Bon, alors je vous explique deux-trois trucs... Tout d'abord, merci pour vos reviews !!! Ca m'a fait très plaisir que cela vous plaise... Et puis je tiens à préciser que je n'ai rien contre Lily Potter, simplement pour l'histoire, j'ai besoin de Sixty et de James De plus, je n'oublie pas Harry et Draco... Le chapitre suivant promet d'être croustillant.

En tout cas voici deux chapitres que je ne pouvais dissocier


o0O\Requiem Eternel/O0o

Chapitre 7 et 8 : Sixty contre Fils/Père

La porte de l'appartement claqua dans un bruit violent tandis que Sixty entrait tant bien que mal dans le salon plongé dans l'obscurité. Habituée à cette pénombre elle balança ses clés sur la table, ainsi que son sac et se dirigeait lentement vers la cuisine lorsqu'une voix surgit de l'obscurité :

" - Pourquoi tu m'as menti ?

- Oh mon Dieu, Harry ! s'écria-t-elle en appuyant sur l'interrupteur et en se tournant vers le canapé dans lequel son fils était assis, les bras croisés. Tu m'as fait une de ses peurs ! Mais tu n'es pas encore couché ? demanda-t-elle subitement en voyant l'horloge située au-dessus de la porte de la cuisine indiquer minuit.

- Tu m'as pas répondu, insista-t-il sans relever sa question.

- Mais de quoi tu parles ? soupira Sixty fatiguée en ôtant son manteau.

- De papa... lâcha subitement Harry.

La jeune femme se figea et se retourna lentement vers son fils.

- Papa ? Papa ?! s'étouffa-t-elle. Tu n'as jamais appelé ce connard comme ça ! Et j't'interdis d'le faire !

- Et pourquoi ? rugit Harry. Que tu le veuilles ou non c'est mon père ! Tu comprends ça ? MON père ! Et pendant toutes ces putains d'années tu t'es efforcée à me le faire haïr, à me raconter que des conneries sur lui !

- Qu'est-ce qu't'en sais ? répliqua sa mère. Tu n'sais rien de lui.

- Je sais de lui ce qu'il m'a dit de sa vie...

- Qu'est-ce que tu viens de dire ? l'interrompit Sixty en se rapprochant de lui, les yeux exorbités, les lèvres tremblantes.

- J'ai passé ma soirée avec lui, répondit calmement Harry.

- C'est pas possible, répondit Sixty, au bord des larmes... C'est... c'est pas possible...

- Et pourquoi ça l'serait pas ? Puisque j'te dis que je l'ai vu et que maintenant je sais tout... Je sais ce qui s'est passé... Je sais pourquoi je l'ai jamais connu pendant toutes ces années. Je sais surtout que t'as tout fait pour me séparer de lui alors que c'était pas sa faute...

- Pas sa faute ? s'étouffa Sixty au bord de l'hystérie. C'était un dealer Harry, un trafiquant ! T'imagines seulement toutes les horreurs qu'il a pus commettre ?

- Pour maman ! rugit Harry. Pour elle et pour moi ! Pour qu'on ait une vie normale, qu'on soit une vraie famille ! C'était pour nous ! Uniquement pour nous !

- Ca l'a conduit en prison Harry ! Dix ans de taule... Rien que pour vous ? Moi j'trouve que ça fait un peu beaucoup...

- Pourquoi tu l'condamnes comme ça ?

- Pourquoi ?! Attends Harry, j'ai reçu un coup de fils en plein été le soir où l'on me disait que j'avais été désignée comme marraine de l'enfant de Lily et James Potter, que je devais le chercher à la maternité et m'occuper de lui car il avait deux mois d'avance, que sa mère, ma meilleure amie, était morte en couche. Que son mari était en tôle… J'crois que j'ai toutes les raisons de lui en vouloir nan ?

- Mais maintenant tu pourrais faire un effort, nan ?

- Un effort ?! Quel genre d'efforts ?

- Genre lui parler, écouter ce qu'il a te dire, lui laisser une chance...

- Une chance ? Lui laisser une chance après tout ce que j'ai enduré pendant dix-sept ans à cause de lui ? Tu rêves Harry. Tu rêves totalement là !

- Pourquoi tu refuses seulement de voir qu'il a changé...

- Un type comme lui n'peut pas changer !

- Et tu crois que dix ans de taule n'ont pas pu amender "un type comme lui" ? Enfin merde Six' ! Il a un bon job maintenant, une situation stable et tout à fait honorable. Ca fait sept ans qui trime comme pas possible pour te prouver qu'il pouvait réussir, pour qu'on puisse reprendre notre vie là où on l'avait laissée... il veut reformer une famille avec moi.

- Et tu crois qu'il suffit qu'il réapparaisse dans notre vie pour que j'oublie tout Harry ? Tu peux pas comprendre ce qu'ont représenté pour moi ces dix-sept dernières années... Tu peux pas...

- Nan j'peux pas comprendre ça, pas plus que le pourquoi de toutes ces conneries que tu m'as dites ! J'avais le droit de savoir putain d'bordel de merde ! C'est d'mon père qu'on parle là !

- Nan Harry. On parle d'un type qui t'a laissé quelques gênes et puis basta. J'appelle pas ça être un père, moi tu vois...

- Mais tu comprends pas qu'il est venu rattraper le temps perdu ? Venu réparer toutes ses erreurs...

- J'veux pas d'son fric, ni de sa pitié... Ni rien qui vienne de lui.

- Mais putain qui parle de fric ou de pitié ? J'te parle de famille moi !

- Et c'est une famille que je construirai pas avec lui tu peux me croire ! J'me suis démerdée sans lui pendant ces dix-sept ans...

- Bah excuse-moi, mais le résultat est pas glorieux... Tu trouves qu'on a une vie de rêve toi ? Bordel tu passes ta vie à récurer les chiottes de cet hôtel de merde, j'te vois jamais. On vit dans ce truc miteux qui pue la pisse de chat et t'appelle ça "démerder" ? Papa m'a proposé de vivre avec lui...

- Je t'interdis Harry ! Je t'interdis ! rugit Sixty en larmes.

- Tu m'interdis que dalle oui ! T'as vu la vie de merde qu'on a ??? Tu trouves ça idéal toi pour faire des études ? C'est mon père. Tu m'as privé de lui pendant suffisamment longtemps. J'ai retrouvé un parent et si tu veux pas lui pardonner c'est ton problème parce que lui il demande pas mieux... Mais maintenant que je l'ai retrouvé, songe même pas à me séparer de lui... Tu m'as menti marraine ! Pendant toutes ces années j'pensais vraiment que la plus belle chose qui nous unissait toi et moi c'était la sincérité... Bah j'avais tort. J'ferai pas deux fois la même erreur tu peux me croire..."

Comme tous les matins, Sixty se leva un peu avant l'aube. Elle but rapidement un café presque froid, avala sans faim un toast à peine cuit et après avoir laissé un petit mot sur la table de la cuisine pour Harry, elle sortit discrètement de l'appartement dans le petit matin blême. Comme tous les matins elle se rendit à pieds jusqu'à l'autre bout de la ville, dans l'immense et sublime hôtel de Parkinson Père. Elle entra par la porte de service, se dirigea vers les vestiaires et troqua son vieux tee-shirt et son jean délavé contre l'uniforme rouge et noir qu'arboraient les femmes de chambre de l'hôtel. Elle se dirigea vers les toilettes et lentement avec des gestes mécaniques et fatigués elle releva ses cheveux en une queue de cheval et plaqua les mèches rebelles avec un peu d'eau fraîche. Elle sortit un chariot encombré de draps et de serviettes propres et machinalement entreprit sa tournée journalière.

Elle commença par aller nettoyer l'imposante salle de restaurant. Elle passa sans relâche l'aspirateur pendant près d'une heure et demie et puis lentement avec les gestes habituels, nettoya les baies vitrées donnant sur le sublime parc bordant l'hôtel. Elle salua le maître d'hôtel et toujours sans un mot, refermée sur elle-même, enclavée dans son travail monta lentement jusqu'au premier étage et commença à s'occuper des chambres.

Il était un peu plus de midi lorsqu'elle descendit épuisée dans la minuscule salle à manger des femmes de chambre pour avaler un vulgaire sandwich. A peine s'était-elle assise éreintée qu'elle reconnut dans la pièce vétuste un parfum qui n'avait pas fait frémir ses narines depuis des années... Elle sentit son coeur s'alarmer, ses sens se mettre tous en éveil tandis que la voix si longuement redoutée murmura :

- Bonjour Sixty...

Elle ferma les yeux, tenta de se calmer et lorsqu'elle le sentit s'asseoir en face de lui, répliqua froidement :

- Casse-toi James. J'ai rien à te dire...

- Tu pourrais quand même essayer de m'écouter ? insista-t-il.

- J'crois que t'as perdu ce droit-là, y a dix-sept ans répliqua-t-elle.
- Sixty je...

- J'veux pas de ta pitié James. Essaye même pas de me convaincre que c'est toi qui est à plaindre. C'est toi qui as fait le con ! C'est toi qui as bousillé votre famille !

- Est-ce que j'dis le contraire ? soupira-t-il.

- J'te connais. Tu finirais par me faire culpabiliser...

- Avoue qu'y aurait quand même un peu de quoi...

- Bah voyons, maintenant ça va être de ma faute.

- J'ai pas dit ça. Si tu veux qu'on parle de nous...

- Nous ? ricana-t-elle. J'aurais instinctivement dit séparément toi ET moi. Parce que nous ? En fin de compte Alex, ça a toujours été toi AVEC moi, toi ET moi, mais jamais "nous".

- Pourquoi tu dis ça ?

- Lequel de nous deux mentait à l'autre ?

- C'était pour ton bien, pour votre bien Sixty ! J'savais qu'en t'avouant tout...

- Tu m'perdrais ?

- Exactement.

- Au final tu m'as quand même perdue, j'te signale. Pas glorieux le résultat avoue ! Et le pire c'est que je voulais faire ma vie avec toi ! Un... un dealer, un criminel, un monstre ! Quand j'pense à la vie qu't'offrait à Harry et à ta chère Lily !

- Il aurait jamais su Sixty ! Jamais j'aurais permis que mon fils soit mêlé à toutes mes sales magouilles ! Ni lui, ni toi ! Jamais !

- Et pourtant on y est mêlés plus que jamais...

- J'peux pas réécrire le passé Sixty, soupira Alex et pourtant, crois bien qu'je le regrette...

- Ouais c'est ça !

- Mais pense que sans tout ça, je aurait jamais eu Harry , ni Lily… Ne me reproche pas de m'être trompé sur l'amour que je te portais… Je t'aimais, mais quand je l'ai rencontré, j'ai su que c'était avec elle que je voulais fonder une famille. Mais maintenant elle est morte, je ne peux pas changer le passé !

- Oui elle est morte ! Ca je le sait ! Merci ! Et Harry ! Nan parce qu'au cas où t'aurais oublié en chemin, t'as jamais été là pour lui ! Jamais James ! Jamais !

- A qui la faute ? répliqua-t-il. Tu m'as jamais parlé de lui, jamais dit si c'était un garçon ou une fille. Pas de nouvelle, rien.

- Genre après ce que tu m'avais fait j'avais envie qu'il te connaisse...

- Probablement pas. Mais t'avais pas le droit d'le priver d'son père...

- Et quel père, j'te prie !

- Un père qui l'aime, qui a bossé comme un taré pendant sept ans pour pouvoir lui offrir une vie convenable, cette vie là que j'aurais aimé leur donner y a dix-sept ans.

- J'ai pas besoin de ton fric James !

- Harry si. J'suis son père. J'ai autant le devoir de payer ses études que toi. Que tu veuilles pas me pardonner Sixty, c'est notre problème. Mêle pas Harry à tout ça. L'oblige pas à choisir entre nous deux. Fais pas de lui un enfant de parents séparés qui peuvent pas se piffrer. Je l'aime, tu l'aimes et il nous aime. Tu es autant sa mère que sa marraine…

- Et nous on s'aime plus !

- Tu n'm'aimes plus... J'ai jamais dit que je ne t'aimais plus Sixty, jamais...

- A partir du moment où le mensonge s'est installé entre nous, à partir du moment où t'as été arrêté à cause de lui, si.

- J'demande rien Sixty, si ce n'est que tu me laisses rattraper toutes ces années avec Harry. Laisse-le avoir le droit à un père...

- Il est assez grand pour décider lui-même. A lui de voir. Maintenant dégage James, dégage et retourne au fond du trou puant dont t'aurais jamais dû sortir...

- Comme tu veux, soupira-t-il en se levant et en s'approchant de la sortie.

- Tu sais ajouta-t-il, y a une chose sur laquelle j'ai jamais menti : mes sentiments pour toi. Je t'aimais... Je t'aime... Et je t'aimerai..."

Il sortit sans un mot de plus tandis que Sixty s'effondrait en larmes sur la table...


Bon, on va laisser James et Sixty en suspens pour le moment, maintenant il est temps de s'occuper de nos deux jeunes hommes ;p

REVIEWS SVP !!!!!