Bonjour ! A toutes et tous ! C'est moi ! ( je pense qu'ils avaient deviner. ) rabat-joie.
Bon, comme d'hab, j'ai ( encore ) du retard ( pour changer ). Autant vous le dire, ce chapitre, j'ai pris beaucoup de plaisir à l'écrire mais je ne suis pas ( encore et toujours ) du tout sûr du résultat.
Et je préfère faire un dernière mise au point : par habitude, je suis irrégulière donc je vais ( essayer, hein, réussir, ce serait trop beau ) de poster un chapitre toutes les deux semaines.
Bon, ben… euh bonne lecture !
Shishishi !
Sam-Elias : Merci pour ta revieuws, ça fait toujours hyper plaisir !
N'essaie pas de le sauver, y a déjà quelqu'un sur le coup et je doute qu'il apprécie qu'on l'touche !
Pour ce petit Pen', il est un monstre, point. N'y plus, n'y moins.
Et il est mignon. Mais ça, c'est moi qui le pense !
Pen' a du mal à se situer, il est très instable et a très peur. Enfin ça tu vas le voir bientôt.
Donc bonne lecture !
Xuxu-chan : Salut ! Autant te remercier ! ton commentaire est super motivent et j'peux t'assurer que j'avais un sourire gigantesque en le lisant ! J'pensais pas qu'on aimerais les phrases en italiques de Penguin, (déjà que j'avais mis le niveau assez haut pour ce que j'allais faire ). si ma fic te plaît, alors je ne peux QUE en être contente !
J'espère que ça te plaira, Sincèrement !
Miyakko : Merci pour ta revieuws !
Parfait ?! Je … t'es trop gentil(le! Merci !
Commence pas à plaindre tout de suite Penguin, en fait, parce que …. il va encore morfler. Le pauvre… on le plaindrait presque.
Shishishi !
Bonne lecture
Nocturnis-Lepus : Merci d'avoir laisser ton avis !
Non, Penguin … va s'enfoncer jusqu'au cou. Adrénaline… j'sais pas s'il a eu son quotas, p'tête bien qu'oui p'tête qu'non. Qui sait, on verra bien ^_^
Shishishi.
Bonne Lecture !
Piégé
Il flottait.
Dans un univers pourpre comme un océan scintillant de millions de rubis. Il pouvait clairement distinguer les différents courants des nuances de rouges où s'agitaient d'étranges formes, silencieuses et invisibles.
Et pourtant, oui, joie, miracle il respirait parfaitement bien.
Ce décors. On pouvait presque l'appelait sa " zone départ ". Quant il rêvait – quelque soit la nature du rêve qu'il faisait par la suite - , c'était le premier paysage qu'il voyait. Des courants de carmin affrontant des mouvements de bordeaux.
Charmant.
Il tendit ses mains devant lui. Petites, pâles, enfantines.
Merde, pensa t-il.
Se " réveiller " dans sa forme juvénile alors qu'il se trouvait dans sa sphère de rêve n'était,- par expérience - pas un bonne nouvelle. Il inspira profondément pour calmer les prémices de peur qui s'infiltrait dans ses pensées.
Au moins, il pouvait se mouvoir. Rare, comme chose.
D'habitude il ne pouvait qu'assistait au événement. Le rêve suivrait la direction qu'il choisirait. Mouais et bientôt il pourrait tirer avec une arme à feu sans avoir tremblements épileptiques. Évidement.
Il se redressa, ses pieds touchèrent une surface solide. Bien qu'il discerna rien sous lui dans les méandres pourpres de son rêve, il esquissa quelques pas dans son nouvel environnement. Il écarta légèrement les bras de son corps et ses doigts effleurèrent une masse liquide.
Il les porta à son nez, intrigué par la substance poisseuse. Une odeur de fer lui monta au narine. Une odeur enivrante. Une odeur douceâtre. Une odeur de sang.
Il écarta précipitamment ses mains rouges de son visage. Encore cette horreur.
Un frisson de dégoût le parcourut de la tête aux pieds. Il essuya ses doigts sur son tee-shirt, tremblant.
Ressaisit-toi Pen', respire...respire ! C'est pas grave, c'est qu'du sang normal… respire !
Il s'était laissé tomber au sol et s'était instinctivement recroquevillait, la tête dans ses genoux comme s'il cherchait à se débarrasser de ce qui le souillait de l'intérieur, mais la sensation de nausée ne changea pas d'un iota. Il avait l'impression de se trouvait à une trentaine de centimètres d'une véritable mer de sang…
Peu-être... son sang.
Non, c'n'est pas du sang ! Pas son sang !
Il se reprit difficilement, se faisant violence pour contrôler sa peur. Se relevant avec difficulté, assaillit par cette terreur d'enfant il se trouvait à présent en position de faiblesse face à ses démons.
Les accepter. Forcément, entre monstres, on s'entendait.
Ce n'était pas le sang à proprement parler qui lui filer la gerbe. Dans la réalité, il contrôlait parfaitement – quand c'était le sang d'un inconnu qui tomber à ses pieds dans un gargouillement sordide, il n'en avait rien à faire. En revanche, CE sang, non. Il ne pourrait plus jamais l'ignorer.
Un sourire triste étira ses joues pâles et il reprit sa marche vers les tréfonds obscures de son inconscient.
Plus il avançait, plus il pouvait discerner une bande-son sous-jacente. Au loin, il entendait des sonorités, qui – grâce – à sa – mauvaise – habitude de traîner dans des endroits malfamés, lui rappelèrent les – douces - " mélodies " et senteurs a qui caractérisés les ruelles tortueuses.
Des odeurs alcoolisées ou d'excréments se mêlant en un parfum étrange rappelant les produits de beauté et le vomi. De la pourriture, des odeurs ferreuses qui lui donnèrent – à nouveau – envie de repeindre ses boyaux à même le sol, lui parvenant aussi envahissait également l'air, créant une atmosphère lourde et écœurante.
Il ne voulait pas savoir ce qui s'était passé dans cette rue.
Des cris, des insultes, des bruits de cavales, des pleurs se faisaient entendre s'élevant tel un semblant de chœur enfantin…
… Oh non, Pen'…
Pris soudainement de panique ( mais à juste titre ), le garçon se détourna et se mit à courir. Ou fuir.
Fuir, oui fuir, était la seule chose qui le guidait à travers les méandres de cette ville triste aux accents fantomatiques déroutants.
Mais les bruits le rattrapaient, le pourpre cédait à des dalles défoncées par le manteau du temps et la fureur des hommes, que ces pieds nus enjambés à toutes vitesses, le gris des cieux déversant sa haine et sa tristesse malade sur le monde, des ruines de temples – vestiges d'un autres temps - et des maisons délabrées aux murs fissurés, parurent autour de lui, remplaçant le pourpre. Des cadavres de bouteilles éventrées où se mêlaient les détritus et les corps sans vie d'animaux jonchaient le sol boueux tachant les pieds blancs de l'enfant.
Le garçon franchit un pont en quelques secondes, tourna à une rue, puis se retrouva en face d'une vitrine survivante. Ces yeux…
Il se voyait. Comme un inconnu dans son propre corps. Le corps d'un …
Un enfant, certainement d'une dizaine d'années, aux cheveux blanc neige en pétard ne cachant aucunement son visage pâle, habillé avec un tee-shirt noir en lambeaux et un pantalon en toile grise au moins dix fois trop grand pour lui. Une écharpe rouge enroulée autour de son cou frêle tombait jusqu'à ses genoux. Il avait l'apparence frêle. Le visage crasseux et les joues creusé de légère fossettes. Les oreilles pointus et le minois adorable. De la misère jusqu'au bout des doigts. Et du sang dans les yeux.
Il porta une main à son visage et cligna les yeux, surpris. Ces yeux se remplirent de larmes, et une fontaine silencieuse, s'écoula de son visage.
Pourquoi ?! Alors qu'à l'époque, il n'avait même pas cette… cette… horreur. Alors pourquoi, ils étaient...ainsi ?! Pourquoi?! OUI, il était un monstre, OUI, il avait fait des choses, oui, oui et encore oui.
Dans chacun de ses rêves, même bien avant les choses qu'il avait… enfin bref, ses yeux étaient toujours rouges. Il ne pouvait rien y faire.
Il devrait avoir l'habitude depuis le temps mais à chaque fois, c'était la même chose. Il devenait aussi sensible qu'une femme.
Une main lui attrapa l'épaule et le tira violemment sol. Son dos percuta la surface de pierre et il se contracta de douleur.
« Aie ! »
Il ouvrit avec difficilement les yeux et son regard ardent fut capter par un autre.
Des yeux rouges, gais comme le monde, un royaume de douceur qui s'ouvrait à lui avec la grâce éphémère d'un doux papillon de nuit. Le reste du visage demeurait flou malgré leur proximité mais ces yeux, impossible de les manquer.
Des strates rosées partaient de la pupille noir charbon pour aller rejoindre les bords pourpres de l'œil, s'assombrissant au fur et à mesure sur toutes leurs longueurs. On pouvait même distinguer des paillettes et des étincelles bordeaux.
Deux cercles concentriques vermillons prenait place entre le bord de l'iris et de la pupille.
Un éclat étrange brillait au fond de chacune des iris. Un éclat indéfinissable et pourtant reconnaissableentre tous. L'éclat d'une D.
Des longs cheveux tombaient de part et d'autre du visage, se rependant sur le sol dallé en une rivière noire.
Une main se plaqua contre sa bouche le sortant de sa contemplation béate. Ses propres yeux s'écarquillèrent de surprise et il tenta de se dégager mais la pression exerçait par une des mains de la créature au-dessus de lui ne lui permettait pas de bouger.
Il essaya de se débattre un instant mais cessa toute tentatives d'évasion quand d'un geste de la tête, l'autre lui intima de se taire.
Un bruit de course lui parvint et finalement, il décida que il vaudrait mieux pour lui qu'il se la boucle, s'il ne voulait pas finir en brochette.
Ils attendirent tout deux ainsi, dans le silence le plus absolu, que ses poursuivants s'éloignent. Et même après, ils attendirent encore pour enfin sortir de leur inertie.
Puis l'autre se retira de lui et le libéra de son emprise. Il se regardèrent un instant puis tout deux éclatèrent de rire. Jusqu'à s'écroulaient à même le sol,
« Phiouuu ! On a eu chaud !
- J'te jure, t'aurais vu ta tête quand j't'ais collé la main sur ta boite à sottises… Gold Roger, lui même, aurait péter une durite, s'exclama t-elle, hilare.
- Hé ! Laisse le Roi des Pirates en dehors de ça !
- Phhh, quant il s'agit de piraterie, t'es pas drôle… M'enfin, admets quand même que tu t'y es pris comme un manchot avec les gardes. ( Elle sourit quand elle vit le garçon rougir à la comparaison. )Pour qu'ils te poursuivent ainsi alors qu'd'habitude, ( elle émit un petit rire, visiblement amusée ) t'es toujours une ombre…
- C'est vrai, tu me trouves discret ?, fit l'enfant de l'espoir dans la voix, et des étoiles dans les yeux.
- Bien que non, bêta ! T'es aussi bruyant qu'un troupeau de soûlards en rut. M'enfin, ça ne m'explique pas comment t'as finis par t'retrouver poursuivit par c'tte bande de bras cassé.
- J'avais faim. Et pis, ils avaient mis plein de chocolat dans leurs carrioles. Ça sentait drôlement d'partout, et y avait même des enfants des dragons célestes qui en ont goûté. Mais j'ai réussit quand même à leur en piqué.
- Quoi?! Y avait du chocolat ! Et tu ne m'en as pas rapportais ?! Alors que des petits sales gosses pourris gâtés de dragons célestes y sont carrément y aller à la cuillère pour en prendre. ( L'enfant bouda un instant, son visage restant cependant flou aux yeux de Penguin. Elle parut réfléchir un instant puis soudainement se fendit en un sourire inquisiteur )… Mais t'as dit que t'avais réussis à en pi-
- Ben, oui. Mais non.
- Comment ça ? Fit elle, une interrogation dans le regard.
- Ben… euh, je l'ai mangé. »
L'autre le regarda un instant, les yeux haineux puisse jeta sur lui en un hurlement bestial et lui planta ses dents dans la joue. Elle le mordit férocement.
Penguin se dégagea en criant pour ramper immédiatement le plus loin possible de la créature avide de cacao qui se désintéressant de lui, priait, ses yeux rouges fixant rageusement l'enfant, un dieu qu'elle – certainement celui du chocolat, à en juger les légers tremblements - quasi - épileptiques qui parcouraient le corps de l'autre- seule pouvait entendre grâce à sa passion immodéré pour la douceur.
Mais Pen' n'était pas dupe. Ou tout du moins pas avec elle. Il avait bien vite aperçut les goûtes salées qui perlaient les longs cils de l'enfant, et soupirant – accablé par sa propre capacité à répondre des sottises comme disait l'autre-, il sortit de sa poche un petit paquet, plus ou moins bien enveloppé dans du papier rouge. Il le contempla un instant conscient de ce qui se passerait à partir du moment où il le lui donnerait. Mais d'un autre côté, il s'en foutait.
C'était son anniversaire et il s'était donné du mal pour trouver la friandise. Pour elle.
Car elle était à présent tout ce qu'il avait – et tout ce qu'il n'avait jamais eu-.
Il tendit le cadeau, d'une main penaude et détourna la tête gêné au possible. Il rougissait. Comme une fille, une donzelle, tout ce qu'il voulait.
Elle ne rougissait jamais. Pas de honte – elle assumait tout ces actes avec un grand sourire – aussi grand que son monde -. Jamais. Elle n'avait jamais honte. Et lui, à la moindre remarque désobligeante, à la moindre injonction, quelle quel soit, rougissait telle une femme.
Une main attrapa timidement le paquet carmin, et il entendit la friction du papier qu'il avait eu tant de mal à emballer. Il sentait presque les mains de l'autre tremblait Enfin c'était le petit glapissement de joie, quand l'autre comprit quel était le présent. Il attendit le calin… qui ne vint pas.
- Et tu crois que ça excuse, espèce de crétin congénitale ?! »
L'autre lui envoya un coup de poing dans l'épaule auquel le garçon répondit par un croche-patte parfaitement déloyal. Alors que l'autre manquait de s'étaler au sol, elle agrippa son tee-shirt et ils roulèrent tout les deux dans cette misère humaine qui avait souillé la ville, entre les débris de verre, le sang, les cadavres et leurs rires. Au bout de quelque minutes, ils se laissèrent tomber finalement tout deux essouflé.
« Crétin.
- Merci du compliment. Je peux reprendre le chocolat si tu veux ?
- ...Nan, c'est un cadeau t'as pas le droit de le reprendre. Mais tu sais quand tu rougis. T'es migon. »
L'enfant vira au pivoine. Il se lev a d'un seul coup et s'écria :
« Menteuse ! »
Elle soupira et lui saisit le bras pour finalement le ramener contre sa poitrine naissante, un premier bras le maintenant en place – le jeunot ayant des légères tendances hyperactives – tandis que l'autre lui coinçait la taille.
« C'que t'es bruyant… j't'avais bien dit qu'tu l'ouvrais exclusivement pour sortir des conneries.
- N'importe quoi !
- Pen', merci. »
Il ne répondit pas enterrant son visage dans son écharpe.
« … D'rien...
- Pen', dis, t'sais quand t'es né ? »
Le garçon détourna le regard.
« Pen'… réponds.
- Non.
- Pen'!
-… J'sais pas.
- C'est triste. Tout le monde devrait savoir quant il est né sinon on n'pourrait pas fêter les anniversaires. … Attend, j'sais ! On va dire que ton anniversaire, c'est aujourd'hui … ouais ! En même temps que le mien !
- Attend, mais-
- Et on va prendre des , on va piquer un gâteau au vioc de l'épicerie...
- J'suis pas très-
- ...et faire notre anniversaires tout les deux ! Tu vas voir, ça va être génial ! Tu vas voir, c'et génial de fêter son anniversaire entre amis.
- J'suis… ton ami.
- Ben triples buse, qu'est-ce que tu croyais ?! T'es mon meilleur ami et ça, ça ne changera jamais ! »
Le garçon s'était tu. Des larmes coulèrent sur ses joues pâles et il sourit.
« T'es aussi ma meilleure amie, . »
Et le rêve bascula.
« Attend, il se réveille, fit une première voix. Faut prévenir le Cap'taine !
- Tais-toi, répliqua une seconde – bien que plus grave que la précédente -, comme si son propriétaire était au bord de la crise de nerf le capitaine a dit qu'il devait se reposer. T'as pas lu le diagnostique ? Avec tout les coups qu'il s'est prit, deux côtes cassées, entaille au cou, fractures minimes mais qui risquent d'être douloureuses au réveil et ajoute à ça toutes les complications médicales que cela implique, il va s'évanouir après avoir fait deux pas hors du lit, idiot ! On le laisse pioncer, j'te dis.
- Mais tu n'vois pas, il a bougé les paupières.
- Quand bien même, le capitaine a dit qu'il fallait le laissait dormir. Il fait peu-être un mauvais rêve…
- Mais le Cap'taine a dit qu'il fallait aussi lui dire quant il serait réveiller.
-… Bien, puisque - pour une fois – vous avez retenu l'essentiel de ce que j'ai pu dire, il serait – peu-être, hein qui sait - judicieux de l'appliquer. Shashi, tu dois t'occuper de la salle des machines, je n'ai pas envie qu'à cause de ton absence pour mater notre invité, on ai un problème. Maintenant. Et toi, Wakame, tu vas immédiatement ranger le fatras que tu as laissé dans la cuisine. »
Il y eu un moment de flottement le temps que les deux premiers protagonistes – que l'autre avait prénommé Shashi et Wakame - qui s'amusaient à parler juste au-dessus de son crâne alors qu'il était censé dormir – d'après leurs dires -, comprennent qu'un nouvel interlocuteur était entrer dans la pièce.
Penguin, malgré ses yeux fermé, aveugles du monde, pouvait sentir l'autorité de l'homme présent. Quelque chose de froid, de moqueur, de narquois. Quelque chose, qui semblait posséder la malice d'un serpent et la précision d'une épée. Un peu comme le capitaine roux mais avec un petit quelque chose, en plus.
Ce même petit quelque chose qu'il avait vu dans les yeux de l'autre. Cette autre reposant a présent six pieds sous terre. Par sa faute.
Ce type était une lame courte mais affûtée. Peu dangereuse à première vue mais dès que l'on entrait dans sa zone de portée, elle se jetait sur vous et vous laissait à terre, sans remord.
« Oui, cap'taine ! Tout de suite, Cap'taine », s'exclamèrent les deux voix terrifiées de ces deux " troubleurs de sommeil ", comme si la simple idée de désobéir au type à la voix de serpent les faisaient faire dans leurs froc.
L'autre soupira. L'agacement qu'il éprouvait était visible, presque risible, même aux yeux pourtant clos du garçon aux cheveux blancs. Il en aurait presque ricanait – au détriment du danger potentiel que représentait l'homme -s'il ne s'était pas sentit si faible.
« Pas Cap'taine, fit la voix, capitaine. Ca-pi-tai-ne. »
- Oui, Capitaine. »
Et ils partirent dans un bruit de cavale un peu semblable à celui de son rêve.
Son rêve – il fronça imperceptiblement les sourcils.
Une sorte de lourdeur qui lui prenait l'ensemble de son corps comme si on lui avait injectait du plomb dans les veines. Il faillit soupirait d'aise. Faillit.
Il y avait un problème. Forcément. Un monstre ne pouvait pas soupirer d'aise.
Comme si on l'avait assommé, gardé endormit grâce à des médocs puis enveloppé d'épaisses couettes chaudes et enfin, fait ingéré du chocolat chaud, l'arme fatale. Certainement.
Que c'était agréable cette langueur.
Il sentit soudain un regard. Lui caressant les clavicules puis remontant lentement, pour examinait son cou pâle – il devina par la même occasion - grâce à la légère pression qu'il sentait sur sa gorge -, qu'il y portait un bandage -, s'attardait les mèches couleur neige puis se fixa sur lui.
Il se décida.
La lumière, blanche c'est la première chose qu'il vit en ouvrant les yeux. Froide glacée, comme si l'on avait extrait un bloc de lune et qu'on s'était amusé à le mettre juste au dessus de sa tête.
Il papillonnait puis plissait les paupières pour résisté à l'assaut que l'on menait contre ses globes oculaires.
Ses yeux pourpres – ainsi que son instinct de survit lui rappelant un instant hésitèrent encore un instant avant d'affronter le monde réel. Il distinguait un plafond métallisé. L'acier semblait froid.
L'odeur médicamenteuse le prit soudainement et la nausée éprouvait durant son rêve lui revint de plein fouet, amplifié par la réalité. Il serra les dents, faisant grincer ses dents d'agacement. Sa migraine le reprenait.
Sa tête se tourna lentement sur le côté avec lenteur vers la gauche et son regard accrocha celui de l'homme.
Des yeux d'orage le fixaient l'examinant sans la moindre gêne et pudeur, de part et d'autre. Il avait délaissait son visage et sautait de blessures en blessures, un sourire amusé
Bien, puisque Monsieur avait décidé de le mater, il allait faire de même.
Un sweat-shirt jaune poussin avec un logo étrange dessus, un jean bleu imprimé de tâches. Une sorte de bonnet blanc siégeait sur sa tête, mettant ainsi dans l'ombre une partit conséquente de son visage bien qu'il pouvait parfaitement discerner l'éclat d'orage qui le fixer depuis son réveil. Il concentra son attention sur le tee-shirt. Plutôt grand tout de même quelqu'un tel que l'homme en face de lui. Évidemment,
Étrange goût vestimentaire.
Enfin pas plus que les siens.
Quels sont les goûts d'un monstre ?
Un petit bouc noir, un sourire arrogant, des cernes grosses comme des valises pleines et des cheveux d'ombre dépassant du bonnet blanc.
Penguin fixa un instant l'homme. Il l'avait déjà vu – tout comme le blond à l'éclat et le roux capitaine – mais pas en vrai. Dans ces avis de recherches.
Ça l'avait marqué, lui semblait-il – certainement à cause du ramassis de sottises concentrées qu'il avait pu lire à son sujet. L'aberration était telle qu'il avait réussit à en rire – ce qui n'était absolument pas normal pour un monstre comme lui -.
" Le chirurgien de la Mort ". Encore un nom stupide et transpirant la sottises.
L'article lui étant consacré, racontait – entre autre – la psychologie du pirate. Et il disait même entre deux analyses plus ou moins crédibles de la raison pour laquelle son second était un ursidé et celle relatant du pourquoi son équipage portait plus ou moins la même combinaison :
« Cet homme est un psychopathe. Tuer des gens fait partit de sa vie, ce qu'il assume d'ailleurs sans complexe. Il se joue des autres, les manipule sans vergogne. »
A mourir de rire. Comme si des gens qui n'avait jamais vu le personnage en vrai, étaient en mesure de juger - ne serait-ce un gramme - de ce qu'à fait une tierce
Il l'examina un instant. D'où les gens pouvaient tirer de pareilles conclusions ? T'où ce qu'il pouvait dire de cet homme simplement en le voyant, c'est qu'il possédait un nombre étonnant de tâches sur ses habits...
C'est un panda, pensa soudain Penguin, comme atteint d'une illumination.
Le coin de ses lèvres se souleva d'un millimètre puis retomba dans son exacte place. Le mec qu'il avait devant lui était un ursidé à tee-shirt jaune poussin.
Comment se faisait-il que lui, une personnification monstrueuse engendré par l'essence du mal, était capable d'avoir ce genre de pensées ? Ou même de faire de l'humour ?
« Avant de commencer à te plaindre ou de dire quoi que ce soit qui pourrait te porter préjudice, cher Penguin-ya, je préfère te prévenir : tu es mon prisonnier. Alors un seul numéro d'équilibriste, de jeu de mots et d'arrogance, de quoi que ce soit en fait et je fais de toi des petits cubes. Est-ce clair ? »
Il le détesta.
Ça vous a plus ? J'espère.
Shishishi.
Bisous de Traff's !
