Bonsoir, les gens. Joyeux Noel en retard – pour ceux qui le fête et pour ceux qui ne ne le fête pas, bonne vacances - et nouvel an en avance.
Normalement j'aurais dut être hors circulation jusqu'à la rentrée au moins mais coup de bol, avec le nouvel ordinateur que j'ai pu recevoir, la fluidité d'écriture que m'offrait un putain de clavier qui fonctionne correctement m'a visiblement donné des ailes et accessoirement une connexion internet viable – bien que je doute que cela vienne du clavier dans ce cas précis.
Alors je poste deux chapitres à la fois : certains risquent de râler étant donné que je vais surement avoir une période de page blanche ensuite. Ils sont assez courts et la fin, et assez abrupte je trouve – ma bêta aussi d'ailleurs.
Tiens d'ailleurs en parlant d'elle, je la remercie de tout mon cœur~ pour m'avoir corrigé deux chapitres à la fois.
Je remercie à tout ceux et à toutes celles qui mettent en favoris ou en follow... j'vous aime, les gars!
Avertissement : Law est our moi un putain de sadique, pervers et à tendance psychopathes… alors si vous le trouvez un peu démoniaque (ou comme l'a gentiment dit ma bêta : '' il est LE démon ''), c'est normal.
Bonne lecture!
Chapitre 11 - Enfin
Devant les yeux exorbités du jeune homme, dans la lumière matinale que diffusé la minuscule fenêtre, les ombres sinistres des silhouettes familières se dessinaient. Dans la pénombre floutait les contours
Non. Non. Non.
La litanie des négations dans sa tête. L'éclat de cet immense nadoshi. Les mèches rousses de Shashi. Et la combi fluo de Bepo.
Une petite voix vicieuse dans sa tête lui murmura que s'il n'y avait que trois mousquetaires qui se dressaient devant lui, c'était pour la simple et mauvaise raison qu'il avait flanqué une raclée à d'Artagnan. Ou plutôt Wakame.
Enfin bon, avec tout ce qui lui avait envoyé dans le lard, il aurait été bien étonnant que celui-ci puisse venir sur ces deux jambes. Une pensée coupable et traitresse tirailla ses entrailles mais elle fut bien vite oubliée au profit – pour son plus grand désespoir – de cette horrible appréhension bien plus horrible. Elle le tiraillait de toute part, partant de son ventre tel un monstrueux serpent s'entortillant autours de ces viscères. Il montait autours de sa colonne vertébrale, se coulant entre chaque vertèbre. Sa froideur reptilienne s'imprimait sur ses muscles, le glaçant peu à peu de l'intérieur – imitant étrangement la sensation qu'il avait ressentie lorsque la bulle l'avait pris dans sa sphère céruléenne.
Ça tournait dans sa tête à une vitesse folle, hurlante toupie dans sa tête piquetée de mèches blanches.
Merde ! Merde ! Merde !
Tout cela n'était qu'une immense farce, un traquenard si grand qu'il ne pouvait s'en défaire.
Le rire moqueur de San chanta à ses oreilles.
Même elle se fichait de lui. En même temps elle aurait eu bien raison. Il aurait dû partir tout de suite ! Et pas attendre gentiment comme un con que ce psychopathe le retrouve.
Il se redressa sur le lit, se releva sans un mot et se planta sur ses jambes.
Il aurait aimé un instant être représenté après sa mort, tel un martyr ayant vaillamment résisté contre l'ennemi fourbe et sournois que représenté le rookie.
Il déglutit bruyamment et défia du regard l'homme en face de lui.
« Que viens faire le chirurgien de la Mort en ces sinistres lieux ? N'est-il pas occupé, demanda-t-il, avec tout le fiel dont il était capable. »
Le regard resta amusé. Et un brin effrayant.
…
…
Non en fait, très effrayant.
Il s'approcha doucement de l'albinos, comme on s'approche d'un animal sauvage.
« Ecoute moi bien Penguin-ya, je vais t'enseigner un truc tout bête – il se tendit à ces mots. Quand j'ai décidé que je voulais quelque chose, je l'obtiens. Et là – il marqua un arrêt comme pour donner un effet à sa phrase -, c'est toi que je veux. »
Penguin blanchit. Littéralement. Son teint déjà naturellement très pâle vira à une teinte assez lait. Un nuancé entre le verdâtre et le blanc écru. Ses joues avaient été aspiré entre ses dents et ses petites canines s'enfoncèrent dans la peau tendre.
Qu'est-ce que c'était que ces conneries ? De quoi il parlait ?
Il n'appartenait à personne. Et il ne voulait certainement devenir le chien de cet homme.
Tu te voiles la face, Pen'. Tu sais très bien qu'être subordonné n'a aucun rapport avec lécher les pompes de cette asperge. Aucun.
San… il tenta d'ignorer la remontrance de l'autre.
« Qu'est-ce que tu veux dire par là, l'Chir' ? », abandonnant le vouvoiement pseudo-insultant pour un tutoiement bien plus agressif.
Un sourire fourbe glissa sur les lèvres du brun. Le malaise évident du pauvre gamin le faisait bien rire, mais il n'en dit rien.
« Je veux simplement dire qu'avant la fin de la journée, ton cul est dans mon sous-marin, ta bouche est fermée et ne s'ouvre que pour dire des choses autres que des sottises inutiles – protestations et autres – et tes poings restent dans tes poches et ne vont cogner tes namakas. C'est suffisamment clair ? »
…
…
La mâchoire de l'albinos tenta vainement de remonter, mais celle-ci semblait décider à se polir sur le sol parfaitement dégueulasse.
« Euuuh…
Désolé je n'interprète pas les onomatopées juste pour le plaisir de déchiffrer ton langage assez primale…
Et si je refuse ? Pourquoi j'voudrais v'nir dans votre équipage. Z'êtes quatre, dont deux pouvant potentiellement me tuer »
Le sourire fourbe du Chirurgien de la Mort s'élargit encore.
Il se regardaient en chien faïence, l'un et l'autre prêt à se jeter l'un
Puis, sortant sans aucune barrière ni discipline, de la bouche d'un roux :
« Tu prends quoi… comme drogue j'veux dire ? ».
Il se crispa soudainement mais ne put détournait les yeux des orbes orageux pour incendier le jeune homme. Ce dernier ajouta :
« C'est bizarre, ajouta Shashi. T'as les couleurs du cap'tain et pourtant t'arrives à soutenir mordicus que tu n'veux pas être des nôtres. T'es bizarre… »
Les yeux de Penguin s'étrécirent en deux fentes pour se braquer sur le rouquin. Une tempêtes d'hémoglobine avait commencé à dansé dans ses iris. Ses mains s'agitèrent convulsivement mais il les plongea dans ses poches pour camoufler son coup de chaud.
« Shashi…, avertis Law, en fixant du coin de l'œil le faciès de l'albinos – légèrement inquiet même s'il ne voulait l'admettre, por le garçon à la langue trop volubile -, celui-ci se tordant dans une expression peu amène.
Mais le roux, ignorant le conseil – la mise en garde – continua sur sa lancée.
Nan, mais c'est vrai cap'tain ! R'gardez ! Il a les même couleurs sur ses fringues que celle du submersible. On dirait presque qu'il se ment à lui-même ! C'est peut-être pour ça que t'arrives pas à sourire. T'es pas heureux ? T'es cassé ?... tu sais, le cap'tain, il est pas mécano de base, mais si moi j'sais réparer le Heart, lui il sait réparer les gens. »
Il lui offrit un sourire parfaitement éblouissant.
Un ange passa. Il avait des oreilles d'ours.
Une seconde plus tard, Penguin se jeta, toute griffes dehors sur le roux. Il abattit son pied à l'endroit exact où se trouva l'autre quelques secondes plus tôt. Il eut un mouvement dérouté en s'apercevant qu'il n'y avait personne à l'emplacement de l'impact.
Il croisa un instant le regard amusé de Law.
Un souffle d'air dans son dos.
Il se retourna, croisant les bras en pure défense et le poing de Shashi cogna les biceps tendus.
Il siffla doucement. Le jeunot en avait sous l'manche finalement. Un sourire étrange accompagné d'un tout aussi louche sentiment de satisfaction monta en lui. Peut-être causé par le fait qu'il ne s'était pas fait assommé par un bleu. Le peu d'honneur qui lui resté aurait trop pris dans les dents.
Mais il n'a-
« La ferme », grogna-t-il entre ses dents.
Le roux tenta un coup latéral mais l'albinos avait déjà sauté et d'une pirouette faucha ses jambes. Il atterrit sur le sol et roula rapidement évitant de justesse la jambe vengeresse. Il se releva tandis que Penguin se remettait en position d'attaque. Il sprinta sur l'albinos et pirouetta agilement afin de se retrouver derrière l'autre. Le roux dut se baissait de justesse pour éviter l'uppercut, se rétablissant avec peine sur ses jambes.
Il était en position de faiblesse, il le savait. Mais il ne s'attendait pas vraiment à ce que le blanc réagisse aussi mal. Il ne pouvait pas tout prévoir après tout. Et il avait beau savoir que sa force n'était pas négligeable, face à cet homme dont l'esprit semblait en proie à de constant tourments, il ne faisait pas le poids.
Penguin aux mèches d'argent, pensa-t-il. Il n'y allait pas au maximum de sa puissance. Ça se sentait. Un sourire se dessina sur les lèvres du roux.
Ce dernier voulut enchaîner avec un crochet du droit mais l'avant-bras de Pen' contra. Celui-ci attrapa d'une main le poing du roux, l'emprisonnant dans sa poigne et fit tourner.
Le roux se tordit de douleur, son bras tordu à l'extrême. Et Pen' tira.
Shashi se laissa entraîné par le mouvement et – confondu dans la douleur de ses membres – l'albinos lui enfonça son genou dans l'abdomen. Shashi s'effondra.
Pas mort. Même évanouis. Car il l'aimait bien ce garçon. Ce mécano. Capable de s'extasier pour s'y peu. Il l'aimait bien. Et il lui avait promis. Après tout, il ne voulait pas que ce stupide gamin trop heureux meurt.
Il se retourna, le visage inexpressif mais les yeux tirant sur le rose, vers Trafalgar Law, prêt à recevoir soit un coup d'une puissance qui lui éclaterait certainement le ventre ou une réplique cinglante qui lui tordrait les entrailles.
Mais quand les deux regards ennemis se rencontrèrent, penguin ne vit que de l'amusement.
Il fallait qu'il fasse face, qu'il soit cour-
Un poids lui tomba dessus. Il s'écrasa au sol, avec la nette impression qu'un monstre marin écrasait son gigantesque fessier sur son frêle corps. Il couina piteusement.
Bepo l'écrasait de son imposante masse.
« Bordel ! Saleté d'ours en pelche fluo obèse, laisse-moi !
Désolé…, murmura l'ours penaud, mais l'cap'tain m'a dit que tu ne devais pas bouger. Et j'ne discute pas les ordres du cap'tain.
Il se débattit encore un instant à grand renforts de coups de pieds et de contorsions pour tenter de se dégager de la force qui le maintenait au sol, mais n'y fit.
Son regard dériva et ses yeux pourpres rencontrèrent les orbes orageuses de Trafalgar Law. Celui-ci se rapprocha tranquillement et il plia les jambes pour se retrouver accroupi sur les talons, devant le pauvre jeune homme, alors que celui-ci se débattait, étouffant lentement sous le poids du mammifère.
« Ma proposition tient toujours. »
Il lança un regard haineux à l'homme. Ce cruel homme, cet immonde être qui ne faisait que le torturait depuis plus de deux semaines.
« Et ma réponse reste malheureusement pour vous inchangé. »
Il y eut un petit instant de flottement tandis que les deux se dévisageaient. Puis :
« Bepo… laisse-le, s'il te plaît. »
La seconde suivante, la boule de poils blancs se retirait de la proie. Penguin mit quelques secondes à se remettre sur ses deux jambes, se redressa en époussetant les poils qui s'accrochaient à sa veste et à son falzar. Il ne s'en rendait pas vraiment compte mais la majorité de ceux-là, c'était accumulés dans ses cheveux et se fondaient dans la masse neigeuse.
Il releva enfin la tête, ces iris brillantes d'appréhension et d'incompréhension.
« Viens, Mèches d'Argents. »
Il se jeta sur Law.
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Il avait eu le nez dans la poussière de la chambre. Il s'était pris des coups d'une telle force qu'il avait l'impression qu'on l'avait écorché dans la longueur. Des coupures sanglantes marqué ses épaules. Ça promettait de belles cicatrices blanches tout ça.
Il tenta de se relever mais aucun de ses muscles ne voulaient obéir à l'injonction neuronale. Il tremblait malgré tout, souffrait le martyr, pissait le sang. Et pourtant, là maintenant, une main lui maintenait la tête à quelques centimètres du sol, tandis que l'autre l'invitait à une poignée de main.
« Alors, Pen' ? »
Et Pen' s'effondra en larmes.
Tout s'échappait. Il avait joué durant trop longtemps à la coccote-minute ces derniers jours et tout s'en allait à présent. Il chialait comme une fille mais pour une fois s'en foutait. Cette main. Il n'avait plus le choix.
Cet homme était fou. Fou à lier. Un peu comme lui. Mais il savait qu'il était en miette. Plus bon à rien. Et pourtant à travers la lumière de cette aube naissante, il voyait cette main tendue.
Il l'attrapa. Un sourire aux lèvres, des traînées de larmes partait de ces yeux rouges comme le sang de ce jour-là. Parce qu'il venait de trouver quelque chose. Qui valait bien tout cela. Que sa peine. Que sa douleur. Que ce yoyo constant auquel jouait son esprit malade.
Un monstre n'a pas tou-
Il n'était pas un monstre.
« J'accepte Capitaine ! »
Si l'envie vous en prend, j'aimerais bien connaître votre avis sur ce chapitre.
Bises de Traff's
