Hello tout le monde !

Eh oui ! Je suis enfin de retour après une très très longue absence ! Je tiens d'ailleurs à m'en excuser, je ne trouve plus le temps d'écrire et c'est très frustrant parce que je sais que vous attendez la suite. Bref ! Voici ce nouveau chapitre qui, j'espère, va vous plaire.


La foule dans la salle des ventes lâcha des cris surpris tandis que de la fumée s'échappait par la porte. Une silhouette se redressa à travers le brouillard qui se dissipait peu à peu. Kidd l'observa d'un œil attentif.

« Luffy ! s'exclama le blond de son équipage.
- Qu'est-ce que tu fous ?! s'énerva le dit Luffy. Tu peux pas atterrir normalement ?!
- Il peut pas ! répliqua un homme avec une veste en cuir noire complètement ouverte, sur le même ton que le capitaine des Chapeaux de Paille. C'est un poisson volant ! C'est toi qui voulait te précipiter !
- Tu m'as pris au beau milieu du chemin, râla un autre homme aux cheveux verts en se tenant le crâne. Pourquoi es-tu si pressé de retourner au Sunny Go ? Où est-ce qu'on est ? sembla-t-il réaliser.
- Zoro ! s'écria le grand mastodonte des Chapeaux de Paille. »

Le vert tourna la tête en entendant son prénom.

« Vous ? s'étonna-t-il. »

Kidd marqua un temps de surprise avant de se reprendre.

« Cet homme, fit-il. Ce n'est pas Luffy au Chapeau de Paille ? »

Il continua de l'observer alors que le jeune semblait vraiment en rogne à cause de l'atterrissage. Puis il parut se rappeler de quelque chose et se mit à chercher autour de lui en criant le prénom Camie. Cela rappela vaguement quelque chose au pirate roux. Ah oui, la sirène.

« Qui sont ces personnes ? s'exclama un bourgeois. Par où sont-ils entrés ? »

Luffy repéra enfin la sirène toujours dans son bocal sur la scène. Il hurla son prénom avant de se mettre à dévaler les marches menant à la scène. Le triton lui courut après et le rattrapa. Il lui accrocha le col de sa main pour le retenir, ce qui n'eut pas un grand effet puisque le brun continuait sa course comme si de rien n'était, le triton volant derrière lui.

« Attends un peu Chapeau de Paille ! lui ordonnait l'homme-poisson. Qu'est-ce que tu essaies de faire ?
- Qu'est-ce que tu veux dire ? lui répondit le jeune pirate. Camie est juste là !
- Bien sûr, elle est là ! répliqua le triton. Et elle a un collier explosif autour du cou ! On ne peut pas la récupérer comme ça ! Sans compter que les Dragons Célestes sont impliqués…
- On s'en fout ! beugla Luffy en coupant l'autre. »

A l'entente de ces mots, tous les nobles présents, qui avaient assistés à leur échange en silence jusque-là, trop surpris pour réagir, se regardèrent les uns les autres, complètement ahuris et légèrement anxieux. Ils avaient pris conscience de l'identité du jeune homme et avaient réalisé qu'il s'agissait de pirates.

Luffy continuait sa descente, trainant le triton derrière lui, en aboyant le prénom de Camie. Voyant que sa tentative de le raisonner ne fonctionnait pas, l'homme-poisson opta pour un acte complètement irréfléchi pour l'arrêter : il sortit ses autres bras. Cela fit ralentir le Supernovae à 300 millions de Berrys. Ça fit également hurler de peur une femme de l'assemblée. Ce qui déclencha les cris des autres bourgeois. Tous prirent conscience qu'il s'agissait d'un triton.

« Sérieusement » se dit Kidd pour lui-même. « Ça se voyait sans qu'il ait besoin de sortir ses autres bras. Ces bourges sont complètement idiots. »

La foule se mit à insulter l'homme-poisson qui, distrait, lâcha Luffy et s'arrêta. Ce dernier continua sa course sans s'arrêter, bien décidé à sortir la sirène de sa prison aqueuse.

« Arrêtez-le ! ordonne Disco en le pointant du doigt.
- Bandes d'enfoirés ! les insulta le capitaine des Chapeaux de Paille. Camie n'est pas une marchandise ! »

Des gardes accoururent de toutes parts, encerclant le brun qui ne se s'immobilisa pas pour autant.

« Ne le laissez pas s'approcher de la scène ! continuait Disco. »

Le triton, lui, n'en menait pas large devant les regards dégoûtés et dédaigneux des nobles.

« Que fait cet homme-poisson sur la terre ferme ? s'horrifia l'un deux.
- C'est vraiment répugnant ! s'écria une bourgeoise. Ne t'approche pas !
- Même quand tu te caches, tu es horrible ! l'insulta un autre.
- Messieurs ! fit une dame. Attrapez-le !
- Non ! Va là-bas ! lui ordonna un homme.
- Retournes dans la mer, monstre !
- C'est vrai, c'est vrai !
- Pars de cette île ! le commanda un noble en lui jetant sa plaque à la figure. »

Le petit morceau de bois toucha le triton mais ne lui fit rien, sa force étant bien plus supérieure que celle d'un être humain, et il retomba sur le sol en dégringolant les escaliers. Le pauvre homme-poisson ne savait pas comment réagir face à tant d'animosité et était complètement déstabilisé.

L'étoile de mer qui l'accompagnait dévala les marches pour sauter sur son épaule.

« Hachi, dit-il, pars tout de suite d'ici, tu es en danger ! »

L'étoile eut juste le temps de terminer sa phrase qu'un bouquin vola vers le dénommé Hachi qui eut le temps de se protéger d'un de ses bras.

« Ce n'est pas important ! répliqua-t-il. Camie… »

Il regarda le bocal dans lequel se trouvait la sirène. Elle avait l'air affolée et terriblement inquiète. Même si elle n'arrivait pas à entendre, elle voyait parfaitement les projectiles que se prenait le triton et la haine peinte sur les visages de l'assemblée.

Au fond de la salle des ventes, les Chapeaux de Paille semblaient horrifiés par ce spectacle et paraissaient se retenir de justesse de ne pas aller frapper quelques nobles.

« Qu'est-ce qui se passe ? demanda Sanji en serrant les dents, la colère se lisant sur son visage.
- Robin n'avait pas tort, fit Nami, les yeux grands ouverts tellement le spectacle devant elle la stupéfiait. »

Les autres la regardèrent, montrant des signes d'incompréhension.

« Les sirènes et les hommes-poissons sont détestés sur cette île, affirma la rousse, en réponse à leur question muette.
- Détestés ? s'étonna Chopper. Camie ? Hachi ? »

Kidd ne faisait pas vraiment attention à eux, son regard plutôt rivé sur le Chapeau de Paille qui continuait sa course vers la scène. Il éjecta quatre gardes qui s'étaient accrochés à lui comme s'il s'agissait de vulgaires chiffons. Le roux sourit. Décidemment, quand ce jeune avait une idée en tête, il était difficile de l'arrêter.

Quand soudainement un coup de feu retentit.


La fumée avait cessé de s'échapper depuis un bon bout de temps. Lana, après être restée un temps indéfini à terre, s'était vu accordé l'autorisation de s'asseoir. Ce qu'elle s'était précipitée de faire, le sol n'étant pas vraiment confortable. Le brune avait cependant eut pas mal de difficultés à se mettre en position assise, ses mains étant emprisonnées dans des menottes en granit marin. Lorsqu'elle avait finalement réussi, elle avait pu constater que ses vêtements étaient couverts de terre, que son bras gauche s'était drapé d'une couverture d'égratignures et que son front avait subi une légère entaille. Rien de bien grave.

A partir de là, un long moment passa. Un moment qui sembla durer une éternité pour la jeune femme, curieuse de savoir ce qui s'était passé dans la salle des ventes. Elle se demanda si Kidd y était encore. Elle aurait aimé qu'il soit parti en l'oubliant. Enfin, c'est ce qu'elle prétendait. Car au fond d'elle, elle espérait qu'il vienne la récupérer. C'était complètement contraire à ses habitudes, attendre de l'aide n'était pas quelque chose qu'elle faisait souvent. Mais le pirate à la chevelure de flammes était son seul espoir de s'en sortir. Elle grogna de mécontentement. Il valait mieux pour elle que le roux l'ignore, il ne manquerait pas une occasion de lui demander quelque chose en échange de son aide.

Elle regarda le ciel. Les énormes mangroves de Sabaody faisaient de l'ombre sans pour autant cacher le soleil qui perçait à travers les branches, réchauffant l'air de ses doux rayons. Les bulles si particulières à Sabaody s'élevaient tranquillement vers la voûte bleue. Tout avait l'air si calme. Même le garde qui veillait sur les prisonniers semblait détendu face à ce spectacle. Lana en oublia presque qu'une explosion avait retentit dans la salle des ventes.

Cependant, un autre garde s'avançait vers eux en courant, complètement paniqué. Il s'arrêta à la hauteur de son collègue, baissé, prenant appuis de ses mains sur ses genoux, complètement essoufflé.

« Que se passe-t-il ? voulut savoir le geôlier, alerté par l'air affolé de son camarade.
- Les…fff…Chapeaux de…Les Chapeaux de Paille ! parvint à dire l'autre en reprenant difficilement son souffle. »

Celui qui gardait les captifs se leva d'un seul coup.

« Comment ça ?! s'exclama-t-il. »

Lana fronça les sourcils. Les Chapeaux de Paille ? Que venaient-ils faire ici ? La jeune femme imaginait mal le capitaine de cet équipage conduire ses amis dans une salle de ventes pour esclave. Enfin, elle se basait sur ce qu'elle avait entendu à propos de lui mais elle avait des sources sûres.

« Luffy au Chapeau de Paille ! répéta le champion de sprint. Il est à l'intérieur ! Et il y a un homme-poisson avec lui ! »

Un homme-poisson ? Voilà qui expliquait la panique du garde. Les hommes-poissons étaient, certes détestés sur cette île, mais plus que ça, ils étaient redoutés pour leur force surhumaine. La brune ricana intérieurement. Les gentils petits nobles à l'intérieur devaient trembler de peur à l'heure qu'il était.

Ces gens ne voyaient que le mal dans leurs congénères mi poissons. Ils refusaient de percevoir leurs similitudes, de prendre le temps de les connaître. Si ils le faisaient, ils se rendraient compte combien les hommes-poissons souffraient du traitement qu'ils leur infligeaient, combien ces tritons sont en réalité tout le contraire de ce qu'ils pensent d'eux. Mais non. Les bourgeois s'enfermaient dans cette vision erronée des choses. Tous des idiots.

« Un homme-poisson ? s'étonna l'autre garde. Mais que fait-il ici ?
- Il semblerait qu'il soit venu pour la sirène, déclara son collègue. »

Le premier se tourna vers les détenus qui le dévisageaient tous avec un certain intérêt pour certains, de la frayeur pour d'autres.

« Comment va Disco-san ? demanda-t-il en se retournant vers son partenaire.
- Il va bien, il est encore en sécurité, lui répondit-t-il. Mais je doute que nous puissions gérer la situation encore longtemps. »

Le gardien des captifs se tourna une nouvelle fois vers eux, semblant hésiter entre les laisser là pour aller aider ses collègues en prenant le risque qu'ils s'échappent ou rester ici pour les surveiller et laisser ce problème à ses confrères qui avaient l'air débordés par les évènements. Puis il baissa les yeux vers la jeune femme brune se trouvant non loin de ses pieds. Elle le regardait de ses yeux gris-marron, cherchant à savoir quelle décision il allait prendre. Il savait que s'il optait pour le premier choix, elle en profiterait immédiatement pour prendre la fuite. Elle était du genre maligne et opportuniste.

Il secoua la tête avant de s'adresser à son compagnon :

« Je ne peux pas venir vous aider. Il faut que je les surveille, s'ils s'échappent, on aura pas le pognon.
- Oui, confirma l'autre. Tu as raison. »

Puis il partit aussi vite qu'il était arrivé. Lana le vit rapidement disparaître à l'intérieur du bâtiment. Elle rageait. Encore une fois, une de ses portes de sortie s'était entrouverte pour se refermer juste devant elle. Maudit garde.

Elle jeta un coup d'œil aux égratignures de son bras. Elle avait une furieuse envie de se gratter mais ses menottes l'en empêchaient. Elle tenta d'oublier cette sensation désagréable et dévorante en se concentrant sur autre chose mais n'y parvint pas. Alors, en dernier recours, elle pencha sa tête pour essayer de se gratter avec son menton. Le garde prit ce geste pour une tentative de fuite et lui envoya un coup de pied dans les côtes, la faisant valdinguer trois mètres plus loin en roulant au sol.

« Qu'est-ce que t'essaie de faire ?! grogna-t-il. »

Lana était allongée à même la terre (pour pas changer), complètement étourdie.

Tic, Tac.

Elle entreprit de reprendre ses esprits.

Tic, Tac.

Le garde capta un bruit de minuterie.

Tic, Tac.

Elle se retint de gémir de douleur quand elle essaya de se relever tandis que le garde ouvrait en grand ses yeux.

Tic, Tac.

Elle sembla enfin entendre le bruit de minuterie qui lui parut bien trop proche de son oreille. Elle vit le garde se précipiter vers elle, l'air complètement affolé.

Tic, Tac.

Son souffle se coupa de lui-même. Cet idiot avait déclenché la minuterie de son collier explosif en la balançant comme il l'avait fait !

Tic, Tac.

Il arriva à sa hauteur, clefs en main, attrapa le morceau de métal et inséra la clef.

Tic, Tac.

Le collier explosa tandis qu'un coup de feu en provenance de la salle des ventes retentissait.


Un coup de feu se fit entendre, stoppant net Luffy dans sa course, une expression de surprise sur le visage. Du sang gicla, venant décorer le sol de sa couleur rouge. Il n'y avait plus aucun bruit dans la salle et un silence pesant s'installa. Personne n'osait bouger, parler, ne serait-ce que respirer. Aucun ne voulait troubler cette quiétude angoissante, de peur de s'attirer les foudres du canon mortel.

Le cliquetis d'un pistolet vint troubler le calme inquiétant qui régnait. Le temps sembla ralentir. L'étoile de mer fixait un point au-dessus d'elle, ne bronchant même pas quand du sang vint s'étaler devant elle, l'éclaboussant de quelques gouttes, tellement elle était stupéfiée et abasourdie, ayant du mal à réaliser ce qu'il se passait. La sirène dans son bocal avait exactement la même figure. Elle porta ses mains à sa bouche montrant une stupeur des plus réelles.

Luffy tourna la tête pour voir l'homme-poisson tomber à terre, couvert du liquide rouge si précieux à la vie. Son corps dévala lourdement les escaliers sur plusieurs marches, abîmant un peu plus sa chair à vif. Le sang du triton commença à couler abondamment, dévalant les échelons de l'escalier sous les yeux remplis de larmes de la jeune sirène.

Charles, le Dragon Céleste, se plaça un peu plus haut sur les marches, à bonne distance du capitaine des Chapeaux de Paille, et ricana, tenant un pistolet fumant dans sa main droite. L'étoile de mer sembla enfin réagir. Elle descendit lentement d'un cran, puis se précipita vers son ami.

« Ha…Hachi ? demanda-t-elle. »

Luffy, la tête à demi tournée, paraissait stupéfait. Il resta immobile, la bouche grande ouverte, contemplant le corps ensanglanté de son ami gisant sur les marches. Dans ses prunelles brillait un ébahissement complet.

Le Dragon Céleste, lui, sautillait, vraiment très heureux et au comble du bonheur.

« J'ai bien visé ! clama-t-il en chantonnant. J'ai tué un homme-poisson !
- Hachi ! s'inquiéta la rousse des Chapeaux de Paille. »

Mais l'homme-poisson ne lui répondit pas, ne bougea pas, restant complètement immobile sur les marches à présent complètement recouvertes de son sang.

Kidd se contentait d'observer dans son coin pour le moment, une expression parfaitement neutre sur son visage. Il ne connaissait pas ce triton et se fichait complètement de ce qui pouvait lui arriver. En revanche, il put encore une fois constater que les nobles de ce monde n'étaient que de vulgaires raclures ne valant pas un sou.

Des soupirs de soulagement se firent entendre dans toute la salle.

« Merci mon Dieu, il l'a abattu, se rassura une femme. S'il s'était approché un peu plus, nous aurions pu attraper quelque chose !
- Je suis sûr qu'il préparait un mauvais coup, approuva l'homme à côté d'elle. Après tout, il pense comme un poisson. »

Non loin d'eux, Luffy les écoutait déblatérer des conneries plus grosses qu'eux, la colère s'emparant petit à petit de lui, s'insinuant lentement dans ses veines, chauffant tranquillement son sang.

La sirène se mit à taper de ses petits poings contre le verre de son bocal, les larmes dévalant ses joues et criant quelque chose que personne ne pouvait entendre.

« Père, regarde, j'ai attrapé un homme-poisson ! continuait de sautiller Charles. Je l'ai attrapé tout seul, alors c'est gratuit non ? Gratuit, gratuit, un homme-poisson gratuit ! recommença-t-il à chantonner. »

Le capitaine des Chapeaux de Paille remonta calmement les marches en direction du Dragon Céleste qui continuait ses sauts ridicule et son chant complètement débile.

« Gratuit, gratuit, gratuit, une pieuvre géante gratuite ! fredonnait-il. »

Il était tellement content qu'il ne fit pas attention au regard que Luffy lui lança. Un regard remplit de colère, de rage, de fureur, de dégoût et de haine. Un regard qui en aurait fait frissonner plus d'un et qui aurait pu tuer n'importe qui ayant le malheur de le croiser. Le sang du brun bouillait à présent et sa raison était recouverte par le voile de la furie, ses actes étaient seulement dictés par la rancœur qu'il ressentait.

Il continuait d'avancer, impassible, fixant toujours le Dragon Céleste qui s'en donnait à cœur joie, quand un obstacle vint arrêter son avancée. L'homme-poisson qui gisait à ses pieds venait de rassembler ses dernières forces pour le stopper.

« Att…Attends…, articula-t-il malgré l'état de faiblesse évidente dans lequel il se trouvait, peinant à trouver son souffle, Chapeau de Paille… »

Dans sa voix on pourrait ressentir toute la douleur et la souffrance qui le tenaient prisonnier.

« Ne t'énerves pas, tout est de ma faute… »

Le Supernovae à 300 millions de Berrys tourna finalement la tête vers le blessé en serrant les dents. Il avait des envies de meurtres, il voulait faire payer à ce Dragon Céleste pour ce qu'il avait infligé à son ami. Et voilà que ce dernier le retenait. Il était épuisé, à bout de forces, mais il persistait à s'accrocher au jeune pirate.

« Tu m'avais promis que tu n'affronterais pas les Dragons Célestes, dit-il avec difficulté en relevant pourtant la tête pour affronter le regard de Luffy, même s'ils abattaient quelqu'un devant toi ! »

Le fils de Dragon eut un tic nerveux en entendant les paroles du triton, tandis que celui-ci tentait de reprendre son souffle. Sa respiration était sifflante et saccadée, l'empêchant d'avaler de grandes goulées d'air. Tous les Chapeaux de Paille le regardaient, tristes et consternés.

« J'étais un pirate, reprit l'homme-poisson. C'est ma punition pour avoir fait de mauvaises choses ! »

Luffy le regardait toujours. La colère n'avait pas disparu de ses yeux.

« Je suis désolé…, s'excusa Hachi. Ça n'aurait pas dû finir comme ça ! »

Il se tût un instant, essayant tant bien que mal de respirer.

« Je voulais faire quelque chose pour Nami, expliqua-t-il. »

Il fût coupé par une quinte de toux puis continua :

« Je voulais faire quelque chose d'utile pour vous ! s'exclama-t-il avant de reprendre à nouveau son souffle. Mais ça ne va pas quoi que je fasse… Je ne suis bon à rien ! »

Luffy se détacha de l'emprise de l'homme-pieuvre et s'agenouilla à côté de lui en reposant doucement ses mains sur son torse.

Kidd assistait en silence à cet échange, comme la plupart des gens dans la salle. Cela ne lui faisait ni chaud, ni froid. Il rit intérieurement de cette conversation si « poignante ». Le triton se traitait lui-même de bon à rien, c'était vraiment faible de sa part. Accepter aussi facilement ce qui lui arrivait n'avait rien de courageux, ça prouvait juste à quel point il était lâche. Le Chapeau de Paille, en revanche, en avait dans le ventre, il devait le reconnaître. Depuis le temps qu'il voulait le rencontrer, il n'était pas déçu. Ce type était prêt à frapper un Dragon Céleste pour se venger ! Un sourire franchit la barrière des lèvres du roux. Il attendait la suite avec impatience.

« Je ne fais qu'apporter des problèmes à tout le monde, continua de se plaindre l'homme-poisson, les larmes aux yeux. Je suis désolé ! Je suis vraiment désolé ! »

Le capitaine des Kidd Pirate se retint de soupirer. Il en faisait pas un peu trop là ?

« Stupide poisson ! fit une voix. »

« Tiens » pensa le roux. « Ça faisait longtemps. »

« Je t'ai tiré dessus et tu parles encore ! râla le Dragon Céleste. »

Sur ces mots, il leva le bras qui tenait le pistolet pour le pointer vers Hachi en disant :

« Laisse-moi te… »

Il ne finit pas sa phrase. Luffy s'était retourné vers lui, protégeant le triton de son propre corps, et le dévisageait.

« Que veut-dire ce regard ? demanda Charles, hautain. »

Le même regard. Il avait le même regard que tout à l'heure. Kidd était quelque peu surpris. Même après les paroles si touchantes de son ami mi-homme, mi-pieuvre, sa résolution n'avait pas été ébranlée. Il était déterminé à se venger, quoi qu'il en coûte. Le sourire du Supernovae à 315 millions de Berrys s'agrandit. Il n'aurait jamais pensé que ce jeune pirate aurait un esprit aussi fort. Il avait toujours supposé qu'un gars aussi jeune qui s'engageait dans la piraterie ne pouvait avoir qu'un esprit idiot.

Le Chapeau de Paille se releva et recommença sa montée vers le Dragon Céleste en laissant son ami étendu sur les marches.

« Arrête, Chapeau de Paille ! tenta de le raisonner l'étoile de mer. Vous allez avoir des problèmes aussi ! Arrête tout de suite ! »

Mais peu importe ce que disait l'étoile de mer, ses paroles tombaient dans l'oreille d'un sourd. Luffy continuait son chemin, fixant Charles de son regard assassin. Le Dragon Céleste ne sembla pas le moins du monde effrayé, au contraire, il pointait toujours son arme sur lui.

« Tu ne me vois pas ? questionna-t-il en armant son pistolet. »

Le brun ne lui répondit pas, se contentant de fortement serrer son poing droit. Lui aussi avait équipé son arme.

« Qu'est-ce qu'il va faire ? paniqua un noble. »

Nonchalamment accoudé au dossier de son siège, Trafalgar Law observait la scène sans chercher à intervenir.

« Chapeau de Paille…, murmura-t-il. »

Kidd, quant à lui, était tout à coup devenu très sérieux. Toute trace de sourire avait disparu de son visage.

« Il est sérieux ? fit-il, complètement stupéfait. »

Ce type avait beaucoup plus de cran que ce qu'il s'était imaginé.

« Tu veux mourir aussi ? menaça le Dragon Céleste en s'adressant à Luffy. »

Il n'avait pas du tout l'air d'apprécier la façon qu'avait de le regarder le brun. Il tira deux balles. Deux balles que le jeune pirate évita sans difficultés et sans même s'en rendre compte. La colère seule dictait tous ses mouvements.

Charles marqua de la surprise et une lueur de peur s'anima dans ses yeux quand il vit le capitaine juste devant lui, poing serré, prêt à frapper. Dit poing qu'il se reçut en pleine face et d'une puissance à peine contrôlée. Il valdingua à travers les fauteuils de la salle des ventes en les détruisant, ne laissant derrière lui qu'un nuage de poussière.