Finalement, et ce comme la veille, Orihime s'était endormie sur son fauteuil. Il lui était impossible de le faire dans sa chambre étant donné que le dealer s'y trouvait toujours pour y faire des sortes de mélanges bizarres. Au petit matin, elle avait décidé d'en parler au jeune homme, que s'était à lui de dormir dans le fauteuil et non à elle mais avec ce qu'il s'était passé au soir... Elle n'en avait pas eu le courage. Elle avait juste rangé la vaisselle dans son lave-vaisselles et mit un petit mot sur la table expliquant à l'étranger qu'il n'avait qu'à réchauffer la nourriture qu'elle avait acheté un peu plus tôt dans la soirée. C'était d'ailleurs vers deux heures du matin qu'il avait décidé de sortir de sa tanière. Lorsqu'il avait aperçu le petit papier, où l'écriture rose l'exaspéra au plus au point, il avait simplement haussé les épaules avant de claquer le paquet de frites dans le micro-ondes et de jeter les nuggets dans la poubelles; Il ne mangeait que de la viande rouge, rien d'autres. Il vit la jeune fille sursauter légèrement lorsque le bip sonore du micro-onde retentit. Heureusement pour lui, elle ne s'était pas réveiller. Il n'avait aucune envie de lui parler. Malgré tout, lorsqu'il passa devant elle pour repartir dans la chambre pour piquer un petit somme, il n'avait pu s'empêcher de la trouver pitoyable a se coller ainsi contre le dossier du fauteuil. C'est pourquoi la jeune fille s'était réveillée avec une couverture sur les épaules. Elle avait été étonné, mais ne s'était pas plainte. Elle avait même sourit en pensant que, finalement, Ulquiorra avait bel et bien des sentiments. D'ailleurs, lorsque la jeune fille voulut prendre sa douche, elle constata qu'il était déjà debout. Chose normale ou étrange? Elle ne savait dire. En parlant de chose étrange, il faudrait qu'elle pense à lui demander comment il avait réussit a rentrer sans avoir les clés... A croire que son petit studio était un lieu public! Alors que la petite rousse s'était une fois de plus perdue dans ses pensées les plus profondes, la porte de la salle de bain s'ouvrit sur son acolyte, vêtu d'un jogging. Le Jogging de son frère.
-Enlevez-ça tout de suite, avait-elle murmuré
-Pardon?
-ENLEVEZ CE JOGGING IMMEDIATEMENT!
Devant la férocité de sa colocataire, il enleva le pantalon et le tendit à la jeune femme. Il n'arrivait pas à comprendre pourquoi elle venait tout juste de lui hurler dessus mais il ne dit rien. Il réglerait ça plus tard. Quoi qu'il en soit, la jeune fille était partit immédiatement dans sa chambre et avait remit le jogging dans le carton se trouvant en dessus de son lit. Lorsqu'elle avait dû déménager, elle avait rassemblé toutes les affaires de son frère et les avaient mis dans plusieurs cartons tous se trouvant désormais sous son lit. Elle n'avait pas su s'en débarrasser. C'était beaucoup trop dur pour elle de jeter ça. Ça lui donnait la mauvaise impression de vouloir se débarrasser du souvenir de son frère aîné. Profitant que le jeune homme était sortit de sa salle de bain, elle y entra et vérouilla immédiatement derrière elle. Elle ne voulait pas avoir une mauvaise surprise en sortant de la douche. L'eau chaude sur sa peau lui fit un bien fou. C'est en se détendant petit à petit qu'elle se rendit compte de son comportement; Elle avait hurlé sur Ulquiorra, inutilement étant donné qu'il ne connaissait pas son histoire.. Dans un soupir elle avait finalement coupé l'eau puis, après s'être séchée, s'était habillée. Quelle imbécile. Timidement, elle avait ouvert la porte, vérifiant avant de sortir si Ulquiorra n'était pas là, prêt à lui sauter dessus pour les propos qu'elle avait tenus un peu avant. C'était dans la cuisine qu'elle le trouva. C'était alors tête baissée qu'elle s'était avancée, gênée comme jamais.
-Tu mets toujours autant de temps dans la salle de bain?
-Je... Je suis désolée. Je n'aurais pas dû vous hurler dessus comme je l'ai fais...
-T'avais sans doute tes raisons. Mais ne recommences jamais.
Sur ses dires, la jeune avait approuvé et s'était installée à table. Elle fut assez étonné lorsque son colocataire lui tendit un bol. Elle qui pensait qu'ils allaient s'ignorer..
-Tu ne vas pas travailler, j'ai appelé ta patronne.
-Pardon?!
-Tu dois allez chercher mes affaires chez moi. Ça te prendra toute la journée, si ce n'est la soirée aussi. Ta journée ne sera pas retiré de ta paie.
-Mais..Je... qu'est-ce que je vais devoir ramener?!
-Mes vêtements ainsi que tout ce qu'il se trouve dans le garage.
-Tout?! Genre tout tout tout?
-C'est simple, je veux qu'il soit vide.
Mais où est-ce qu'elle allait tout mettre?! Elle vivait dans un studio, pas dans une maison a deux étages! Alors qu'elle commençait a gigoter dans tout les sens, s'imaginant devoir jeter ses propres affaires pour laisser place a celles du dealer, celui-ci se racla la gorge, montrant ainsi qu'il n'avait pas finit de parler.
-J'ai remarqué qu'il y avait un grenier qu'aucun locataire n'utilisait. Tu mettras toutes mes affaires là dedans.
-Mais ça doit être sale! Vous risqueriez de faire des allergies!
-..Et que crois-tu que j'ai fais hier pendant ton absence?
'Frapper Monsieur Szayel' fut la seule chose qui lui passa par la tête. Malgré cela, elle n'avait rien dis et le petit déjeuner s'était déroulé dans le plus grand des 'elle eut fini, elle prit son courage a deux mains et demanda l'adresse de son colocataire ainsi que ses clés. Il les donna immédiatement. A croire qu'il avait déjà tout prévu.
-Bon et bien.. J'y vais.
Elle n'eut aucune réponse et partit. Elle eut un mal a fou à trouver la maison. Sur le coup, elle n'avait pas pensé qu'il habitait sûrement dans un endroit où peu de personnes passaient et avait alors concentré ses recherches dans une petite ruelle chaleureuse comme jamais. Ce n'était que dans un élan de désespoir qu'elle avait finalement aperçu une autre ruelle, beaucoup plus sombre et où il n'était pas bon pour une jeune fille comme elle d'y traîner. Néanmoins, elle ne s'était pas arrêté à cette impression et s'était dépêchée de trouver la maison et d'y rentrer. A peine était-elle rentrée qu'elle s'était écroulée sur le sol. Surplus d'émotions, elle n'y était pas habituée.
-Ulquiorra, c'toi?
-Euh... Non?
Elle vit alors un homme à la teinture bleue -jamais elle n'avait vu autant d'extravagance dans sa ville en si peu de temps- débarquer et pointer une arme sur elle. L'effet fut immédiat, la jeune fille hurla avant de rouvrir la porte et de se cacher derrière celle-ci, se retrouvant dehors. Bonté divine, qu'allait-elle faire? Il aurait pu la prévenir qu'il vivait avec son petit-ami! Il aurait pu la tuer! Curieuse, elle s'était alors penché vers la sonnette et avait appuyé dessus. Lorsque la porte s'ouvrit de nouveau, elle se présenta timidement, contemplant ses pieds.
-Je.. Je suis Orihime Inoue et... Et Monsieur Schiffer m'a demandé de récupérer ses affaires.. Je suis désolée, je ne pensais pas qu'il vivait en couple, excusez-moi du dérangement..., elle avait dit cela en s'inclinant tant elle était gênée.
-En couple...? Attends tu crois quand même pas qu'on est en couple? 'Tain, il m'avait prévenu que t'étais perchée mais là! Heureusement que t'es bonne, ça compense! Bon allez, entre.
Elle entra une nouvelle fois dans la maison. Alors comme ça, ils étaient juste colocataires? Cette pensée la décevait quelque peu mais elle en fit vite extraction. L'inconnu l'emmena vers un escalier avant de s'arrêter et de la reluquer. Cet homme n'avait vraisemblablement aucune gêne.
- Deuxième porte à gauche. T'as de la chance, il avait prévu que Szayel allait peut-être le trahir et avait déjà préparer ses valises. Par contre, tu devras te démerder pour le Garage. D'ailleurs, tu sais où il se trouve?
-Et bien... Au rez-de-chaussé je suppose?
-Nan. C'est le grenier. On l'appelle le Garage ,lorsqu'il vit la tête de la jeune fille il s'empressa d'ajouter, demandes pas pourquoi.
Il partit sans plus d'explications, et Orihime partit dans la chambre désigné. En effet, plusieurs valises se trouvaient au pied du lit. Trois au total. Elle avait alors soupiré en pensant au nombre d'aller-retour qu'elle allait devoir faire. Prenant son courage à deux mains, elle avait prit deux valises, et avait descendu tant bien que mal les escaliers.
-Monsieur? Je repasserai dans une trentaine de minutes!
-Je m'appelle Grimmjow Jaggerjack. Mais appelles-moi Grimm'
-D'accord Monsieur Grimm.
Elle l'entendit soupirer et commença son calvaire. Pourquoi devait-elle faire ça déjà? Ah oui. Parce qu'elle hébergeait un dealer. Plusieurs types louches l'avaient fixé lorsqu'elle était sortit de la maison. N'avait-il jamais vu de femme ici? A croire que non. Lorsqu'elle était enfin arrivée à son appartement, elle ne savait pas quoi faire. Devait-elle mettre les habits chez elle ou bien dans le grenier? Elle s'était alors arrêter pour réfléchir. Que lui avait-il dit exactement? D'aller chercher les affaires puis... Puis elle ne s'en souvenait plus. Elle était un véritable boulet. Pour ne pas perdre de temps, elle prit les valises, et les posa sur son lit. Ulquiorra avait, encore une fois, disparu. Quel homme sans gêne. Elle sortit de chez elle et referma derrière elle. C'était repartit pour un nouveau voyage.
[…]
-Allez belle rousse c'est ton dernier voyage, tu vas quand même pas laisser tomber maintenant hein?!
C'était déjà son septième voyage. Il faisait d'ailleurs presque nuit et, lorsqu'elle rentrerait enfin dans son nid douillé, il ferait nuit noire. Cette pensée ne la rassurait vraiment pas. Comment pourrait-elle se défendre si jamais on l'attaquait? En temps normal elle ne savait pas se battre, alors avec des cartons dans les bras.. Saluant le jeune punk chaleureusement, elle partit, deux gros cartons dans les bras. Les derniers. D'ailleurs, par nécissité, elle avait opté pour mettre tout ce qui se trouvait précédemment dans le « Garage » dans son grenier et de laisser les vêtements du jeune homme dans sa chambre. Ca lui semblait plus logique de procéder ainsi et, de cette façon, elle n'aurait pas à escalade des montagnes de cartons pour accéder a sa chambre ou bien même sa cuisine. En moitié de chemin, elle avait la mauvaise impression d'être suivit. Génial, voilà que ses inquiétudes se confirmaient... Elle pressa le pas, plus anxieuse que jamais et, alors qu'elle s'apprêtait à tourner, la menant ainsi dans les rues bombées de monde, elle se sentit tiré en arrière, faisant tomber un des cartons. Ulquiorra allait la tuer si le contenu était cassé...
-Dis-moi dis-moi poupée, tu s'rais pas l'nouveau jouet de notre cher Ulqui' toi?
-Ulqui...? Je.. Je ne vois pas de qui vous voulez parler... Lachez-moi s'il vous plait, je dois ramener ces affaires...
-Quelle belle petite menteuse.. Je sais très bien que CES affaires sont à Ulqui'. Plusieurs personnes t'ont vu sortir de chez lui. Alors, il lui attrapa férocement le visage, ne me mens pas Salope.
Elle n'aimait pas cette situation. Pas du tout. Elle n'aimait d'ailleurs pas non plus ce type dont la folie se ressentait dans sa voix. Il l'effrayait. Elle essaya tant bien que mal de se dégager de ce type, et lorsqu'elle réussit, elle s'empressa de dire avant qu'il ne la frappe
- Je vois bien que cet Ulqui' comme vous l'appelez, est votre ennemi. Ne vous fiez pas aux apparences, il est le miens aussi. Je ne suis qu'une simple fille qui aide la police et qui, en ce moment même, récupère les affaires de ce mécréant pour les livrer. Il m'a été simple de jouer l'idiote avec cet abruti aux cheveux bleus alors, puisqu'il est notre ennemi commun, laissez-moi passer.
Elle vit l'inconnu sourire, avant de le voir s'écraser un peu plus loin, complètement inconscient. Ulquiorra. Ulquiorra se trouvait là. Heureuse d'être,finalement, en sécurité, elle ramassa les cartons et sourit au nouvel arrivant.
-Alors comme ça on ne côtoie pas le mécréant que je suis?
-C'est exact. Je vais vous dénoncer à la police, ça se voit non?
-Tout à fait.
Les colocataires rentrèrent chez eux dans un silence religieux. La jeune fille était heureuse de le voir ainsi, s'essayer à l'humour. Le comportement du délinquant lui donnait raison ; Il n'était pas si mauvais. Malgré tout, lorsqu'ils étaient rentrés, elle avait subit quelques remontrances quant aux affaires du jeune homme qui se trouvaient dans la chambre, et non au grenier comme il le lui avait ordonné plus tôt dans la journée. Cette fille n'était qu'un boulet.
Réponse(s) au(x) review(s) :
Mlle Demuri Kagura ; Merci beaucoup ! J'espère que la suite te plaira !
TsukiHara-chan ; Merci beaucoup ! Pour ce passage, j'ai essayé de montrer le fait qu'Ulquiorra n'est pas aussi inhumain qu'il essaie de le faire croire. Bien qu'il soit persuadé de ne rien ressentir, qu'il est en perpétuel contrôle de lui-même, il n'en est rien. Preuve en est, il se met en colère.
