Yo ! Vivant ( encore… ). Bon comme j'ai pas grand-chose à dire à part des excuses ( c'est sincère ne vous inquiétez ) , je vais me contenter de répondre au reviews auquels je n'ai pas répondu la dernière fois :
Sam-Elias : je n'ai répondu la dernière fois alors je vais le faire maintenant.
Merci. Merci beaucoup. Le Flash-Back a été dur à faire alors je suis ravi que ça t'es plus ! ^^
Bonne lecture, surtout !
InBeginning : Les fautes… j'ai maintenat une super bêta qui se fera certainement un plaisir (euh…. ! ) de corriger.
Bonne lecture !
Xuxu-chan : … la fin, sérieux ! * se recroqueville en marmonnant – pourquoi je me torture à faire des Flash-Back ! *
Et je ne veux effrayant mais un Law manipulateur et out… sauf que pour Pen', c'est pas ça comme tu va pouvoir le contaster ^^
Ne commence plus par la fin par pitié ( Bonne lecture ! )
Nocturnis-Lepus : En route en Anomalie….Je t'en pris dis moi quelle facette de mon chouchou tu préfères ça me fait hyper à chaque fois que tu en découvres un autre ! ( franchemnt c't'auteur adore les compliments!)
Bonne lecture !
Penguin boudait. Oui c'était le seul mot qui permettait de qualifier son état et sa mine sombre.
Il était seul, comme tout toujours.
Dos au mur, les genoux remontaient contre son torse imberbe et la tête écrasée contre eux, ses bras encerclant le tout.
Le déni. Un magnifique " je refuse d'admettre que cela c'est véritablement produit ", " je refuse d'admettre qu'il ait dit ça " et " je refuse d'accepter de me faire avoir si facilement ". En gros, les trois " J ". Ça marchait tellement bien après tout, alors pourquoi y renoncer ?
Parce qu'il avait peur.
Il avait mis en pratique cette technique – totalement et définitivement enfantine - depuis que le panda l'avait laissé en plan ici. Saleté de pirate. A cause de lui- enfoiré de première, immonde créature démoniaque -, il était encore coincé. Depuis qu'il lui avait hum… atterrit sur ses genoux du panda – il le comptait d'ailleurs dans le top des moment les plus gênant de sa vie, il se sentait pas très bien et remettait en cause ses plus beaux principes, chose qu'il n'avait pas eut à faire depuis … deux bonnes années, au moins.
En l'occurrence, ces doux impératifs qui lui dictaient sa conduite depuis tout de même pas mal de temps, était tout ébranlés par ce type.
Le " ne pas s'approcher d'un homme même en cas d'extrême nécessité " s'était barré dans le fond de la tasse de café bien que le " ne pas venir en aide à autrui sauf si cela est bénéfique " n'ai pas vraiment bougé. Après tout, si la tasse avait volé sur le panda, celui-ci vu la réaction de l'autre aurait très certainement pété un plombs et étant le passager clandestin de bord – il se refusait à dire le mot otage, trop dégradant à son goût -, tout aurait, pensait-il, forcément été pour sa pomme.
En tout cas, pour l'instant, le seul véritable principe qui avait eu à subir les assauts dévastateurs de l'autre étaient le plus important. Et malgré le fait qu'il se refusait complètement à adhérer à ce que le panda lui avait dit, cette partie – la dernière à vrai dire – un peu près saine de son esprit, celle qui, étrangement, avait cette voix de miel et ce cynisme cassant, lui avait soufflé comme un doux fantôme aux longs cheveux noirs quelques mots à son tour.
Il lui avait retiré les bandages les plus gênants – ceux aux niveaux de son torse et au niveau du cou.
Mais juste par précaution, le pirate avait laissé un anneau métallique à la cheville droite le reliant directement à un des murs.
Ces chaînes, fictives ou réelles...
Et maintenant à cause de cet homme – sournois, maléfique, que je déteste de toute la force de mon corps – à défaut de son âme -, il était complètement bloqué ! Bon évidemment, il admettait que de base, c'était un peu de sa faute – ou pas, il n'avait pas vraiment le cœur à être de bonne foi - mais il n'allait tout de même pas laisser le café s'écraser sur le sweet de son – argh, ce mot le révulsait – sauveur.
M'enfin a bien y repenser, cela aurait un mal pour un bien : le sweet aurait été bon a jeter. Adieu, couleur flashy dégueulasse, adieu immondice visuel.
Il ricana doucement. Quand il y pensait, lui aussi était parfois un peu sadique.
« Sérieux, c'est un peu flippant. »
Le jeune homme releva la tête en un quart de secondes. Un jeune roux à lunettes se tenait devant lui.
Le réveillé, pensa-t-il.
« Nana, mais quand tu rigole t'ressembles à un vrai psychopathe.. un peu comme le capitaine, en fait… mais lui répètes pas, hein ! »
Le garçon renfonça sa tête entre ses cuisses. Nan mais, d'où il le comparait à cet espèce de détraqué. En plus, ce surnom – bien que peu flatteur - était parfaitement mérité ; lorsque Penguin avait atteri sur les genoux de l'autre – il en avait encore des frissons de dégoût qu'il lui parcouraient tout le corps, le contact avec d'autres hommes n'étant pas franchement la chose qu'il préférait en ce monde – l'autre lui avait jeté un regard polaire.
Pen' en avait frémi. Cet autre être l'effrayait. Il ne savait pas vraiment pourquoi mais le fait de s'être approché de cette étrange aura l'avait absolument terrifié.
Quant il était tombé sur les genoux de ce type absolument creepy, il se souvenait parfaitement de ce qui c'était passé. Après... de là à l'admettre…
Mais se voiler à nouveau la face n'aurait servit à rien et il le savait bien.
Il plongea dans ses souvenirs, délaissant le rouquin. Après l'incident du café, il avait mit quelques instants à se rendre compte véritablement de sa situation et du niveau de gêne que celle-ci occasionnait. Et quand enfin son cerveau perturbé par le changement de lieu avait repris conscience, il s'était redressé en un quart de seconde et avait essayé se dégager fissa des bras de la perche aux grandes cernes mais l'autre l'avait déjà coincé dans son étreinte de serpent.
Un bras avait été attrapé puis replié dans une prise plutôt efficace en soi, par l'une des mains tatouées et une autre avait saisit son cou. Il s'était débattu un instant mais la poigne de l'autre était impitoyable.
D'une voix glacial, il avait fait sortir l'homme au cheveux roux et le brun. Ceux là, lui avait jeté un regard compatissant.
Et lui, coincé par le panda, il n'avait pas pu bouger d'un centimètre.
Soudainement, le souffle chaud de l'autre – et pour la première fois, il se rendit compte de la taille du panda – ainsi que son petit bouc -, étaient venu chatouiller sa nuque.
Il s'était figé, complètement dépassé par la situation dans laquelle il s'était embourbé jusqu'au cou.
La respiration s'était doucement déplacée, marquant la peau de sa chaleur étrange, complètement en contradiction avec l'être qui la lui soufflait.
Elle avait effleuré sa clavicule, avait roulé contre sa peau pâle, s'était attardée une seconde sur son épaule droite et était revenue dans l'instant près de de sa nuque.
Puis, alors qu'il s'attendait au pire de la part du panda, assis entre ses jambes et coincé sous une poigne de fer, l'autre était venu lui murmurer quelques mots à l'oreille. Et lui avait embrassé la base de la nuque, au bas de ses cheveux blancs.
Puis le panda avait desserré son étreinte et il s'était enfuit comme un lapin vers l'infirmerie. Son tournis et sa soif d'alcoolo en manque au second plan, il avait ouvert la porte et l'avait claquée derrière lui. Il avait joué frénétiquement avec la poignée dans le vain espoir de la bloquer mais avait rapidement abandonné.
Environ une seconde après cela, il sentit à nouveau le serpent glisser contre ses côtes et la seconde suivante, il reposait sur le lit. Déséquilibré, il se ramassa la tête sur l'oreiller. Il sentit quelque chose claquer autours de sa cheville et il vit un anneau apparaître autours de son pieds relié à une chaîne qui le liait au mur.
La porte s'était entrouverte et le sourire horripilant du panda était passé dans l'ouverture.
« Réfléchis-y… Penguin. »
Son visage avait été si rouge qu'on aurait pu le confondre avec un feu de signalisation.
Il s'était laissé glisser contre le sol et avait enfouit son visage entre ses mains et des larmes de panique pure avaient coulé sur son visage d'angelot. Il avait eu peur. Cette peur qui vous dévorait le ventre et le foie avec la douceur qu'une taupe.
Un monstre pouvait-il en éprouver ?
Et voilà qu'elle était revenu. La voix s'était un peu effacée depuis sa rentrée – involontaire cela dit en passant - dans le sous-marin, mais à cet instant elle était revenu en force.
Mais ce n'était plus en jeu, plus cette distraction qui le réconfortait dans ses bras fébriles mais éphémères, cette adrénaline qu'il cherchait, cette soif d'oublier. Rien de tout cela.
C'était tout autre chose. Il n'en avait véritablement éprouvé que quand quand elle était morte. Cette peur de cet inconnu sans elle. Quand il s'était enfuit, il s'était blindé. A tout et n'importe quoi. L'argent dont il avait besoin pour vivre, la mort qu'il semait sur son passage, l'alcool qui lui faisait revivre inlassablement ses mêmes scènes accompagnées de leurs lots de tristesse et de chagrin.
Il avait décidé de respecter les femmes en sa mémoires, de haïr les hommes pour cet assassin, de tuer pour la venger.
Mais celui-ci d'homme, ce type avec cet air de panda mal réveillé, cet étrange inconnu qui l'avait sauvé, ne se classait dans aucune de ces catégories.
Il ne pouvait pas le tuer car il l'avait sauvé, ni le haïr – malgré ce qu'il disait - car il le lui avait dit, cette phrase, oui cette phrase qui pouvait d'une certaine manière lui offrir une certaine forme de salut mais il ne savait pas non plus s'il devait le respecter. Peut être trop tôt pour ça.
Il ne savait pas vraiment quoi en penser à présent. Sa tête, qui avait été pleine de rêves, et maintenant remplie de cauchemar, était perturbée. Il était triste d'une certaine manière. Il fallait qu'il y réfléchisse et sérieusement.
Et l'autre le dérangeait dans sa concentration.
Il releva le museau et s'aperçut qu'il n'avait pas cessé d'être fixé.
« T'es vraiment flippant comme mec, tu l'sais ça ? »
Il pencha la tête sur le coté, ne semblant pas comprendre le sens de la remarque du rouquin.
« Tu savais que quand tu réfléchis, tu fais vraiment des têtes bizarres ? »
Ah. C'était donc ça. Il verrouilla son expression faciale afin de la rendre la moins sympathique possible.
L'autre se décomposa dans la seconde, recula et dans son mouvement de recul, fit tomber ses lunettes. La paire de binocles se serait d'ailleurs écrasées au sol si d'un mouvement habile de la jambe, Pen' ne les avait pas rattrapées par la branche entre le majeur et l'index du pied gauche – le droit étant limité en termes d'action par l'anneau qui l'enserrait toujours. Il fit pivoter sa rotule pour les rattraper.
Naon, ce n'était pas déroger à nouveau à une de ses règles que de faire ça. Absolument pas. Puis il les lui tendit sans le regarder.
Il sentit ses joues chauffer. Mais qu'est-ce qu'il lui arrivait en ce moment ? Merde, quoi !
Entre le panda et le rouquin, tsss ! N'importe quoi...
Il pensa une seconde à elle et le fantôme aux cheveux noirs revint :
« Essaie. »
Il tourna légèrement la tête et vit celle absolument ravie de Shashi qui semblai à deux doigts de le remercier.
« Tiens. »
Bravo… il eut presque envie d'applaudir mais se contint. M'enfin, son premier mot depuis qu'il était sur ce fichu sous-marin, ça se fêtait, aurait-elle dit.
L'autre eut une sorte d'éclair de joie pure – qu'il trouva horriblement niais – qui traversa ses yeux, bleus comme un ciel d'avril.
Il se saisit de ses lunettes et les remit sur son nez avec une sorte de ravissement enfantin qui l'intrigua.
Ce type n'était pas un pirate aux derniers nouvelles ? Il n'avait jamais vu de pirate agir ainsi. Il ressemblait à elle.
Avec cette étrange d'innocence qu'il rattachait en général aux enfants en bas âge, il songea que sans son capitaine, le freluquet n'aurait pas fait long feu.
N'était il dont pas lui même un freluquet lui aussi ?
La voix, cette voix à nouveau. Pleine de reproches et de rancœur, énonçant froidement chacune de ces vérités, avec une sorte de cruauté qui d'une certaine manière, lui permettait de se complaire un peu plus dans sa douleur et dans sa tristesse. N'hésitant pas à répéter encore et toujours qu'il ne serait jamais qu'un immonde meurtrier.
Il ouvrit la bouche pour poser la question et la porte claqua. Une masse blanche et orange se jeta sur le jeune roux et l'écrasa à moitié sous son poids tout en hurlant. Le sol trembla à moitié sous l'impact.
Pen' perdit la parole et la réflexion à cette vision. Un ours. Un ours blanc de deux mètre cinquante. Un ours qui portait une combinaison orange fluo qui piquait horriblement les yeux. Un ours blanc qui hurlait presque à la mort parce qu'il avait trop chaud et qu'il voulait sortir immédiatement. Un ours blanc absolument et définitivement mignon.
Qu'est-ce que foutait un ours blanc dans ce sous-marin ? Bordel ! C'était quoi ce navire de fous ?
Pen' resta figé environ une minute ainsi, ses yeux rouges écarquillés au possible et la bouche entrouverte et bredouilla :
« U-un ours... »
Le rouquin repoussa la masse de fourrure qui s'écrasa lourdement au sol en faisant s'ébranler les petites fioles présentes sur les meubles de l'infirmerie. Une pluie de gouttelettes de sueurs s'élevait du pelage soyeux.
« Ben, oui ! J'te présente Bepo ! C'est l'second ? »
Aaah… mais ouuui… ça expliquait touuut…
…
…
Que dalle ! Un fucking ours blanc et c'était tout ce qu'il trouvait à dire ce con ! Et avait-il bien entendu, cet espèce de nounours grandeur nature et absolument adorable était le second ?!
D'accord, on était sur Grande Line… d'accord… d'accord… ça expliquait tout. Tout ce qui se passait sur la mer de tout les dangers était par définition bizarre et plein d'inattendu, alors rencontrer un ours blanc qui parle en combinaison fluo qui, était normal… ne pas réfléchir.
Il gomma soigneusement son air choqué de son visage. Il avait vu pire, il avait vu pire…
« Ça va ? Tu r'commences à faire une tête bizarre…
- Désolé… fit Bepo.
- Arrêtes de t'excuser, le sermonna t-il. Et ce n'était pas à toi que je parlais. »
Tiens, ils n'étaient pas encore partit ceux là…
« J'ai chaud Shashi, fit le dénommé Bepo. »
L'autre le regarda, l'air un peu exaspéré.
« Bon, okay, on r'monte. »
L'ours sourit. Pen' trouva cela vraiment étrange. Comment pouvait-il sourire, c'était un ours. Les ours ne souriait pas à sa connaissance…
Mais il n'en avait pas suffisamment pour juger.
Les deux compères sortirent ensemble – à vrai dire, Bepo se précipita et l'humain le suivit en grommelant. Ce dernier sembla se souvenir de quelque chose car il se retourna promptement, attrapa quelque chose dans sa poche et se pencha au dessus de Penguin, le visage fermé et la mine étrange.
Pen' recula sur le lit – un peu. L'autre ne sembla le remarquer et lui dit, d'un ton tout aussi bizarre que son expression du moment :
« Je suis désolé pour tout à l'heure … mais le cap'tain a une manière plutôt spécial de recruter l'équipage. Et je m'excuse pour ça aussi. Mais le cap'tain a dit qu'il fallait qu'tu dormes et vu comme t'avais l'air pas bien... »
Sur ces mots, il lui attrapa le bras et enfonça une seringue dans le poignet.
Penguin sombra. Encore.
Merci à ma géniale correctrice ! Salut chère Bêta !
Et juste une dernière chose :
Bises de Traff's
