Et je revis ! Et oui toujours ! J'écris irrégulièrement je sais, mais j'ai mes exams pour l'instant jusqu'à fin juin puis je pars début juillet jusqu'à mi-aout, mais j'écrirais promis ! Voila un nouveau chapitre ! En espérant qu'il vous plaise ! Bisous ! A vos review !
J'avais très mal à l'épaule, mais honnêtement c'était moins douloureux que lorsque cet …. censuré de Orochimaru m'avait planté ses dents dans la clavicule. Maintenant, un sceau entourait la marque. Le même sceau que celui qui était sur l'épaule de mon frère Sasuke, qui d'ailleurs dormait tranquillement près de moi. J'étais assise près de sa tête et je le regardais. Il dormait toujours sur le côté, le côté droit. Et il ressemblait quand il dormait au petit garçon d'autre fois. Je me penchais doucement et lui déposais un baiser léger sur le front. Il ouvrit aussitôt les yeux et je me vis dans ses pupilles d'onyx, en petite.
-Tu ne dors pas Nai-chan ?
-Je n'ai pas sommeil. Et puis comment pourrais-je veiller sur toi si je dors ? J'ai plus de quatre jours de sommeil à vider.
-C'est à moi de te protéger Nai-chan.
Je me redressais lentement pour lui permettre de s'assoir et de s'appuyer contre les coussins. Il me sourit. Il ne souriait plus qu'à moi maintenant. Il semblait aller mieux. Il me fixa longuement et posa une main sur ma joue
-Nai-chan, tu as une tête épouvantable.
-Toujours sympathique Sasu-chan.
-Bah quoi ? C'est vrai ! Tu as des valises sous les yeux.
Je ris avant de me lever tranquillement
-En parlant de valise, prépare la tienne. Déclarais-je.
Il hocha la tête et se leva avant de préparer ses affaires. Je l'aidais et l'obligeais à se recoucher. Je lui embrassais une dernière fois le front avant de sortir de la pièce et de le saluer. Je savais où il allait. Je pourrais le rejoindre au besoin n'importe quand. Sasuke me fit un petit signe de la main. Je lui fis un clin d'œil et fermais la porte avant de sortir tranquillement de l'hôpital.
Je montais tranquillement les marches qui me guidaient jusqu'à mon appartement mais au moment de tourner la clé je sentis que la porte était ouverte. Je posais mon sac par terre et attrapais un kunai avant de reprendre mon sac. Je clignais des yeux et activais mon sharingan. Une personne, assise dans le canapé qui semblait fixer la porte. Étrange …. J'ouvris la porte tranquillement et vis Hana assise qui me fixait calme. Je soupirais et rangeais mon kunai avant de poser le sac près de la porte que je refermais. Hana me fixait sans bouger
-Que veux tu ? Fis-je, rompant ainsi la première le silence.
-N'ais-je pas le droit de passer voir une collègue qui a été blessé sur le terrain ?
Je haussais un sourcils, presque moqueuse
-Tu pouvais passer me voir quand j'étais à l'hôpital.
-Pas envie, trop …. Impersonnel. Et puis il y avait ton frère.
-Dis moi clairement ta raison Hana. Répliquais-je peu désireuse de l'entendre critiquer mon petit frère.
Ni aucun de mes frères même. Je l'écoutais à peine en rangeant les affaires de Sasuke et en me forçant à refouler les larmes qui me montaient aux yeux à la pensée de Itachi. Elle finit par partir voyant que je restais silencieuse. Je soupirais longuement et enfouis mon visage dans mes mains avant de sentir mes larmes coulaient le long de mes joues, je m'enfuis dans ma chambre et fermais la porte derrière moi à double tour avant de m'effrondrer sur mon lit et d'attraper mon oreiller pour me mordre de toute mes forces pour étouffer mes sanglots au fond de ma gorge. J'avais l'impression d'être déchiré en deux en ce moment. Pourquoi avais-je pensé à Itachi maintenant ? Maintenant alors que je me sentais au bord de la crise de nerf et de fatigue ? Là, cette fois ma tristesse et ma douleur sortaient par vague. Je souffrais pour Itachi, Itachi, mon frère chéri qui avait du massacré sa famille pour sauver le village, Itachi qui avait supporté de longues années le fardeaux d'un père trop présent le poussant toujours à l'excellence, Itachi qui supportait encore aujourd'hui le poids de sa culpabilité et qui travaillait toujours pour le village alors que tout les chunin et jonin couraient après lui pour le tuer, Itachi qui était malade comme un chien et qui se battait toujours, Itachi enfin que j'avais obligé à me frapper pour que ses actes paraissent convainquant. Je portais toujours une grande cicatrice en travers du torse. J'entendis soudain un petit toc-toc à la vitre. Je me redressais, j'avais le nez qui coulais et de la bave sur le menton. C'était un corbeau. Je me redressais à toute vitesse et ouvris en grand la fenêtre. Il portait un étui à la patte. Il me fixa, croassa et entra avant de tendre la patte vers moi. J'arrachais presque le petit tube et poussais un cris de joie que j'étouffais aussitôt avant de dérouler le message de mon frère. Un autre petit rouleau tomba. Pour le Hokage. De mauvaises nouvelles concernant Orochimaru mais de bonnes concernant sa santé, je me mordis la pulpe du pouce avant de rédiger une réponse pour ma part puis d'enfermer l'oiseau dans une cage que je cachais derrière mon rideau, endroit où Sasuke n'allait jamais. Je filais après avoir arrangé mon visage et mes habits froissés par mon récent séjour sur un lit à pleurer. Je toquais et entrais calmement en tendant la note de papier à l'Hokage qui me fixa avant de la lire puis de reporter mon regard sur moi
-Ton frère te manque à ce que je vois. Ne me mens pas, tu as les yeux écarlates.
-Oui. Il me manque terriblement. Et je souffre pour lui.
-Qui choisis tu entre le village et lui ?
-Je n'ai pas à faire de choix. Je protégerais le village …
Je le haïssais un court instant de m'obliger à lui dire ça, mais je restais impassible. Il me fixa immobile la note devant lui.
-Tu dois me haïr comme Itachi a dû me haïr de l'obliger à massacrer son clan.
-Je ne me prononcerais jamais pour mes frères. Je ne suis pas l'un des deux.
-Oui. Tu n'es clairement pas comme Sasuke, mais pas totalement comme Itachi
-Je suis moi. Et c'est déjà beaucoup je trouve. Répliquais-je légèrement acide
-En effet. Tiens, envois ça.
Il me tendit un petit papier que je pris et pliais soigneusement dans ma poche avant de m'inclinais et de me dirigeais vers la sortie.
-Sasuke a disparu. Mais je crois que je n'ai pas besoin de te le dire.
-En effet.
Je sortis sans claquer la porte malgré une forte envie. Je retournais chez moi lier les messages ensemble et les glisser dans l'étui de l'oiseau qui me fixa en croassant d'impatience. Je lui caressais le plumage avant de le porter à la fenêtre et de s'envoler d'un coup d'aile. Je soupirais longuement avant de refaire mon lit et de me coucher dessus. Naruto et Sakura allaient bientôt arriver. Il fallait que je reste calme sans trop les envoyer voir ailleurs. De toute façon, j'allais rejoindre rapidement Sasuke. On toqua. Je me redressais lentement et me dirigeais vers la porte.
