Chapitre 12: Chez Stiles (2)

Le lendemain matin, Annabeth fut réveillée par Stiles avec des baisers dans le cou et dans le dos. Elle entendit un «Réveille-toi, ma jolie louve» Elle grogna et enfouit sa tête dans l'oreiller. Elle jeta un oeil au réveil de Stiles qui indiquait 7h00. Elle cria à travers l'oreiller:

-Stiles, il est que 7h00 et on est samedi.

-Oui, mais on a des choses à faire.

-Comme?

-Comme...

Il glissa sa main sous la couette pour la caresser et lui mordilla le cou. Il finit sa phrase:

-Comme: se faire des câlins toute la journée et autre chose.

-En fait, t'es qu'un obsédé.

-Je suis toujours comme ça. Demanda à Scott.

Annabeth se leva en soupirant et s'étira. Elle se frotta les yeux et marcha comme un zombie jusqu'à son sac, elle prit des vêtements et s'enferma dans la salle de bains à double tour. Elle doucha à l'eau chaude et la laissa couler sur elle. Elle se remémora la nuit passée. Quelques minutes plus tard, ses joues étaient rouges et elle avait une impression bizarre au bas-ventre. «On l'a fait!» pensa-t-elle, partagée entre la joie et l'énervement.

Une heure plus tard. Elle était en train de lire son grimoire quand son téléphone sonna. Elle décrocha sans regarder.

-Allô?

-Allô, mon louveteau?

Annabeth fronça les sourcils. Sa mère paraissait surexcitée.

-Alors, vous l'avez fait? Comment c'était? La questionna Maïlanne, visiblement heureuse.

-Maman, c'est gênant! Répondit Annabeth en rougissant.

Stiles entra dans la chambre en même temps.

-D'accord, tu me raconteras tout ça quand tu seras rentrée! Répliqua joyeusement la mère d'Annabeth.

-Youpi! Répondit Annabeth sans conviction.

-Sinon, tu as trouvé une solution pour le Kanima? Lui demanda sa mère plus sérieusement.

-Non. J'ai juste réussi à rompre temporairement le lien qui l'unissait à son maître.

-Juste réussi? Répéta sa mère. Pour rompre un lien demande beaucoup de pouvoir et d'énergie.

-Oui, tu as raison. Bon, je t'appelle toute à l'heure ou demain.

-D'accord. Je t'aime, mon louveteau.

-Moi aussi, maman.

Elle raccrocha. Stiles la regardait, les yeux exobités et presque blanc. Elle leva la tête.

-Qu'est-ce qu'il y a?

-Pouvoir? Énergie?

Elle soupira et se leva. Elle mit ses basquettes et lui prit le bras.

-Viens avec moi.

Ils allèrent en forêt, dans un lieu où il y avait personne. Annabeth se tourna vers la montagne et lança:

-Tu voulais rencontrer ma meute? Et bien, la voilà.

Elle hurla comme un loup puis attendit. Le vent commença à souffler. Puis les loups se formèrent dans la terre, dans les feuilles grâce au vent, dans l'eau et alluma un briquet. Le feu quitta son support pour aller sur le sol. Des loups prirent forme. Mais d'autres loups apparurent. Des loups noirs d'un côté et des loups blancs de l'autre. Il y avait maintenant des centaines. Annabeth se retourna vers Stiles, les yeux rouges. La meute se colla contre elle. Stiles était médusé, estomaqué, surpris et bouche bée. Annabeth s'approcha de lui et lui chuchota:

-Je vais te confier un secret, Stiles. Je ne suis pas qu'un loup-garou Alpha. Je suis aussi une Mage, une Sorcière et une Magicienne.

-Quoi? Tu es tout ça?

-Mage et Magicienne du côté de ma mère, Sorcière du côté de mon père.

Annabeth fit disparaître sa meute et s'assit sur un rocher à côté de Stiles.

-Je vais t'expliquer: Les Mages, Magiciens et Sorciers ne sont présents que dans quelques familles et quelques rares, très rares personnes héritent de ces trois titres. Malheureusement, c'est tombé sur moi.

-Pourquoi malheureusement?

-Parce que si je perds le contrôle et que je m'énerve trop, tout est détruit. Et c'est pas cool.

-Ah d'accord. Continue ton explication.

-Les Mages contrôlent tout ce qui est palpable, comme les éléments de la Nature ou les objets, les Magiciens contrôlent les bonnes énergies, les énergies blanches. Et les Sorciers contrôlent les forces occultes et noirs. C'est pour ça qu'il y avait différents loups, les blancs et les noirs, l'eau, la terre, le feu et l'air.

-Et ta mère? Demanda Stiles en lui prenant la main.

-Ma mère était Mage et Magicienne mais elle a perdu la majorité de ses pouvoirs il y a sept ans. Elle est restée loup-garou mais son seul pouvoir maintenant, c'est les visions du futur. C'est pour ça qu'elle t'a vu.

-Tu es incroyable, Annabeth.

-Comment ça?

-Tu as toutes ces responsabilités sur le dos mais tu nous aide quand même.

-J'ai pu briser le lien que le Kanima entretenait avec son maître mais il nous faut trouver ce maître maintenant.

-Je croyais que tu étais devenue son maître.

-Non, si il m'a sauvé, c'est uniquement parce que soit c'est son maître qui tient à moi ou soit, c'est l'humain qui est le Kanima qui éprouve des sentiments pour moi.

-Ah bon? Et qui? Répliqua Stiles, visiblement très jaloux.

-Aucune idée.

Ils se serrèrent l'un contre l'autre et fixèrent le ciel. Annabeth parla à mi-voix:

-Stiles, il faut que je te dise quelque chose.

-Quoi?

-Je...quand...non, rien. Je voulais juste te dire que je t'aime.

-Moi aussi, je t'aime.

Pourquoi n'arrivait-elle pas à lui dire? Ils restèrent une heure dans la forêt et décidèrent de rentrer. Annabeth retrouva son grimoire par terre et toute la chambre était dans le désordre. Elle sentait encore une odeur malsaine de noirceur.

-Quelqu'un est venu ici.

-Peut-être mon père.

-Tu crois que ton père aurait saccagé ta chambre? Et il ne sent pas la méchanceté.

-Mais alors qui?

Annabeth inspira profondément.

-Je reconnais cette odeur. C'est celle de...

-De qui?

Elle continua sa phrase, la mine sombre.

-C'est celle d'Erica.

-Erica? Mais c'est quoi son problème?

-C'est pas son problème. C'est le problème de Derek. Dès la première seconde où je l'ai vu, j'ai su qu'il n'était pas net. J'en ai parlé à ma mère et elle a dit que Derek voulait que...que...que...

-Que quoi? Demanda Stiles, vert de jalousie.

-Il veut que je sois sa femelle. Sa femelle dominante. Au début, il comptait me transformer mais quand il a vu que j'étais un loup-garou, ben...

-Il ne t'aura jamais! Il faudra ma passer sur le corps.

-Mon pauvre Stiles, il ne fera qu'une bouchée de toi. Et je te signale qu'à l'origine, c'est moi normalement qui devrais être hyper jalouse. Je suis une louve, je te le rappelle.

Annabeth rangea en un claquement de doigt la chambre de son chéri en sucre. Puis l'ordinateur de Stiles se mit à sonner. Un appel Skype. Il décrocha. C'étai Scott avec Allison.

-Hé salut! Lança Scott.

Mais il fronça les sourcils et demanda:

-Mais Annabeth, qu'est-ce que tu fais chez Stiles?

-Et qu'est-ce qu'Allison fait chez toi? Lui retourna la brune en souriant.

Ils éclatèrent de rire. Ils redevinrent sérieux et parlèrent de ce qu'ils avaient découvert. Allison prit la parole.

-Tu as dit vrai, Annabeth. Pas plus tard qu'hier, mon grand-père m'a demandé si je te connaissais et si tu avais quelque chose de spécial comme un livre que tu gardais toujours sur toi.

-Hum...il me connaît.

-Et, continua Allison, j'ai menti. J'ai dit qu'on se croisait dans quelques cours mais qu'on ne se connaissait pas.

-Ouf.

-En fait, reprit Allison, quand est-ce que vous alliez me le dire?

-Lundi, répondirent les deux en même temps.

-Mais Derek, dit Annabeth, ne sait pas trop ce que veut dire travailler ensemble. Pas plus tard que ce matin, il a envoyé Erica saccager la chambre de Stiles.

-Elle ne t'a pas volé le grimoire?

-Non, heureusement. Et de toute façon, c'est écrit en latin archaïque.

-Mais tu sais, rétorqua Allison, la psy de Lydia et Lydia elle-même savent lire le latin archaïque.

-Ce que tu ne sais pas, c'est que la psy de Lydia est la soeur de Deaton, le patron de Scott et ils n'apprécient pas trop Derek. Et Lydia a plutôt peur de Derek depuis que Peter l'a mordu, répliqua Annabeth.

Tout à coup, un caillou entra par la fenêtre avec un papier accroché dessus. Annabeth se leva et le prit. Elle lut ce qui était écrit «Arrêtez de chercher ou vous le paierez! Annabeth, abandonne tant que c'est encore possible ou tous tes amis et surtout Stiles périront.»