Nouveau chapitre! Si vous vous demandiez où allaient se retrouver Rose et Albus, la réponse est ici. Ont-ils vraiment le coeur de Griffondor? Ou seront-ils charmés par la maison de Serpentard? Et qui est donc cet insupportable garçon aux cheveux blond platine?


Le grand hall était gigantesque. Encore plus grand qu'on le lui avait décrit. Il avait l'impression que cela lui prendrait une bonne heure de parcourirs ce passage entre les quatre rangées de table. Est-ce que cette salle était vraiment à ciel ouvert ? C'était ridicule ! Il était en train de mourir de froid, il ne tiendrait pas jusqu'à l'hiver. Est-ce que les élèves venaient prendre leur déjeuner en manteau de fourrure ? Il aurait dût accepter la proposition de sa mère de l'envoyer étudier à Beauxbâtons, le climat français lui plaisait bien plus que cette affreuse météo anglaise. Et puis au moins là-bas il n'y avait pas de Maisons et de répartition ridicule devant l'ensemble de l'école qui le regarderait avec des yeux avides. Il sentit un goût de bile au fond de sa gorge et se força à prendre une grande inspiration pour se vider l'esprit. Mais sa séance de relaxation s'interrompit brusquement quand un garçon sur sa droite lui marcha sur le pied.

- Hé ! Fais gaffe où tu marches ! S'exclama-t-il.

- Hein ? Désolé. Répondit le garçon en continuant de marcher, écrasant le pied d'une fille un pas devant lui.

Scorpius s'empourpra. Qui était ce crétin qui ne regardait même pas où il allait ? Il était aveugle ? Sans doute vu les lunettes qui n'arrêtaient pas de glisser sur l'arrète de son nez. Il renifla dans un air suffisant et reprit sa marche, espérant que le festin serait encore chaud quand ils arriveraient et que ce débile ne serait pas dans la même Maison que lui.

Le tabouret se dressait à trois marche d'eux, le Choipeau magique posé dessus, silencieux. Albus sentit une nouvelle vague de nausée le submerger et il se demanda s'il n'avait pas meilleur temps de repartir dans l'autre sens. Ses parents viendraient le chercher à Pré-au-Lard et il deviendrait vendeur de polices d'assurances. C'était un bon deal. Alors qu'il tournait doucement sur lui-même il croisa le regard du garçon qu'il avait bousculé, il le fusillait du regard avec intensité. Il avait des cheveux d'un blond opalin et de grands yeux verts émeraudes, comme lui se dit-il. Albus se demanda un instant s'il n'imaginait pas le regard assassin du garçon, peut être luttait-il aussi avec l'idée de tourner les talons et de quitter la salle au plus vite. Ou alors avait-il comprit ce qu'Albus voulait faire et il lui faisait comprendre qu'il n'avait pas intérêt à bouger un orteil. Il sentit que quelqu'un lui tirait la manche et se retourna pour voir Rose qui le fixait d'un regard noir. Elle, sans aucun doute, avait compris ce qu'il envisageait de faire et il n'osait pas imaginer ce qu'elle lui ferait s'il osait la laisser toute seule dans cette histoire. Il poussa un soupir résigné et fixa à nouveau les yeux sur le tabouret, persuadé que les serpents qui lui déchiraient l'estomac en finiraient bientôt avec lui et qu'il n'avait donc pas à s'inquiéter de l'avenir…

Le brouhaha qui reignait dans la grande salle prit fin et Rose réalisa que McGonagall venait de se lever. La vieille femme avait une expression stricte sur le visage et son chignon tiré lui donnait un air de chouette en colère. Rose essaya d'imaginer d'avoir à répondre à une telle Maître de Maison et se demanda comment son père, cet incorrigible idiot, avait réussi à finir ses études. Cependant un sourire s'étira sur le visage de la directrice et Rose se sentit rassurée, cette chouette n'allait pas les dévorer dans leur sommeil.

- Bienvenue à tous ! Nouvelle rentrée, nouveaux arrivants. Professeur Londubat je vous laisse procéder à la répartition.

Albus releva la tête et regarda Neville s'avancer vers le tabouret et sortir de sa cape un rouleau de parchement qu'il déroula. Puis il leva le Choipeau et appela la première de la liste : Emily Abbs. Le Choipeau se posa sur sa tête, et, à la grande surprise d'Albus, une bouche se déchira dans le vieux tissu. Celle-ci énonça avec force que la jeune Emily Abbs avait sa place à Serdaigle et la table à la droite d'Albus explosa en applaudissement, faisant tomber un autre première année effrayé par cette soudaine animation. Alors que les noms défilaient, Albus sentait que son estomac descendait dans ses talons. Finalement Neville appela son nom et lui fit un petit clin d'œil alors qu'il s'avançait d'un pas mal assuré vers le tabouret. Il entendit un sifflement s'élever de la table des Griffondor et prit une grande inspiration avant que le Choipeau ne tombe devant ses yeux, le plongeant dans l'obscurité.

Hum… Un autre Potter…

"Pas à Serpentard, pas à Serpentard, pas à Serpentard."

Cela sonne comme un déjà vu… Mais c'est moi qui décide.

"Pas à Serpentard, pas à Serpentard, pas à Serpentard."

Tu n'as pas les qualités requises pour aller à Serpentard… Aucune ambition. Du courage, oui un peu.

"Pas à Serpentard, pas à Serpentard, pas à Serpentard."

Tu ne m'écoutes pas ? Serpentard n'est pas fait pour toi…

"Pas à Serpentard, pas à Serpentard, pas à Serpentard."

Tu es idiot ? Quelle effronterie ! Je ne vois qu'un seul endroit qui t'accepterait…GRIFFONDOR !

"Pas à Serpentard, pas à Serp…Quoi ?"

- Albus ? C'est finit, rejoins ta table s'il te plait. Dit Neville en lui enlevant le Choipeau.

- Hein ? Je vais où ? Demanda Albus étonné.

- Là-bas, à Griffondor.

- Oh ! D'accord…

La salle avait éclaté de rire et James se cachait sous la table pour tenter d'échapper aux regards hilards des autres élèves. Pourquoi fallait-il que son frère soit aussi idiot ? Il se demandait ce qui lui avait valu de venir à Griffondor, un garçon aggripé au tabouret, les yeux fermés et parlant tout seul alors que sa répartition était terminée n'avait rien de cool. Fred s'était écroulé sur la table, incapable de reprendre son souffle et Neville dût demander le silence pour pouvoir continuer la répartition. Quant à Albus il vint s'asseoir à côté de son frère qui lui envoya un taquet derrière la tête.

- Qu'est-ce que tu foutais abruti ? Chuchotta James.

- Je…J'avais pas entendu…

- Évidemment, stressé comme tu étais.

- Belle entrée à Poudlard cher cousin. Le félicita Fred en s'essuyant les yeux.

- Merci…Marmonna Albus, prenant conscience qu'il venait de se ridiculiser devant l'ensemble de l'école.

Mais la répartition n'était pas terminée et le jeune garçon blond qui l'avait fusillé du regard s'avançait vers le tabouret. Albus remarqua qu'un professeur s'était légèrement relevé de sa chaise pour fixer intensément le jeune garçon.

- Malfoy ? C'est le fils de Professeur Malfoy ? S'étonna Fred.

- Sûrement… Et s'il ne va pas à Serpentard je…-

GRIFFONDOR !

Plusieurs choses arrivèrent en même temps. Premièrement, professeur Malfoy et professeur Londubat laissèrent un hoquet de surprise leur échapper, puis Neville se tourna vers son collègue professeur de potion et lui lança un regard triomphant pendant que celui-ci se décomposait sur sa chaise. James laissa tomber sa cuillère dans son assiette vide, produisant un bruit strident, quant à Scorpius il se releva et se retourna vers son père avec un regard angoissé et perdu. Neville le prit doucement par l'épaule et lui montra la table des Griffondor qui éclatèrent à ce moment là en applaudissements. Scorpius alla s'asseoir au bout de la table et Albus était persuadé qu'il allait vomir dans son assiette. La répartition reprit son cours et le tour de Rose vint enfin, elle s'avança d'un pas décidé vers le tabouret et le Choipeau avait à peine touché le haut de sa tête qu'il tonitrua : GRIFFONDOR. Albus se leva pour applaudir et Fred siffla entre ses dents pour accueillir une nouvelle recrue Weasley dans la Maison. Rose vint s'asseoir en face d'Albus, les joues légèrement rouges. Quand Mathias Zog fut envoyé à Serpentard, McGonnagall se leva à nouveau et d'un geste de main fit apparaître des milliers de plats sur les tables. Et le festin commença.

- Que t'a dit le Choipeau ? Demande Rose à Albus.

- Et bien… Que j'étais trop stupide pour aller ailleurs qu'à Griffondor.

- Mon cher frère ! Ta plus grande qualité enfin révélée au reste du monde. S'exclama James en le serrant contre lui.

- Je crois bien que c'est la première fois que le Choipeau agit comme ça. Répondit Rose en riant doucement.

- Mouais… Au moins je ne suis pas à Serpentard.

- Ce qui n'aurait pas déplût à certains je pense… Répondit Fred en désignant de son pillon de dinde Scorpius qui avait à peine touché à son assiette.

- Mauvais temps pour les Malfoys. Ajouta James, projetant de la purée de pomme de terre sur la table.

Finalement, le festin terminé, chaque préfet emmena les premières années vers leur salle commune, leur décrivant le chemin le plus court pour retrouver la grande salle. Albus tentait de prendre des notes quand Rose lui envoya un coup sur le poignet pour qu'il lâche son carnet. Il était déjà passé pour un idiot une fois, il valait mieux ne pas trop se faire remarquer. Quand ils entrèrent dans la salle commune, Rose sentit une vague d'émotion la submerger. Elle avait tant entendu parler de cette fameuse salle, du vieux fauteuil élimé devant la cheminée, des échiquiers dans le coin et de la tapisserie qui avait prit feu un nombre incalculable de fois. Des hautes fenêtres recouvertes de givres en hiver et de l'escalier en colimaçon qui menait aux dortoirs. Tout y était, le feu ronronnait dans la cheminée, les épais tapis recouvraient les dalles de pierre et le tableau des annonces se dressait en face d'elle. Tout y était. Elle fit un clin d'œil à Albus, ils y étaient enfin… Puis elle suivit les trois autres filles qui étaient également en première année, jetant un regard curieux à Albus qui suivait du regard une fille aux longs cheveux noirs et dont les boucle d'oreilles étaient faites en touches d'ordinateur.

Albus joua avec l'idée de s'effondrer dans le fauteuil devant la cheminée mais des cinquièmes années y avaient déjà pris leurs quartiers et il doutait qu'ils lui fassent gentiment une place parmis eux. Il décida donc de monter voir son dortoir et se rendit compte avec excitation qu'il occupait le même dortoir que son père et son oncle avaient occupés pendant leurs années à Poudlard. Il poussa la porte et réalisa que quelqu'un était déjà assis sur le lit qu'il convoitait. Et ce quelqu'un n'avait pas l'air de vouloir en bouger. Albus s'approcha du lit et poussa un soupir agacé en se rendant compte qu'il s'agissait de Scorpius. Évidemment, parmis toutes les personnes qu'il devait persuader de lui laisser ce lit, cela devait être la seule personne qui avait décidé de le haïr dès le premier regard. Il se racla la gorge pour attirer l'attention de Scorpius mais celui-ci ne leva pas le regard vers lui, il fixait avec obstination une tâche brûnatre au plafond.

- Hem… Scorpius c'est ça ? Tenta Albus.

- Hun.

- Je me présente, Albus Potter et… Et bien, j'aimerais beaucoup occuper ce lit. C'était celui de mon père et… C'est sentimental tu vois. Tu serais d'accord de…-

- Non.

- Quoi ? Pourquoi ? S'exclama Albus.

- Parce que j'ai pas envie. Parce que je suis arrivé avant toi et que ce lit est proche de la fenêtre. Et qu'en plus ça t'embête que je le prenne… Donc, je le garde.

- Je me demande bien ce que tu fais à Griffondor…

- Tais-toi ! S'exclama Scorpius hors de lui.

- Rends-moi mon lit !

- C'est pas ton lit ! Je l'ai vu en premier, je l'ai pris, c'est le miens !

- C'était celui de mon père !

- Ça pourait bien être celui de Merlin je m'en fiche ! Premier arrivé, premier servit !

- Crétin…

Albus envoya un coup dans le pied du lit de Scorpius et jura entre ses dents parce qu'il s'était démonté le pied. Puis il prit sa malle et alla la glisser dans le lit à la gauche de celui de Scorpius. S'il n'avait pas celui de son père, il prendrait l'ancien lit de Ron, ça ferait l'affaire. Il se changea et se coucha d'humeur sombre, cette première soirée à Poudlard commençait bien… Il grogna et se tourna dans son lit, essayant de ne pas écouter les marmonnages de Scorpius.


Et voilà! Oui je suis sadique de mettre un Malfoy à Griffondor, mais que voulez-vous, j'essaie encore de sauver leurs âmes! Tout repose sur toi maintenant Scorpius!

Merci de m'avoir lue, je vous donne rendez-vous au prochain chapitre! Et n'oubliez pas de commenter!