Je suis sincérement et énormément touchée par vos reviews... J'ai à peine posté le 1er chapitre que j'ai reçue une review de quelqu'un qui m'a donné envie d'écrire immédiatement la suite : Soleil du Matin... Merci beaucoup et heureuse que cela te fasse plaisir... Zaika, Caroline Kathe, Barbotine et Mr or Melle Anonyme merci aussi... Cela m'a fait chaud au coeur. Je sais que cela reste général, j'en suis désolé, mais dans toute histoire il y a une début, et pour cela, il fau présenter les personnages... Après cela vient réellement l'histoire. :)


o0O\ Requiem Eternel /O0o

Chapitre 2 : Harry

7h30. Harry se décida enfin à sortir de son lit. Il balança sans ménagement sa couette sur le sol déjà encombré par ses vêtements, sa guitare, ses partitions et autres affaires de cours qu'il ne rangeait jamais. Il bailla en s'étirant avant de passer une main dans ses cheveux noirs en bataille. Il se leva en soupirant, shoota dans deux ou trois bouquins qui traînaient par terre afin de dégager le passage jusqu'à sa porte, qui, étrangement ne s'ouvrait pas. Il envoya valdinguer les BDs qui bloquaient la porte à l'autre bout de la chambre et sortit toujours aussi peu réveillé dans le petit couloir vétuste.

Il se rendit en traînant des pieds dans la minuscule cuisine et sortit avec peu d'empressement un bol d'un placard. Il fit chauffer de l'eau dans une vieille casserole cabossée, sortit deux tranches de pain qu'il mit à toaster, attrapa la bouteille de jus de raisins, un sachet de thé, le beurre salé et surtout sa confiture de framboises. Il manqua de faire gicler l'eau bouillonnante dans toute la cuisine et ôta la casserole du feu juste à temps. En soupirant il versa l'eau fumante dans le bol ébréché et y balança négligemment le sachet de thé et un sucre. Il s'assit en soupirant et commença à beurrer ses toasts qui avaient trop cuits. Il étala la confiture et jetant le sachet de thé dans la poubelle, trempa l'une des tartines dans le thé brûlant. Puis d'une main ferme, il fit sauter le bouchon de la bouteille de jus de raisins et se remplit un plein verre du liquide pourpre. Il mangea sans grand entrain en écoutant une chanson débile qui passait à la radio. Puis il jeta négligemment son bol, son verre et ses couverts dans l'évier en inox. Il attrapa l'éponge, l'imbiba de liquide à vaiselle et nettoya machinalement ses affaires qu'il essuya grossièrement avant de les ranger. Il passa un coup d'éponge sur la table et puis se dirigea vers la salle de bains.

Il jeta sans ménagement son caleçon sur le carrelage, se faufila dans la douche, tira le vieux rideau abîmé et se lava comme à son habitude sous une eau brûlante. Il sortit, s'enroula dans une serviette chaude et retournant dans sa chambre attrapa un tee shirt, un jean troué, un boxer noir, une vieille paire de chaussettes et s'habilla à la va-vite sans même prendre la peine de se sécher complètement. Il aimait quand les dernières gouttes d'eau mourraient sur sa peau. Il ouvrit les vieux volets de sa chambre, aéra quelques minutes, le temps de balancer vite fait son trieur et ses livres dans son sac. Il se rendit dans le salon, ouvrit là aussi les volets et ne put retenir un petit cri en marchant sur du verre. Il soupira en ramassant les restes d'une bouteille de whisky qu'il alla mettre dans la poubelle.

Il ouvrit la porte de la chambre de ses parents et comme toujours sentit une boule lui serrer la gorge ainsi qu'une forte odeur forte de tabac mouillé et d'alcool. Comme d'habitude ils n'étaient pas là. Certes ils étaient morts depuis longtemps mais il ne pouvait s'y résigner… Sur le lit était affalée sa « marraine » Sixty. Elle avait dût passer sa nuit à fumer. Elle buvait moins maintenant, mais son amour du tabac lui restait. Harry aéra quelques minutes et en profita pour ranger quelques affaires. Il ramassa une vieille boîte en bois qui traînait entre deux livres sur le sol. Il la prit étonné : il ne l'avait jamais vue. Curieux de nature il s'assit sur le lit de sa marraine et l'ouvrit. Dedans, des lettres en vrac, des babioles et puis, tout au fond, quelques photos abîmées et cornées. Il les sortit doucement et sentit son coeur se serrer dans sa poitrine en découvrant le visage de sa mère. C'était un visage heureux et épanoui. Mais ce qui lui fit le plus mal, ce ne furent pas les sourires de sa mère, mais ceux de l'homme à ses côtés... Un homme au regard malicieux, au look un peu particulier et au visage aimant. Un homme et une femme... Ces parents que Harry ne reverrait jamais. Sa marraine étaient venue un jour gris où il s'était retrouvé seul au monde… Quand ses parents avaient disparut dans un accident. Harry s'était contenté de cette explication, faute de s'en souvenir et il vivait avec cette absence et ce silence depuis dix-sept ans. Il choisit une photo, la plus tendre de toutes. Une sur laquelle son père portait sa mère sur son dos, tous les deux heureux, tous les deux amoureux.


Paragraphe court... Mais la suite arrive

Quelque chose à me faire parvenir? Vos émotions, votre avis... tout m'interesse ! Alors n'hésitez pas!