Bonjour les gens ! Volà l'nouveau chapitre ! Gros, compact et j'espère sincèrement qu'il vous plaira ( elle flippe à mort… ! ) !

Ic'ilver : Merci ça me fait hyper plaisir ! Original.. pas tant que ça, tu sais ça a déjà mais… d'une autre manière ( la fausse modestie, elle a fais la danse de la joie en voyant le commentaire!)

Bonne lecture !

Nocturnis-Lepus : Même pas en rêve, Law y va bien avec Kiddy ! Na * tire la langue comme une débile * ! et tu influence l'auteur ( enfin tu verras quoi ).

T'inquietes, ça évolé lenteeement mais sûrement et bientôt tu pourras te dire que finalement, ce que j'ai prévue, c'est pas si mal ( tout du moins elle espère!)

Bonne lecture !

Little Pengoo : Nan mais c'est quoi cette coïncidence de fou !? Le nom, quoi !

Alors là, pour le coté folie tu vas être servit et même si ce n'est pas encore arrivé à son paroxysme je crois que tu vas aimer…

Le truc avec le journal sera plus développé par la suite, promis !

Et d'ailleurs si tu veux lire d'autres fictions sur Penguin, ( ATTENTION ! CECI EST UNE PUB ! SI VOUS N'AIMEZ, NE REGARDAIT PAS ) va voir sur le profil de ChocOlive Flamous, y a une fiction qui s'appelle Curiosité quand tu nous tiens. C'est génial, c'est pas terminé et c'est cool !

Bonne lecture !

Et merci pour les mises en Folowers, les favoriteurs ( ce mot n'est pas de moi ) et tout les autres.

Bonne lecture à touuuus !

Penguin se sentit doucement revenir dans son propre corps. Il papillonna des yeux, ses cils s'accrochant presque à sa joue – comme s'il avait pleuré, mais c'était impossible - et la forte lumière manqua de lui griller la rétine. Il ferma hermétiquement les paupières, mut par un réflexe primaire et se plaqua immédiatement la main contre son front. Il esquissa une grimace ulcérée et émit un grognement.

Saleté de lumière…

Il s'était endormi… non.. pas endormi, … quelqu'un...y avait eu l'ours, le garçon, les binocles et … la seringue… Une onde de colère partit de sa tête et vint inonder son cerveau.

Il l'avait drogué… et certainement à la morphine ou à toute autres substances de son taré de capitaine.

Ses doigts s'agitèrent de tics nerveux et incontrôlés, et il planta ses ongles dans la paume de ses mains, s'entaillant la peau.

L'homme aux cheveux roux… une pensée emplie de sadisme et de cruauté traversa l'esprit encore alourdit de morphine du jeune homme. Il se redressa brusquement.

Instantanément, une sensation de tournis vint jouer au yo-yo dans son crâne et il se laissa retomber sur le matelas en se prenant la tête entre les deux mains.

Il pressa ses majeurs et index contre ses tempes et les massa, dans l'espoir vain que la douleur s'efface par le coup d'un enchantement.

Ses yeux – qu'il avait entre-temps entre-ouverts - zigzaguèrent dans la pièce pour ensuite se fixer sur la porte. Un frisson d'horreur le prit.

Law… ou Trafalgar… il ne savait pas trop… Qu'avait il vraiment voulu lui dire l'autre fois ? Était-ce une farce de pirate, pour voir sa réaction, s'en amusant comme un roi des mers par la suite – bien qu'il doutait fortement que le mastodonte marin puisse produire quelconque sorte de rire… m'enfin, il était sur la Grande Line… il fallait s'attendre à tout ? Non ?

Pourquoi ferait on ce genre de proposition à un monstre ? Pourquoi cette question ? Pourquoi ?

La voix avait raison … avait toujours raison … alors pourquoi mentirait-elle -pourquoi, hein ? Il se le demandait bien.

Sûrement un ramassis de sottises, juste pour tester l'animal…

Ouais, un piège, ça ne pouvait être que ça.

Pourquoi lui? Pourquoi ? Pourquoi ?

Il glissa les mains derrière sa tête pour se surélever un peu. Il avait soif.

Un peu de saké ne lui ferait certainement pas de mal et à défaut de lui donner les idées claires, il pourrait penser à autre chose. Même si...

Se posant inlassablement cette question, cette question que malgré les années il n'avait jamais pu arrêter de retourner dans tête, il se mordilla un doigt, et ferma ses yeux, les iris maudites disparaissant hors de la vue du monde.

Il se sentait vide et un peu triste sur les bords.

Pas si différent d'avant.

Alors il tenta de se remplir un peu.

Il pensa, comme rarement il le faisait quand il n'était pas saoul, à de jolies choses, à ses longs cheveux, à ses rires qui crevaient le plafond des anges tant ils étaient emplis de joie.

Au gâteau au chocolat qui penchait un peu sur le cotés tant il avait été baladé d'un coin à l'autre de la ville, lorsqu'ils avaient fêtés tout deux leurs anniversaires.

Et à ses yeux, rieurs et doux, boudeurs et vexés et si heureux d'être en vie comme elle le disait si souvent. A ses grands yeux qui l'avait rendu si heureux.

Il songea à leur cavales, perdus d'un bout à l'autre du port, lui regardant les longues mèches noires danser tel des serpents derrière elle.

Aux fessés et aux engueulades des dames de orphelinat quand elles les trouvaient dans les couloirs se baladant alors qu'elle n'arrivait pas à dormir.

A cette tristesse, souvent, qui les plongeait dans un état quasi comateux durant de longues heures, dos à dos, les bras enroulés autours de leurs jambes grêles d'enfant, la joue écrasée contre un genou, l'écharpe rouge enroulée autours de leurs deux cous.

A leurs jeux, leurs disputes et leur insolente liberté qui les gonflait d'un espoir et d'une félicité sans pareille.

Et puis aussi, à leur tout premier bisou sur la bouche parce qu'ils voulaient faire comme les grands, parce que les autres filles avaient toutes déjà fait ça avec un autre garçon, parce que c'était une question qui les intriguait, parce qu'il se posait des questions bizarres parfois, parce que, en fait.

C'était lui qui avait insisté, vexé qu'elle refuse de lui parlé d'amour.

Il ne comprenait pas pourquoi les filles de l'orphelinat piaillaient comme des oies qu'on emmènent à abattoir dès que le mot " baiser " était introduis dans une conversation.

Ils s'étaient caché sous le préau du boulanger et après une seconde d'hésitation – au moins, pensa t-il ironique,avec un sourire mélancolique -, ils s'étaient fait un tout petit poutou sur la bouche de l'autre.

Bon après coup, il avait été légèrement dégoutté et dépité de cet absence de car, comme elle avait dit :

« J'vois pas le plaisir que peuvent avoir les adultes à s'mettre de la bave dessus. »

Mais quelques mois avant leur anniversaire, elle lui avait demandé ce qu'il ressentait quand il voyait des filles.

« Rien. Elles sont bizarres.

-Et quand tu m'vois, moi ?

- ...Je suis heureux, c'est normal... j'vois ma meilleure amie !

- ...T'es mignon quand tu t'y mets Pen'. Kawaï à mort même. Mais j'veux pas qu'tu meurs alors ne le sois pas trop comme ça, tu resteras avec moi pour toujours ! »

Ils n'en avaient pas reparlé mais parfois elle fixait étrangement, et lui demandait comment il trouvait des garçons de l'orphelinat…

Entre les " Pouah ! " et les " Beurks ", les Crétins " et les " Emmerdeurs qui devraient être brûlés au pilori ", elle avait été vite fixée.

Et même après des années, alors qu'il avait donné suffisamment d'amour aux filles de joie pour contenter tout un peuple, il ne comprenait toujours pas et ne pouvait s'empêcher de rattacher ce souvenir doux-amer à ce qu'il venait de se passer.

Il songea aux hommes qu'il avait vu depuis qu'il avait traumatisé – n'exagérons pas, il ne l'avait point fait passer ad patres – l'espèce de dragueur à deux balles.

D'abord, - contre toute logique, il décida de commencer par la fin – le petit rouquin.

Un gamin, un enfant niais ayant grandis trop vite. A qui, pour une fois, on avait offert un jouet trop grand pour lui - et qui s'était acharné comme un malade sur son poignet, remarqua t-il en haussant un sourcil agacé en contemplant le joli bandage – encore un un - qui avait soigneusement enserré la peau blanche.

Ça devait certainement être l'autre dingue qui lui avait collé ça. Il songea une seconde à l'arracher pour bien marquer sa révolte contre l'autre mais la dernière partie de raison de son cerveau eut un petit sursaut, lui murmurant que si il avait un pansement, ce n'était pas pour rien. Et que donc l'enlever serait particulièrement con.

Puis, le gars aux yeux vert… jolis yeux d'ailleurs… si l'homme avait été une femme et s'il avait eut la poitrine gonflée d'hormones. Ce qui n'était pas vraiment le cas vu la vois grave et mélodieuse qui l'avait sympathiquement invité à se sustenter.

Le panda … un psychopathe ! Un putain de taré qui souhaitait quelque chose d'assez irréaliste aux yeux de Penguin. Il le trouvait vraiment bizarre… mais en même il se doutait de rien d'une certaine manière et de toute les manières du monde d'ailleurs. Il ne connaissait pas son passé et même rien de lui. A part un nom, et quelques tabassages public qu'il avait infligé à des pirates notoires et que la presse s'était fait un plaisir de relayer. Mais sinon rien, il s'en était assuré. Hors de question qu'il en soit autrement.

L'autre roux… il s'en fichait. Un type bestial et étrangement sauvage avec un sourire aux couleurs de sang, de ce qu'il avait pu en ressentir.

Pouvait on faire confiance au ressentit d'un monstre ?

Et puis le blond. Que dire… il le détestait oh oui, il le détestait. S'il n'avait pas été là jamais il n'aurait pu entendre cette proposition qui pouvait tout lui faire gagner. C'était un homme grand, avec des cheveux si long et dorés !

Il ne lui ressemblait pas. C'était un homme, il était blond, son visage était invisible et il ne lui avait dit que quelques mots. Tout son contraire.

Mais il y avait eut cet éclat. Il ne saurait le décrire précisément. Ça l'avait chamboulé d'une certaine manière par cette différence, par cette étrangeté et ce détachement mais surtout par cet éclat.

Mais il l'intriguait aussi. Cet éclat qu'il avait pu admirer entre deux coups de de lames, une ou deux chûtes et un casque de hockey. Il ne savait pas quoi en penser pour l'instant.

Ce masque … comme pour cacher une blessure.

Penguin se connaissait. Sa curiosité maladive prenait souvent le dessus sur le peu de conscience qui le maintenait dans cet état de passif et presque … conciliant, le fourrant parfois dans des situations insensées.

Des bêtises, oui ! Des sottises par milliers qu'il créait pour justifier ses comportements étranges.

Mais cette once de raison qui le maintenait là tête au dessus des ténèbres de son cœur… c'était elle, ces vestiges. Ces yeux rouges, ces cheveux noirs d'ébène, ces mimiques d'enfant, sa joie mais cette rage, cette violence parfois et son sarcasme qui excédait les adultes et agacait les garçons de l'orphelinat.

Il l'avait presque absorbé. Dit ainsi c'était étrange mais la réalité était là, on ne pouvait la définir autrement.

Tout ce qu'il savait de son amie et de ses grands iris de sang, il y avait tant pensé et repensé qu'il l'avait quasiment … matérialisé. S'imaginant à ses cotés, la voyant le critiquer, lui murmurant des boutades, des reproches en tout genre et des encouragements comme elle savait si bien le faire.

L'accompagnant telle un doux fantôme au cheveux noirs, il avait vécu un temps avec cette impression de joie qui le suivait, à qui il parlait lorsqu'il était seul.

Mais petit à petit, qu'il avait grandis, la voix était devenu.. comme étrange… triste et parfois même aigrie. L'accablant souvent, l'attristant tant et tant, que les sursauts de bonheur et de douceur qui la caractérisaient étaient devenu de plus en plus rare.

Quand cela avait commencé, c'était après son premier carnage. Un équipage pirate enlevé après avoir saborder le navire marchant où il s'était établi pour le temps d'une traversé. Il était resté en cale plusieurs jours, derrière des barreaux pourris et des cadavres humains.

Le capitaine l'avait fais mené et l'avait humilié longtemps. L'insultant, le rabaissant de toute les manière du monde, le frappant, il avait finit par lui dire d'une voix grasse et d'un ton presque euphorique, grisé d'alcool :

« Et bien l'sale chasseur de primes, on fait moins l'fier, hein ?! Des déchets comme toi, devraient pas exister ! Si t'as une famille, elle doit avoir honte de toi ! … mais non, bien sûr, t'as dut la vendre parce qu'ils avaient volé qu'que chose, j'imagine ? Hein, c'est ça ! Ben, dit toi que si c'est l'cas, c'est d'ta faute ! C'est toi, qui les as tué, t'entends gamin ?! T'entends ?! »

A partir de là, il ne savait plus bien ce qu'il s'était passé. Seulement des flashs colorés de sang dans une caboche embrumée comme après une cuite. Autours de lui, juste des cadavres, ou des blessés en train de passer ad patres.

Et puis étrangement, quelques mèches de ses propres cheveux qui, dans le soleil baignant le pont, luisaient d'un étrange éclat d'argent.

Comme une signature.

Et les mots de son fantôme d'amie avaient été le début de sa descente en Enfer :

Voilà, un monstre, voilà ce que fait un monstre.

Au fil du temps, il avait finit par contrôler cette … chose, la dissimulant et la bridant, même si parfois, il devait la relâcher.

Un sourire tressauta sur ses lèvres et il ricana amèrement. A peine son rire sardonique prit fin, sa migraine reprit, tapant contre son occipitale.

Il se releva péniblement du lit et s'appuya contre le hublot. Sa tête recommençait à tourner comme une alouette en perdition, et à force de trop réfléchir, ses synapses menaçaient de se barrer de sa caboche pour rejoindre un autre cerveau, si on continuait ainsi de les maltraiter. Et il n'en pouvait plus. Tout ceci commençait sérieusement à le gonfler.

Il fallait qu'il songe aux choses aux choses importantes !

Il s'était évanouit. Deux fois. Deux de trop. Dont une -à son plus grand désarroi – à cause d'un gosse semblant être incapable de faire la différence entre une recrue de son équipage et un otage.

M'enfin, d'une certaine manière, à présent son statut … il ne tenait qu'à lui de le changer mais en vue de ce qui c'était passé…

Il était en manque croissant d'alcool. Il n'en pouvais plus. Cet équipage était une bande d'enfoiré de première – à part l'ours… il le trouvait… mignon -,mais la proposition de l'autre… il avait envie de le tuer.

Il glissa une main dans ses cheveux, tira doucement sur un nœud et grimaça. Cette masse neigeuse aurait bien besoin de reprendre une forme plus convenable. Un coup de peigne ne serait pas du luxe, sérieusement.

Son ventre gargouilla dans un bruit sonore. Et manger aussi, visiblement. Sa cure de désintoxication influençait son appétit, il en avait conscience et bientôt les derniers semblant de docilité encore présent en lui se barreraient et il péterait très certainement un plomb.. ou un boulon de sous-marin… au choix.

Soudainement une main se posa durement sur son torse le forçant à s'allonger à nouveau. Il eut un sursaut de surprise.

Il leva ses yeux pourpres vers l'homme qui le regardait, visiblement amusé que l'autre ne l'ai pas entendu. Penguin se figea. Son cerveau se déconnecta une seconde ( vive les neurones ) … Puis se rebrancha avec violence et une sorte d'alarme se mit à tinter avec force contre les parois de son crâne.

Reculant d'un bond leste – malgré une grimace de souffrance -, il se retrouva bien vite acculé contre le mur de l'infirmerie, un bras devant lui, les jambes fléchies, la pointe de ses pieds nus contre le matelas. Par réflexe, il porta sa main dans son dos mais s'arrêta, et reprit sa position initiale. Son épée. Jusqu'à là, il n'en avait pas eut ni discerné le besoin mais à présent, il sentait le poids de ce manque.

Ses armes. Son épée. Ses couteaux de chasse – dont l'un devait rester chez l'homme aux cheveux de feu. Et son pistolet. Ça lui pesait, précisément là, alors qu'il était aussi démuni qu'un chaton devant cet homme.

Une longue épée – qu'il reconnut comme étant un nadoshi - à la main, il le fixait avec un rictus malsain aux lèvres. Les iris pourpres du jeune homme s'agitaient de spasmes dans leurs orbites et chacun de ses mouvements lui faisaient souffrir le martyr mais la peur de cet autre annihilait la douleur.

Pen' savait. Ce n'était pas l'adrénaline qui le portait alors qu'il s'était fait droguer quelques heures plus tôt – semblait-il - mais bien cette panique monstre qui tordait les entrailles et faisaient des nœuds dans les boyaux.

Ses cotes le rappelaient à l'ordre et lui faisait un mal de chien. Mais hors de question de montrer le moindre signe de faiblesse face à cet être.

Law eut un sourire. Cet espèce de gamin aux yeux rouges étranges – qu'il soupçonnait avoir un système immunitaire en béton armée vu sa vitesse de régénération des tissus - le faisait rire. Il semblait à la fois complètement hargneux et violent et innocent et effrayé. Un gamin qui avait grandit trop vite.

Encore un, se dit-il.

C'est vrai qu'après tout, il avait déjà Shashi. Ce grand gamin aux cheveux roux n'ayant pas encore complètement perdu son innocence, malgré ses remarques parfois assez perverses mais surtout un petit génie de mécanique.

A peine sortit de l'adolescence, le sale gosse n'avait presque pas conscience sa propre existence. Il lui avait dit qu'il n'avait aucun souvenirs précis d'avant.

Juste des bateaux et des boulons, des effluves de d'essence et un baiser sur une joue couverte d'huile… mais rien d'autre. Pas grand-chose à quoi se raccrocher, à vrai dire.

Avant de le rencontrer, il passait des journées entières dans une décharge à jouer avec tout ce qu'il trouvait, construisant même parfois des petits robots mécanisés.

Il l'avait un jour trouvé ainsi, les yeux perdus dans le vague, à démanteler manuellement une chaudière de la taille d'une ogive nucléaire. De loin il l'avait observé jouer avec boulons, soudant parfois ceux ci entre eux.

Il était arrivé sur l'île quelques heures auparavant et en dehors du fait que la moitié des Marines qu'il avait rencontré avait finit dans des filet de pêcheurs et que la majorité des habitants semblait décidé à lui mener une existence exécrable tant qu'il serait là, Law était assez énervé.

Puis il avait croisé son regard. Des yeux, tout bleus, comme un ciel d'avril. Contrastant avec sa masse brune tirant sur le roux.

Doux… et heureux.

Ça l'avait calmé direct. C'était impressionnant, il avait suffit qu'il voit ses yeux pour que toute la tension accumulé durant 3 heures disparaissent par le plus beau des enchantement.

Alors, sans même réfléchir, laissant Bepo qui l'accompagnait à cet instant, il était allé le voir, et s'était assit à ses cotés au milieu de ces créations mécaniques et de ces outils étranges.

Ils n'avaient pas parlé. L'autre avait continué à jouer avec sa chaudière, lui jetant de brefs coups d'œil de temps à autres et lui rêvassant sur des gros flocons, un grand sourire avec une dent cassé et un peu de rouge à lèvres.

Mais quand Law était partit, il l'avait suivit, n'emportant avec lui qu'une clé à molette et un tournevis cunéiforme.

Il était monté à ses cotés, à bord de ce grand sous-marin puis lui avait prêté allégeance. Et il était devenu le mécanicien du bateau.

Mais le garçon face à lui, qui tremblait de tout ces membres, il sentait bien que cela serait bien différent. Avec ce corps musclé mais mince, et cet éclat sauvage dans ces yeux, il lui avait effectivement trouvé un air d'enfant mais d'une autre espèce que Shashi.

Lui, s'en souvenait de ce qui s'était passé, avait il songé. Sûr qu'avec cet air tourmenté, il ne pouvait pas avoir oublié. Quoi, il ne savait pas mais il était déterminé à le découvrir.

Il l'avait reconnu – en même temps beaucoup de ces " Wanted " traînaient en ville.

Il songea d'ailleurs, qu'il faudrait très certainement l'avertir que le Heart n'avait pas quitté le port.

Puis il avait réfléchit. Et ça lui avait parut une bonne idée. Tout compte fait peut être pas, vu les réactions terrifiées du jeune homme.

Mais il n'avait pas dit non. Il y avait encore de l'espoir.

Mais pour l'instant, il fallait le calmer.. et lui rappeler plus tard cet état de panique, juste pour se moquer… Il y avait des limites à sa compréhension.

« Arrête, tu es en train de te faire mal et je ne te referais pas les bandages. »

Penguin fronça imperceptiblement les sourcils mais garda sa position.

C'était un menteur, un pirate ! Un type dangereux- bien qu'il lui ai sauvé la vie -, un sadique n'attendant que le déclin de son attention pour l'embobiner, le flattant, faisant miroiter de trompeuses volutes de rêves et le charmant de comme un chiot.

Son esprit eut un sursaut de conscience et les murmures envoûtant de l'homme glissèrent dans sa tête.

Il hésitant une seconde mais se ressaisit.

Pas le moment de flancher !

Voyant que le jeune homme n'était pas près de lui faire confiance et de lui obéir, il soupira, fit glisser son nadoshi en équilibre sur son épaule et leva les deux mains, accompagnant son geste d'un sourire particulièrement narquois :

« Allons… je ne te ferais pas de mal » dit il avec cette même douceur étrange que l'on emploie pour apprivoiser un animal sauvage- ce qui renforça l'appréhension de Penguin. « A moins que tu fasses du grabuge, évidemment » ajouta-t-il, son regard d'orage se faisant d'acier, avant d'ajouter d'un ton plus sournois : « Je t'assure… je n'vais pas te manger… à moins que tu insistes, évidemment ! »

Penguin frissonna de tout son long. Un tremblement remonta le long de sa colonne vertébrale, agitant de frémissement désagréables ses épaules minces.

Ce sous-entendu.. bien des fois, quand il était enfant, il l'avait entendu de la part de types pas complètement cuits s'adressant aux rares filles de bonne famille s'aventurant dans les sombres quartiers d'Hydria.

Douce ville natale, pensa-t-il, ironique.

Et en général, après cela, elle l'entraînait bien loin des gens, lui expliquant qu'il était trop " p'tit " pour voir ça. Enfant, il ne comprenait pas pourquoi.

Pourquoi cette fille qui avait un an à peine de plus que lui, pouvait-elle savoir un truc qu'il ignorait ?

Cela avait déclenché bien des disputes entre eux deux. A présent, il en connaissait la raison, et cela ne lui plaisait absolument pas.

Il n'était pas une fille, bordel ! Il devait bien le savoir cet abruti, vu qu'il lui avait changé le caleçon, fallait pas le prendre pour un con non plus, il avait dormit cinq fois – dont seulement deux naturelles - depuis qu'il était ici et à chaque réveil, il portait un sous-vêtement différent.

En le remarquant la première fois, il avait été gêné - et un peu énervé de ne pas avoir senti le changement, bien que maintenant qu'il y réfléchissait, il devait certainement l'avoir changé avec son pouvoir… tout du moins il l'espérait.

Mais en tout cas, ce genre de remarque, on les faisait à des princesses des bas quartiers, à des catins sur talons aiguilles, mais pas à un homme !

Voyant l'expression du jeune homme se décomposer et se recomposer dans une certaine forme d'art expressionniste – le mot convenait -, l'autre éclata de rire.

Penguin baissa son bras et regarda l'autre avec étonnement. Pourquoi il riait comme ça, ce con ? A force d'ouvrir la bouche ainsi il allait se péter la mâchoire. Il devait le savoir, en tant que médecin… sauf si, comme il le soupçonnait, il avait trouvé son diplôme dans une pochette surprise.

Ou alors qu'il continu, fit une voix perverse dans sa tête, qu'il meurt

Son petit côté sadique revenait…

Surenchère de sottise… de toute part et de tout côtés…

Mais qu'il arrête, il le saoulait à se foutre de sa gueule comme ça !

Au bout de quelques secondes, méprisant – ses principes -, il finit par s'exclamer :

« Arrêter de vous foutre de ma gueule ! » ses yeux pourpres se firent sang sous l'effet de sa colère. « Et je ne suis pas une fille ! »

Une phrase entière, enfin…

Law s'arrêta à la seconde. Les yeux du jeune homme reprirent leurs teinte normale – même un peu plus claire à vrai dire - sous l'effet de la surprise.

Quoi !? Il suffisait d'ordonner ! C'était si simple que ç-

Le bout du fourreau lui releva la tête en une faible impulsion.

Mais, qu-

il fut projeté avec force contre le matelas, les deux jambes du plus grand encadrèrent son corps et un coude s'enfonça dans son thorax lui arrachant un hoquet de pure douleur et il fut plaquer avec force contre le tissu. Au dessus de lui, le visage de l'homme était éclairé par la lumière blanche des lampes accentuant son expression sombre.

La lame du nadoshi vint lui chatouiller la glotte et Penguin cessa tout simplement de respirer.

Le sourire avait disparu, remplacé par un sérieux mortel. Les yeux orage reprirent cet acier qu'il avait entraperçut auparavant.

« Écoute moi bien, freluquet… ne me donne plus jamais d'ordre. Est-ce compris !? »

Penguin hocha faiblement la tête, toute trace de révolte ayant déserté son cerveau. Un mouvement déplacé de sa part et le fil de la longue épée lui transperçait la gorge.

Law garda encore quelques secondes l'épée sur son " patient " puis la retira doucement, faisant délicatement glisser le tranchant de l'épée contre la peau blanche. Puis il la fit disparaître d'un geste fluide dans son fourreau. Puis il s'assit sur le bord du lit, lâchant un soupir exaspéré. Il lui jeta un coup d'œil malicieux.

Comprenant l'insinuation silencieuse, l'albinos gonfla les joues, songeant à la pire et à la plus douloureuse des morts qu'il lui était possible d'imaginer derrière sa frange blanche :

« Je t'pensais plus fort, sérieusement, dit il narquoisement.

- J'ne suis pas suicidaire et vous avez ma vie dans le creux de votre main, dois-je vous le rappeler, fit-il en fronçant imperceptiblement les sourcils.

- Ah bon… pourtant vu tes blessures…

- Juste un combat. Rien d'autre.

- Si se faire à moitié tuer est pour toi, synonyme de combat... »

Roger, qu'il l'agaçait. Il tourna la tête sur le coté et fixa la porte dans un mutisme enfantin. Porte qui était fermée. Et contre laquelle s'appuyait un rouquin de sa connaissance -qu'il haïssait-. Son regard se fit comme une tornade de sang, il ferma les paupières en prévision du carnage qui approchait.

- Espèce d'enfoiré, murmura t-il entre ses dents.

L'autre glapit à moitié en le voyant se redresser et tenter de se lever.

Il ne fit qu'un pas et s'écroula à moitié contre la chaise.

Ses blessures lui faisaient un mal de chien et sa catin de migraine avait reprit. Il souffla erratiquement, la vision obscurcie par la douleur. il pressa sa main – avec peine - contre sa poitrine, se contraignant au calme. Il tenta de se relever mais s'avachit à nouveau, dans un grognement pitoyable.

Il entendit Law soupirer et un bras passa derrière ses épaules et glissa sous ses aisselles.

Avec une étrange délicatesse – si étrange qu'il se laissa faire -, il le rallongea de force et sortit un stéthoscope de .. en fait, il ne savait pas vraiment d'ou - et le lui plaqua sur le torse.

Après quelques secondes, il donna une pichenette sur la tête du jeune homme qui eut un glapissement de surprise.

Une femme… encore.

« Baka ! À t'agiter comme ça, tes blessures vont se rouvrir. »

Il rougit de honte. Évidemment que c'était de sa faute , il le savait bien après tout. Fallait pas se faire passer pour un médecin pour le deviner. Sa propre capacité d'autodestruction l'affligeait ;

Ces côtes le lançaient toujours et sa respiration était encore désordonnée.

« C'est lui qui m'a piqué, » dit-il en gonflant les joues.

Un monstre au visage d'enfant… pour mieux tromper… comme il l'avait trompé.

L'homme soupira devant tant de gaminerie en si peu de temps. S'en était presque ridicule – pas presque, c'était.

Son kidnappeur s'éloigna du jeune homme et s'en alla fouiller un des placards. A peine deux seconde plus tard, il ressortait d'un de ceux-là deux cachets blancs, qu'il examina une seconde – un air de profonde réflexion sur le visage - et revint vers Penguin.

Il lui tendit les deux petits morceaux de il-ne-savait-quoi, ses yeux gris et intransigeants lui intimant l'ordre d'avaler sous peine de lourdes représailles.

L'albinos le fixa avec méfiance ce qui semblait être des médicaments.

Pas rassuré pour un Berry, il respira un grand coup – tant pour récupérer le souffle de courage qui lui manquait que pour récupérer tout court – et se saisit des deux disques blafard, les couva d'un œil torve et jeta le tout dans sa bouche avec l'espoir que ce ne soit pas du poison.

Depuis quand faisait-il confiance aux autres ? Depuis quand l'avis d'un autre importait-il ?

Il avala sans un mot, fixant son corps comme s'il attendait que celui-ci explose d'une seconde à l'autre dans un puissant jet d'organes.

Quelques minutes plus tard, voyant qu'il n'était toujours pas mort dans d'horribles souffrances, il releva le nez devant le sourire narquois du médecin.

« Et la politesse !? », Fit le fantôme aux cheveux noirs.

Il tourna la tête sur le coté et ses joues prirent une teinte pivoine – Shashi retint un rire dans sa combinaison blanche.

Il bredouilla :

« … M-… M-merci ! »

Le sourire de Law s'élargit encore et il ébouriffa d'une main douce les cheveux blancs du jeune homme – peu être une dépigmentation, pensa t-il au passage.

« Mais de rien, Penguin-ya. ...Enfin une dernière chose, pense à ce que je t'ai dis. Ça pourrait être intéressant ...pour nous deux. »

Puis il partit d'un pas impérieux, en replaçant son nadoshi dans sa main droite.

« Franchement… que d'histoire pour un peu de morphine, fit Shashi après s'être écarté pour laisser son capitaine passer.

Le rouquin s'approcha du lit.

Il fronça les sourcils en le voyant le détailler avec curiosité, le regard inquisiteur derrière les lunettes noires. Occupé qu'il était à faire passer son mal de crane et à maudire et médire, le bruit devenu familier des pas d'un certain rouquin de sa mauvaise connaissance qui avaient résonné dans l'infirmerie lui avait totalement échappé. Il s'en voulu immédiatement. Il se ramollissait, il le sentait.

Et merde.

- J'voulais t'dire ... t'as quand même une sacré chance ! T'imagine, se battre contre le second d'Eustass Kidd et s'en tirer, presque – évidemment, faut pas rêver non plus - indemne, quand même !

Le second d'Eustass " Cap'tain " Kidd… Penguin se retint de déglutir. Alors la-oups ! le blond travelo…

Il avait affronté un supernovæ. Pas que cette nouvelle catégorie ne l'effraya vraiment – il se mentait un peu en disant cela – mais les gars de la nouvelle génération étaient particulièrement réputé pour leur force. Et lui… il aurait pu y passer. Un frisson d'excitation le prit et il se maîtrisa tant bien que mal, espérant que l'autre n'est pas deviné la monté d'adrénaline qui avait traversé son corps de part et d'autre.

Un supernovae…

« T'sais, t'étais dans un sale état quant t'es arrivé ici » informa-il, semblant prêt à engager une conversation avec le jeune albinos. « Ton corps était tout mou... comme celui d'un pantin et en plus, t'avais des hématomes gros comme ça ! » et il écarta les bras pour accentuer son effet. « Ah, tant que j'y pense… » ( il sembla hésiter ) « Ca te dira de venir visiter le Heart avec moi ? J'te montrerait la salle des machines. C'est géant là dedans, y a plein de fumée partout et même si Bepo n'aime pas ça, on est un peu obligés. Si la chaleur ne te dérange pas trop, j'peux te montrer »

Penguin leva un sourcil, assez surpris de cette tentative gauche et somme toute, tout à fait médiocre de faire connaissance. Face au silence obstiné que lui renvoyait son interlocuteur, le rouquin esquissa un sourire un peu gêné, semblant se rendre compte de quelque chose.

- Ah... merde, j'me suis pas présenté. ...Moi, je m'appelle Shashi » se présenta-t-il, un peu trop tardivement pour pouvoir être poli. « Alors, tu viens avec moi ? »

Il lui tendit la main, un grand sourire au lèvres, de la malice dans ses yeux bleu d'avril.

Peu être que s'il l'ignorait l'autre passerait son chemin. Peu être s'il faisait semblant de pas l'avoir vu, il dégagerait de son espace vital si souvent violé ces derniers temps. Ou même le virerait de cette fichue infirmerie à grands coups de pieds au cul, mais étrangement il se doutait que l'autre allait rameuter son capitaine et sincèrement il n'avait parfaitement aucune envie de revoir cet autre type avec sa tête de panda et l'ours. Bien que voir l'ours ne l'aurait pas particulièrement dérangé.

Il aurait pu faire tout ça – à part la dernière solution, évidemment.

Mais la voix lui rappelait quelqu'un. Elle.

« -Hey, salut, ça va ?.. Euh non,... bonjour, tu veux jouer avec moi? J'connais un super coin dans la ville basse, y a plein de bonbons !

-Non, je suis désolé , je suis occupé... et on a pas le droit de sortir de l'enceinte. »

Il se détourna et continua à fixer les rails avec insistance. La petite fenêtre qui restreignait sa vision lui semblait la seule chose qui le reliait à la réalité. Mais quelle réalité…

« C'pas vrai, tu t'contentes de regarder les trains passaient. Tu fais rien. Et quand on ne fait rien, on meurt! Et tu sais pourquoi ?...Parc'que-

- J'attends quelqu'un. Laisse moi, s'il te plaît. »

Elle mit ses poings sur ses hanches, fronça les sourcils, immensément vexée d'avoir été interrompue dans sa tirade. Elle se saisit du pan d'une des manche gigantesque de la chemise du garçon et le retourna violemment.

Son dos cogna contre le rebord de la fenêtre et il la fusilla du regard, plongeant ses yeux turquoise dans ceux complètement pourpres de l'autre. Il eut un hoquet de surpris en découvrant la couleur des prunelles de l'autre. Magnif-

- Laisse-moi parler, crétin congénital ! Donc, j'disais-

- Mais, lâche moi ! Tu peux vraiment pas arrêter de m'embêter, par pitié?!

- Pitié ? Tu supplies, maintenant ? Et c'est quoi cette manière de parler ?! Pire qu'un d'ces bâtards graisseux d'nobliaux ! T'es une mauviette ou quoi ?

La seconde suivante, le poing frêle du garçon percuta faiblement le bras de l'enfant. Il y eu un instant de flottement durant lequel la petite fixa intensément son bras que l'autre venait de frapper - avec une force tout à fait minime il fallait l'avouer -, tandis que le jeune jaugeait, incrédule au possible face à la puissance "impressionnante" du jeune garçon. Puis elle s'écroula à moitié au sol en se tapant les cuisses avec force. Son rire doux éclata dans le dortoir vide et l'écho se répercuta dans les couloirs.

- ...Oui, c'est bien c'que j'disais : une mauviette.

- C'est pas vrai. Tais-toi !

- Pourquoi ? Assumes ce qu't'es.

- La ferme!

-Ben voilà, tu t'décoince la plume du cul !

Elle lui sourit, ses grands yeux carmins bouffant son visage à chacune de ses mimiques, vives comme le monde.

- Tu peux attendre autant de temps que tu voudras, personne ne viendra. Personne ne vient jamais. Et tu sais pourquoi ? Parce qu'on est le pire district et que personne ne voudrait accueillir sous son toit des enfants de prostituées et de drogués.

Une larme roula sur sa joue pâle. Sa mère... les seuls souvenirs qu'il avait d'elle, se limitaient à une crinière blanche comme la neige un matin de février froid coulant sur des épaules d'une manière que l'on aurait presque pu qualifier de parfaitement indécente, et aux gifles douloureuses qu'elle lui infligeait quand ses incorrections de langages se faisaient trop nombreuses. De ses sorties nombreuses et d'une robe particulièrement courte.

Et tant qu'à son père, juste des ombres aussi floues que brutales dans la chambre de sa mère qu'il avait identifier comme son géniteur. Rien de très précis ou même de certain.

Il ne voulait plus y repenser.

- Tais-toi! Menteuse !

- Non et tu peux continuer à me donner des ordres, j'm'en foutrai. J'ai horreur des ordres ! Et c'n'est pas un petit merdeux dans ton genre qui va m'en donner! Dis tout ce que veux, moi, j'm'en fous. Mais en attendant que ton cul décoince la plume qui semble y'être enfoncée profond, moi j'aimerais qu'tu viennes jouer avec moi ! Allez, viens.

-Non. j'te connais pas !

Une brève hésitation puis la voix reprit :

- Ah oui, merde, j'me suis pas présentée. ..Moi je m'appelle San. Alors tu viens avec moi ?

Il s'ébroua. Non, ce rouquin n'était pas elle.

Mais elle lui avait fais la même offre. Il se souvenait d'elle. Il savait ce qu'elle aurait dit :

- T'sais, j'vais t'apprendre quelque chose, aurait-elle fait d'un ton on ne peux plus ironique, comme ça, quant t'seras poli avec les gens qu'tu connais pas, t'passeras pas trop pour un con. Quand quelqu'un nous dis " Bonjour "et s'présente, on doit faire la même chose, mais si elle nous attaque en même temps, on se bat crétin congénital ! Parce que, on vit, on est cons, on est des enfants, mais on vit. Et si quelqu'un veut notre vie, on ne se laisse pas faire ! Comme ça, p'être qu'tu passeras moins pour une mauviette, à mes yeux.

Puis elle lui aurait sourit, amusée.

Comme si un doux fantôme aux longs cheveux noirs et aux sourires d'ange accompagnait son geste, il agrippa la main tendue vers lui et se hissa avec difficulté sur ses pieds.

Il pouvait bien faire ça pour elle, non ?