Trying Not To Love You
Auteur : Pussicats (Tomoyuki).
Titre : Trying Not To Love You.
Genre : Angst. Romance. Fantastique. Lemon. Lime.
Rating : M+.
Pairing : Sterek. Stiles/OC.
Disclaimer : Ni la série, ni les personnages ne m'appartiennent, tous sont la propriété de MTV et Jeff Davis. Pour ma part seul les OC sont ma propriété.
A/N : A force de regarder des fanvids sur Sterek, d'être tombée sur les fanfictions et d'avoir repris le visionnage de la série, mon esprit d'écrivain ne pouvait pas résister au besoin d'écrire ma propre fic sur STEREK.
AVANT DE LIRE : Coucou tout le monde, voilà le chapitre trois, yeah avec une seulement de délais seulement dans le publication. Pour ce chapitre je tiens à dire qu'il n'est absolument pas passé par la correction de ma BETA. Donc, soyez indulgent s'il vous plaît j'ai fais de mieux pour publier un travail propre et corrigé comme je le pouvais. Si par mégarde j'ai oubliés quelques coquilles, d'avance je m'en EXCUSE. Voilà, voilà. Sur ce BONNE LECTURE
Résumé : Un mois plus tard...
Trying Not To Love You
Chapitre 3 : Métamorphose.
En un mois de cours, de train-train quotidien, et d'un rapprochement certain pour les nouvelles amitiés s'étant formées depuis la rentrée au lycée de Beacon Hills. On pouvait dire que pour une certaine jeune fille, pas grand chose n'avait semblé changer. Certes, elle avait trouvé un ami, un confident, l'âme-soeur lui ayant fait défaut pendant de très longues années, mais malgré cela un vide persistait au milieu de sa poitrine. Une douleur poignante, suffocante, provoquée par l'ignorance sans borne dont pouvaient faire preuve sa famille. C'est pourquoi, excédée, suite à un énième abandon, elle avait fini par arriver à saturation. Et pour remédier à cela, elle avait décidé de commencer par le commencement. On l'ignorait, semblait la traiter comme une bête étrange, en dehors du coup... très bien, elle arrêterait de se cacher derrière ses vêtements sombres et révélant peu de ce qu'elle dissimulait en dessous. Elle ferait pareil avec sa tignasse trop sombre pour son visage trop pâle, il était temps pour elle que les choses changent, temps qu'on la respecte et que tous, famille, amis, étrangers, découvrent qui elle était vraiment et qu'elle aussi avait droit au respect. Elle avait trop longtemps vécu dans l'ombre, dans le désespoir d'une vie qu'elle ne croyait pas pouvoir un jour réellement vivre autrement qu'entre deux chimio et rendez-vous chez le médecin. Elle avait trop longtemps été dans le noir, aujourd'hui elle voulait la lumière, celle que lui offrait chaque nouveau jour, loin de la maladie, chacun passé aux côtés de Stiles. Qui eût cru qu'en arrivant ici, elle finirait par s'attacher autant à un être humain ? Pas elle en tout cas.
Elle avait donc profité du week-end, pour mettre à exécution son plan. Commençant par une confrontation avec ses jumeaux, dès le petit déjeuner du samedi :
Flashback
- Hello hello, Plum Pudding, Banana Split, quoique je ne sais pas si ces petits surnoms valent encore la peine d'être utilisé, n'est-ce pas ! S'exclama Pie en pénétrant dans la cuisine, où Evelyne et Jesse avaient déjà pris d'assaut la table centrale pour entamer leur habituel pantagruélique petit déjeuner du samedi. Elle reçu deux regards surpris par le ton amer et la brusquerie de ses paroles. Sans nul doutes, tous deux devaient se demander quelle mouche l'avait piquée ce matin. Eh bien, juste la mouche de l'emmerdement maximale et ajouté à ça un levé de lit du pied gauche et vous obteniez sa mauvaise humeur matinale, si grise qu'elle s'approchait dangereusement du noir. Et ce même si en ce samedi, trente et un septembre, le soleil brillait déjà étonnement fort au dehors.
- T'es de mauvaise humeur Strawberry Pie ? Demanda Jesse, de cette voix douce qu'il employait toujours quand ils étaient en privé et qu'il s'adressait à sa plus jeune soeur. Et pour tout dire, en d'autres circonstances, ce ton Pie pouvait l'accepter assez facilement, même si il lui rappelait toujours la période de sa vie qu'elle détestait le plus, mais aujourd'hui, cette façon de parler, de s'adresser à elle comme si elle était toujours souffrante, lui alla loin, beaucoup trop loin.
- T'es de mauvaise humeur Strawberry Pie ? Répéta-t-elle, moqueuse. Tu te poses encore la question, Jess. Tu penses que je n'ai pas le droit de me lever et d'en avoir tout simplement RAS-LE-BOL de toi et d'elle... Vous pensez que je suis quoi, hein, un accessoire chez les triplés, la cinquième roue du carrosse, celle qu'on ne sort seulement que lorsqu'on a un pneu crevé. Mais j'oubliais, ça, c'est juste pour le grand public, pas vrai !
- T'es obligée de nous prendre la tête dès le matin. S'exclama sa soeur, de ce ton de peste blasée, qu'elle affectionnait tant depuis un certain temps.
- Oh ! Elle parle. Dommage que ce ne soit que pour snober les gens ou les rabaisser. Comment tu te sens en fin de journée Evy, t'as pas trop les chevilles enflées, à constamment te prendre pour ce que tu n'es pas.
- Au moins, moi, je fais quelque chose pour être digne de mon rang social !
- Ton rang social... non mais tu t'entends ! News flash pour toi Evelyne, t'es plus à New-York du tout, l'Upper East Side est bien loin derrière-toi ma pauvre fille, c'est fini de jouer les garces de petite fille riche. Ton argent, enfin l'argent des nos parents, il n'a plus aucune valeur de ce côté du continent.
- C'est clair que toi t'arriveras jamais à t'élever dans l'échelle sociale. Tu t'es déjà regardée dans un miroir, car franchement, tu ressemble plus à un foutu fantôme mal fagoté qu'autre chose. Je te jure y'a des jours j'ai vraiment pitié d'être ta soeur.
- Evy, ne lui parles pas comme ça ! Glissa Jesse, entre deux joutes verbales des filles. Evelyne, les yeux pleins d'éclairs, s'était brusquement levée de son tabouret, tentant ainsi d'avoir ce semblant de prestance qui lui manquait tant une fois les portes fermées et le masque tombé. Pie, de son côté, fulminait de colère, les joues rouges, elle serra violemment les poings le long de son corps, de peur de ne casser quelque chose où de s'en prendre à sa soeur. Soeur, qui suite à la remarque de son frère, sortit de ses gonds un peu plus :
- Quoi, ne lui « parles pas comme ça », je lui parle comme je le veux. Franchement, regarde là, t'as pas honte que tout le lycée sache que c'est ta jumelle.
- Non, je n'en ai pas honte, c'est à toi que ça pose problème, Evelyne. Ca t'as toujours posé problème !
- Et avec raison, il faut toujours que toute l'attention soit pour elle. Même quand on vivait encore à New-York c'était comme ça. Ils n'en avaient toujours que pour toi. La pauvre petite chose fragile, l'enfant malade. C'était toujours le même refrain à cause de toi : Chut, Piper est souffrante les enfants, il faut faire moins de bruit. Votre petite soeur va devoir rentrer à l'hôpital, je ne pourrai pas être là ce soir. Je suis désolée mon coeur, mais les choses ici ne se passent pas très bien, maman ne pourra donc pas rentrer. C'est toujours, Piper-ci, Piper-ça, y'en a marre !
- T'es vraiment dégueulasse de me jeter ça à la figure comme si j'y pouvais quelque chose. Balbutia Pie, ébranlée par le venin présent dans les paroles de sa soeur. Jesse, estomaqué du comportement de sa cadette, se leva à son tour, recula un peu de la table, se retrouvant ainsi entre les deux filles, il craignait le crêpage de chignon.
- Comment tu peux parler comme ça, Evy. Tu sais qu'elle n'a rien demandé de tout ça, ni à New-York, ni à venir dans ce trou, tout comme nous.
- Et quoi, je devrais la plaindre peut-être, tout ça parce que j'ai pas voulu attendre trois plombes que son glee club de merde se termine, et ai préféré privilégier me faire des amis à la place. Ca va, elle a du rentrer à pied ou en bus, elle va pas en mourir.
- Non, en mourir non, plus maintenant, mais tu sais tout autant que moi qu'il ne faut pas exagérer non plus avec son état.
- Elle est guérie c'est bon, et de toute façon, elle a ce gars avec qui elle traîne tous les jours pour la raccompagner si vraiment elle ne peut pas marcher.
- C'est pas une raison, Evy, on n'a toujours pas la confirmation que tout est écarté, et tu le sais, tant que les derniers résultats ne sont pas arrivés on ne saura pas si...
- C'EST BON ! Taisez-vous tous les deux. Vous voulez que je vous dise, vous avez raison je n'ai pas besoin de vous ; Surtout pas d'une ingrate, égoïste et pétasse telle que quoi Evelyne Chantelle Ryder. Car crois-moi, c'est bien ce que t'es devenue, une pétasse de première ordre et Jess, je t'aime, je t'adore, tu le sais. Mais s'il te plaît, arrête de me traiter comme si j'étais toujours dans un lit d'hôpital quand on est à la maison, si c'est si pour adopter le même comportement que ta crétine de soeur par la suite. J'ai vraiment pas besoin de ça, j'ai envie de vivre, vous comprenez, vivre une vraie vie et oublier et je croyais vraiment que vous feriez partie de cette nouvelle vie, une fois installer ici, mais apparemment j'ai encore beaucoup trop espéré.
- Pie... murmura Jesse, ne sachant quoi dire et voulant réconforter sa benjamine tout en même temps.
- Arrête ! Que ce soit clair, que vous me parliez ou pas au lycée, je m'en contrefiche désormais. Que vous désiriez m'inclure dans votre nouvelle vie ou pas, j'en ai plus rien à faire non plus. Et dernière chose, Evy ; Stiles Stilinski vaut bien mieux que toi, espèce d'ingrate et si tu insinues encore une seule fois devant moi, que j'ai fais exprès de tomber malade, je te jure que je ne répondrai plus de rien. Conclut Pie. Au moins elle avait dis ce qu'elle avait sur le coeur, et quelque part elle se sentait soulagée de l'avoir fait. Désormais elle évoluerait seule, tel le vilain petit canard de leur triangle brisé. Croisant le regard de sa soeur elle sut qu'elle n'avait rien à attendre de la part de cette dernière, Evelyne était bien trop remplie d'amertume et de jalousie, que pour changer un jour. Ce qui lui serra le coeur fut l'amour et l'inquiétude qu'elle vit briller dans les prunelles vairons de Jesse. Elle mentirait d'avouer que cette situation la satisfaisait, car des deux c'était de lui qu'elle s'était toujours sentie le plus proche, avec qui elle était le plus en symbiose. Et à présent c'était comme si un énorme gouffre s'était créé entre eux d'eux. Le plus atroce, était qu'elle ne savait réellement pas comment, ils avaient pu en arriver là. Elle se rappelait un temps où ils avaient un jour été inséparables, ou rien ni personne n'aurait pu se mettre entre eux. Détournant le regard de celui de son aîné, elle afficha un faux sourire en voyant son père pénétrer dans la cuisine. Ce dernier resta interdit dans l'embrasure de la porte, sentant aussitôt la tension planant dans la pièce.
- Que se passe-t-il ici ? Demanda Monsieur Ryder.
- Salut papa ! Rien de bien grave, juste une petite discussion entre nous ! Répondit Pie, s'avançant assez pour se retrouver à hauteur de son père. L'homme ne fut cependant pas dupe du sourire que lui lança sa benjamine. Il était assez sensible pour percevoir l'onde de tension traversant la pièce, mêlée à quelque chose de plus lourd. Quelque chose que même son instinct aiguisé n'arrivait à vraiment identifier.
- Pa' ...? Demanda la jeune fille, sortant ainsi l'homme de son questionnement intérieur.
- Hm ? Qu'y a-t-il Pie ?
- Je voudrais aller au centre aujourd'hui, est-ce que tu peux m'y déposer en partant ?
- Oui, bien sur que vas-tu faire au centre ? Pas un tatouage de plus rassures-moi ?! Fit Monsieur Ryder, sourcils froncés, suspectant de voir sa fille revenir avec un dessin de plus gravé sur, il ne savait quelle partie de son corps, enfin partie encore vierge.
- Maaiis noon ! Je vais juste faire quelques trucs.
- Quelques trucs ? C'est assez abstrait tout ça !
- Fais-moi confiance, papounet ! Et euh...
- Quoi ?
- Je peux avoir la Gold aussi, please ? Fit-elle, le regard plein d'espoir.
- A condition de rester raisonnable... Dit l'homme jetant un regard lourdement expressif à sa fille. Cette dernière soupira à s'en fendre l'âme. Se demandant si parfois son père ne la confondait pas un peu trop avec sa sœur.
- Papa... Souffla-t-elle.
- Bon, okay, okay, tu peux prendre la Gold et je te conduirai, mais à condition que tu viennes me voir à ton retour. Je voudrais qu'on parle du garçon que j'ai vu sortir plusieurs fois de ta chambre au petit matin.
- Ca marche. Merci mon petit Papa au Rhum, t'es le meilleur ! Acheva Pie, sautant au cou de son père. Ce dernier, secrètement fier comme un pan, d'avoir rendu sa fille heureuse dès le matin. Il suivi sa benjamine du regard, alors que cette dernière filait d'un côté à l'autre de la pièce, ne prenant pas le temps de s'arrêter un instant pour déjeuner correctement.
- Assieds-toi au moins ? On ne mange pas en pestellant, je te l'ai déjà dit.
- Oui, je sais, mais je veux partir le plus tôt possible et éviter la foule typique d'un samedi au centre commercial.
- On dirait une pile électrique. Merci mon dieu, tu ne tiens pas ça de moi !
- Quoi ? Moi, je trouve que je te ressemble énormément, mon papounet. Allez, à plus tard tout le monde. Fit-elle avant de ne quitter la cuisine, tel un ouragan. Toujours sous le regard attendri de son père. Le reste de la journée, la jeune fille la passerait au centre, car oui, même Beacon Hills avait une surface commerciale digne de ce nom.
Parker Ryder, était un homme d'affaires accomplit et fier de sa petite famille. C'était le genre d'homme plein de prestance et de charisme qui parvenait sans problème à capter l'attention d'une centaine d'hommes d'affaires, tout comme lui, s'égosillant chacun pour passer au-dessus de la voix de leur voisin. Il était, et avait toujours été, ce genre de personne qui, s'il le désirait vraiment, pouvait sans problème bousculer les foules et les rallier à sa cause. Malgré ce talent inné, il avait toujours été de nature à faire les choses correctement et à ne jamais abuser du pouvoir que lui procurait une telle qualité. Enfin, ça c'était dans le monde du travail, bien sûr. Une fois passé la porte de la demeure familiale des Ryder, les choses étaient tout autres. Surtout quand on devait chaque jour se confronter à des triplés, chacun têtu comme une mule et ayant des caractères, individuellement, bien trempés. Et si monsieur Ryder adorait chacun de ses enfants, il avait toujours eu un faible pour Pyper, sa petite dernière, dans cette portée de trois jolis troubles-faits. Pie, sa petite tarte à la fraise, si sensible et fragile à côté de ses jumeaux. Pie, qu'il avait un jour cru perdre, combien de nuits, de jours avait-il vécu la peur au ventre d'un appel de sa femme lui annonçant que, malgré tous les efforts que leur fille avait fourni, la maladie avait finalement eut raison de son corps d'enfant. Il ne remercierait jamais assez le ciel, de leur avoir offert ce miracle, lorsqu'ils avaient appris qu'elle était en rémission, c'est comme si leur famille avait enfin osé pouvoir commencer à vivre, réellement.
Oui, Parker Ryder était un homme d'action et imposant, même si il avait été contraint d'enfin se résigner à quitter le feu des projecteurs, de peur que ceux-ci ne finissent par trop exposer sa famille. Ainsi, il avait décidé, avec l'appui de sa femme, de quitter la Grande Pomme, pour venir s'enterrer dans ce trou paumé de Californie, espérant ainsi mettre ceux qu'il aimait le plus au monde, à l'abri de l'inévitable. En sécurité face au destin, même si face à ce dernier on échappait réellement jamais. Mais il ce devait quand même d'essayer, encore et encore.
C'est donc sur ces sombres pensées, qu'il rejoint ses deux aînés à table, pour petit-déjeuner à son tour, inquiet du regard orageux couvrant le si beau visage de sa fille. Evelyne l'époustouflait de jour en jour par sa grande beauté. Une beauté pâle et policée, comme celle des poupées de porcelaine. Et puis il y avait Jesse, son petit garçon qu'il n'avait d'autre choix que de voir devenir un homme sous ses yeux curieux. Il pouvait déjà entrevoir d'ici quel genre d'homme serait son fils plus tard. Le genre toujours proche de sa famille, prêt à plonger dans l'arène si cela voulait dire protéger les siens.
Fin du flashback.
Ce qu'il y a avec le changement, c'est qu'il est à la fois grisant et effrayant et puis surtout, il se remarque aussitôt. Et c'était une conclusion à laquelle Pie était vite arrivée.
Après avoir supporter le regard de ses jumeaux le matin même, Pie avait finalement réussi à faire céder son père, polémiquant pendant près d'une demi-heure avec ce dernier, trouvant qu'il était temps pour elle de passer son permis de conduire, comme la plupart des jeunes de son âge. Elle en avait marre de devoir dépendre de sa soeur, qui depuis leur dispute semblait encore plus peste que d'ordinaire, enfin surtout à son égard. Donc, oui, pour en revenir au changement, il était clair que le sien n'allait pas passer inaperçu, une fois arrivée au lycée. Mais quelque part, tout au fond d'elle ; Elle avait décider de puiser dans cette peur, la force lui faisant défaut jusque là. Malgré ses pensées positives, elle appréhendait tout de même un regard en particulier. Qu'allait donc penser Stiles de sa métamorphose ? Serait-il toujours fidèle à lui-même et garderait le même comportement envers elle ? Elle n'avait pas de bile à ce faire pas vrai, après tout son ami l'avait vue en bikini, au levé du lit et en tenue de nuit, c'est à dire à moitié nue pour le premier, la tête en vrac pour le second et en débardeur et petite culotte pour le dernier. Donc, non pas de soucis à se faire, n'est-ce pas ?
- Arrête de tergiverser Pie et prend-toi en main. Tu ne vas pas rester dans ce bois toute la santé journée ! Et puis, c'est de Stiles qu'on parle, pas d'un quelconque gars...
Mais justement, ce dit-elle, Stiles était fait pareil que les autres types de son âge, donc c'était obligé qu'il remarquerait que Pie était en réalité une fille, une vraie de vraie, avec tout ce qu'il faut là où il le faut et capable d'attirer les regards, ce qu'elle détestait vraiment pour être honnête. Mais bon, elle était grande, puissante et pouvait supporter et affronter n'importe quoi, pas vrai. Même, les élèves du lycée de Beacon Hills, a.k.a « trou-perdu ville » en Californie. Oui, oui, bien sûr elle y croyait dur comme fer. Tu parles...
Réajustant son casque sur ses oreilles nouvellement percées, elle grimaça quelque peu sous la soudaine douleur qui lui élança les cartilages. Elle se dit que pour cette nouvelle épreuve, elle avait besoin d'une musique d'ambiance, quelque chose qui lui filerait un coup de fouet au sang. Et pour ça elle avait le son parfait, le numéro gagnant, qui serait toujours capable de l'aider à puiser au plus profond d'elle-même, ce dont elle avait le plus besoin. Quoi de plus normal dans ce cas, que le nouvel opus de Thirty Seconds To Mars pour affronter cette nouvelle journée. C'était, pensa-t-elle avec une certaine note d'amusement, un peu comme un rite de passage, son baptême d'étrangère et nouvelle élève pour se fondre dans la foule, énorme, de Beacon High.
" Love
I will save you from yourself
Time will change everything about this hell
Are you lost?
Can't find yourself?
You're north of Heaven
Maybe somewhere west of Hell "
La marche à suivre était simple, respirer, s'emplir les poumons d'air le plus possible, et expirer lentement. Puis faire un premier pas en avant. Le reste ne ferait que suivre. Au final, l'important était de toujours avancer, garder la tête haute. Et surtout, ne pas perdre de vue son objectif.
Simple, n'est-ce pas. Mais purée qu'elle avait peur d'affronter deux grands yeux noisettes.
- Bon Ryder, pète un coup ça passera mieux. Ou meilleur idée, chante en rythme avec Jared, tu verras que ça ira tout seul. A croire qu'on te conduit à l'abattoir, pathétique, j'te jure !
« I've been up in the air, out of my head,
Stuck in a moment of emotion I destroyed.
Is this the end I feel? »
Quand elle sortit enfin des bois, Pie, prit un instant pour respirer à fond, ça y est, le moment était arrivé. Elle le savait, car elle pouvait déjà sentir les premiers regards se tourner vers elle, alors qu'elle traversait, d'un pas mesuré, le parking du lycée. Son coeur battait si fort qu'elle cru, qu'il allait bien finir par imploser sous le coup de la tension. Enfin, elle se permit un soupir de soulagement lorsqu'elle se rendit compte que la Jeep de Stiles n'était nulle part en vue.
« Up in the air, fucked up on life,
All of the laws I've broken, loves that I've sacrificed.
Is this the end, end, end, end?
I'll wrap my hands around your neck so tight with love, love. »
Aujourd'hui avait mal commencé pour Stiles, son réveil l'avait laisser tomber comme un lâche en pleine nuit, ainsi que la batterie de son portable pourri. Résultat, il s'était levé avec deux heures de retard, ensuite le temps de filer sous la douche, s'habiller, petit-déjeuner et partir, tout ça dans le silence pour ne pas réveiller son père, le shérif. Il était arrivé au lycée qu'il était presque midi trente. Son paternel allait le tuer, si il apprenait ça.
Bien sûr, tout le monde était déjà en cours quand il arriva. Cours, qui allaient de toutes façons se terminer dans moins de trente minutes, du coup il ne verrait pas Pie ce matin. Ce qui pourtant lui aurait bien plu, question de lui remonter le moral. Enfin, le point positif, c'est qu'il avait échappé à la face de fouine de Harris. Dieu, qu'il détestait la chimie, juste à cause de ce gars.
Au final, Stiles décida de ne pas traîner dans sa Jeep, ni dans les couloir, mais de déjà se diriger vers le réfectoire. Parfait, il serait le premier servi comme ça. Ce qui lui laissait le temps de bien choisir son repas, aujourd'hui. La banane d'il y a une heure n'avait pas réussi à le caler. Une fois servi, il partit s'asseoir à une des grandes tables près des fenêtres, il aimait pouvoir avoir le regard perdu sur les bois, ça lui rappelait ce temps où Derek avait l'habitude de rester posté là à écouter tout ce qu'ils se disaient, lui, Scott et les autres, mais ça c'était à présent du passé. Il devait impérativement arrêter de ressasser ce genre de pensées. Puis, il avait son rayon de soleil personnel pour résister à la tentation d'aller trouver Derek, de se plonger dans les yeux clairs du loup-garou et de... non, non Stiles, mauvaise direction pour le fil de tes pensées.
Il était si perdu, qu'il entendit à peine la sonnerie de fin de cours retentir. Puis, les élèves commencer à pénétrer dans le restaurant. Détournant, avec pas mal de difficultés, le regard des bois extérieur, il fixa la double porte d'entrée du réfectoire, espérant voir apparaître le visage pâle de son amie. Il chercha, et chercha encore, mais ne le trouva pas. Poussant un soupir sonore, il se dit qu'aujourd'hui était vraiment une journée à chier. Passer au travers de la journée sans son amie était aussi douloureux pour lui qu'une épine dans son pied. Enfin, fallait bien qu'il se fasse une raison. Au milieu de tout ça, il fut agréablement surpris quand Jesse, le frère hyper canon de sa nouvelle moitié, lui décocha un superbe sourire en pénétrant dans la salle à la suite de sa pimbêche de jumelle. Mon Dieu, mais Stiles avait déjà développer une aversion hyper aigüe envers Evelyne Ryder. Cette fille ce prenait vraiment beaucoup trop pour ce qu'elle n'était pas et passait trop de temps à son goût à mépriser ceux qui n'était pas comme elle ou juste digne de son « rang social ». Stiles, n'aurait jamais cru qu'il pouvait exister pire peste que Lydia Martin sur terre, eh bien il avait été bien surpris après avoir rencontrer Evelyne Chantelle Ryder.
Chipotant dans son assiette, son appétit à présent à moitié envolé, le jeune homme se plongea dans le fil hyperactif et morose de son esprit. Pitié, il voulait son amie, ou simplement une ablation de la partie souvenir de son esprit et sentiments de son coeur. Tout, pour l'empêcher de penser à Derek, à la meute, à Scott « putain » de McCall, et à Harris qui allait se faire un foutu plaisir de le foutre en retenue vu qu'il n'avait pas assisté à son foutu cours ce matin. La vache, mais parfois Stiles détestait son existence, dans sa totalité.
C'est le vibreur de son portable qui le tira de ses pensées, un coup d'oeil à l'écran et il sentit ses yeux s'écarquiller grands comme des soucoupes. Alors, questions : a). Comment Jesse avait-il obtenu son numéro ? Réponse : Pie ! b). Qu'est-ce que lui voulait le brun ? Vraiment, tout ça était bien trop louche à son goût. Il se précipita à lire le dit sms pour savoir de quoi il en retournait.
« On déjeune tout seul ? » Disait le message. Ha ha, Stiles avait trop envie de rire de la situation, comme si ce n'était pas un fait évident. Jesse était-il intérieurement blond ou quoi ? Stiles avait des doutes...
« Non, je suis en très bonne compagnie ça se voit pas ?! » Levant le regard, Stiles ne put empêcher un macro sourire d'étirer le coin de ses lèvres, quand il vit le visage du brun s'éclairer suite à la lecture de sa réponse. Okay, minute d'honnêteté, Stiles commençait vraiment à apprécier la face cachée de cette mule de Ryder.
« Où est ta soeur ? Et non, je ne parle pas de la snobinarde à ta droite... » Une minute d'attente le temps pour Jesse de taper sa réponse et :
« Oh, elle arrive t'inquiète pas, Stilinski ! » Là, bien sûr, Stiles ce demanda ce qu'il y avait comme histoire d'amour entre son patronyme et les Ryder, Jesse et Pie semblaient particulièrement l'affectionner. Cette réponse, et l'air mi-amusé, mi-satisfait, qu'arborait la face de Jesse, confirma les doutes de Stiles. Il en était certain, un truc louche planait dans l'air.
Et comme si il n'était pas déjà assez à cran comme cela, sa main droite décida d'agir de son propre chef et de commencer à faire ce bruit horrible, d'une fourchette que l'on frappe à répétition sur le bord de son assiette. Puis son attention fut piquée par le bruit de la salle, ou plutôt l'absence de bruit de celle-ci. Levant alors le regard vers la porte, mimant parfaitement le reste de ses compatriotes présents dans le réfectoire. Stiles resta bouche bée. Mais qui était cette apparition magnifique qu'il avait dans le champ de vision ? Plissant les yeux, et regardant avec plus d'attention, Stiles reconnu sans problème le visage légèrement en forme de coeur de Pie.
- Oh My God ! S'exclama-t-il, sonné par cette révélation. Mais, que quelqu'un lui explique, est-ce qu'aujourd'hui était un jour particulier dont il n'avait la connaissance ? Son oreille fut attirée, par le rire familier de Jesse Ryder, un peu plus loin de lui de quelques tables. Alors c'était donc ça que sous entendait l'attitude énigmatique du jeune homme. Ben là c'est sûr, il comprenait mieux à présent.
Se reprenant à temps, Stiles sorti de son état de transe et cessa de dévisager son amie, telle une bête de foire. Il se contenta juste de la regarder s'avancer vers lui, perchée sur une bonne dizaine de talons hauts, quoique malgré cette hauteur à faire peur, elle semblait très à l'aise des ses boots KG by Kurt Geiger, modèle Vex Spiked noir, bien sûr ! Et si vous vous demandez comment? lui, Stiles Stilinski, geek de renom, connaissait le modèle exacte et la marque des chaussures de son amie, c'était tout simple : son oreille interne très sensible, avait dû supporter la conversation de deux fashionistas enragées pendant les vacances d'été. Donc, oui il connaissait cette marque.
Une fois à sa hauteur, Pie, soupira, tout en posant son sac de cuir noir, lui aussi orné de studs argent, pour aller en accord avec le soutien-gorge bandeau qu'elle portait, -lui aussi orné d'une centaine de studs couleur argent-, et dont un sein dépassait de son pull à la coupe asymétrique. Sûrement spécialement étudiée pour ce genre de tenue, pensa Stiles. Le tout sur une jupe rouge vin plus longue à l'arrière que le devant, tombant en une épaisse de jolie traine légère et ample, qui venait mettre en valeur les jambes galbées et interminables de son amie.
Avalant difficilement, l'homme qui sommeillait en lui, ne put s'empêcher de détailler Pie des pieds à la tête, tel un prédateur devant sa proie. La bouche quelque peu entrouverte, Stiles sursauta quand son amie, fidèle à elle-même, imita le bourdonnement d'une mouche, rapprochant inexorablement son doigt de la bouche du jeune homme ;
- Ah...bzzzzzzzzzzzz... poum ! Ferme la bouche, Stilinski, tu pourrais bien gober une mouche ! Sur cette réflexion bien pensée et typique de Pie. Stiles referma les lèvres sur le doigt fin pris entre elles, son regard rencontrant celui, encore éclairci de la jeune femme.
- Pie !
- Non, Alberte. Remets-toi, hein, c'est juste quelques fringues. S'exclama-t-elle, rougissant brusquement, lorsqu'elle sentit la langue chaude et humide de son ami caresser son doigt. Son ventre se tordit étrangement et elle récupéra aussi sec son index.
- Et une coupe de cheveux, une couleur et un changement totale de maquillage.
- Ben, c'est juste qu'à part un trait d'eye-liner et ma BB crème, maquillage il n'y a plus et puis les cheveux, faut dire merci à ma soeur, elle trouvait que je ressemblais beaucoup trop à un fantôme et a... A rien en fait ! Du coup, j'ai décidé de dépenser de l'argent et de faire en sorte qu'elle morde assez longtemps sur sa chique pour me foutre la paix.
- J'aime pas du tout ta jumelle. C'est horrible comme sentiment, j'te jure. Carrément viscéral.
- Crois-moi, à part ses foutus esclaves, PERSONNE n'aimes ma soeur !
Stiles se retint de rire, Pie, malgré son grand changement d'apparence avait tout gardé de sa répartie et de son piquant. C'était rassurant, en quelque sorte. De savoir, que même si comme tout un chacun, la jeune fille irait jusqu'à modifier son aspect extérieur pour s'intégrer, elle n'en restait pas moins elle-même et sincère à l'intérieur. Et s'en vraiment s'en rendre compte, voilà qu'il se remit à dévisager son amie. Pie était comme une énigme, dont il n'arrivait toujours pas à déchiffrer toutes les données. Un mystère qu'il désirait découvrir, éplucher avec patience et minutie. Une équation qu'il tentait de résoudre avec ardeur. Depuis le premier instant, elle l'intriguait tellement, l'attirait aussi étrangement. Etre avec elle était comme être attiré par un pôle opposé. Ils étaient tels deux aimants, elle au nord, lui au sud. Et c'était sans doute, là, la beauté de leur relation. Ce lien qui les reliait, se tissait de secondes en secondes pour les souder plus étroitement encore.
- Tu recommences... souffla-t-elle, après avoir été se chercher un plateau repas. Elle l'observa du coin de l'oeil, tout en picorant lentement une tige de cèleri.
- Je recommence quoi ? Demanda Stiles, reconnaissant à peine le ton rauque de sa voix. En observant attentivement, détail par détail, il pouvait voir le rouge qui colorait légèrement les joues de son amie, et s'étendait peu à peu sous la peau nacrée de son cou.
- Tu le fais souvent, s'en même t'en rendre compte ! Tu pars loin dans ton silence et fais juste ça... me dévisager. Comme si j'étais une molécule inconnue posée sur la lentille de ton microscope.
- Désolé... je... murmura Stiles, gêné à son tour. Faire les choses était une action qui allait de soi mais s'entendre dire que l'on était entrain de répéter ce schéma à nouveau, était tout à fait différend. Il se sentait soudain, très intime avec Pie. Comme si tous deux, résonnaient à présent d'une autre manière au contact l'un de l'autre. C'était... déstabilisant !
- T'excuses pas c'est juste que c'est... ça... je ne sais pas trop à vrai dire. Bafouilla finalement la jeune fille, gardant toujours la tête penchée sur son assiette, elle était certaine que si elle croisait les prunelles noisettes de son ami, elle ne pourrait rien contre la réaction en chaine qui gronderait alors en elle.
- Je te mets mal à l'aise, n'est-ce pas !
- Oui... Non, je n'en sais trop rien ! C'est comme si tout venait de changer en l'espace d'une minute, ça me filerait presque le tournis.
- Je sais... murmura Stiles, laissant son regard glisser le long du profil de la jeune femme. S'en pouvoir retenir son bras et sa main agir de leur propre initiative. Il se vit venir repousser une mèche de cheveux, cuivrée désormais et non plus noir, tombant sur l'oeil gauche de Pie et l'empêchant de pouvoir la voir entièrement. Quelque part, il fut à peine surpris de se sentir frisonner en caressant la peau douce sous ses doigts. Tout comme, il ne fut pas non plus étonné de voir la jeune femme réagir, elle aussi de la même façon. C'était comme il l'avait pensé, tous deux se mettaient soudain à résonner en pleine harmonie.
Pie avala difficilement sa gorgée d'eau, puis fit mine de retourner à son repas. C'était s'en compter, la main de Stiles qui glissait toujours avec une lenteur entêtante le long de sa joue, mon dieu elle avait l'horrible impression, que si ce geste se prolongeait plus longtemps, elle finirait bientôt par prendre feu.
- Je vais devoir m'y habituer... ton nouveau look. Mais ça n'empêche pas que je te trouves encore plus belle qu'avant !
- Et le petit canard se révéla être un magnifique cygne noir.
- Alors que le crapaud, n'attendait qu'un baiser d'une belle princesse pour redevenir un beau et élégant prince charmant.
Chacun garda ensuite le silence. Laissant celui-ci s'immiscer insidieusement entre eux, mais profitant de sa présence agréablement. Ils finirent de manger puis décidèrent de quitter le restaurant, Stiles croisant le regard curieux de Jesse, qui suivait chacun de leur mouvements depuis la table des élèves populaires. Stiles aurait voulu demander au jeune homme ce qu'il avait en tête. Mais après réflexion, ce dit qu'il le découvrira tout aussi vite de toute façon.
C'est une fois dans le couloir, alors qu'ils se dirigeaient vers le local de musique que Greenberg accouru dans leur direction, pour piler net devant Pie. Le souffle court, d'avoir cherché la jeune femme partout.
- Pyper... Pyper !
- Oui, c'est moi. On se connaît ? Demanda la jeune femme, sur son visage était peinte l'ignorance de savoir qui était ce gars ;
- Oui, on est ensemble en éco' et au Glee club ? Répondit le jeune homme toujours pantelant, les mains posées sur les genoux, tentant avec peine de reprendre son souffle.
Eco ? Glee club ? A cette information, Pie se mit à réfléchir à toute vitesse, les sourcils froncés lui conférant un air de petite fille concentrée que Stiles affectionnait particulièrement chez elle. Soudain, le visage de Pie s'éclaira brusquement alors qu'elle avait pu remettre un nom et une position sur la tête du jeune homme face à elle :
- AH... mais oui, t'es le type au triangle ! S'exclama-t-elle, pointant Greenberg du doigt. Stiles lutta contre lui-même pour ne pas éclater de rire, la tête de Greenberg valait réellement de l'or.
- Tu dis ça, comme si mon instrument était obsolète. Bougonna Greenberg, pourquoi est-ce que tout le monde le prenait toujours pour plus con qu'il ne n'était. Il sursauta, alors que la jeune femme lui filait une tape puissante sur l'épaule :
- Yo, te vexe pas, mec. Bon, accouches, qu'est-ce que tu me veux, triangle man ? Soulevant un sourcil épais, très broussailleux, Greenberg répondit :
- Est-ce que tu as une chanson prête sous le coude, que tu pourrais interpréter dans genre vingt-cinq minutes ?
- Ouais, je dois avoir ça, pourquoi ?
- Monsieur Marshall vient d'apprendre que Rebecca ne pourrait pas être là aujourd'hui, ce qui fait qu'on est sans numéro de clôture pour le spectacle dans l'auditorium. Tous les élèves vont débarquer dans la salle après le déjeuner et c'est la panique côté coulisses, on a absolument besoin de toi pour nous sauver.
- Euh... fit la jeune femme, se grattant l'oreille, signe qu'elle n'aimait déjà pas l'idée. C'est pas pour faire ma diva mais... je suis obligée de faire ça ? Je préférerais plutôt me glisser dans la foule et passer inaperçue, là.
- Impossible, Monsieur Marshall insiste pour que ce soit toi et personne d'autre. Le numéro final est le clou du spectacle, c'est grâce à lui que le Glee club pourra montrer ce qu'il a vraiment dans le ventre.
Soupirant bruyamment, Pie rencontra le regard brillant de Stiles. Le jeune homme lui tapota doucement le bras.
- Tu perds rien d'essayer. T'as juste à penser que t'es sous la douche et ça passera tout seul.
- Mouais, si tu le dis. Par contre t'as bien La crosse cet aprem', n'est-ce pas ?
- Non, le Coach à annulé l'entraînement, on est tous obligé d'assister à votre représentation.
- Putain de merde, c'est réellement mon baptême aujourd'hui ! Maugréa la jeune femme, avant de réajuster son sac sur son épaule. Elle se tourna vers Greenberg, le jeune homme la regardait d'une façon si désespérée qu'elle eut pitié de lui : Ca va, c'est bon je vais le faire.
- Oh merci mon Dieu, tu nous sauves. Je vais prévenir le prof on se voit dans l'auditorium.
- Ouais, ouais à tout de suite triangle man. Elle se tourna ensuite vers Stiles, son sourire de tarée au lèvres. Je te préviens, Stilinski, vannes-moi une seule fois sur cette représentation et tu signeras là la fin de notre si belle amitié.
- Je jure, ne pas oser faire une telle chose.
- Oui, bien sûr, je vais te croire. Rétorqua-t-elle sceptique, elle se sentit encore plus mal qu'en ses jumeaux, accompagnés de leur clique, passèrent à leurs côtés. Jesse lui lança un petit sourire, qu'eux seules pouvaient comprendre, et Evelyne, fidèle à elle-même lui cracha son venin :
- Alors Strawberry Pie, il paraît qu'on va s'afficher dans le spectacle du Glee club.
- Ouais, y paraît. Grogna la jeune fille avant de ne partir dans la direction de l'auditorium, traînant Stiles par sa manche de chemise, geste inconscient qu'elle avait fait en sentant la présence de sa soeur. Le jeune homme, la poussa à ralentir le pas, avant de ne pénétrer à sa suite dans la salle sombre :
- Hey... Pie, Pie calme-toi. Ne l'écoute pas tu sais qu'elle le fait exprès.
- Oui, je sais mais qu'est-ce qu'elle m'énerve. Le pire c'est qu'elle a raison, je vais juste m'afficher une fois de plus.
- Mais non, au contraire prouve leur à tous que tu es unique et meilleure que ce qu'ils s'imaginent.
La jeune fille croisa les prunelles de son ami, et ça lui fit tout de suite du bien. Prenant Stiles au dépourvu, elle jeta ses bras autour de son cou, elle avait besoin de puiser dans les ondes positives que dégageait ce dernier.
- Et si je me plante ?
- Tu vas chanter quoi ?
- Alibi ou End Of All Days.
- Du Thirty Seconds To Mars. Quelque chose d'actuel et dans le coup, qui ne pourra que toucher la population adolescente de ce lycée. Donc, pas de raison de stresser. Est-ce que tu aimes ces morceaux ?
- J'adore, tu veux dire...
- Alors voilà, pense à ce que ça représente pour toi de les interpréter, et si ils sont reliés à quelque chose d'intime pour toi, sert toi de ça, souviens-toi, la meilleure interprétation est toujours celle du coeur. Moi, je crois en toi, fais-en de même.
- My, my Stilinski, que ferais-je sans toi ?
- Sans moi... c'est simple t'en mènerait pas large, aller file en coulisses moi je vais me dégoter la meilleure place de la première rangée.
- Oki doki monkey, pour info, je serais la rousse en fin de partie.
- Moi l'admirateur transis au travers des projecteurs ! Répondit Stiles, regardant la jeune femme grimper sur scène et disparaître ensuite derrière un pan de pendrillon noir.
Quarante minutes plus tard, l'auditorium était rempli à pleine capacité, Stiles n'avait jamais vu cette salle aussi bondée pour le Glee club. Il sursauta quelque peu en sentant quelqu'un se laisser tomber dans le siège à sa gauche, tournant la tête il vit qu'il s'agissait de Jesse, toujours aussi souriant, par contre pas de trace de son clone :
- Tiens je crois que t'as dû oublier une partie de toi en cours de route, Ryder.
- Non, c'était volontaire, elle me cassait trop les oreilles à glousser avec Lydia Martin.
- Oh, oh y'aurait-il de l'eau dans le gaz.
- Essaye d'être le seul garçon d'un groupe de triplés quand tes jumeaux sont deux filles. C'est presque chaque jour l'anarchie.
- Jusque là tu ne semblais pas te plaindre de traîner constamment avec ta pimbêche de soeur.
- J'ai mes raisons, et puis Pie est comment dire... assez individualiste quand il s'agit de moi, elle supporte assez mal que je joues les grand-frère concerné, j'essaies juste de lui offrir la liberté qu'elle désire tant.
- Ouais, je crois qu'il va falloir que je t'apprenne quelques concepts de vie cruciales, beau gosse. Car t'es un peu à côté de tes pompes quand il s'agit de ta petite soeur.
- Je ne doutes pas que tu la connais mieux que moi désormais... répondit Jesse de manière énigmatique. Maintenant, chut et voyons de quoi est capable ce Glee club.
- En gros... pas grand chose !
- Génial, ça veut dire que ma petite tarte à la fraise va tous les bouffer. Ricana diaboliquement le brun, ses yeux brillant d'une vie, que Stiles n'y avait encore jamais vu s'animer.
Le spectacle commença alors, et même si il était clair que l'orchestre et les chanteurs du club de chant avaient réellement fais de gros efforts pour s'améliorer, ce n'était toujours pas ça qui leur permettrait de remporter un quelconque prix de compétition cette année. Stiles n'en avait qu'encore plus hâte d'enfin entendre son amie, c'était la première fois qu'il la verrait chanter et rien que l'appréhension de ce moment suffisait à lui filer des frissons.
- Et maintenant, pour clore notre représentation, je vous demande tous d'applaudir notre nouvelle élève et addition au Glee club, Pyper Ryder. En coulisses, Pie soupira lentement, tentant ainsi de gérer son stress. C'était horrible, elle avait le coeur prêt à lui sortir de la poitrine, les mains moites et tremblants violemment. Elle tentait avec peine de comprendre un mot de ce que baragouinait le professeur Marshall mais n'y arrivait décidément pas, tout ce qui lui venait à l'esprit était qu'elle devait tenir onze minutes et six secondes sur scène, devant tout le lycée. Sa soeur, Jesse et... Stiles Stilinski. Mon dieu, elle confirmait qu'aujourd'hui était marqué par la croix officielle de son rite de passage. Pyper, vous interprétera deux morceaux d'un groupe que la plupart d'entre vous doives connaître Thirty Seconds To Mars. Alors sans plus attendre, je vous demande d'applaudir Pie !
Et voilà, c'était parti. Elle ne pouvait plus reculer à présent. Faisant le vide dans sa tête, elle s'avança en avant scène, se postant derrière le pied de micro, son regard fit un rapide tour de la salle. Bon sang, qu'il y avait du monde. Elle discerna alors les visages familiers et amicaux de son frère et Stiles au travers de la lumière aveuglante des projecteurs.
D'abord il lui fallu respirer lentement par le nez, ensuite relâcher l'air tout aussi lentement alors que les premières notes de piano s'élevaient dans l'air, annonçant ainsi le début d'Alibi. Elle laissa la musique planer dans la salle, faire son effet. Se suspendre à chacun, et leur couper le souffle. Les forçants par son moyen de persuasion unique, de n'être attentif qu'à elle et rien d'autre. La première mesure mettait en alerte, la seconde vous rendait réceptif et enfin les suivantes étaient là pour annoncer la couleur du chant sur le point d'être entamé. Au final, c'est sur la huitième mesure que s'éleva la voix posée de Pie, alors que juste le bruit sourd de la basse l'accompagnait.
No warning sign, no alibi
(Pas de signe d'avertissement, pas d'alibi)
We're fading faster than the speed of light
(Nous nous évaporons plus vite que la vitesse lumière)
Took a chance, crashed and burned
(Avoir pris une chance, s'être écrasé et brûlé)
No one will ever, ever learn
(Personne n'apprendra jamais)
I fell apart, but got back up again
(Je me suis effondré, mais me suis relevé une fois encore)
And then I fell apart, but got back up again
(Et puis me suis effondré, mais me suis relevé une fois encore)
Tous dans l'auditorium, furent instantanément pendu à ses lèvres, et si il persistait encore quelques sceptiques, ce ne fut pas pour très longtemps. Car devant eux se révélait un réel talent, une perle, qui la semaine derrière se cachait encore sous des vêtements trop noir et ample, une longue chevelure de jais, trop dure pour son visage fin d'enfant.
We both could see crystal clear
(On pouvait tous les deux y voir très clair)
That the inevitable end was near
(Que la fin inévitable était proche)
Made our choice, trial by fire
(Avons fait nos choix, procès par le feu)
To battle is the only way we feel
(Se battre était la seule chose à faire)
I fell apart, but got back up again
(Je me suis effondré, mais me suis relevé une fois encore)
And then I fell apart, but got back up again
(Et puis me suis effondré, mais me suis relevé une fois encore)
And then I fell apart, but got back up again
(Et je me suis effondré, mais me suis relevé une fois encore)
Frissons violents. Saisissement. Surprise. Emerveillement ; Furent les premiers sentiments qui frappèrent Stiles, alors qu'il entendait la voix de son amie pour la première. A l'observer ainsi, il savait, était certain que c'est son âme qui s'exprimait, son passé faisant l'amour avec le présent pour lui permettre d'articuler autant d'émotions dans les mots de cette chanson qu'il n'avait jamais vraiment pris le temps d'écouter. Mais qui pourtant valait qu'on s'en donne la peine.
So here we are the witching hour
(Alors nous sommes ici à l'heure du crime)
The quickest tongue to divide and devour
(La langue la plus habile pour diviser et dévorer)
Divide and devour
(Diviser et dévorer)
If I could end the quest for fire
(Si seulement je pouvais mettre fin à la quête du feu)
For truth for love and my desire
(Pour la vérité, pour l'amour et ma volonté)
Myself
(Moi-même)
And I fell apart, but got back up again
(Et je me suis effondré, mais me suis relevé une fois encore)
Le piano. La mélodie lancinante des guitares électriques. Le rythme soutenu de la basse et sa soeur la batterie. Tout permettait à Pie d'entrer dans cet état de transe, qui la saisissait toujours lorsqu'elle interprétait un morceau. Et ce morceau était encore plus particulier, car il la touchait encore plus profondément que d'autres morceaux pourraient le faire. C'était soudain comme revivre le passé. Se souvenir de la douleur. De l'odeur aseptisée des hôpitaux. Rencontrer d'autres malades comme elle. Se lier d'amitié, pour la courte durée que cela pourrait durer. Puis être bousculer par la perte d'un être qui avait commencé à vraiment compter. Par la suite, c'était le combat, constant, sans relâche. On n'avait pas droit à une pause, il fallait encore et toujours lutter. Sentir le doutes vous envahir. La Peur. La peur qui faisait son office au fond de votre être. Supporter la peine que vous affligiez à vos proches. Voir l'incompréhension, la colère dans le regard de votre mère, votre père, et votre frère puis se rendre compte que le regard de votre soeur lui brillait de jalousie, de haine. Une animosité que vous ne parveniez à comprendre, enfermée dans votre bulle de douleur et de rayons qui vous rendaient plus malade encore que ce vous n'étiez. Puis un jour, il y avait ce regard nouveau, ce visage magnifique, qui vous semblait si éphémère. C'était à nouveau s'attacher, mais pas comme avant cette fois. C'était apprendre le sens romantique du mot « amour ». C'était s'oublier, pour n'être plus qu'un avec cet être particulier. Ce premier amour qu'on finirait par vous arracher, si la rémission n'était pas de la partie. C'était sentir votre coeur se mettre à battre au diapason de celui mal réglé de votre aimé. Le sentir, suffoquer, tout d'abord. Puis, se recroqueviller sur lui-même et enfin se déchirer avec une lenteur que vous pensiez avoir été parfaitement calculée. Surtout s'il s'agissait de vous infliger une dose de douleur supplémentaire. C'était ensuite faire de grandes déclarations, des promesses qu'on savait s'envoler dans le souffle doux du vent, voir la mort s'imposer, gagner. Prendre de plus en plus de place dans ce regard où vous craigniez de ne plus pouvoir vous plonger chaque nouveau matin. Et finalement, il y avait ce jour où votre espoir s'échappait par une porte qui s'ouvre. Ecouter d'une seule oreille ce que l'on tentait de vous expliquer. Et puis... et puis comprendre. Etre mortifié par la compression. Tout était fini. La mort l'avait emporté. Loin, si loin de vous. Là où il vous était désormais impossible de l'atteindre. Et quelques temps plus tard, on vous apprenait que le combat semblait en de bonnes voies d'être gagné et c'était alors rire du mépris de la vie, qui s'était si bien moqué de vous. Pourquoi guérir, vous vous demandiez ? Si c'était pour à jamais souffrir d'une autre peine. Une douleur pour laquelle aucun remède n'existait. Et un beau jour, on vous annonçait qu'il fallait commencer à faire vos bagages, que vous quittiez votre vie pour l'inconnu. Sans rien dire, vous obéissiez, et acceptiez avec regret de laisser tous vos souvenirs derrière vous. Espérant trouver quelque chose de vrai. De concret, là-bas au loin, pour vous. Mais comment savoir ce que le destin vous réservait... oui, comment ?
I fell apart
(Je me suis effondré)
But got back up again
(Mais me suis relevé encore)
Stiles resta pendu au moindre son sortant de la bouche de Pie. Elle avait commencé à se métamorphoser au bout du premier refrain et à présent il observait ce spectacle inédit. D'une âme qui se libèrent des liens l'ayant trop longtemps confiné. Alibi venait de mourir sur quelques dernières notes de piano. Le silence prit possession de l'auditorium. Puis après, le bruit presque imperceptible de la jeune femme reprenant son souffle à l'écart du micro. Il aurait voulu à cet instant précis être un loup-garou, pour pouvoir écouter les battements de coeur sourds de son amie.
Stiles sentit ses poils se hérisser alors que les premières mesures de End Of All Days, résonnaient gravement dans la grande salle de spectacle. Puis, Pie se remit à chanter. Plus grave. Plus sombre. Plus terre à terre que précédemment dans son interprétation si aérienne d'Alibi. A ses côtés, il vit Jesse se lever de son siège. Tournant la tête légèrement, il se rendit compte qu'un à un les élèves présents dans l'auditorium se mettait à leur tour debout. Certains avaient sortit leur briquet, d'autres leur portables, et une mer de point lumineux se balançait paresseusement dans l'air. C'était si beau, que Stiles en eut le souffle coupé. Sur scène, Pie avait le regard levé au ciel, ses bras se levant lentement dans la même direction. Oui, cette interprétation-ci était différente. Plus une déclaration, un appel, qu'une réminiscence de souvenirs lointains. C'était le chant parfait pour rallier à soi plus d'une centaine de jeunes adolescents tous différents, mais tous animés par la même chose au fond d'eux. Ils avaient besoin d'un leader, d'un guide pour leur indiquer la marche à suivre. Et en cet instant, Pie leur offrait le moment de liberté dont ils avaient désespérément besoin. Car à la fin de la journée, on avait tous besoin d'une chose... unique et simple : Quelque chose en quoi pouvoir... CROIRE !
I'm tired of the waiting, (Je suis fatigué d'attendre,)
For the end of all days.(Pour la fin de tous les jours)
The prophets are preaching, (Les prêtres prédisent)
That the gods are needing praise. (que les dieux ont besoin d'être glorifiés)
The headlights are coming, (Les phares arrivent)
Showing me the way. (Me montrent le chemin)
The serpents are singing, (Les serpents chantent)
A song that's meant to say. (Une chanson qui veut dire)
All we need is faith. (Tout ce dont nous avons besoin est la Foi)
All we need is faith. (Tout ce dont nous avons besoin est la Foi)
Faith is all we need. (La Foi est tout ce dont nous avons besoin)
The desert is calling. (Le désert appel)
The emptiness of space. (Le vide de l'espace)
The hunger of a lion (La faim d'un lion)
Is written on your face. (Est écrite sur ton visage)
A maniac's new love song. (La nouvelle chanson d'un maniaque)
Destruction is his game. (La destruction est son jeu)
I need a new direction, (J'ai besoin d'une nouvelle direction)
Cause I have lost my way. (Car j'ai perdu mon chemin)
All we need is faith. (Tout ce dont nous avons besoin est la Foi)
All we need is faith. (Tout ce dont nous avons besoin est la Foi)
Faith is all we need. (La Foi est tout ce dont nous avons besoin)
(2x)
The maniac messiah, (Le Messie fou)
Destruction is his game. (La destruction est son jeu)
A beautiful liar, (Un beau menteur)
Love for him is pain. (L'amour pour lui est la douleur)
The temples are now burning, (A présent les temples brûlent)
Our faith caught up in flames. (Notre Foi prise dans les flammes)
I need a new direction, (J'ai besoin d'une nouvelle direction)
Cause I have lost my way. (Car j'ai perdu mon chemin)
All we need is faith. (Tout ce dont nous avons besoin est la Foi)
All we need is faith. (Tout ce dont nous avons besoin est la Foi)
Faith is all we need. (La Foi est tout ce dont nous avons besoin)
(2x)
A lifetime of consumption (Une vie de consommation)
They've all become the same (Ils sont tous devenus les mêmes)
I punish them for pleasure (Je les punis pour la satisfaction)
And pleasure some with pain (Et en satisfait certain avec la douleur)
I punish you with pleasure (Je te punis avec satisfaction)
And pleasure you with pain (Et te satisfait avec la douleur)
I punish you with pleasure (Je te punis avec satisfaction)
And pleasure you with pain (Et te satisfait avec la douleur)
Quand la dernière note mourut dans l'air, le silence qui régnait dans la salle était si épais, que Stiles avait l'impression de pouvoir le goûter sur ses lèvres. Il rencontra le regard habité de Pie. Sa poitrine se soulevait rapidement comme-ci la jeune femme venait de traverser un marathon. Et en quelques sortes c'est ce qu'elle venait de faire. Son marathon d'émotions, de sentiments lui avait permis une chose : la reconnaissance. Désormais, Stiles n'avait pas de doutes que son amie venait de s'élever au rang d'élève populaire. Mais pas de la même manière que les autres élèves célèbres. Non, ce que Pie venait de gagner était une chose bien plus intègre et vraie. Elle avait réussit à toucher les coeurs de chacun, ce qui lui avait ouvert la porte de leur bras, de leur amour. A présent, elle serait leur voix à tous. Leur visage commun au travers le combat. Elle était le leader dont tous avait besoin. Dont Beacon Hills avait besoin pour sortir de l'anonymat et grandir, montrer qu'ici aussi, à « trou-perdu ville », ce cachait de merveilleux joyaux.
C'est sous le flot des acclamations et applaudissements que la jeune femme quitta la scène, ayant regardé Stiles une dernière fois pour articuler un petit : Merci.
A suivre...
Et voilààààààà... c'était donc le chapitre trois !
Alors, ça vous a plu ? Oui ? Non ? Une review pour me le laisser savoir, s'il vous plaît.
Pour ceux que ça étonnerait, j'avais déjà fait mention que Pie était dans le Glee club, donc pas de surprise de la voir chanter dans ce chapitre. Je sais qu'il y a beaucoup de paroles, mais pour moi chaque mot a son importance, et je ne pouvais pas couper au travers de tout comme une barbare.
Je crois que c'est tout ce que j'avais besoin de vous faire remarquer.
Je tiens aussi à vous rappeler que ma BETA étant en vacances d'été, la correction des chapitres ne s'effectuera désormais plus que par mes soins en attendant son retour. Et vous avez aussi beaucoup de chance, bande de petits veinards, j'étais sensée prendre moi aussi un congé, mais non je reste juste pour vous et le plaisir d'écrire cette fic. Dans ce cas, soyez indulgents avec moi, please !
Voili, voilou ;
Gros bisous*
P.
