Chapitre 2 : Le chemin rose !
Cauchemardesques étaient nos traversées vous ais-je dis ? Oui, oui, parce qu'elles m'ont pendant longtemps laissées un goût amer dans la bouche. Nous perdîmes beaucoup de notre peuple, une centaine, tout au plus à cause de maladies rares et incurables étant donné que nous ne pouvions pas tous les sauver.
Au bout de quelques mois, je finis par abandonner l'idée de compter depuis combien de jour nous marchions, je finissais par en perdre la boule et à en rêver lorsque nous nous endormions pour récupérer un peu de force. Imaginez un peu, vous dormez, et vous entendez votre propre voix dire « 5 jours… 6 jours… 7 jours… », et lorsque vous voyez que vous dépasser le mois, et que vous passez ensuite aux autres mois, là, vous vous dites qu'il est peut-être temps de stopper.
Notre père trouva la seule solution : aller aux Collines de Fer y trouver refuge. Ces collines de Fer étaient situées au Nord-est du Rhovanion, à l'Est de la montagne solitaire ou nous vivions avant qu'elle ne se fasse conquérir par ce fichu dragon. Je suppose que mon père n'avait pas d'autres choix que de nous amener là-bas. Et par Dieu sait quel miracle, le roi Nain Ier nous accueilli à bras ouverts. Ce jour-là fut un renouveau. Finis les années d'errances !
Bien sûr, si nous devions rester là-bas, il fallait suivre les règles. Nous eûmes beaucoup de chances puisque le roi resta clément et ne nous destitua pas entièrement de nos rôles que nous tenions à Erebor. Mon père était devenu le second du moi, mon frère et mon père Thrain étaient les chefs de son armée, quant à moi, je continuais de faire mes petites visites, seulement là, un travail s'ajouta en plus. Je devais mener à bien le rapport entre les elfes et nous, dans le cas d'une potentielle aide dans une future bataille.
Tout semblait reprendre normalement mais j'étais loin du compte à ce moment-là, puisque mon grand-père devint peu à peu fou dès qu'il reçu l'anneau de pouvoir en héritage. Toutefois, je ne pensais pas qu'il irait jusqu'à quitter famille et peuple pour partir vers la Moria avec son serviteur Nar pour tenter de reprendre la cité aux mains, laissant ainsi l'anneau à Thrain, notre père.
C'est lorsque Nar revint au palais que nous sûmes que Thror fût tué par un orque pâle, appelé Azog, le profanateur. Ce dernier borné, ne voulant.
Evidemment, la réponse de notre peuple ne se fit pas attendre bien longtemps, une fois la nouvelle tombée. Un goût amer de vengeance s'empara alors des Collines de Fer. La guerre des nains contre les orques était déclarée.
Je peux vous dire, qu'à ce moment-là, je ne savais plus du tout sur quel pied danser… Mon père était mort, une guerre se préparait… et ma famille de notre côté qui faisait des siennes. Durant ses trois années de préparations, Dis - notre plus jeune sœur - donna naissance à deux incroyables neveux : Fili et Kili. Elle n'eut malheureusement pas assez de force pour continuer à vivre. Voilà pourquoi je ne vous en avais pas parlé plus tôt, ce souvenir encore bien trop présent dans ma mémoire.
Nous étions incapable de pouvoir nous occuper de ses deux enfants, nous fûmes obligés de demander à des servantes de les garder. (Alors pardonnez-moi si je ne vous donne pas trop de détails sur ce sujet). J'ai difficilement tenté d'oublier ces passages, parfois sans succès. Je fus la plus touchée, étant donné que j'étais celle qui restait le plus au palais. Que pouvais-je bien faire d'autres à ce moment-là ?
Lorsque les nains fussent prêts et qu'ils rassemblèrent un maximum de guerriers : Dain, Nain, Thrain et Thorin s'engagèrent durant six années dans cette bataille. Cette bataille fût appelée « Azanulbizar ».
Six années d'angoisse, à espérer revoir ne serait-ce qu'un membre de ma famille retourner aux Collines de Fer car pendant leur bataille, Nain me légua son royaume, afin d'en assurer sa protection. Je n'étais franchement pas prête et ce même si le roi me faisait confiance.
Mes espoirs s'atténuèrent chaque fois qu'un de ces corbeaux noirs de malheur m'apprenaient la disparition d'un membre de ma famille. C'est ainsi que je sus que Thrain était porté disparu. D'après les rumeurs, il ne pût terminer la croisade et se perdit dans une forêt. Frerin était mort lors du combat. Thorin se cachait dans les montagnes bleues et Dain était le seul à revenir au royaume puisque Nain fût tué durant la bataille. Comment se remettre après toutes ces disparitions ? J'étais seule avec Dain. Son soutien était-là, mais cela ne changeait pas la tristesse que j'éprouvais.
Notre histoire changea quelques années après lorsque je reçus la visite surprise d'un vieil ami de la famille. J'étais dans mes appartements en train de ranger des affaires avec ma servante, Galar. Un nain avec son armure et sa hache dans la main vint frapper à la porte et entra.
- Madame, désolé de vous déranger, mais vous avez de la visite, m'annonçait-il.
- Ca fait longtemps que je ne reçois plus, répliquais-je.
Les seuls qui pouvaient encore avoir la chance de me rendre visite, n'était qu'autre que mes neveux. Je mis du temps à réaliser qu'il ne me restait plus qu'eux dans la vie après tant de disparitions et de morts en si peu de temps.
- Ce que je lui ai aussitôt répondu mais cet étranger a insisté. Il n'a rien voulu savoir.
- Lain, la prochaine fois soyez plus persistant et convainquant, ça éviterait ce genre de problème !
- J'ai fais de mon mieux madame. Je n'y suis pour rien.
- Comment est-il physiquement ?
Il leva les yeux vers le ciel et se mit à réfléchir.
- Vieux, grand, je crois bien que c'est un homme. De longs cheveux et une barbe grise. Une robe lui allant jusqu'aux chevilles. Un chapeau et un bâton le maintenant se trouve dans sa main, répondit-il en reportant son attention sur moi.
« Un bâton, un chapeau. »
Ca faisait sacrément longtemps que je n'avais pas entendu description pareille. Mon regard s'illumina et se posa sur le garde.
- Amenez-moi à lui, dis-je, acceptant finalement sa venue.
- Madame, m'interrompis soudainement Galar. Que faisons-nous de vos affaires ?
- Laissons, nous reprendrons plus tard. En attendant, demandez aux cuisiniers de nous préparer une petite collation et de quoi nous hydrater le gosier.
- Très bien !
- Mais vous disiez que vous ne souhaitiez plus recevoir…, fis remarquer Lain.
- Je suis simplement curieuse de savoir ce que cet étranger veut nous dire ! Allons-y.
Lain m'accompagna le voir. Il nous attendait dans le hall d'entrée. Sa description était parfaite, mais visiblement, le nain semblait ne pas savoir qu'il avait annoncé l'arrivée de Gandalf le gris. Peut-être ne connaissait-il pas l'histoire de ce magicien ?
Je m'approchai vers le vieil homme et m'inclina à mon tour avant de m'exclama :
- Gandalf, je ne pensais plus vous revoir… Lain, vous pouvez nous laisser.
- Bien, madame !
Il nous tira sa révérence et nous laissa tous les deux.
Le magicien et moi marchâmes en direction de la grande salle où nous allions y boire un verre. Le silence s'installa entre nous, ne laissant résonner que nos bruits de pas dans les couloirs froids et humides que nous traversions. Je finis par parler la première.
- Alors Gandalf… A quand remonte votre dernière visite ?
- A Erebor, me semble-t-il. Lorsque vous étiez encore là-bas.
Je ne m'étais pas trompée, il me semblait bien que le magicien au bâton n'était pas revenu nous voir depuis, seulement quelque chose m'échappait et me restait en travers de la gorge depuis un moment maintenant.
- Oui, c'est bien cela, répondis-je en marquant une courte pause, avant de reprendre la conversation. Gandalf, pourquoi n'êtes-vous pas revenus plus tôt ? Au moment où notre peuple avait besoin de vous et de soutien ?
Ma remarque semblait autant le toucher. Sa voix restait douce et sincère.
- Je voulais venir princesse, mais on m'avait chargé d'une autre mission. Croyez-moi que si je le pouvais, je serais venu vous aider mais on m'a mit au courant bien trop tard de la situation.
- Et que faisiez-vous de si important ?
- Si je suis là aujourd'hui, c'est justement pour vous en parler.
Nous arrivâmes dans la grande salle. C'était une des plus grandes pièces du palais. Nous recevions à une époque beaucoup de personne lors des banquets et depuis, nous n'étions plus que deux à y manger. Le silence avait finit par remplacer les rires, le froid la chaleur de l'ambiance, et les lustres étaient la plupart du temps éteints. Nous n'en allumions seulement que lorsque nous prenions notre repas ici. Tout avait changé. Je ne faisais plus de visite à l'extérieur, je restais enfermée. Je ne rêvais plus. Beaucoup de choses en moi avaient changé. Je n'étais plus que l'ombre de moi-même et ce même si Dain avait tenté plus d'une fois de m'aider, pourtant lui aussi bien occupé. Même la visite de mes neveux n'y changeait pas grand-chose. J'avais perdu espoirs, optimisme et motivation. Je ne faisais plus que quelques tâches d'intérieur pour ne pas perdre la tête.
- Gandalf, puis-je vous proposer un peu de vin ? Un vin de chez nous.
- S'il vous plait, oui.
J'appelais le cuisinier. Les cuisines étaient derrière une grande porte, tandis que la seconde nous y faisait entrer. Je lui demandai de nous apporter deux coupes remplis. Nous nous installâmes ensuite l'un en face de l'autre.
- Alors… Gandalf… Je vous écoute. Votre mission… En quoi elle consistait ?
- J'ai pu retrouver la trace de votre frère, Thorin.
Ma curiosité venait de monter d'un cran.
- Et donc ?
- Il est toujours aux Montagnes Bleues, mais il est plus déterminé que jamais de reprendre Erebor. Ses années de solitude lui ont permis de se ressaisir.
Je manquais de m'étouffer avec ma propre salive lorsque le magicien m'annonça cette nouvelle. Qu'est-ce qui se passait dans la tête de mon frère ? A-t-il oublié certains détails ?
- Thorin est complètement fou ! soupirais-je. Ne se souvient-il pas qu'Erebor est entre les mains de ce maudit Smaug ? Qu'il a déjà détruit assez de choses comme ça ? Pourquoi ne revient-il pas ici, pour s'occuper du peu de sa famille qu'il lui reste ?
- Parce que les Collines de Fer ne sont pas votre maison, Erebor est la vôtre et il est déterminé pour la reprendre avec le maximum de nains désirant récupérer leurs droits.
- Il se jette lui-même dans la gueule du loup Gandalf. Le temps où nous pouvions encore prétendre au trône d'Erebor était bel et bien terminé.
Un serveur nain arriva avec les deux coupes remplies dans ses mains. Il nous les posa et nous bûmes quelques gorgées avant de reprendre la conversation qui commençait à agacer légèrement le vieil homme.
- Depuis quand la princesse Nimue est devenue si pessimiste et dénuée de détermination ?
Cette phrase me fit grimacer. Comment osait-il me demander la raison ? Je me levai et me dirigea vers une fenêtre de la grande salle, donnant sur une colline verdoyante le printemps était là. Je bus une un instant mon verre et répliqua :
- Gandalf… vous avez déjà la réponse ! Pourquoi allez-vous le demander ?
- Parce que je veux retrouver la princesse Nimue qui assume son passé, son présent et son avenir.
- Vous perdez votre temps dans ce cas. Elle n'existe plus !
- Alors peut-être que ceci vous rappellera quelque chose ?
Je me retournais et un pendentif runique en or forgé pendait dans le vide, tenu par les doigts ridés du magicien. Des larmes me montaient aux yeux.
- Je l'avais perdu Gandalf, où l'avez-vous trouvé ?
- C'est votre frère qui l'a retrouvé dans le palais.
- Je pensais l'avoir complètement perdu en tombant de mon cou.
- Il l'a retrouvé juste avant de partir en guerre, expliqua-t-il. Votre frère va avoir besoin de vous Nimue.
Mon regard s'assombrit. Un vieux souvenir remonta dans ma mémoire.
- Vous oubliez quelque chose.
- Laquelle ?
- Mon frère ne me laissera jamais partir d'ici. Par le passé, il n'acceptait pas que je parte toute seule en visite à Dale ou ici. Alors pourquoi me laisserait-il m'en aller maintenant ?
- Ne vous en faites pas, il a changé d'avis !
- Thorin ? D'accord ? Parlons-nous vraiment de la même personne ? Je vois très mal mon frère changer en quelques années.
- Ne vous en faites pas princesse…
Je lui tournais à nouveau le dos pour regarder la colline bouchant l'horizon. Mes doigts serraient ma coupe. J'étais pourtant au fond de moi persuadée que Gandalf ne disait pas toute la vérité.
- Bien sûr que je m'en fais… justement !
- La princesse Nimue que je connais serait partie à l'aventure sans rien dire, aidant sa famille à reconquérir son royaume. En prenant des risques. Je suis extrêmement déçu de voir ce que cette jeune naine est devenue.
Le ton qu'avait pris Gandalf et ses mots me blessaient.
- Restez-là à vous morfondre sur votre sort. C'est en restant têtu que vous finirez par tout perdre, princesse, ajouta-t-il en se levant et laissant tomber
J'entendis les pas du vieil homme au chapeau retentir dans la pièce sans vie et je me retournai à nouveau vers lui.
- Où allez-vous Gandalf ?
- J'ai une mission à accomplir princesse, et je dois aller rencontrer des personnes qui eux accepteront de se joindre à votre frère !
- Je ne vous montre donc pas la sortie… dans ce cas.
Devant ma réaction, le magicien était surpris. Il s'attendait visiblement à ce que je le suive dans sa démarche. Il quitta la grande salle, me laissant seule avec ma propre réflexion.
oOo
Ma fourchette jouait dans mon assiette et avec la nourriture. Ma main la guidait pendant que mon autre main tenait ma tête. Mes yeux observaient le collier sur la table. Cela faisait un petit moment déjà qu'il était parti. Une heure, peut-être deux. Cette rencontre m'en avait coupé l'appétit et ne faisait que me torturer l'esprit. Il était facile pour Gandalf de revenir comme ça. Qui pouvait réellement me dire si ce n'était pas lui qui avait fourré cette idée dans la tête de mon frère ? Je sais bien que mon grand-père et mon père ont peu à peu sombré dans la folie, mais j'espérais que Thorin ne les suive pas à son tour et cette idée n'annonçait rien de bon.
Ayant assez de rester assise, je finis par me lever et commença à faire les cent pas. Je comptais à haute-voix chaque pas que je faisais, tentant d'oublier cette entrevue. Rien n'y faisait alors que j'arrivais à presque cinquante pas. Je n'arrivais pas à me calmer. Peut-être avait-il raison ? Peut-être devais-je arrêter de penser que Thorin ne serait pas d'accord ? Après tout, ne suis-je pas une naine adulte ? Assez grande de prendre des risques ?
- Oh et puis zut !
Un grognement s'échappa de ma bouche et je tapais du pied avant d'aller attraper le collier et de l'enfiler. Je me dirigeai ensuite dans mes appartements avant de me retrouver devant un placard. Je l'ouvris. Un arc bleu et des flèches vertes avec une pointe argentée sur chacune y étaient rangés. Je ne me souviens plus de la fois où je l'avais vu, utilisé ou même rangé. Je l'attrapai et une sensation étrange m'envahit, comme un frisson. Une nostalgie. Mon aitre main empoigna une flèche et la remonta afin de voir si la pointe était toujours coupante.
- Aïe !
Une goutte de sang se montra et je la léchai quelques secondes. Je l'essayai afin de voir si elle était encore en état et la corde semblait toujours se tendre. Je me postai devant le miroir pour m'observer. Je pointai une flèche et me mis en position. Quelque chose en moi se passa. Je ne saurais vous l'expliquer. Je reposai l'arme sur le lit en secouant négativement la tête.
- Pourquoi ne pourrais-je pas en faire une au moins une fois dans ma vie ?
Je continuais de parler à haute-voix puis m'examina encore une fois dans le miroir. Je voyais une naine adulte complètement perdue. Devenue folle à sa manière. Etait-ce vraiment ce que je voulais devenir ? Bien que ma petite barbe brune et bien taillée, mes yeux se portèrent sur le pendentif.
- Zut, zut et zut !
Je m'éloignais du miroir et ouvrit la porte de mes appartements hurlant soudainement à pleins poumons.
- Galar, Galar !
Je n'avais aucun réponse et commençait à préparer des affaires dans plusieurs sacs. Mon impatiente montait en voyant que ma servante ne venait pas.
- Mais où est-elle bon sang ? râlais-je en me dirigeant à nouveau vers la porte. Galar ! Où es-tu ?
Ce n'est que quelques minutes plus tard qu'elle arriva, essoufflée. Sa barbe bougea en même temps que sa bouche.
- Désolée madame, j'étais en train d'aider les cuisiniers, dit-elle en remarquant que quelque chose se passait. Vous allez quelque part madame ?
- Oui ! Je risque de partir pour quelques jours.
- Mais le roi n'est pas encore rentré.
- Où est-il d'ailleurs ? lui répondis-je.
- Je crois qu'il est à une réunion de clan.
- Je ne vais pas pouvoir attendre son retour Galar, sinon je risque de changer d'avis.
- Savez-vous où vous allez au moins ?
Je m'arrêtai brusquement. Je n'avais pas pensé à cette option. Tant pis, je ne pouvais plus reculer de toute façon.
- Oui, mentis-je. Faites préparer mon poney, Galar, s'il vous plait !
Elle s'exécuta sans me demander plus d'informations.
oOo
J'étais enfin prête. Je vérifiais que tout était bien fermé et cordelé. J'ajustais ensuite mes vêtements et mon arme dans le dos avant de monter sur mon poney. Je ne savais pas pour combien de jours j'allais partir ni ce qui allait m'arriver. J'y allais seule. Le seul espoir que j'avais c'était d'aller à destination, même si je ne savais pas où.
Je tournai mon regard vers Galar, inquiète.
- Dois-je dire quelque chose au roi Dain ? Si jamais il me pose des questions ?
- Dites-lui simplement que vous ne savez rien. Ca suffira ! Que je suis partie comme ça. Mais qu'il ne me cherche pas !
- Je ferais de mon mieux. Faites-en sorte qu'on ne reçoit pas de corbeau, s'il vous plait.
J'affirmais d'un signe de tête et regarda les soldats gardant la porte.
- Ouvrez s'il vous plait, ordonnais-je.
Ils ouvrirent lentement et dans un dernier regard vers ma servante, je me lançais dans l'aventure, le cœur rempli d'un nouvel espoir. J'espérais qu'il perdure jusqu'au bout du chemin.
oOo
Je me tenais devant trois chemins différents. Misère ! Lequel prendre ? Je regardais derrière-moi et apercevait au loin l'entrée du royaume de Dain. Les portes étaient fermées et je ne pouvais plus me permettre de rebrousser chemin sinon je passerais pour une éternelle indécise. Il était temps de faire changer les choses.
- Au fait Gandalf… Vous n'auriez pas oublié un autre petit détail ? grognais-je en regardant le ciel.
Je posais mon regard sur l'environnement qui m'entourait. Dans tous les cas, parmi ces trois chemins, j'allais devoir entrer dans une forêt qui cachait les collines. J'attendis quelques minutes, et ne trouvant rien, je me mis à rouspéter contre moi-même.
Ce n'est qu'à partir de ce moment-là qu'un signe rose apparu sur un arbre suivi d'un chemin magique de la même couleur. Je ricanais nerveusement à cette apparition.
- Elle est très drôle vôtre blague Gandalf. Vous savez que toutes les femmes n'aiment pas forcément le rose ? Le chemin ne pouvait-il pas être vert ? A la limite, vous m'auriez fait suivre des araignées j'aurais compris… mais rose !
Je parlais comme si Gandalf était à côté de moi ou pouvait m'entendre. Je grimaçai, me rendant-compte que personne n'était là. Le chemin était présent, je n'avais plus qu'à le suivre et me lancer, ce que je fus en essayant de laisser le passé de côté.
J'étais partie pour vivre mon aventure !
- En route Jubilee…
Et voilà le chapitre 2 ? Qu'en avez-vous pensé ? Il est un peu plus long que l'autre. Il y aura sûrement d'autres chapitres de ce genre sur le passé de Nimue.
Je pensais ne jamais pouvoir le sortir avant la semaine prochaine. Suppression de mauvais fichiers (le chapitre commencé était inclus dedans), problème de PC qui a planté, du coup on m'a prêté un PC portable car sans PC je suis triste. Et pour le coup je ne l'aurais pas avant la fin du mois.
Du coup je suis contente de pouvoir enfin le publier. J'espère qu'il n'y aura pas trop d'incohérence. Et que ce nouveau chapitre vous plaira.
Etant donné que je ne suis pas sur mon PC et que mon logiciel de correction n'est pas sur celui-ci, des fautes d'orthographes, d'incompréhensions, oublie de mots ont pu m'échapper, alors n'hésitez pas à le signaler. Et ce même si j'ai relu ou que mon amie ait pu me corriger quelques fautes.
Le prochain chapitre ne sera peut-être pas avant Noël. Surement par compte avant le nouvel an.
Grosse mention pour Suzy, qui m'a beaucoup aidé dans la correction de ce chapitre 3 également.
