Trying Not To Love You
Auteur : Pussicats (Tomoyuki)
Titre : Trying Not To Love You
Genre : Angst. Romance. Fantastique. Lemon. Lime
Rating : M+
Pairing : Sterek. Stiles/OC
Disclaimer : Ni la série, ni les personnages ne m'appartiennent, tous sont la propriété de MTV et Jeff Davis. Pour ma part seuls les OC sont ma propriété.
A/N : Oui, oui c'est bien une fic STEREK, seulement il faudra un peu de patience, avant de voir ce couple devenir concret...
Résumé : Depuis sa rencontre avec Pyper, Stiles revit. Bien sûr c'est toujours aussi difficile d'être séparé de ses amis, de ne pas voir Derek, mais il a trouvé en Pie une confidente dont il n'avait jamais réalisé avoir cruellement besoin.
Trying Not To Love You
Chapitre 2: Tonight... is movie night !
La première semaine s'était passée exactement comme le premier jour de cours. Venant de finir l'entraînement de la crosse, Stiles ne perdit pas de temps dans les vestiaires. C'était à présent confirmé, Scott ne ferait plus le chemin du retour avec lui désormais. Après une semaine d'ignorance constante, Stiles avait capitulé, finissant par se faire une raison. Heureusement ses journées étaient bien pleines entre les cours et les entraînements et puis il y avait le rayon de soleil qu'était Pie, sa nouvelle meilleure amie. Vu comment les choses évoluaient entre eux et combien tous deux étaient sur la même longueur d'ondes, ce n'était pas parler à la légère que de cataloguer la jeune femme de la sorte. La seule chose à laquelle Stiles ne se faisait pas était de voir Derek chaque jour. L'Alpha attendait patiemment dans sa Camaro qu'Erica, Isaac et Boyd sortent enfin de cours. Voir le brun aussi souvent était comme asperger d'alcool une plaie toute fraîche : ça faisait atrocement mal et Stiles se demandait pourquoi son béguin pour le loup-garou semblait prendre une ampleur de plus en plus grande à chaque nouveau réveil. Mon Dieu, cette histoire finirait par le rendre réellement fou, comme si ce n'était pas déjà assez avec les insomnies, la peur constante que quelque chose arrive sans qu'il puisse y faire quoique ce soit et enfin les crises d'angoisse qui revenaient de plus belle. L'arrivée de Pie dans sa vie avait tout de même semblé calmer un peu les symptômes liés à ses fréquents pics d'anxiété.
Pie. Pyper. Son unique amie désormais, la plus fidèle en tout cas.
Quelle ne fut pas sa surprise de voir justement l'objet de ses pensées assis sur le tarmac du parking, appuyé dos contre la roue avant de sa Jeep, côté conducteur. S'approchant de la jeune femme perdue dans ses songes et qui ne l'avait sans doute pas entendu arriver avec son casque sur les oreilles, Stiles vint s'accroupir à ses côtés et posa une main sur le haut de son bras dénudé. Pie sursauta violemment, son visage se tournant brusquement vers Stiles. Ce dernier la fixa sans rien dire, un sourire rassurant sur les lèvres. Il lui fit signe d'ôter son casque, ce qu'elle fit, son regard apeuré s'effaçant peu à peu. Regard que Stiles avait souvent vu s'afficher sur les traits réguliers de son amie ces derniers jours. Et quelque part au fond de lui, Stiles savait que ce dernier était sans aucun doute un reste d'événements passés qui avaient dû l'ébranler.
- Tu m'attendais ? Lui demanda-t-il, lorsque son attention fut finalement fixée sur lui.
- J'espérais que tu serais toujours là, oui.
- Ils t'ont encore laissée derrière ! S'exclama Stiles, sachant pertinemment que si Pie était encore là, c'est que, oui, son frère et sa sœur l'avaient abandonnée. Ils lui laissaient la seule option de rentrer par ses propres moyens, que ce soit avec le bus merdique de l'école ou tout simplement à pattes, comme un chien. Hochant affirmativement la tête, Pie répondit, son regard reporté sur une voiture plus loin :
- Est-ce que... est-ce que tu veux bien me raccompagner, s'il te plaît ? Je me sens pas du tout de rentrer à pied une fois de plus.
- Bien sûr, quelle question. Allez viens, tu vas te salir à rester par terre. Fit Stiles, lui tendant la main pour que la jeune fille puisse l'attraper. Il tira un peu, l'aidant ainsi à se relever. Pie épousseta machinalement l'arrière de son jean clair, avant de planter son regard étrange dans les orbes surprenants de Stiles.
- Merci. Dit-elle sincèrement. Son visage était toujours un peu triste et elle ne parvenait pas totalement à effacer ce sentiment, mais le fait d'être avec Stiles changeait tout : auprès de lui elle n'avait pas besoin d'être constamment sur ses gardes et d'afficher un masque de joie qu'elle ne ressentait pas la moitié du temps.
- De rien. On y va ?
Tous deux grimpèrent dans la Jeep, Stiles mit le contact et sortit du parking. Le regard porté sur la route, il demanda après quelques minutes de silence :
- Je te dépose chez toi ?
- Hm... tu peux me laisser en ville ? Evy a donné rendez-vous à Lydia et Allison chez moi, et Jesse doit sûrement avoir fait pareil avec Scott McCall, le fils Whittmore et l'espèce de toutou qui les colle constamment, Lahey.
- Oui, je vois... Scott est mon supposé meilleur ami, on se connait depuis le jardin d'enfants, mais depuis qu'il sort avec Allison et que son Isaac est devenu son nouvel ami, j'ai été relégué aux oubliettes comme une vieille chaussette.
- Sympa l'amitié ! La fraternité n'est pas mieux, tu me diras. Pie soupira, elle était lasse du comportement égoïste de ses jumeaux, vraiment elle pensait en avoir fini avec tout ça le jour où ils étaient arrivés à Beacon Hills. C'était à croire qu'elle s'était une fois de plus trompée, et surtout fait des films concernant ses deux moitiés.
- Tu vas faire quoi toute seule en ville ? Demanda Stiles. Il n'aimait pas vraiment l'idée de laisser son amie broyer du noir, seule, dans une ville qui ne lui était pas encore totalement familière.
- Je... j'en sais rien, j'ai juste pas envie de rentrer, surtout si c'est pour rester enfermée comme un idiote dans ma chambre, à les écouter s'éclater et à ressasser les mêmes pensées.
- Que dis-tu de se louer un film, prendre à manger en chemin et de rentrer chez toi leur montrer qu'on n'a pas besoin d'eux pour passer un bon moment ? S'exclama Stiles sur une impulsion, ayant quelque part envie d'en mettre plein la vue à Scott, de prouver à ce dernier que son amitié, lui aussi, il pouvait très bien s'en passer.
- Okay, mais je te préviens, on prend plusieurs films, avec au moins deux d'entre eux où l'acteur principal montre ses abdos.
- Ca me convient amplement comme compromis.
- Je crois que c'est plutôt l'idée de mater un gars à moitié nu qui te convient amplement !
- Ouch... percé à jour.
- Que veux-tu Stilinski, à croire que je t'ai déjà assez dans la peau pour suivre le cours de tes pensées.
- A croire, oui. Répondit Stiles, amusé.
Une heure plus tard, Stiles se garait devant la maison immense dans laquelle vivaient Pie et sa famille. Coupant le contact, il attrapa son sac de cours sur la banquette arrière et les multiples DVD qu'ils avaient loués. Heureusement il avait prévenu son père qu'il risquait de rentrer assez tard, sur quoi le shérif lui avait suggéré de rester dormir sur place, par terre bien entendu, plutôt que de s'aventurer à toutes les heures de la nuit sur la route. Idée qui avait tout de suite enchanté Pie, qui, après lui avoir arraché le portable des mains, avait remercié son père avec effusion et lui avait assuré que Stiles ne dormirait pas par terre mais dans la chambre d'ami. La jeune femme s'empara des plats qu'ils avaient commandés et sauta agilement hors de la Jeep, son sac passé en bandoulière par dessus l'épaule. Inspirant profondément, elle afficha un sourire serein et grimpa les quelques marches menant à la porte d'entrée, Stiles sur ses talons.
- Ca va aller ? Lui demanda le jeune homme, avant qu'elle n'ouvre la porte.
- Oui, t'inquiète, j'ai mon soutien moral personnel avec moi, donc...
- Soutien moral ? Moi ?
- Qui d'autre ? Je ne parle pas de Norbert, mon ami invisible, bien sûr !
- Oh, moi il s'appelle Alfred !
- Alfred et Norbert... Nice.
- N'est-ce pas ?!
- Hmm... tu sais, je vais faire semblant de rien comme toujours, mais j'en ai vraiment marre qu'on se foute de moi sans arrêt. Il va être temps que ça change et quand ça arrivera, les enfers se déchaîneront. Finit par murmurer la jeune femme, le regard rivé sur la poignée de porte couleur or. Stiles passa sa main dans celle plus petite de son amie et la pressa en signe de compréhension. Il saisissait tout à fait l'état d'esprit de Pie, lui aussi en était arrivé au même point de ras-le-bol.
Pie poussa finalement la porte, laissant Stiles passer, avant de refermer derrière elle. Le jeune homme resta un moment immobile quand il se retrouva face à face avec Scott et ce même si au moins deux mètres les séparaient. Il eut bien du mal à décrocher son regard de celui de son supposé meilleur ami, et fut sortit de sa transe par Pie, qui venait de glisser son bras autour du sien pour le tirer vers la cuisine le tout sous le regard curieux de Scott, que la nouvelle amitié de Stiles semblait malgré tout déranger. La jalousie pouvait être une bien mauvaise amie, parfois…
- Reste pas planté là comme ça, Stilinski, mon estomac n'attendra pas plus longtemps. J'ai une faim de loup !
- Euhm... oui, moi aussi.
- Ca te dit de profiter du jacuzzi une fois fini de manger ?
- Un jacuzzi, pour de vrai ? S'exclama Stiles avec enthousiasme.
- Oui... ça te dit ?
- La question... Bien sûr que ça me dit, whoohoo !
- Tu m'étonnes. Rétorqua Pie, amusée. Elle était consciente du regard que lui lancèrent ses jumeaux et leurs amis, mais n'en avait cure. Elle allait leur montrer qu'elle n'avait pas besoin d'eux pour être heureuse, qu'elle n'avait pas besoin d'un groupe de dix pour savoir qu'un seul ami avait plus de valeur qu'un nombre immense de connaissances.
Une fois dans la cuisine, tous deux s'affairèrent à disposer leur repas sur deux plateaux, avant de porter le tout sur la terrasse. Le soleil brillait encore assez chaudement pour pouvoir y manger tranquillement et surtout profiter de la piscine et du jacuzzi.
- Okay, dis-moi tu préfères quelle couleur : rouge ou bleu ?
- Bleu, pourquoi ?
- Ton maillot, tiens. Tu comptais plonger dans la piscine tout habillé, peut-être. Décidément, tu m'amuses, Stilinski ! Bon attends-moi là, je reviens aussi sec.
- Chef oui, chef !
- That's my boy ! S'exclama Pie, fière d'elle. Ouvrant la baie vitrée donnant sur le salon, elle passa devant le petit groupe assis dans les grands fauteuils prévus à cet effet. Sans leur prêter attention, elle fila à l'étage, pour redescendre quelques minutes plus tard les mains chargées de deux sorties de bain moelleuses et épaisses, ainsi que d'un short de bain pour Stiles et de son bikini fétiche. C'est ce moment que choisit sa sœur pour l'interpeller, alors qu'elle s'apprêtait à ressortir :
- Tu ne nous présentes pas ton ami, Strawberry Pie ?
- Pourquoi, ça t'intéresse qui je fréquente ? Rétorqua Pie, le ton amer dans sa voix indiquant tout de ce qu'elle pensait des préoccupations de sa sœur. Son frère choisit alors de s'en mêler.
- Okay les filles, on rentre les griffes. Pype, le prends pas comme ça, okay ? Bien sûr que ça nous intéresse qui tu fréquentes.
- Ciel, quelque chose va nous tomber dessus ce soir, c'est bien la première fois que je vous vois porter un quelconque intérêt à ce que je fais ou même avec qui je traîne. Bien sûr quand c'est pour me laisser comme une conne sur le parking de l'école, le discours est tout autre.
- Euh, ouais, pour ça... balbutia Jesse, mal à l'aise. Soutenant le regard vert de son frère, Pie ponctua :
- Pour ça quoi... c'est juste la troisième fois cette semaine, mais bon au moins je garde la forme, la marche c'est bon pour le métabolisme apparemment. Et on sait que mon corps a cruellement besoin de se taper vingt bornes de marche la moitié de la semaine, n'est-ce pas ? C'est pas comme si je devais longer la route ou passer à-travers bois, alors que, je ne sais pas... je débarque de New York !
- Pie, qu'est-ce qui se passe ? Demanda Stiles, qui venait de pénétrer dans le salon, les haussements de ton de son amie l'ayant interpellé.
- Rien, t'inquiète, je mets juste quelque chose au clair avec mes deux cons de jumeaux. Mais reste pas là, apparemment ça les intéresse fortement de faire ta connaissance tout d'un coup ! C'est ce qu'on va faire. Stiles Stilinski, je n'ai pas besoin de te présenter ma sœur Evelyne, ni mon frère Jesse.
- Pie... Fit Evelyne, les joues roses de gêne.
- QUOI ? Grogna Pie, son regard brûlant d'un feu alimenté par la colère qu'elle ressentait depuis le début de la semaine et dont l'hypocrisie de son frère et sa sœur ne faisait qu'attiser les flammes. Ni Jesse, ni Evelyne n'osèrent rétorquer quoi que ce soit, sachant très bien que cela pourrait déchaîner leur sœur encore plus. Pie, qui en avait encore gros sur le cœur, n'en resta pas là et ajouta : Quant à vos amis, je crois qu'ils savent tous qui est Stiles, n'est-ce pas Scott, le soi-disant meilleur ami ? Mais bon, je comprends : la reconnaissance sociale est tellement plus importante dans notre foutue société ! Seulement vous semblez tous oublier une chose, c'est qu'à force de prendre les gens pour acquis et comme des accessoires décoratifs, on finit par se recevoir le revers de la médaille en pleine face. Sur ce, nous on va passer une bonne soirée loin de vous, grands hypocrites. Viens Stilinski, la vue commence à me soulever le cœur par ici. Finit-elle, agrippant la main de son ami fermement et le tirant dehors. Elle referma la vitre coulissante avec fracas à leur suite. Préoccupé par son amie, Stiles lui demanda avec une douceur qu'il se connaissait peu :
- Ca va aller ?
- Oui, oui t'inquiète, ça devait sortir de toute façon. Je ne supporte plus leur fausse préoccupation lorsqu'on a des invités à la maison, alors que le reste du temps je n'existe pas à leurs yeux. Parfois je me demande pourquoi je... Consciente de ce qu'elle allait révéler, Pie se reprit vivement. Tendant peignoir et short de bain au jeune homme, elle indiqua :
- On peut aller se changer dans le cabanon, suis-moi.
Quelques minutes plus tard, Stiles émergea du cabanon, vêtu de son short de bain, la serviette jetée négligemment sur l'épaule. Il alla s'asseoir sur un des fauteuils entourant la table de jardin où les attendait leur repas. Il n'eut pas à attendre longtemps : Pie le rejoignit, portant un bikini qui ne laissait pas place à l'imagination… La moulant parfaitement mais décemment, la couleur lilas créait un joli contraste sur sa peau tannée par le soleil d'été. Ce qui surprit Stiles, ce fut les tatouages de la jeune femme. La voyant toujours vêtue d'un jean sombre et d'un haut ne révélant pas grand chose et dans les mêmes camaïeux, il n'avait pas encore eu l'occasion d'apercevoir qu'elle était ainsi tatouée. S'arrêtant à sa hauteur, elle sourit comiquement, pas le moins du monde troublée par le regard qui la détaillait avec attention.
- Quoi ? Demanda-t-elle, ce qui tira Stiles de son observation un instant, le rouge lui montant directement aux joues. C'est vrai, à part Lydia Martin, il n'avait jamais contemplé une fille comme il venait de le faire.
- Rien, rien, je ne savais pas que tu avais autant de tatouages, ni même de tatouage tout court.
- Oh ça... une fois que tu commences, c'est très dur de t'arrêter. C'est la première chose que j'ai faite quand les médecins m'ont annoncé que j'étais en rémission. Ma façon à moi de dire « Fuck you ! » à la maladie.
- En rémission… Tu as eu un cancer ? Demanda Stiles, les alarmes de son esprit résonnant agressivement contre ses tympans fragiles.
- Hm... oui, une leucémie. Mais je suis guérie maintenant, n'en parlons pas ce soir, okay ? J'ai pas envie de gâcher notre soirée avec de mauvais souvenirs. Tu veux faire l'état des lieux de mes tatouages, comme ça tu pourras garder la bouche fermée la prochaine fois que tu me verras en bikini ? Plaisanta-t-elle pour alléger l'atmosphère qui s'était alourdie au souvenir de sa maladie, pour elle, et à celui de sa défunte mère pour Stiles.
- Euh...?
- J'ai servi de modèle quand j'étais à New York, Stilinski, c'est pas ton regard de lycéen qui va me déranger plus que ça.
- Euh... okay ! Mais t'as eu combien de vies ?
- Comme les chats j'en ai neuf, là j'entame la deuxième. Alors mes tatouages ?
- Euh, oui, laisse-moi voir un peu ! S'exclama Stiles, pivoine, mais curieux de contempler de plus près les dessins couvrant la peau lisse de son amie. Se postant droite comme un I devant le jeune homme, Pie le laissa découvrir à son aise ce qui faisait sa fierté, en ayant dessiné la plus grande partie.
Stiles laissa son regard partir sur l'épaule gauche de la jeune femme, où semblait s'envoler une petite dizaine de minuscules colombes. Le dessin restait simple, juste l'ombre noire des volatiles, ne dépassant pas un centimètre chacun. C'était beau, discret et délicat, et Stiles aima aussitôt ce dessin-là. Laissant ses yeux s'aventurer plus bas, il accrocha le fin tracé d'un début de rose dépassant du soutien gorge que portait Pie, le reste disparaissant sous le tissu lilas. Stiles était certain que la fin de l'esquisse devait être magnifique et enrober l'arrondi gourmand du sein de son amie. Il eut envie de découvrir ledit sein pour voir le reste du tatouage, mais la décence et la gêne de penser cela le stoppèrent. Dire qu'il y a un an il n'avait d'yeux que pour Lydia et à présent le corps d'une autre jeune femme faisait l'objet de son intérêt… La vie prenait souvent des cours inattendus se dit-il. Sortant de ses songes, il laissa ses yeux caresser le ventre légèrement musclé de Pie. Son nombril, percé d'un joli diamant, était lui aussi orné d'un tatouage, une simple inscription, qu'il ne put déchiffrer qu'en se penchant un peu vers l'avant. Il trouva que les mots décrivaient parfaitement son amie : « L'art est dans l'Air... Inspire ! ». Cela lui parlait et surtout en disait long sur la personne lui faisant face. Suivant la course de son regard, Pie pivota légèrement, se tenant de profil, permettant ainsi au brun de faire connaissance avec la panthère noire, féline et plus agressive que le reste de ses premiers tatouages, qui décorait sa cuisse droite. L'animal s'étendait, toutes griffes ouvertes, sur la peau qui avait l'air d'être réellement très douce. Là encore, Stiles reconnut la part passionnée de son amie dans le dessin.
- Et les deux derniers sont dans le dos... Murmura Pie, se retournant complètement, présentant son dos au jeune homme.
Tout de suite Stiles sentit son souffle se couper dans sa gorge devant le dessin parfait. Partant de la chute de reins prononcée de la jeune femme jusqu'au milieu de son dos, des ouïes de violon semblaient vivre et bouger en même temps que les inspirations que prenait Pie. Enfin, regardant plus haut, Stiles trouva les ailes d'anges de taille moyenne, entourant un triskel détaillé au milieu des omoplates ouvertes de son amie. En y regardant de plus près, Stiles remarqua que dans chaque boucle finale du triskel se trouvait une initiale, « P » pour le cercle supérieur, « J » pour celui sur l'extérieur gauche et enfin « E » pour celui de droite. Chacune des lettres représentait les triplés, Pyper, Jesse et Evelyne. Avec ce tatouage unique, Stiles réalisa l'importance qu'avaient ses jumeaux aux yeux de Pie et il comprit à un degré amplifié la peine que devait ressentir son amie à chaque fois que son frère et sa sœur agissaient en beaux salauds avec elle, lorsqu'ils la rejetaient ou la laissaient de côté.
- Eh bien, merci de m'avoir permis de me rincer l'œil ! Fit Stiles, tout sourire, rencontrant le regard qui en disait long de la jeune femme.
- C'est génial quand c'est gratuit, n'est-ce pas ? Ne put-elle s'empêcher de répondre, le ton quelque peu moqueur.
- Le triskel est magnifique Pie. Vous êtes gémeaux ? Demanda Stiles, sautant du coq à l'âne en beauté, et ayant remarqué le signe astrologique au milieu du tatouage.
- Oui. Coïncidence, coïncidence, des triplés et en plus gémeaux. On aurait voulu le faire exprès qu'on n'aurait pas su ! Enfin voilà… Et si on mangeait à présent ?
- Oui, j'ai une faim de loup.
- C'est marrant que tu parles de loup, je trouve que c'est une odeur qui plane souvent autour de Scott et sa petite bande.
Stiles s'étrangla à moitié : c'était la troisième fois, déjà, que Pie commentait l'odeur de « loup » qu'elle sentait ça et là, et à chaque qu'elle l'avait fait, Scott, Isaac, Erica, Jackson et Boyd se trouvaient à proximité.
- Aurais-tu un odorat surdéveloppé ou quelque chose comme ça ? T'es Wonder Woman ?
- Je me verrais plus comme Cat Woman, mais pour répondre à ta question, oui, j'ai l'odorat sensible, mais de là à dire surdéveloppé… La seule chose que je trouve étrange, c'est qu'il n'y a aucun loup en Californie, donc d'où vient cette odeur que je sens ?
Stiles ne sut que dire, que répondre à son amie sans devoir entrer dans les détails et lui avouer qu'en réalité, plusieurs non pas loups, mais bien Loups-Garous vivaient à Beacon Hills.
- Comment tu peux reconnaître l'odeur des loups ? Lydia a un chien, Prada, c'est peut-être seulement son odeur que tu sens ?
- Non, c'est bien le musc des loups qui plane par ici. Je sais faire la différence, car j'avais un ami à New-York, son père travaillait dans une réserve, il était chargé des loups. J'ai pu aller l'aider plusieurs fois, et cette odeur est à présent gravée dans ma mémoire.
- Okay... t'as vraiment eu un million de vies, avant d'arriver ici ! C'est cool n'empêche, je trouve les loups fascinants.
- Ils le sont ! Bon allez mange, ça va finir par être froid. En plus le jacuzzi me fait de l'œil... s'exclama Pie, piquant dans un des nombreux plats, une branche de céleri au coin de ses lèvres.
Cette image amusa follement Stiles, qui ne put s'empêcher d'éclater de rire.
- Serais-tu en train de te payer ma tête, Stilinski ? Menaça la jeune femme, pointant une de ses baguettes vers son ami. Ce dernier avoua aussitôt :
- Tout à fait, Ryder. Tu verrais à quoi tu ressembles avec ton cigare de céleri !
- Oh, j'en connais un qui ne fera pas plouf dans le jacuzzi, mais glouglou dans la piscine.
- Des menaces, des menaces !
- Hmm... c'est vrai on n'est pas encore assez intimes pour que tu saches que je les mets souvent, même très souvent à exécution, Stilinski.
- Dit-elle tout en croquant dans son cigare de carotte... fit Stiles, pas le moins du monde impressionné par les sous-entendus létaux de la jeune femme.
Pie éclata de rire, tout en poussant légèrement du pied Stiles, qui la rejoignit dans son hilarité. Le jeune homme aurait menti s'il niait à quel point Scott lui manquait, mais il avait trouvé en Pie quelque chose qu'il avait rarement eu l'occasion d'obtenir avec son meilleur ami. La jeune femme avait la capacité de l'écouter sérieusement, et de le faire passer lui avant le reste, avant ses états d'âme personnels ou avant sa petite-amie. Et Stiles devait avouer que c'était ce qui lui avait souvent manqué et fait défaut dans sa relation avec Scott. Pie était un peu comme une âme-sœur, s'accordant à votre personnalité et évoluant en harmonie avec vous grâce à cela.
- Bon, moi je suis pleine. Toujours prêt pour le jacuzzi, Stilinski ?
- J'ai déjà un pied dedans...
- Ok. Je vais porter tout ça à la cuisine et ensuite on s'immerge ! Tiens, je te file mon iTouch pour que tu choisisses ce que veux écouter quand on y sera.
- Parce-que tu peux même avoir la musique avec un jacuzzi ?
- Oui, dernière folie de ma mère avant qu'on emménage, elle a choisi le dernier cri avec dock iPod et tout le tralala. Résultat, c'est limite si je n'ai pas érigé mon squat dedans.
- Tu aimes faire glou-glou à ce point là ?
- Non, juste barboter des heures durant.
- Hmm...
Le temps de porter les restes de leur repas à la cuisine, toujours sous le regard de ses jumeaux et de leurs nouveaux camarades, Pie finit par rejoindre Stiles sur la terrasse. Souriant, elle lui fit signe de le suivre, munie des deux sorties des bains moelleuses qu'elle pendit aux crochets du porte-manteau prévu à cet effet, contre le mur extérieur du salon. Salon qu'eux pouvaient voir depuis le jacuzzi mais dont les occupants ne pouvaient les épier, le mur leur faisant écran. Pie soupira tout en se plongeant dans l'eau chaude. Sous les remous, des jets multiples créaient un tourbillon de grosses bulles chlorées dans le bain. Stiles pénétra à son tour dans l'eau et prit place aux côtés de son amie, un soupir satisfait lui échappant.
- Just like heaven... murmura Pie, sourire toujours en place. La tête rejetée en arrière, s'appuyant contre le coussin attaché au bord du bain, elle semblait paisible, comme si soudain, ses problèmes s'envolaient avec le remous incessant des bulles.
- Hmm... je ne saurais te dire, je n'y ai jamais mis les pieds. Répondit Stiles, tentant d'attraper les bulles de ses mains. Puis il ajouta, toujours sur le même ton sérieux de conversation : J'espère que le paradis est fourni en jacuzzi sinon je le boycotte pour l'Enfer.
- Si c'est le cas je te suis dans ton boycott...
- La voie de la raison, mon amie ! Termina Stiles dans un hochement de tête entendu.
Pie éclata de rire, ce qui fit sourire Stiles encore plus, jusqu'à ne plus pouvoir garder son semblant de sérieux et finir par rejoindre la jeune femme dans son hilarité. Poussant amicalement l'épaule du jeune homme, Pie finit par retrouver assez de contrôle sur son souffle pour s'exclamer :
- Oh my... je t'adore, Stilinski.
- Héhé... je sais poupée. Comment me résister ?
- Poupée ?! On dirait un vieux pervers qui parle, tu cherches à me faire flipper ?
- Non, juste à t'époustoufler !
- Retourne prendre des cours, car parti comme ça, t'es loin d'y arriver, idjit*.
- Oooh, on cite Bobby Singer ? Serais-tu une fan de Supernatural ?
- Une addict serait le terme exact pour me décrire, J'ADORE cette série.
- Oh my friend, je t'aime encore plus, moi aussi J'ADORE, SPN. T'es dans quel clan, Dean ou Sam ?
- Dean, sans aucune hésitation ! Mon Dieu, je pourrais me damner pour ce gars. Et toi ?
- J'aime particulièrement l'air de toujours souffrir de Sam, en plus il semble si ferme de partout, que je vendrais jusqu'à mon dernier slip pour une nuit avec lui. Répondit le jeune homme, rêveur. Oui, il aimait les hommes musclés, et massifs. La preuve, son cœur battait pour un certain Alpha, lui aussi ferme de partout.
- Han... Stilinski, jouerais-tu dans l'autre équipe ? Demanda alors Pie, son visage révélant tout de sa curiosité, qu'elle n'éprouvait pas le besoin de cacher apparemment.
- Oy... démasqué ! En fait, je joue dans les deux équipes, je suis pour le partage en tout genre, et l'amour sur Terre.
- Et la paix dans le monde ! Ponctua Pie, hochant la tête de bas en haut, un coin de sa bouche légèrement relevé, donnant un pli moqueur à ses lèvres pulpeuses.
- Je rêve ou t'es en train de te payer ma tête ?! Demanda Stiles, amusé du comportement de son amie.
- Qui ? Moi ? Je n'oserais pas, voyons. Fit-elle, battant exagérément des cils. Pour se venger, Stiles lui envoya une gerbe d'eau du plat de la main, que Pie reçut en plein visage. OH ! Tu n'as pas osé...
- Bien sûr que si et regarde je vais même recommencer. Répondit Stiles, réitérant son geste. Ce qui lui valut une gerbe d'eau identique en réponse. S'en suivit alors un combat acharné à asperger l'autre le plus possible, tout ça ponctué de leurs rires et de la musique les entourant.
C'est à bout de souffle et les joues rouges d'avoir trop ri, que tous deux retombèrent assis à leur place dans le bain. Pie avait les yeux fermés et Stiles ne pouvait s'empêcher de l'observer avec attention. Elle était vraiment belle, encore plus ainsi, naturelle, sans paupière lourdement fardée de couleurs foncées pour lui manger le visage, qu'elle avait si pâle. Une pâleur que Stiles avait déjà connue auparavant, une pâleur qui lui rappelait cette époque horrible où sa mère avait dû être hospitalisée à cause de la maladie. Pie avait les couleurs de quelqu'un qui avait connu les hôpitaux, mais Stiles ne la connaissait pas encore assez que pour avoir l'indiscrétion de lui poser ce genre de questions, à savoir : combien de temps elle avait passé à l'hôpital ou encore quand, à quel âge elle avait contracté un cancer ?
- Pourquoi me fixes-tu aussi intensément, Stilinski ?
- Pour rien... mentit à moitié le jeune homme : je me dis juste que tu es très belle en fait.
- Pourquoi, je ne le suis pas autrement qu'ainsi, les cheveux mouillés, tel un chat de gouttière ?
- Si, si mais... disons que...
- Le naturel me sied mieux ! Acheva-t-elle, d'un ton monocorde. Stiles, la regarda, la bouche à moitié ouverte, interdit. Il se sentait idiot et ne savait pas quoi dire, ce qui était rare pour lui. Pourtant son cerveau hyperactif n'arrivait pas à trouver de boutade pour décoincer la situation.
- Je te taquine, Stilinski, et tu marches en plein d'dans. Je sais très bien que le naturel me va mieux que le look heavy et dark genre gothique, mais que veux-tu, j'aime ce genre d'extrême. Et je me suis calmée, crois-moi, avant c'était pire.
- Ah oui...
- J'avais mes raisons. Mais merci du compliment Stilinski, et pour répondre à ta non-question : oui, tu es attirant. Je dirais même très attirant. Personne ne te l'a jamais dit ?
- Non, ce n'est pas vraiment le genre de chose que me disent les gens. Taré ou bizarre seraient plus les qualificatifs qu'aiment employer les élèves de Beacon High en parlant de moi, mais bon...
- Ils ont de la merde dans les yeux c'est tout. J'ai remarqué que les gens avaient tendance à ne pas reconnaître ce qui a vraiment de la valeur par ici. Mais moi je vois parfaitement que tu es un gars très attirant. Ce qui m'amène à ma question suivante…
- Et laquelle est-ce ? Demanda Stiles, curieux.
- As-tu déjà été amoureux ou mieux, pour qui ton cœur bat-il ?
- Oui, j'ai déjà été amoureux, mais je suis passé à autre chose...
- Autre chose ou quelqu'un d'autre ? Demanda la jeune fille, sa curiosité piquée au vif. Stiles se sentit rougir sous le regard inquisiteur Pie, qui semblait le percer à jour.
- Quelqu'un d'autre... mais là encore, c'est peine perdue.
- Ca tu n'en sais rien tant que tu n'as pas au moins essayé, mais bon, je vois que ça te mets mal à l'aise. Alors revenons-en à ton premier amour dans ce cas, qui était-ce ?
- Lydia Martin.
- Quoi, la rousse névrosée qui traîne avec mes clones ?!
- Oui, elle ! Mais comme je l'ai dit, ça m'est passé, même si une partie de moi craquera toujours un peu pour elle.
- Bah, quelque part ça ne m'étonne pas, elle a tout de ce qui peut plaire à un gars, même un gars comme toi.
- Un gars comme moi ?
- Le marginal, qui gagne à être connu et est promis à un superbe avenir, ce genre de gars-là.
- Okay, et toi alors, mademoiselle la marginale aussi, as-tu déjà été amoureuse ?
- Oui, mais c'était y'a une vie de ça, j'ai l'impression.
- Tu l'aimes encore ? Demanda Stiles, curieux. Il observa le regard de son amie se faire soudain lointain. Le beau visage de Pie sembla vieillir de plusieurs années devant lui, toute la lumière de son habituelle bonne humeur désertant ses traits et la rendant soudainement trop grave. Il n'en fallut pas plus à Stiles pour comprendre que derrière ce visage se cachait une très grande douleur. Elle brillait dans ses prunelles, à présent trop grandes pour son visage d'enfant, révélant tout ce qui semblait gronder sous la surface.
- Je ne cesserai jamais de l'aimer. Mais c'est le passé, ma vie est ici désormais et cet amour-là, je l'ai enfermé dans une boîte et laissé derrière moi, à New-York.
- Que s'est-il passé ? Demanda Stiles, dans un murmure grave. Pie soupira et regardant toujours au loin, avoua :
- La vie, la maladie, la mort se sont passés.
- Pie je...
- Non, pas besoin d'être désolé, parfois on n'est juste pas destiné à vivre avec sa tendre moitié. Mais changeons de sujet, veux-tu ?
- Okay.
- Bon, et si on allait se les regarder ces DVD !
- Bonne idée.
- Super ! Allez Stilinski, sors ton joli petit cul de l'eau, tu vas finir par ressembler à un vieux pépé, avec la peau du derrière toute fripée.
- Tu peux parler... s'exclama Stiles, amusé. Etre en compagnie de Pie c'était comme se trouver sur le roller-coaster des émotions, la jeune femme passant du rire aux larmes en un instant, mais en restant sincère et vraie. Il était du moins certain d'une chose : comme lui, elle avait vu le vrai visage de la maladie, de la souffrance, de la douleur et des pleurs, il l'avait lu dans son regard. Il se fit alors la promesse d'être toujours là pour elle. Il ne savait que trop bien combien les élèves de Beacon High pouvaient blesser.
Une heure plus tard, ils étaient étroitement collés l'un à l'autre dans le grand sofa face à l'écran plasma installé contre le mur du salon, riant à gorge déployée devant les péripéties de Johnny Depp dans « Pirate des Caraïbes », choix numéro un de Pie. Soudain, la jeune femme sauta sur ses pieds, ne pouvant plus se retenir.
- Je vais au pipi-room, tu veux que je te ramène un truc à te caler sous la dent ou de désaltérant sur le chemin du retour ?
- Oui, si tu me promets de te laver les mains avant ! Fit Stiles, pince sans rire, son regard quittant l'écran un instant pour croiser celui, blasé, de son amie.
- Mwa ha ha ha... quel humour, Stilinski !
- T'as vu ça, il semble s'améliorer à ton contact.
- Ce qui veut donc dire qu'il était encore plus pourri avant qu'on se rencontre ? Eh bien, au moins y'a de l'espoir, s'il se bonifie avec notre amitié.
- C'est ça, va pisser !
- Tout de suite mon cher. Fit Pie, lui tirant la langue en guise de clôture à leur mini-joute verbale. Puis elle s'en fut de son petit pas dansant vers les toilettes du rez-de-chaussée.
Quand Pie rejoignit enfin Stiles, ce ne fut pas seule. Son frère et sa sœur la suivaient de près, avec sur le visage une expression qui semblait se rapprocher du repentir se dit Stiles. Il ne cacha pas son sourire entendu quand son amie vint à nouveau s'affaler contre lui, lui tendant une canette de Fanta orange et un bol de pop-corn au beurre salé, tout chaud sorti micro-ondes.
- Et voilà, Stilinski !
- Merci.
- Comme tu le vois j'ai ramassé des parasites sur le chemin du retour, j'espère que ça ne te gêne pas ?
- Non, du tout. Salut, j'espère que les super héros c'est votre truc, parce que c'est ce qui va suivre. Leur dit-il, recevant un hochement de tête de la part d'Evelyne. La jeune femme gardait un semblant de distance par rapport à lui, ce que Stiles pouvait comprendre compte tenu du fait qu'ils ne se connaissaient pas. Une fois de plus, elle lui rappela Lydia dans son attitude froide et limite hautaine de Miss Je Sais Tout. C'est Jesse qui le surprit en lui adressant directement la parole. Il semblait que sans sa cour pour l'entourer, le jeune homme avait tendance à se dérider face aux inconnus.
- Au contraire, c'est quelque chose qu'on partage avec Pype ça. Les super héros c'est un peu notre créneau.
- Génial !
- Ouais, le ciel est bleu, les oiseaux chantent mais fermez-là qu'on termine de mater Johnny Johnny en paix, merci.
- Oh... what a jerk !
- So nice of you to say, bitch!
- Vache !
- Grand con ! Claqua la voix de Pie du tac au tac, coupant là la répartie de son ami. Souriant tel le chat d'Alice au pays des merveilles, chat dont elle oubliait toujours le nom, Cheshire, quelque chose comme ça, elle applaudit faiblement.
- T'es fière de toi, avec ça ?
- Ouaaaiiiis ! Répondit-elle telle une maniaque.
- Pfff... souffla Stiles, tournant son attention vers l'écran. Okay il avait perdu cette manche mais ce n'était que partie remise.
- Ca te la coupe, hein, ça, Stilinski. Crut bon d'ajouter Pie dans un murmure, faisant pouffer son frère un peu plus loin.
- Okay, se dit Stiles. Jesse était sans doute le moins antipathique du duo qu'il formait avec Evelyne, et apparemment dans l'intimité que leur fournissait leur grande demeure, le jeune homme avait l'air de partager l'humour de Pie. Intéressant, peut-être que s'il s'y prenait bien, il pourrait se rapprocher du brun et ainsi tenter de faire rentrer un semblant de plomb dans la cervelle et surtout, lui apprendre à quel point leur comportement à lui et Evelyne était injuste envers Pie, lorsque les yeux du public étaient braqués sur eux.
A suivre...
Hello, tout le monde et voilà le chapitre deux, j'espère qu'il vous aura plu ?
Laissez-moi une ch'tite review pour me faire part de vos pensées, et autres critiques, ça me fait toujours plaisir de lire vos feedback.
Pour la suite, elle est en cours d'écriture, et sera corrigée avant publication (normalement), de façon à ce que je puisse avoir une avance. Par contre, pour les chapitres suivant le numéro 3 la publication ne sera ni régulière, ni corrigée, je ferai mon possible pour poster un travail présentable mais étant donné le début des vacances, ma béta adorée prend ses vacances bien méritées, ainsi que moi !
Donc, s'il vous plaît pas de plaintes concernant tout cela, étant donné que je prends la peine de vous en informer à l'avance, ce qui pour moi est la moindre des chose.
Pour le reste, voilà, je n'ai plus rien à dire si ce n'est...
Rendez-vous pour la suite !
Bisous, bisous*
P.
