veille. Leur vue calma un peu l'ardeur de Naruto alors qu'il regagnait le contrôle de lui-même. Il ne pouvait pas juste baiser Sasuke, pas comme il l'avait fait la nuit précédente. Il avait promis de faire l'amour à Sasuke et Uzumaki Naruto ne revient jamais sur ses promesses, croyez-le.

Se penchant, il posa ses lèvres contre un suçon sur le cou du jeune homme frissonnant et murmura.

- Puis-je te faire l'amour S'uke ?

Merde. Même si Sasuke n'avait pas encore accepté, l'utilisation de son surnom par Naruto scella le marché. Sasuke se décala alors que l'ambiance dans la chambre se calmait et devenait sensuelle.

- S'il te plait crétin. J'ai attendu vraiment très longtemps.

En réponse, Naruto posa un doux baiser à la jonction du cou de Sasuke et commença à lécher la peau blanche comme le lys. Lentement, doucement, Naruto parcourut de sa bouche chaque centimètre de peau du dos de Sasuke, léchant en de grandes attaques les os des épaules et prenant en bouche chaque vertèbre de la colonne vertébrale, du cou en descendant vers sa taille.

Sasuke frissonnait encore, son front se pressant contre les draps bleu marine, et ses yeux se fermèrent alors que Naruto lui donnait du plaisir. Le blond se retira du bas du dos de Sasuke et se décala vers ses pieds. Le corbeau laissa échapper un gémissement surpris à la sensation de cette langue talentueuse sur la plante sensible de son pied gauche.

- Naruto, qu'est-ce…

- Chut, intima le blond. Relaxe-toi S'uke.

La langue tourbillonnait, traçant des motifs humides incohérents sur son tibia, et monta attaquer avec les dents, la chair à l'arrière du genou. Harcelant la chair à cet endroit, Naruto glissa encore plus loin vers la cuisse et, juste avant qu'il n'atteigne les fesses serrées de Sasuke, s'arrêta et recommença le processus avec sa jambe droite.

Sasuke bandait déjà, et il coula lorsque le blond accrocha ses larges mains tannées sous sa taille et le souleva légèrement pour glisser un coussin sous ses hanches. Embarrassé par la position révélatrice, Sasuke replongea son visage dans ses bras et jappa quand le corps de Naruto le recouvrit entièrement.

Le blond ne bougea pas pendant un moment mais Sasuke pouvait clairement sentir la dureté du blond juste entre la fente de ses fesses. Sasuke réalisa que c'était réconfortant de sentir le poids de Naruto au-dessus de lui comme ça, et après une seconde, il détourna son visage de ses bras vers la tête blonde reposant sur son épaule.

Leurs yeux se verrouillèrent et Sasuke nagea dans le bleu interminable. Putain, Naruto était superbe. Comment avait-il pu être aussi chanceux ? Oh c'est vrai, il ne l'avait pas été. Il avait vraiment bossé comme un malade pour cela et il n'allait pas le laisser partir à cause de l'embarras. Il regarda effrontément les pépites de cobalt, défiant le blond de bouger. Un sourire étincela sur le visage du renard et Naruto se pencha en avant pour l'embrasser doucement.

Ils ne s'étaient pas beaucoup embrassés la nuit dernière alors Sasuke dégusta celui-là, acceptant la langue désireuse dans sa bouche, et suça l'appendice en signe de bienvenue. Se séparant de lui, il haleta, cherchant son souffle.

- Tu m'as eu crétin… Alors qu'est-ce que tu vas faire de moi ?

Naruto sourit méchamment et disparut de sa vue.

- Attends seulement, murmura Naruto de retour dans la région basse de son dos.

Glissant à nouveau ses paumes sous les hanches de Sasuke, le blond écarta plus encore ses jambes et s'assit sur ses hanches dans le V.

- Tu sais ce que j'adore à propos des vierges Sasuke ? Leurs réactions. Complètement brutes et indomptées.

- Tu as eu beaucoup de puceaux ?

Naruto le pinça.

- Ne commence pas Sasuke.

Sasuke haussa les épaules.

- Qu'est-ce que tu pourrais bien me faire que tu n'as pas encore fait crétin ?

En réponse, Naruto plongea sa tête, écarta les fesses de Sasuke l'une de l'autre et lécha d'un grand coup l'entrée maltraitée de Sasuke.

Le brun sursauta de surprise.

- NARUT…

Une main le repoussa vers le bas.

- Reste où je t'ai mis S'uke, je veux que tu sentes ça.

Tremblant le brun s'effondra et s'écarta à nouveau. Malgré sa réaction, ça avait été incroyable. Qui l'eut cru ?

Naruto le séduisait. Lentement il embrassa l'une de ses fesses, mordit les globes bien en chair et lécha partout excepté là où il était le plus désiré. Sasuke gémit en protestation mais le blond émit juste un petit rire et continua son travail, ignorant studieusement les couinements, murmures et menaces de mort de l'Uchiha. Quand finalement il glissa sa langue dans le creux du cul de Sasuke, il prit son temps là aussi.

Avec de gentilles petites léchouilles, il passa sa langue sur l'anneau frémissant, se délectant des spasmes du muscle et des sursauts dans la voix de Sasuke. Quand le muscle commença à s'ouvrir pour lui, Naruto l'encercla gentiment puis poussa juste le bout de sa langue dans le canal. Encore et encore, il le fit et Sasuke était au bord des larmes de désir et frustration. Soudain la langue s'enfonça plus profondément, beaucoup plus profondément qu'avant, et Naruto commença à lui faire un analingus pour de bon.

Chaudement, doucement, habilement le muscle l'abusa encore et encore et encore, glissant dans son endroit le plus secret pour une conquête douce et Sasuke chevaucha sans honte les vagues de plaisir.

Naruto s'écarta ravi du « huff » frustré émanant de son jeune amoureux. Il recouvrit le corps de Sasuke du sien et avec un doux baiser sur sa clavicule, il plongea un doigt glissant dans les profondeurs humides.

- J'ai tellement envie de toi S'uke… et je vais te prendre.

Le doigt l'étirant fut rejoint par un autre et sans honte, Sasuke les chevaucha. Il ne pourrait pas le supporter bien longtemps et Naruto le savait. Les doigts partirent et, un peu comme un faucon fondant sur sa proie, Naruto agrippa chaque fesse,les écarta et s'enfouit en lui dans un mouvement rapide et fluide.

Était-ce possible pour Sasuke de décrire la sensation de se faire parfaitement faire l'amour ? Doucement, abondamment, le blond le prit encore et encore, sa bite glissante s'introduisant dans un canal qui l'accueillit avec enthousiasme.

Naruto était plus cruel que Sasuke ne l'aurait cru. Avec les deux mains, il coinça les poignets de Sasuke au matelas et commença un rythme qui fit littéralement sangloter le brun. Sur un modèle de cinq en cinq, Naruto poussa superficiellement quatre fois dans son corps avant de faire un dernier coup profond suivi d'un retrait lent, le torturant. Trois infimes poussées et deux profondes, deux superficielles trois profondes, et ça continua jusqu'à ce que la séquence prenne fin. Puis Naruto s'enfonça maintes fois jusqu'à la garde, profondément, à l'intérieur de Sasuke, transperçant l'adolescent d'une profusion de trois ans de désir… avant de tout recommencer à nouveau...

C'était une baise chaude, lente et sensuelle et Sasuke avait depuis longtemps renoncé à essayer d'être silencieux. Ses halètements et gémissements résonnèrent dans la chambre alors que Naruto le prenait. Sasuke se délectait d'être ainsi adoré, peau glissante contre peau glissante, les boules de Naruto appuyant contre son périnée chaque fois que le blond plongeait dans ses profondeurs humides et serrées. Les mains tannées n'étaient pas inactives mais aidaient les hanches pâles roulant contre ses poussées pendant que la bouche de Naruto grignotait des marques sur la chair de son cou.

Les poumons de Sasuke se battaient pour avoir de l'air alors que le plaisir masquait toute pensée de son esprit. Il comprit enfin pourquoi les gens appelaient cet acte un « péché ». Du feu le consumait, s'accrochant à ses entrailles alors que, désespérément, il s'ouvrait pour accepter chaque poussée profonde de la tige brûlante et dure comme la pierre qui le baisait. Il miaula piteusement tout en serrant goulûment ses muscles autour de la verge invasive, essayant de la garder à l'intérieur de lui juste un petit peu plus longtemps lors des retraits.

Il essaya tout ce qu'il connaissait, chaque matériaux de seconde main rencontré, chaque film vu et chaque histoire dont il avait entendu parler, parce qu'il en avait besoin. Cette affirmation, cette conquête. Il avait besoin d'enfin tout donner de lui.

Il roula son cul, poussant contre les muscles flexibles de l'estomac du corps chaud au-dessus de lui. Il serra les muscles plus que sensibilisés de son anus et exprima chaque émotion se répandant en lui quand la verge en lui effleurait sa prostate. Naruto, on dirait, avait déjà mémorisé l'endroit et Sasuke était tenu fermement dans une position à demi à genoux pendant que le blond meurtrissait la boule de nerfs.

Le jeune brun mordait les draps, serrait les poings sur les oreillers et ne faisait rien pour arrêter les larmes coulant de ses yeux parce que ça aurait été une insulte d'essayer de supprimer le plaisir que son amoureux lui donnait.

Il allait jouir et ils le savaient tout les deux. Juste avant, Naruto glissa une main sous les hanches de Sasuke et captura l'organe coulant auparavant ignoré. Il serra son poignet autour et empêcha l'orgasme. Sasuke hurla en protestation.

- Crétin NON ! Je ne p-peux pas me r-reten-nir…

- Je veux que tu jouisses de l'intérieur Sasuke. Je vais te faire hurler du plaisir brûlant en toi et pas seulement de ta bite.

Sasuke était au-delà du point de rationalité, il avait besoin de jouir, MAINTENANT ! Que pouvait bien vouloir dire Naruto quand il disait qu'il allait jouir de l'intérieur ? N'est-ce pas de là que tous les orgasmes venaient ? Il était confus mais il faisait confiance au blond pour prendre soin de lui. Naruto ne l'avait encore jamais déçu.

Tirant Sasuke sur ses genoux, avec sa main inoccupée Naruto guida les bras de Sasuke pour qu'ils s'enroulent autour de son cou. Le brun le fit, et réalisant la position sur les genoux de Naruto commença à bouger.

- C'est ça S'uke. Chevauche-moi. Ne t'arrête pas.

Il ne pouvait pas même s'il avait voulu et il aurait été stupide de vouloir. S'enfonçant sur la chair rigide sous lui Sasuke hocha la tête en arrière, arqua son corps serré et tendu et avec tout ce qu'il avait commença à se donner en spectacle pour son amoureux plus âgé. Naruto grogna faiblement, saisit les hanches rebondissantes et en contrepoint des mouvements de Sasuke, commença à le baiser directement dans la chaleur serrée.

- … Merde… C'est ça bébé. Rebondis sur ma bite.

Quelque chose d'étranger, sombre et étrange était en ébullition dans le creux de l'estomac de Sasuke et avec chaque claquement de cette énorme bite dans sa boule de nerfs si sensible, la vague grossissait. Avec chaque obscénité sortant des lèvres de Naruto la vague émergeait comme un dragon dressé. Sa bite était pourpre de la restriction que Naruto exerçait encore dessus et la pression dans son bas ventre lui faisait peur. Il n'avait jamais rien senti de pareil auparavant, ça brûlait le long de sa colonne vertébrale et tournoyait comme un miasme sombre dans sa tête, mais il fit selon les demandes de Naruto et ne s'arrêta pas de le chevaucher.

Naruto vit le changement d'expression sur le visage de l'Uchiha et eut un sourire sadique. Plus durement encore il s'enfonça dans le corps rose rayonnant, se délectant des frissons incontrôlables fracassant le corps élancé de son jeune amoureux.

Le corbeau rejeta sa tête en arrière sur l'épaule de Naruto et commença à frémir alors que la pression triompha de son esprit, saisit ses poumons et réclama sa poitrine serrée. Ses paupières battirent, et dans une beauté maléfique, Sasuke vint en hurlant lorsque la pression chaude assaillit le plus profond de son âme.

C'était sa « petite mort », la passion effrayante d'un orgasme causé par la stimulation d'une prostate très sensible et non pas celle traditionnelle du pénis.

Des frémissements le secouèrent encore et encore alors que l'esprit de Sasuke jouit avant son corps. Il était si pris par le plaisir littéralement hallucinant qu'il sentit à peine que Naruto continuait de frapper frénétiquement en lui. Avec un rugissement primal et la pénétration de ses dents dans la nuque de Sasuke, il remplit le brun avec un sperme chaud, baignant le passage abusé, alors qu'il libérait la verge de Sasuke et qu'il faisait encore jouir le corbeau. Un orgasme multiple.

Le sperme de Sasuke jaillit hors de lui, vague après vague, dans la paume de Naruto qui n'attendait que ça, pendant que son corps agité atteignait encore cette hauteur indescriptible et se mêlait au plaisir de sa première jouissance. Sasuke vit littéralement de la musique danser devant ses yeux alors que son cerveau submergé, faisait devenir visuels les sons.

Trop.

Beaucoup trop.

Il s'évanouit encore.

Xxxx

« Votre attention s'il vous plait. Nous sommes au regret de vous informer que le Vol 283W en provenance d'Ontario Canada sera encore retardé de deux heures.

L'annonce fit sortir brusquement Sasuke de ses souvenirs. Quoi ? Pourquoi ?

Il jeta un coup d'œil à sa montre, quarante minutes étaient passées et maintenant l'avion était retardé de deux heures supplémentaires. C'était quoi ce bordel ? Un soupir découragé atteignit ses oreilles et il regarda de l'autre côté de la rangée de sièges le séparant de la femme brune pour la voir soupirer à nouveau et jeter un œil inquiet à travers les fenêtres en verre qui montraient le tarmac vide à l'extérieur.

« Elle aussi doit attendre quelqu'un dans cet avion. »

Sasuke l'examina, trouvant qu'il n'avait rien de mieux à faire vu qu'interroger les autorités encore une fois aurait été inutile.

Elle était plutôt attirante… pour une femme.

Des cheveux sombres avec une longue frange lâche à l'avant, la peau pâle avec de grands yeux de biche bruns et un sourire doux. Elle était très mince et petite, [le mot 'menue' lui venait à l'esprit] et la jupe verte de tailleur à coupe simple s'ajustait parfaitement sa silhouette. Elle était assise presque immobile mais l'annonce du retard du vol l'avait fait s'affaisser dans son siège. Elle le surprit à l'observer juste avant que Sasuke puisse se détourner et lui fit un léger, presque timide sourire, mais rien de plus.

Agacé contre lui-même d'avoir effrayé la femme, surtout qu'elle était une des rares à ne pas avoir immédiatement essayé de lui sauter dessus, Sasuke se leva, la salua puis s'en alla vers la librairie. Si ça allait prendre du temps, il pourrait aussi bien faire quelque chose de productif.

Xxxx

(2 heures plus tard à 10h)

« Attention à tous ! Le Vol 283W en provenance d'Ontario Canada connait des difficultés techniques à leur arrêt à la station de Hokkaido. Nous nous excusons pour le retard et vous informons qu'il y aura trois heures supplémentaires d'atten… »

- C'est quoi ce BORDEL ? cria Sasuke d'un ton sec en jetant son livre, 'Digital Fortress' de Dan Brown sur le siège à côté de lui.

Son explosion de colère surprit la femme en face de lui qui n'avait pas quitté son siège une seule fois en deux heures d'attente.

- Putain mais qu'est-ce qui se passe ! grinça-t-il de frustration, oubliant complètement ses bonnes manières, et donc qu'il ne fallait pas jurer devant des femmes.

- L'avion a quelques problèmes techn…

- Et bien oui je sais ça ! dit-il sèchement. Mais pourquoi ? Que se passe-t-il nom de dieu ?

Son regard offensé lui fit reprendre ses esprits et il soupira.

- Je m'excuse. Je… c'est juste que…

- Vous attendez quelqu'un de spécial. Je comprends.

Son sourire indulgent le fit se sentir encore plus merdique. Il avait été un vrai salaud toute la journée et il le savait. Dans un affichage inhabituel de vulnérabilité, le corbeau se pencha pour poser ses coudes sur ses genoux et frotta son visage avec lassitude.

Bon sang, il n'avait pas beaucoup dormi la nuit dernière.

- Quand même, persista-t-il, ça ne me donne pas le droit d'être un âne. Je m'excuse encore mademoiselle…

- Appelez-moi simplement Haku, s'il vous plait. Oh et je suis un garçon

Sasuke sursauta et s'arrêta un instant. Quoi ?Il examina la fil –non le garçon- encore et rechercha incrédule n'importe quel signe de masculinité. Aucun. Pas de barbe, de musculature consistante, pas même une légère pomme d'Adam. Il regarda obstinément la jupe durant une bonne minute avant de se rasseoir durement dans le siège une paume sur ses yeux.

Elle était un il. Waw.

- Je suis désolé, fit la voix nerveuse devant lui. J'ai vu que vous m'observiez tout à l'heure et si je vous aie induit en erreur de quelque façon, je…

Sasuke agit la main vers elle –lui- en s'excusant.

- Oubliez ça. Je suis gay à 200%... Haku c'est ça ? Je vous regardais parce que vous êtes la première « femme » depuis longtemps à ne pas s'être jetée sur moi.

Haku hocha la tête, heureux que Sasuke engage la conversation, et gloussa à la fin de la phrase du corbeau.

- Oui, je vois pourquoi. Mais ne vous en faites pas. Je suis fiancé. Excusez mon audace, mais est-ce que la personne que vous attendez est votre amoureux ?

Sasuke hocha de nouveau la tête et se redressa finalement dans son siège pour faire face à son compagnon. Il pensa que la seule femme qu'il pouvait supporter était un travesti.

- Oui.

Haku sembla satisfait de cette réponse et ne força pas plus. Sasuke lui en fut reconnaissant.

- Pourquoi n'étais-tu pas en cours la semaine dernière ?

Sasuke fit un temps de pause avant de répondre à Itachi.

- Tu t'inquiètes pour moi ?

- Pas vraiment. Peu importe ce que tu fais, ne fais pas de conneries. Je suis trop occupé pour te sortir du pétrin.

« Bien sûr » pensa Sasuke malicieusement.

- Ce foutu Deidara te donne beaucoup de boulot, hein ?

Itachi ne releva pas l'offense.

- Au revoir stupide petit frère et dit « salut » à Naruto de ma part.

Xxxx

10h45.

- C'est ridicule. Qu'est-ce qu'il se passe putain ?

- Je m'excuse monsieur mais les problèmes techniques sont…

- Ouais, peu importe. Vous avez déjà dit ça.

Sasuke se retourna vers la file d'attente de gens énervés et prêts à tuer quelqu'un. Haku leva les yeux de son livre et sourit.

- Toujours rien Sasuke-san ?

Il secoua la tête et se laissa tomber sur son siège. Il avait retourné la politesse de l'échange de prénom de Haku et avait permis au joli brun de l'appeler par son prénom. Il enleva son dernier achat, 'Analysis of a Serial Killer' de son sac d'emballage et s'installa.

« Le messager roda devant le miroir calmement, vérifiant les marques de lutte que lui avaient faites ses victimes dans son reflet. Fatigué et barbouillé de leurs fluides… »

L'esprit de Sasuke dériva de nouveau.

« Miroir. »

Ce mot lui rappelait des souvenirs.

Sasuke avala autour de l'épais pénis palpitant logé dans sa gorge. En deux jours, Naruto lui avait appris non seulement à faire une fellation mais aussi une gorge profonde.

Les lumières stroboscopiques tourbillonnant à l'extérieur du club filtraient sous la porte fermée de la salle de bain où Naruto était adossé, haletant.

- Merde S'uke… continue de me sucer, comme ça.

Humant autour de l'épais et glissant appendice dans sa gorge, Sasuke termina de se préparer lui-même et sortit l'organe humide.

- Je suis prêt, idiot.

En un clin d'œil, Naruto les fit pivoter, se cramponna à la rangée de lavabos faisant face au miroir du mur et, dans un mouvement perçant rapide, Naruto enfonça sa bite détrempée dans le brun l'attendant.

C'était du sexe sauvage et désespéré contre un mur, provoqué par trop de corps à corps sur la piste de danse et accentué par l'alcool coulant dans leurs veines.

Quand le blond vint brutalement en lui, Sasuke atteignit son propre orgasme et frémit lorsque le blond musclé glissa ses mains sous ses genoux et les souleva de façon à ce que ses pieds soient sur le bord de l'évier.

Le miroir leur donna à tous les deux une vue parfaitement dégagée sur le trou étiré de Sasuke épousant le pénis ramollissant de Naruto. Sasuke rougit. Verrouillant leurs yeux à travers le miroir, Naruto se retira doucement de son jeune amoureux et, une fois dehors, murmura à l'oreille du corbeau.

- Regarde S'uke.

Il fit un signe de tête vers les traces des spermes s'échappant de l'orifice rouge et abusé.

- Magnifique, n'est-ce pas ?

Xxxx

Les ricanements de Haku le firent revenir à la réalité et Sasuke fut mortifié en voyant qu'il bandait.

- Souvenirs attrayants ?

- Très.

Sasuke lança un sourire narquois au travesti et soupira, jeta le livre à côté de lui et se leva.

- Voulez-vous vous joindre à moi pour manger Haku ?

- A quoi ressemble votre amoureux Sasuke-san ? Je suis curieux de connaître celui qui pourrait avoir suscité de vous… une telle réaction.

Sasuke vit la lueur espiègle dans les yeux de Haku et secoua la tête en souriant.

- Il est singulièrement l'obsédé de ramens, adorateur de l'orange et sale gosse pervers le plus agaçant jamais venu au monde… Oh, et il est blond.

Son compagnon éclata de rire, faisant tourner quelques têtes pour trouver le propriétaire d'une si jolie voix.

- On dirait que vous l'aimez. Est-il parti depuis longtemps ?

- Oui, je l'aime.

Soupirant, il prit une profonde inspiration.

- Il est parti depuis s-sept ans.

La pression chaleureuse sur sa main le fit ouvrir à nouveau les yeux pour fixer le garçon qui le regardait avec une sincère douleur dans les yeux.

- Je suis désolé, et maintenant ce délai est encore rallongé.

Curieusement, Sasuke ne sentit aucune obligation de retirer sa main bien qu'il détestait le contact humain avec pratiquement tout le monde. Baissant son regard vers les délicats doigts minces, les yeux de Sasuke s'élargirent.

- Vous êtes fiancé !

Haku cligna des yeux à ce changement de conversation puis hocha la tête, son doigt faisant ce qui était probablement un tic nerveux, jouer avec la bague à sa main gauche.

- Oui. Zabuza m'a demandé en mariage juste avant de partir.

- Hn.

Sasuke eut un petit rire. Quelle coïncidence.

- Comme moi.

- Vraiment !

- Je ne l'oublierais jamais non plus, c'était la demande en mariage la moins orthodoxe jamais faite.

Xxxx

Le repas d'affaire avec ses quatre supérieurs se passait bien mais être coincé dans une pièce avec quatre vieux psychologues grincheux n'était pas l'idée que Sasuke se faisait d'un bon moment.

- Et donc Uchiha-san, nous estimons nécessaire de vous féliciter pour votre travail acharné même si vous n'êtes pas conventionnel et que vous n'écoutez pas complètement nos directives pour les bons traitements psychologiques.

Sasuke se frotta les yeux.

- Juugo est pénalement irresponsable. La thérapie de choc était nécessaire.

- Et bien oui, mais le poignarder avec votre ouvre-lettre ne l'était pas.

- Il a reconnu où se trouvait le corps, non ?

- Encore une fois oui, mais…

- Le problème est réglé alors. Rien d'autre n'est…

- HE ! BATARD DE SASUKE !

Le jeune Uchiha sursauta si fort qu'il renversa le thé brûlant du Supérieur n°3 sur les genoux dudit supérieur. Ignorant les hurlements de douleur, Sasuke se concentra sur le haut-parleur de son téléphone où sa réceptionniste avait un ordre permanent de tout de suite filtrer les appels de Naruto.

- TU NE L'AS PAS ENCORE VU BATARD ! PAS VRAI ?

- Naruto je suis un peu occup…

- Et ben envoie-les chier ! C'est important ! Ce n'est pas comme si tu aimais ces vieux cons de toute façon !

- Naruto arrête ! C'est…

- Le président vient d'approuver le mariage gay S'uke ! On peut convoler en justes noces !

- … convoler en justes noces ?

- Oh désolé, argot américain. Mais sérieusement S'uke, marions-nous !

- Quand…

- MAINTENANT !

- Maintenant ?

- Ouais ! Répète après moi. ''Moi, Sasuke connard….''

- Naruto ! Je…

- DIS-LE MERDE !

Sasuke soupira. Il allait de toute façon se faire virer. Et merde.

- Moi, Sasuke connard…

- ''… prend l'impressionnant Uzumaki Naruto…''

- Prend l'impressionnant Uzumaki Naruto…

- ''… son ultime supériorité, roi du Ramen sur cette terre et possesseur de la seule bite qui te fait supplier…''

Sasuke baissa la tête de honte et répéta.

- ''… comme mon époux légitime, dans la maladie comme dans la santé, sous le soleil et sous la pluie…''

Sasuke n'avait pas envie de lui dire que ce n'était pas comme ça que les vœux se faisaient.

- ''A partir de ce jour. Pour toujours et toujours et toujours et toujours et toujours…''

Sasuke sourit et répéta.

- ''… parce que tu m'aimes et que je suis génial.''

- Parce que je t'aime et que tu es génial.

Sasuke le pensait aussi.

- Tu vois connard, c'était pas si compliqué ! Maintenant, moi Uzumaki Naruto susvisé, impressionnant roi du Ramen sur cette terre, te prends Uchiha Sasuke, le bâtard sarcastique, tête d'arrière train de canard, amoureux des tomates et amour de ma vie, comme mon époux, dans la maladie et dans la santé, sous… heu… Hé Sasuke, c'était quoi l'autre partie ?

- Soleil et pluie idiot, lui fournit-il gentiment.

- Ouais… Sous le soleil et sous la pluie, parce que je t'aime même si tu m'appelles par des noms mesquins, et je promets de t'aider à dissimuler le corps d'Itachi avec mes vastes connaissances médicales. Pour toujours et toujours et toujours et Uzumaki Naruto ne revient jamais sur ses promesses. Croyez-le.

- Idiot… tu sais que ce n'était pas un véritable mariage, n'est-ce pas ?

- Pff. Qui l'dit ? … Hey Sasuke, pourquoi ma voix fait écho

- Tu es sur haut-parleur, débile, au milieu du rendez-vous d'évaluation de mon boulot.

- … oh… ben… merde... ahum… Hé! Vous les évaluateurs ! Votez pour Sasuke parce qu'il est génial comme ça et il est le meilleur docteur fou que vous avez et si vous le faites pleurer, je ferais des choses cruelles et inhabituelles avec vos organes internes !

- Merci crétin, dit Sasuke gentiment. On parlera quand je rentrerais.

- Ouaaaaaaais… heu Sasuke… tu n'es pas suffisamment fâché contre moi pour refuser le sexe au téléphone, pas vrai ?

Xxxx

- … et ce maudit abruti semblait si pitoyable aussi, termina Sasuke.

Haku s'était écroulé dans un fou rire et essuyait des larmes teintées de mascara du coin de ses yeux.

- Il a l'air d'être un amour.

Sasuke secoua sa tête, amusé d'apprécier la compagnie du travesti.

- … Il l'est. Et c'est pourquoi, même s'il est de l'autre côté de la planète, je l'attends ici cet idiot.

Xxxx

(11h56)

Sasuke sortit des toilettes juste à temps pour voir un stupide bâtard harceler le gentil garçon qu'il était venu à apprécier.

- Allez ma jolie, fit le phacochère en léchant ses babines. Si tu peux en donner à ce bâtard collet monté, tu peux m'en donner aussi.

- J-je suis désolé monsieur, mais allez-vous-en s'il vous plait. Je ne peux pas vous aider.

- Non, je ne pense pas que-

Sasuke intervint.

- Tu peux penser ? Et bien en voilà une nouvelle ! Cependant, si tu ne veux pas que le peu de cervelle que tu as se retrouve sur le sol, je te suggère de foutre le camp.

L'homme pivota vers le corbeau qui s'approchait et ouvrit la bouche pour répondre quand Sasuke lui coupa le sifflet.

- Garde à l'esprit que je connais treize façons de tuer un homme à mains nues, huit de stopper la circulation sanguine vers ton cerveau en une longue agonie et trois de te rendre eunuque permanent.

Tout deux s'amusèrent de voir l'homme décamper aussi vite que ses grosses jambes le lui permettaient.

- Merci Sasuke-san. J'espérais ne pas avoir à utiliser l'acuponcture sur lui.

Sasuke releva ses sourcils, demandant une explication.

- Regardez-moi Sasuke-san. Je suis une de ces personnes qui se font moins malmener quand ils sont habillés en fille. A l'école primaire, j'ai été si souvent pris pour une fille que j'ai commencé à répondre à 'elle' et 'sa'. Ça n'a pas calmé les moqueries pour autant et vu que j'étais orphelin, je n'avais personne à qui en parler. Me battre et insister sur ma masculinité ne faisait qu'aggraver les choses, et après un temps, j'ai appris à survivre en étant docile. Capituler à leurs demandes et leurs moqueries était le seul moyen que j'avais de contrôler ce qui m'arrivait. Et c'est là que Momochi Zabuza est arrivé. C'était un lycéen à peine sorti de l'enfance, mais il m'a trouvé un jour sur la route et m'a dit que si je restais avec lui, il me donnerait une meilleure raison de vivre que de prendre ce que le monde distribuait. Il m'a appris à me battre et quand m'enfuir. Il a dit qu'il s'en foutait que je sois un homme ou une femme mais a souligné les avantages stratégiques de m'habiller comme tout le monde me voyait, c'est-à-dire en femme.

Haku sourit et leva la main pour sortir une chaîne en argent de sous sa chemise.

- Et lorsque j'ai eu seize ans et que j'ai eu l'âge légal, il m'a mis un collier. (1, oui je mettrais ça dans les notes de fin cette fois XD)

Sasuke était intellectuellement fasciné. Comment un aussi gentil garçon pouvait être dans le BDSM ? C'était un style de vie alternatif qu'il avait étudié dans son programme d'étude, oui, mais il n'avait jamais été si proche d'une personne s'engageant sur ce chemin-là auparavant.

Il ne pouvait se voir dans ce type de relation avec Naruto. Il savait que lors de leurs relations sexuelles il était le uke mais Sasuke n'était pas un « soumis » par un effort d'imagination. Il lui avait fallu quelques temps avant de réaliser que les deux termes n'étaient pas toujours interchangeables. Il aimait être en dessous, fin de l'histoire, mais lui et Naruto était égaux.

« A l'attention des visiteurs ! Le Vol 283W est arrivé. Je répète, le Vol 283W venant du Canada, retardé à Hokkaido International, est arrivé et se posera dans 10 minutes. »

Une onde de joie traversa Sasuke. Naruto était à la maison. Naruto était ENFIN à la maison. Ils pourraient quitter cette relation "en pointillé" qu'ils entretenaient depuis ces quatre dernières années et continuer leur vie là où ils l'avaient laissée il y a si longtemps. Haku était lui aussi débordant d'enthousiasme et avec ses fins talons claquants, il se rendit à la fenêtre et tendit son cou mince pour jeter un coup d'œil au ciel. Sasuke le rejoignit et releva aussi le regard, attendant anxieusement le premier aperçu du véhicule transportant son fiancé.

Il arriva.

Et Sasuke se retrouva captivé alors que l'avion bleu survola le tarmac, se mettant en position pour atterrir… mais ne le fit pas.

Confus, il se demanda pourquoi l'avion commença à faire des cercles encore… et encore… et encore. C'est là que Sasuke s'énerva.

Mais PUTAIN qu'est-ce que ce foutu pilote faisait ? Comment osait-il garder son Naruto loin de lui pour ne serait-ce qu'un infime moment ? Est-ce qu'ils ne savaient pas de qui ils se foutaient ?

Haku leva son regard vers le brun fumant et plaça sa paume froide sur l'épaule de Sasuke.

- Je suis sûr qu'il y a une explication raisonn…

Une agitation soudaine attira leur attention vers le bureau de la réceptionniste le plus proche. La vieille dame qui avait attendu patiemment avec eux pour le vol canadien s'était évanouie alors que l'homme à ses côtés avait le visage livide, semblant proche de s'évanouir lui-même.

Sasuke et Haku échangèrent un regard.

- Qu'est-ce qu'il se passe ? demanda-t-il quand ils atteignirent la station.

La réceptionniste aguicheuse de tout à l'heure était maintenant littéralement en train de trembler derrière son bureau et jetait des regards furtifs au dehors vers l'avion de Naruto.

Maintenant Sasuke était inquiet. L'avion continuant de tourner, l'évanouissement, la réceptionniste nerveuse.

- Peut-être n'aie-je pas été assez clair. Il y a quelqu'un de très cher pour moi dans cet avion et il ne descend pas alors je demande encore une fois, que se passe-t-il, PUTAIN DE MERDE?

La femme se mit alors vraiment à pleurer et commença à tordre ses doigts.

- J-je s-suis d-d-désolée monsieur, mais l'a-avion ne p-peut pas se poser.

- Pourquoi ? Questionna doucement Haku, essayant de calmer la jeune fille à bout de nerfs.

Tout ce que ça apporta fut que ses pleurs empirèrent.

- Ce n'est p-pas ma faute mais l'a-avion a été retardé s-si l-lo-longtemps et…

- Tout va bien, calmez-vous et dites-nous ce qu'il se passe.

La femme prit une profonde inspiration et une terreur sans nom s'installa dans l'estomac de Sasuke.

- L'avion a é-été retardé à Hokkaido parce qu'il avait un problème avec l'air conditionné. Toutefois, ça a été arrangé en refaisant l'installation électrique du conduit d'aération et l'avion est reparti.

Son visage devint morose.

- Mais il vient d'arriver et le pilote a essayé de sortir les roues d'atterrissage mais ça ne marche pas. La recâblage des systèmes a bloqué les roues et maintenant, l'avion n'a aucun moyen d'atterrir. Le surplus d'essence quand ils ont refait le plein à Hokkaido lui permettra de faire des cercles pour un moment mais s'ils essayent d'atterrir, ils vont s'écraser.

Elle prit une profonde inspiration et regarda avec tristesse dans les yeux écarquillés de Sasuke.

- Je suis désolée, mais si les roues ne sortent pas et qu'ils s'écrasent, le surplus d'essence les brûlera vif s'ils ne sont pas mort dans le crash.

Xxxx

- Hé, regarde les jolies lumières Sasuke !

Le brun secoua sa tête et se blottit un peu plus dans les bras du blond. Contemplant les yeux bleus brillants, il murmura :

- Je regarde idiot.

Naruto cligna des yeux et sourit avant d'envelopper ses bras chauds autour de Sasuke. La fête foraine de nuit était assez bruyante, pleine de nourriture qu'aucune personne normale n'appellerait « sain », habitée par une foule poussante et hurlante, et pleine de vomi non nettoyé. Pour faire court c'était tout ce que Naruto aimait et Sasuke était juste venu pour faire plaisir à son âme d'enfant.

Ils se tenaient sur la jetée maintenant, Sasuke ayant été trainé là par le blond afin qu'ils regardent l'océan ensemble et qu'il échappe à la condamnation pour tentative de meurtre sur un enfant qu'il avait torturé en le jetant presque dans la benne à ordure la plus proche, tout ça parce qu'il avait sali sa chemise en soie avec de la graisse de barbecue.

- Hé Naruto, ça ressemble à quoi le Canada ?

- Pffff … froid

Sasuke ricana à l'humour de l'homme de vingt-trois ans. Là, enroulé dans les bras de Naruto, abrité de ce monde de fou tout en écoutant l'océan, Sasuke obligea son inquiétude du lendemain à sortir hors de son esprit.

- … Je ne veux pas que tu repartes …

- Je ne veux pas non plus S'uke, mais c'est la vie.

- Comment vais-je faire ? J'ai l'impression de te perdre encore une fois…

Sasuke était sérieux à mort alors qu'il regardait tristement dans les yeux de son blond en prenant ses joues gravées dans ses mains. Naruto l'observa pendant un instant d'éternité avant de sourire et de presser un baiser rassurant juste entre les deux yeux du brun.

Se retirant, il eut un rictus diabolique.

- Du sexe au téléphone. Des tonnes et des tonnes de sexe au téléphone.

Xxxx

(14h00)

Deux heures.

Deux putains d'heures depuis que quelqu'un avait dit à Sasuke que l'amour de sa vie allait mourir.

Deux heures depuis qu'il avait parcouru la gamme de chaque émotion connue de l'homme, qui s'étendait du coup de poing rageur en plein dans le visage du directeur de l'aéroport jusqu'au vomissement hystérique de son repas, le tout en passant par un effondrement absolu de ses nerfs.

Une heure et cinquante-six minutes depuis qu'il avait décidé que si Naruto mourrait, il irait sur la piste et se jetterait de lui-même dans cet enfer de flamme.

Une heure depuis qu'il avait commencé à pleurer piteusement sur l'épaule d'Haku, déjà trempé par ses propres larmes.

Une main se posa doucement sur son épaule, la seule non occupée par Haku et il jeta un coup d'œil sans aucun enthousiasme dans un regard argenté inquiet.

- Salut Neji.

Sa langue était lourde dans sa bouche et les mots sortirent gargouillés mais son meilleur ami avait compris de toute façon. Le Hyuuga, toujours dans son costume, s'étant surement précipité depuis le bureau, était accompagné par un roux effrayant qui avait lancé des regards furieux le long de leur trajet dans l'espace aérien contenu.

Neji essaya d'offrir un peu de réconfort mais Sasuke se retourna pour se recroqueviller un peu plus contre Haku, la seule personne en dehors de Naruto avec qui il voulait être en ce moment même puisqu'il ressentait la même chose que lui.

Le jeune homme brun hoquetait doucement, des larmes faisant silencieusement leur chemin sur son visage, alors que ses jolies lèvres continuaient de dire encore et encore :

- Ce n'est pas juste. Ce n'est pas juste.

Sasuke n'avait pas non plus la moitié de sa tête mais il reconnaissait clairement les symptômes d'un état de choc. Haku avait besoin de sortir de là immédiatement et Sasuke savait comment faire.

- Hé, murmura-t-il en essuyant une trace de mascara qui avait coulé, vous ne m'avez jamais dit à quoi ressemble Zabuza.

Haku tourna sur lui un regard angoissé avant d'essayer vainement de sourire. Apparemment il réalisait le besoin qu'ils avaient de se distraire tous les deux avant de se perdre totalement.

- Grand, commença Haku en s'étouffant un peu. Vraiment grand, j'ai l'air d'une crevette à côté de lui. Il a un air effrayant et d'habitude il recouvre la moitié de son visage avec des bandages à cause d'une vilaine cicatrice qu'il a eu en étant plus jeune.

Sasuke hocha de la tête pour l'encourager.

- Que fait-il ? Pourquoi était-il au Canada ?

Haku relâcha un torrent de larmes et au travers de son hoquet, Sasuke réussit à assembler des morceaux d'histoire.

Apparemment Zabuza, plus affectueusement appelé Zabi, était un ancien mercenaire Yakuza, qui avait fini par travailler pour le gouvernement en tant que spécialiste sur les guerres de gang, tacticien et assassin. Quand l'Amérique avait commencé à enrôler pour leur troisième guerre(2) en Irak il y a deux ans, clamant avoir découvert encore plus d'arme de destruction massive, Zabuza fut envoyé par le gouvernement Japonais comme un geste envers l'Amérique. Il se battait en Irak depuis et ne rentrait à la maison que grâce à la nouvelle politique d'Obama pour le retrait des troupes.

Dans son cas, il avait survécu à cet enfer pour revenir et se faire tuer dans un accident d'avion ? Pas étonnant que Haku murmurait « pas juste ».

- Naruto.

Sasuke soupira encore se tournant vers la fenêtre pour observer l'avion tournoyant lentement dans le ciel, et la folie des médias juste en dessous sur le tarmac à l'extérieur ne faisait rien pour arrêter le nouvel afflux de larmes coulant sur ses joues.

Xxxx

(16h15)

- Cela fait déjà quatre heures depuis le début de l'observation du vol 283W, et nous avons la triste impression que nous ne sommes pas plus proches de trouver une solution à ce problème dévastateur.

Sasuke, les yeux gonflés, regarda Neji par-dessus le thé qu'il leur avait forcé à prendre. Sasuke se demandait combien de morphine le brun avait ajoutée parce qu'il se sentait tellement, tellement épuisé de vivre.

Les médias commentaient la '' débâcle du vol 283W '' depuis des heures maintenant. Apparemment, ils avaient les commentaires en direct du cockpit et les reportaient toutes les dix minutes à moins d'un message direct de l'avion.

- Il a été reporté que l'avion ne possède assez de fuel que pour trois heures. Déjà, les fonctions essentielles telles que les lumières de lecture et la climatisation ont été éteintes. Le régulateur d'oxygène fonctionne en capacité minimale, juste assez pour que l'air circulant dans les trois classes soit suffisant. Nous n'avons pas plus de nouvelles pour vous à cette heure. Je vous rends l'antenne Takushi.

Sasuke détourna la tête des pistes d'atterrissage assombries. Trois heures. Si Dieu ne leur donnaient pas un miracle, lui et son idiot n'auraient plus que trois heures à vivre.

Xxxx

(16h46)

- Des nouvelles de Tenshi TV. Il n'y a pas eu plus de progrès avec le train d'atterrissage de l'avion. Tout les passagers sont apparemment calmes et ont eu l'autorisation d'utiliser l'accès internet à bord afin d'envoyer des messages à leurs proches. Tout cela semble sinistre…

QUOI !

Sasuke retourna vivement ses poches afin de chercher son portable alors que celui d'Haku résonnait.

Il ouvrit l'écran sombre… Rien. Peut-être… Peut-être que Naruto n'avait pas encore eu son tour ? Le Regard qui Tue© de Sasuke Uchiha envers l'écran l'obligeait à lui donner un message de son amant lorsque Haku tira doucement sur sa manche en mettant son téléphone sous le nez de Sasuke.

Légèrement agacé et plus qu'un peu jaloux, le brun lit le message :

Haku.

Merde, c'est foutu.

Je sais que tu m'attends et je donnerais n'importe quoi pour être sur ce putain de sol béni mais je ne peux pas. Tu es un gamin fort et tu le sais, ayant survécu deux ans sans aucun contact de ton Dom. J'ai connu d'autres soumis(1) qui auraient craqué sous la pression. Comme ce brun là-bas qui a clairement été sans son Maitre depuis bien trop longtemps, mais je te jure Haku, ce blond aux airs de renard, est le blond le plus intelligent que j'aie jamais vu, tu lui parles une minute et après vous jouez au huit américain comme si ce putain d'avion n'allait pas s'écraser.

Ce gamin blond, un genre de médecin, fait des imitations d'Elvis pour que les enfants ne deviennent pas hystériques et va de personnes âgées en personnes âgées, les aidant à écrire à leur famille. Certainement un genre de scout ou quelque chose du genre.

Bah, de toute façon, continue d'être fort gamin. Si je sors de là, je dirais au gouvernement d'aller se faire foutre, je réserverais une croisière (les avions peuvent aller se faire foutre aussi) et ce sera juste moi, toi et un lit spécial bondage.

A plus tard gamin.

Prends soin de toi.

Zabi.

P.S : Si on sort de là en vie, je n'admettrai jamais avoir utilisé ce surnom ridicule.

Sasuke leva ses yeux vers le visage souriant du brun et ne put retenir le ricanement qui sortit de sa bouche. Merde, pas étonnant que Naruto ne l'ait pas encore contacté. Foutu samaritain. Se rasseyant contre le mur, Sasuke observait encore l'avion bleu, sachant que son amant dévoué aidait à rendre ce qui était probablement les dernières minutes de tellement de vies juste un petit peu meilleures.

Mais merde, tu ferais mieux de me revenir idiot.

- Nnnh, plus fort Naruto ! Pitié !

Le jeune Uchiha était plié en deux sur la table de la cuisine de Tsunade, le visage dans les restes de leur repas, et se faisait prendre avec de la confiture à la fraise.

Naruto avait dit qu'il ne pouvait pas partir avant qu'ils n'aient une partie cochonne de jambes en l'air, et Sasuke, juste avant que Naruto ne bondisse, s'était demandé si se faire sauter sur le bureau du maire n'avait pas été assez cochon.

Le blond le montait par derrière, une position que Naruto semblait apprécier, frappant rapidement son sexe à l'intérieur et en dehors de son passage rempli de fraise.

- Quand j'aurai fini S'uke, je vais sortir et te faire lécher ma queue jusqu'à ce qu'elle soit propre. On ne gaspille pas la nourriture pas vrai ?

L'Uchiha eu presque un anévrisme. Naruto voulait qu'il lèche sa verge pleine de sperme et de confiture à la fraise ? … Naruto avait-il lu dans son esprit ?

- Non, murmura le blond, tu as fait une anormale quantité de lapsus révélateurs Sasuke, et maintenant l'un d'entre eux t'a bien eu.

Merde. Il avait toujours su que ça arriverait.

Le blond laissa échapper un grognement, agrippa les hanches de Sasuke et s'enfonça en lui encore, s'arrêtant pendant une brève seconde pour jouir, puis enleva son sexe sensible à moitié bandé hors du corps tortillant.

Sasuke descendit de la table, se mit à genoux et ouvrit la bouche.

Xxxx

(17h24)

- La situation est toujours tendue ici à l'aéroport international de Tokyo alors que les autorités essaient de trouver comment faire atterrir l'avion sans incident ou avec des dommages minimum. Jusqu'à présent, aucunes des propositions incluant l'envoi d'un hélicoptère pour sauver les passagers coincés, n'a été jugé assez sécuri… Attendez, nous avons quelque chose. Un message de l'avion ! Je vais vous le diffuser.

Une voix forte et hachée flotta dans l'air.

- Putain c'est juste une bonne grosse merde. Écoutez, ce demi-pilote a fait une erreur. Nous n'avions pas trois heures d'oxygène mais deux. Et si vous savez compter, il ne nous reste que trente-cinq minutes. Alors voilà. Bougez-vous et prenez une décision parce que dans tout les cas nous sommes foutus.

- Zabuza, sors.

La voix prit un forfait voyelles pendant quelques secondes avant qu'un grognement ne revienne.

- Oh, et si vous vous posez la question, les putains de pilotes se sont évanouis. Ouais en même temps. Accident total. Bizarre. Alors je prends les commandes. Je suis un pilote entrainé, ne vous inquiétez pas. Nous allons mourir de toute façon.

Sasuke tourna sa tête vers Haku qui avait l'air excité et terrifié en entendant la voix de son amant. Tout à coup, l'intercom grésilla et :

- Oh Sasuke bâtard ! Hé désolé je ne t'ai pas envoyé de message ni quoi que ce soit mais je me suis dit que je pouvais me rattraper… Hé Zabuza, lâche ça mec, je parle à mon fiancé là !

Un ricanement bref suivi par un bon coup sur la tête et :

- Et merde ! Hé Zabuza, ça va mec ? Debout maintenant. Je ne le pensais pas ! Oh ça va alors … BEURK !

Quelqu'un se faisait étrangler.

- Zab … buza, cal … me t... toi mec ! LA VIOLENCE N'EST JAMAIS LA REPONSE !

Un autre coup.

- Ouf. Alors désolé S'uke bâtard. Tu me manques et quand on descendra, tu ferais mieux de m'acheter des ramen. Je t'aime bye !

Sasuke secoua la tête alors que des ricanements faisaient irruption tout autour d'eux. Faites confiance à Naruto pour alléger une vrai situation de vie ou de mort.

- Autant de ramen que tu veux Idiot. Autant que tu veux.

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(17h40)

- VOUS DEVEZ LES LAISSER ATTERRIR SARUTOBI !

Le vieil homme remua la tête doucement.

- Je ne peux pas risquer autant de vies Kakashi ! Je sais qu'Iruka est là-haut mais …

- Vous jouez avec la PUTAIN de vie de mon soumis vieil homme ! Hurla le pilote de rang Jounin aux cheveux argentés.

La dispute durait depuis dix bonnes minutes entre le propriétaire de l'aéroport et son chef coordinateur de vol. Sasuke était du côté du coordinateur.

- Écoutez Sarutobi, dis Tsunade doucement, MON FOUTU PETIT-FILS EST LA HAUT ET JE VOUS TUERAI ESPECE DE FILS DE PUTE S' IL Y A NE SERAIT CE QUE LA MOINDRE CHANCE QU'IL PEUT S'EN SORTIR VIVANT ET QUE VOUS NE L'AVEZ PAS PRISE !

- Le pilote de l'armée peut faire atterrir l'avion, ajouta calmement le Général Morino. Zabuza était dans mon régiment pendant des années et c'est le meilleur copilote que possède le Japon.

- Et si nous attendions quelques minutes de plus et que les roues descendent ?

Sasuke craqua.

- Alors elles l'auraient fait il y a deux heures !

- L'Uchiha a raison, accorda Gaara calmement. L'avion a brulé presque tout le kérosène qu'il a pris à Hokkaido. Il ne devrait pas en rester assez pour causer une explosion. S'ils atterrissaient maintenant, il y aurait peu de dommages.

Sarutobi vacilla un instant.

- Dix minutes de plus, soupira-t-il battu. Juste dix et ils pourront s'écraser au sol.

La voix de Zabuza résonna juste à temps.

- Alors, il avait presque l'air ennuyé, êtes-vous parvenus à une décision ? Parce que deux personnes âgées et une femme enceinte se sont évanouis à cause du manque d'oxygène et il est un peu difficile d'écraser au sol un avion commercial dans le noir. Mais hé, comme vous voulez les mecs. Ça n'est pas comme si on risquait nos vies ou quoi que ce soit...

Xxxx

(17h43)

Il commença à pleuvoir.

Merde !

- En fait, dit légèrement Gaara, c'est la meilleur chose qui puisse arriver. Le tarmac est mieux humide pour un avion glissant sur le ventre et la pluie pourrait éteindre les potentiels départ de feu.

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(17h45)

L'avion bleu tourna pour la dernière fois et prit sa place au-dessus de la piste d'atterrissage maintenant trempée par la pluie. Haku était revenu aux larmes d'inquiétude et s'accrochait à Sasuke qui, ceci dit, s'accrochait tout autant.

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(17h47)

- Il semblerait que la chance soit avec cet avion puisque la tour d'observation rapporte que le train d'atterrissage se soit abaissé juste un peu mais toujours pas assez pour stabiliser tout l'appareil.

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(17h49)

Sarutobi donna l'ordre pour que l'avion s'écrase au sol.

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(18h03)

Le moteur gauche de l'appareil prend feu à cause d'une simple étincelle.

…..

- Ça n'était pas censé se produire, murmura Gaara doucement.

…..

Xxxx

(18h05)

Si Sasuke avait eu une fonction rembobinage pour son cerveau ainsi que le ralenti pour ses yeux, il n'aurait pas tout compris.

L'avion bancal et en feu s'abaissait et avait à peine effleuré la piste quand les roues du train d'atterrissage lâchèrent et l'aile brulante tomba, déstabilisant toute la structure et l'envoyant sur la piste trempée d'eau sur le ventre. Des étincelles rouges, bleues et jaunes volaient à cause de l'abrasion et l'aéroport se noya dans le bruit le plus atroce de métal griffé et broyé ainsi que dans les halètements de terreur et d'effroi.

Sur le tarmac, le dérapage entaillait et le feu brulait la piste avant que le fond de l'oiseau de métal ne lâche à son tour, salissant la piste derrière lui de bouts de fer tordus et fumants et de déchets de bagages échappés.

La noirceur de la nuit tombante, le brouillard levant et la pluie tombante en fit une scène venue droit de l'enfer, alors que juste avant que l'appareil ne puisse s'écraser dans l'immeuble à la toute fin de la piste, la dernière aile se déchirait dans un feu crachant des étincelles tel un animal blessé.

Et là … Juste quand Sasuke pensait que son Idiot allait mourir en étant écrasé sous une pile de décombres tordus et impitoyables, la bête s'arrêta.

Une petite éternité passa, sans que personne ne sache que faire.

La vieille femme décida pour eux quand elle s'effondra en avant suivit d'un hurlement :

- SAI !

… juste avant que l'avion n'explose dans les flammes …

Xxxx

Les pierres tombales blanches du cimetière brillaient sous le soleil du matin. Cela ne semblait pas juste qu'un jour si triste soit si ensoleillé.

Sasuke regarda à sa droite où Haku était enveloppé de noir, comme une veuve et enroula un bras autour du corps fin du brun.

Cela faisait une semaine depuis la nuit la plus terrifiante de sa vie et Sasuke se demandait comment il avait traversé tout ça. Des cauchemars du visage tordu et brulant de son idiot faisaient irruption dans son esprit et Sasuke s'accrocha automatiquement un peu plus à Haku. Neji et Gaara étaient à sa gauche, offrant leur soutien, alors que Sasuke faisait un pas en avant et plaçait une seule rose blanche sur le cercueil acheté et payé par la compagnie aérienne.

Revenant en arrière, il permit aux autres derrière lui de placer leurs propres fleurs sur les tombes à leur tour.

Le brun tourna un regard fatigué, épuisé, et observa le cimetière. Témoignage de toutes les personnes qui s'étaient envolées de la vie de leurs proches.

Sasuke considérait la douloureuse perspective de la vie sans son Idiot.

Çela aurait été insupportable.

Refaisant un pas en arrière, il se cogna contre un torse fort et sourit tendrement quand des bras halés l'entourèrent dans une étreinte protectrice.

- Prêt à rentrer à la maison S'uke?

- Ouais. Allons dire au revoir à Haku et Zabuza d'abord.

Ensemble, ils traversèrent la foule du cortège funèbre. C'était vraiment triste que la grand-mère de Sai soit morte d'une attaque cardiaque soudaine. Tous ceux qui avaient été sur ce vol où ceux qui l'attendaient étaient maintenant un groupe uni, rassemblés par un baptême du feu et par la douleur.

Ils passèrent devant Kakashi et son soumis Iruka, et les deux hommes sourirent en faisant un signe de la main, juste avant que la main de Kakashi ne se glisse dans le dos d'Iruka pour attraper ses fesses. La gifle fit écho dans le cimetière.

Ils ricanèrent tout les deux.

Ensuite, ils virent Konohamaru, le petit fils de Sarutobi qui revenait de Toronto où il avait été voir sa demi sœur Moegi. La peur pour la vie de son petit fils était ce qui avait forcé la main de Sarutobi, afin qu'il autorise l'atterrissage forcé.

Le petit gamin fit un signe de l'arbre dans lequel il était en train de graver une paire de seins.

Morveux.

En troisième il y avait Sarutobi Kurenai, la femme enceinte de huit mois qui s'était évanouie avant l'atterrissage et qui avait été, comme Sasuke avait été fier de l'apprendre, personnellement protégée par son idiot à travers toutes les épreuves. Naruto était sorti de la carlingue brulante avec quelques égratignures et la femme au ventre rond enfermée dans ses bras.

Kurenai et Asuma, son mari, jurèrent que le seul docteur qui s'occuperait de leur enfant serait Naruto, et qu'ils seraient très heureux s'il était son oncle honoraire.

Le blond avait donné son accord.

Les derniers furent Haku et Zabuza.

L'ancien assassin avait reçu une médaille d'honneur de la part du Président lui-même pour son sauvetage de l'avion et ses services en tant qu'envoyé japonais en Irak. Lui et Haku devaient partir sur une croisière dans trois jours.

- Hé les gars.

Sasuke les salua en arrivant. Le militaire grognon avait toujours son bras gauche en écharpe mais il jurait qu'il devrait être maudit s'il devait rester une seconde de plus dans cet hôpital.

Zabuza hocha la tête vers lui.

- Tu sais Uchiha, je ne t'ai pas remercié correctement pour avoir pris soin de mon Haku à l'aéroport.

- Vous avez sauvé la vie de mon fiancé, dit-il en ricanant. Quelque part, je pense que nous sommes quittes.

L'homme accepta et secoua fermement la main de Sasuke avant que l'Uchiha ne se tourne pour accepter le câlin joyeux du jeune garçon qu'il avait admis aimer comme une petite sœur.

- Soyez sûrs d'être revenus à temps pour mon mariage. Je ne peux pas avoir mon témoin quelque part dans les Caraïbes attaché à un lit le jour de mon mariage.

- Ça non. En plus, j'ai déjà acheté ma robe rit Haku. Je ne le manquerai pour rien au monde Sasuke.

Les deux refirent un geste de la main comme l'autre paire s'en allait, amusés par le fait que le gigantesque et énorme Zabuza soit patiemment menacé à mort par un Haku faisant le quart de sa taille.

Naruto le câlina encore.

- Tu as aidé quelqu'un de plus faible que toi de ta propre volonté. Je suis fier de toi S'uke.

Sasuke haussa les épaules.

- Mon corps a bougé tout seul idiot.

Il se retourna pour faire un signe à Sai avant de conduire le blond vers sa voiture.

- En plus, j'étais dans les mêmes conditions que lui. Pire probablement.

Naruto le retourna et Sasuke plongea profondément dans les yeux bleus de l'homme qui tenait son âme. Naruto pressa leurs fronts l'un contre l'autre avant de lui donner un doux baiser, promesse fugace pour le futur.

- Allons y S'uke. La maison nous attend.


Notes de fin :

(1) C'est le terme donné à un amant soumis qui est ' attaché ' à son dominant. C'est permanent et c'est la chose la plus proche d'un mariage pour des partenaires homosexuels dans le BDSM. C'est vraiment pris au sérieux, la relation est monogame et le soumis maintenant ' esclave ' possède le nom de son maitre. Dans le cas de Haku, c'est un collier avec le kanji du nom de Zabuza. C'est son collier d'esclave (j'espère que je ne me suis pas trompée et si j'ai fait une erreur s'il vous plait dites le moi. Je ne pense pas à mal envers ceux qui choisissent ce style de vie). Vivez et laissez vivre !

(2) Ça ne s'est pas passé mais ça correspond dans le temps. Aussi, aucune offense n'est faite à qui que ce soit qui ait perdu des personnes en Irak, le 11 septembre où pendant l'invasion américaine de l'Irak. C'est une histoire les gens, et j'avais besoin de la faire dans la vie réelle. La présidence d'Obama et ses règles ont aussi été avancées afin de s'accorder avec le cadre temporel. Toujours, aucune offense n'est faite à qui que ce soit car le terrorisme n'est pas drôle.


Alors? Verdict?

Court mais intense pas vrai?

Les réponses aux reviews de ce chapitre seront publiées sur le profil pendant deux semaines. C'est à dire jusqu'à ce que le premier chapitre de la prochaine fic soit publié! See you soon!