(second lemon, promis, le troisième chapitre sera très sage)
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2 Jim le séducteur
Spock vérifia à nouveau les constantes de son capitaine et, malgré l'étendue et éclectisme de ses connaissances scientifiques, se sentit épouvantablement impuissant. Il écrasa aussitôt l'irrationnelle émotion qui tentait de prendre le contrôle de son esprit. Il n'y comprenait rien : il n'y avait rien de logique à cette situation.
Son capitaine était mort, puis avait passé sept jours à se régénérer dans une sorte de coma, grâce au sang durement arraché à l'Augment. Et au matin du huitième jour, sans prévenir, sans aucune raison logique, voilà que ses mesures biologiques s'affolaient : température, rythme cardiaque, dosage sanguin, oxygénation, taux d'hormone, ondes cérébrales... Jim Kirk, frissonnant de fièvres mais immobile, restait toujours plongé dans un profond sommeil. Comment trouver un remède contre un dysfonctionnement dont on ne connait pas l'origine?
Spock ne soupira pas : un Vulcain ne soupire pas. Dans la chambre voisine, Khan était lui aussi plongé dans un profond coma et en proie aux mêmes dérèglements.
Depuis qu'il avait ramené Khan et que Jim Kirk revenait lentement à la vie, Spock s'était plongé avec empressement dans l'étude de la biologie humaines, réduisant ses heures de sommeil et de méditation au minimum. De toute façon, il ne parvenait plus à méditer correctement, ses pensées s'agitant encore et encore autour de son Capitaine, et son sommeil ne lui était d'aucun repos. Il s'était donc quasiment installé à demeure, dès le second jour, dans la chambre de Kirk, dormant sur un futon roulé à présent sous le lit. Étonnement, le docteur McCoy n'avait émis aucune protestation.
- Vous devriez lui tenir la main. Lui avait conseillé le Docteur au lieu de logiquement critiquer ses exigences.
- Pourquoi ferais-je une chose pareille?
- Parce que c'est ce qui se fait, quand une personne est dans le coma. On dit qu'elle peut le ressentir et que cela peut aider à se réveiller
Spock s'était contenté de hausser un sourcil incrédule, et le docteur était sorti de la chambre en ronchonnant après les vulcains et leur satané psycho-rigidité... Spock s'était pourtant rapproché du lit. Lentement, avec la sensation de faire quelque-chose de mal, il avait posé le bout des doigts sur le dos de la main de son Capitaine. Il avait ressenti immédiatement une sorte d'étrange bien-être. Il avait rompu aussitôt le contact, comme s'il s'était brûlé.
Ce ne fut que le soir, lors de sa tentative de méditation, en triant ses pensées et réprimant ses émotions qu'il avait compris. Un lien venait de se recréer. Leur lien. Dont il n'avait jamais pris conscience auparavant, et dont la rupture brutale à la mort de Jim avait provoqué cette inqualifiable perte de contrô ne put remonter à l'origine de ce lien. Il avait dû se tisser jour après jour entre eux, transformant leur fascination mutuelle face à leurs différences en respect, puis en une amitié profonde, qui leur avait semblée si naturelle. Comment avait-il pu ne pas s'en rendre compte ? De cette sensation de bien-être en présence de Jim, même lorsqu'ils se disputaient pour avoir dernier mot et que Jim lui vrillait les nerfs...
Spock revint au présent, analysa à nouveau les données, essaya de les mettre en perspective. Tout ce désordre bio-chimique ne pouvait qu'avoir été provoqué par le sang de l'Augment, son matériel génétique, prélevé à un moment où son organisme dans le coma était en plein stress post-traumatique. Quelque chose avait dû changer dans sa composition, mais quoi ? Il saisit un hydro-spray et préleva un peu de sang du bras frémissant de Kirk. Puis il en glissa quelques gouttes dans l'analyseur génétique, comme il l'avait fait tous les jours, et attendit quelques minutes le résultat.
Il se plongea dans l'étude des données complexes. Il sursauta en remarquant de nouveaux gènes. En quantité infime, mais suffisante pour pouvoir avoir un effet. Il approfondit son analyse et sursauta de surprise... cette portion de génome était incontestablement Vulcaine. Voilà qui expliquait en parti la formidable force musculaire et les capacités de régénérations de cet Augment.
Il y eut un gémissement et Spock se précipita vers le lit, puis se reprit aussitôt dès que son Capitaine ouvrit les yeux, croisant ses mains dans son dos. Jim cligna des paupières.
- Spock.
- Oui, Capitaine.
- Vous êtes là.
- Effectivement, Capitaine.
Jim le contempla et se surprit à le trouver beau. Il se sentit heureux de le voir. Son impassibilité avait quelque chose de si rassurant. Il se souvenait clairement des larmes de son ami derrière la vitre sécurisée... un vulcain... en larmes... à cause de lui... Une bouffée de tendresse monta en lui :
- Vous êtes resté ici depuis que je suis dans ce lit, n'est-ce pas ?
- Comment le savez-vous ?
- Une intuition.
- Comment vous sentez-vous ?
- Je... mon cœur bat trop vite, et je crève de chaud...
- Vos constantes sont anormales, Capitaine
- Comme c'est gentil à vous de me rassurer ainsi. Ironisa Kirk
Spock ne répondit pas, ses yeux se posèrent sur le tableau d'affichage, il contempla les mesures de la surproduction hormonale, puis détailla son Capitaine des pieds à la tête et comprit soudain. La plus irrépressibles des pulsions de vie des membres de sa race. Éros et Thanatos chevauchant ensemble dans une puissance destructrice et créatrice...-(voilà qu'il se mettait à délirer comme les humains, il fallait vraiment qu'il recommence à méditer sérieusement) Inattendu, mais finalement si logique, que ce soit cette fièvre-là qui mette un terme au processus de la régénération, qui avait tant ressemblé à une transe de guérison.
- J'ai un fait important à soumettre à votre attention, Capitaine.
- Je vous écoute, monsieur Spock. Répondit le Capitaine le plus formellement possible pour essayer de cacher le trouble grandissant qui naissait au creux de ses reins à la simple vue de son ami. Son long regard sur son corps lui avait mit la peau en feu.
- Vous êtes mort.
- Pardon ?
- On vous a transféré du sang de Khan, vos cellules se sont régénérées et vous êtes revenu à la vie.
- Du sang de Khan ? Protesta Jim avec dégoût.
- Je viens de procéder à l'analyse de votre sang. On dénote une modification dans l'organisation de vos gènes évoquant une forme de mutation génétique.
- Je vais devenir un super-psychopathe assoiffé de sang comme l'autre connard ?
- Pas à ma connaissance. Les gènes qui sont en train de s'exprimer sont vulcains.
- C'est une blague ? Comment pourrais-je avoir des gènes vulcain ?
Jim avait la sensation que cette fièvre qui embrasait de plus en plus ses sens le rendait tout à fait stupide. Pire, il n'avait qu'une chose en tête, obnubilant tout le reste : attirer Spock contre lui, le prendre dans ses bras. Mais c'était interdit. Le vulcain ne l'aurait jamais accepté, et il ne voulait pas goûter à nouveau à sa super-prise-vulcaine-de-la-mort-qui-tue...
- Un vulcain ne fait pas de blague, Capitaine. Ils vous ont été transmis via le sang de Khan
- Khan serait vulcain ?
- Pas que je sache. Il doit cependant porter une partie de génome vulcain et celle-ci s'est activée en vous.
- Mais je ne veux pas devenir un vulcain, je suis très bien comme je suis ! Paniqua Jim dont la subite tempête émotionnelle qui s'emparait de lui menaçait de le submerger.
- Rassurez-vous Capitaine, ce génome est trop infime pour provoquer une mutation aussi complète, et cela est probablement provisoire et liée au traumatisme subi par votre organisme...
Jim prit une grande respiration, et de toutes ses forces, obligea ses émotions à redescendre à un niveau moins envahissant. Comment Spock pouvait-il faire cela en permanence ?
-... Cependant, cela explique le dérèglement que vous subissez actuellement. Bien que ce soit très atténué par rapport à ce qui se passe normalement chez un vulcain.
- Et... ?
- Vous êtes entré en Pon Farr, Capitaine.
- Ah... Répondit le Capitaine, perplexe. Et c'est grave ?
- Mortel, s'il n'est pas assouvi.
- Super... Bah, je suis déjà mort une fois, après tout... Et il y a un remède à ça ?
- Un combat à mort, ou une relation sexuelle.
Décidément, Jim se sentait vraiment comme un abruti. Aurait-il perdu des neurones lors de sa renaissance ? Avait-il bien entendu ce qu'il avait cru entendre ?
- ... pardon ? Demanda-t-il d'un air parfaitement ahuri.
- Le Pon Farr, aussi nommé fièvre du sang. Il survient tous les sept ans, nous obligeant à retourner sur vulcain pour y prendre femme.
- ... euh, je n'ai pas envie d'épouser une Vulcaine ! Notez bien que je n'ai rien contre elles, et de toute façon, la planète Vulcain... Jim Kirk se mordit la lèvre et ne finit pas sa phrase. ...Et vous êtes sûr de cela ?
- A 97,16824%. Votre taux d'hormone est anormalement élevé, tout comme votre température, vos pupilles sont dilatées, et la durée de votre érection bien trop longue pour n'être qu'une érection matinale, Capitaine.
Le Capitaine rougit et changea de position. Son aine était de plus en plus inconfortable. Il respira à nouveau profondément, il était en train de devenir fou. Il parvint à demander avec un calme relatif :
- OK, et quelle solution proposez-vous, monsieur Spock ?
- Que je vous aide à accomplir le rituel.
Il y eut long silence, pendant lequel Kirk prit vraiment conscience du désir sexuel qui s'agitait en lui, de plus en plus violemment. Malgré cela, il paniqua :
- Vous ne pouvez pas faire cela, Spock, je ne peux décemment pas vous demander de faire cela !
- Vous n'avez pas vraiment le chois, Capitaine. Répondit calmement Spock. Il est de mon devoir de vous maintenir en vie
- ... votre... devoir ?
Le vulcain se dirigea vers la porte de la chambre, qu'il ferma à clef grâce au code, puis il déconnecta le panneau d'analyse automatique des constantes. N'en croyant pas ses yeux écarquillés, Jim Kirk contempla son inaccessible fantasme se dénuder sans hâte, en pliant précautionneusement ses vêtements sur la chaise. Combien de fois Jim avait-il rêver de serrer Spock dans ses bras pour lui faire subir les derniers outrages ? Et là, sans même qu'il ait besoin de lui faire sa demande... Lentement, Spock grimpa sur le lit, souleva la tunique de Kirk et se positionna au-dessus de lui. Malgré son désir de plus en plus douloureux, Kirk protesta :
- Non! Attendez ! Pas comme ça !
Spock leva un sourcil. Jim s'assit et tendit les bras vers lui
- Pas comme ça, supplia-t-il. Je m'en voudrai pendant une éternité si jamais je vous blesse. Et cela pourrait nuire à mon commandement, j'en suis sûr. Vous ne voulez pas cela, n'est-ce pas?
- Bien évidemment que non, Capitaine.
- Alors, on va faire les choses dans l'ordre, on va commencer par s'embrasser. Vous voulez bien ?
La notion d'ordre était un argument des plus pertinents pour Spock. Il tendit son index et son majeur. Jim comprit et posa ses doigts sur les siens. Une douce chaleur en résulta. Puis Jim le saisit par les épaules pour le pousser à s'allonger contre lui, il se laissa faire sans opposer de résistance . Il mit ses doigts sur les siens, et ses lèvres sur celle de Spock. Un baiser humain, cela Spock le connaissait pour l'avoir expérimenté avec Nyota. Il accepta de le laisser introduire sa langue dans sa bouche, et s'en emparer. Jim frémit contre lui. Les mains de Jim commencèrent à l'explorer, suivant la courbe de ses muscles. Puis se furent ses lèvres qui parcoururent son torse. Jim se releva à demi pour se débarrasser de sa blouse d'hôpital.
La différence de température entre leur deux peaux était troublante. Lentement, Spock posa à son tour les mains sur la peau fraîche de Jim, qui gémit de bien être. Bien, ce devait donc être ce qu'il fallait faire. Il rendit à Jim chaque caresse, chaque baiser, chaque morsure, et il sentait contre lui l'humain perdre pied peu à peu. Lui-même se sentait glisser dans une sorte de satisfaction grisante.
Les mains de Jim se posèrent sur son sexe. Intrigué, il cessa ses caresses pour contempler ces vrilles qui s'étaient accrochées à ses doigts. Le pénis de Spock était légèrement vert, et sur la peau fine, suintait un liquide glissant.
- C'est magnifique, Spock. Murmura Jim.
Il eut soudain l'eau à la bouche et se pencha pour y goûter. Cela avait le goût d'un fruit, doucement sucré. Spock remua sur le lit, changea de position pour lui rendre la pareille. Lui aussi prit le temps de contempler ce sexe sec, pas si différent que cela du sien, avant de le prendre dans sa bouche. Les lèvres de Jim se resserrèrent autour de lui. Ils se goûtèrent l'un l'autre, se taquinèrent des lèvres et de la bouche, jusqu'à ce que Jim supplie :
- Stop, ou bien je vais craquer trop tôt ! Et je veux pouvoir venir en toi !
Spock s'allongea docilement. Avec fébrilité, Jim préleva du lubrifiant naturel sur le phallus vulcain et introduisit un doigt en Spock. Celui-ci n'émit aucun son, mais à sa légère crispation Jim sut qu'il avait eu mal.
- Excuse-moi. S'exclama Jim d'une voix remuée par le désir. Je ne voulait pas te faire mal.
- Je peux ignorer la douleur, Jim.
- Non, je veux que tu ais toi aussi du plaisir !
- Ce n'est pas indispensable, Jim.
- Ça l'est pour moi, Spock ! Ne peux-tu pas juste t'abandonner à moi, juste une peu, juste une fois ?
- Un vulcain ne...
- Laisse juste ta part humaine s'exprimer, je t'en prie... il n'y a pas de honte et je te désire à en crever.
- C'est le principe du Pon Farr.
Jim s'empara de sa bouche dans un baiser enflammé. Spock sentit soudain leur lien s'enfler en eux, les rapprocher. Son corps eut un long frémissement, qui termina sa course au creux de ses reins, les embrasant. À nouveau, Jim glissa avec prudence son doigt en lui, et Spock ne ressentit aucune sensation désagréable. Puis il y en eut un second, tandis que Jim se délectait du gout sucré de son pénis.
- Oh Spock, tu as un goût de fruit !
Spock voulut répondre, mais un troisième doigt avait rejoint les autres, et avait trouvé sa prostate. Il ne put retenir un gémissement
- Oui ! s'émerveilla Jim, oui !
Jim s'acharna gentiment sur sa prostate, faisant haleter son amant, jusqu'à ce qu'il supplie en écartant les cuisses:
- Assez, Jim! Viens !
Jim se redressa et d'un long mouvement précautionneux, s'enfonça en lui. Spock l'entoura de ses cuisses. Jim retint son souffle, voulut laisser à Spock le temps de s'habituer, mais celui-ci souleva son bassin, l'introduisant encore plus profondément en lui. Spock posa ses mains sur le visage de Jim. Alors que leurs lèvres se touchaient, tout fondit autour d'eux. Il n'y avait plus de corps ou de lit. Leurs sentiments respectifs se déversèrent en leurs esprits, respect, admiration, loyauté infinie et surtout cet amour, tout cet amour, chaleureux, possessif, passionné, transcendant tout... ils partagèrent leurs âmes avec un féerique sentiment de plénitude. Puis, lentement, le désir sexuel reprit ses droits. Jim recommença à aller en venir en lui, leur esprit toujours connecté, le plaisir de l'un attisant le plaisir de l'autre, il prit le pénis de Spock dans sa main, calquant ses caresses sur ses coups de reins... L'orgasme survint, long et miraculeux.
Les deux hommes se séparèrent. Cela avait été si fabuleux, et pourtant, Jim se sentait inassouvi.
- Spock, je veux t'avoir en moi !
- Ce n'est pas logique, Jim. C'est ton Pon Farr , c'est à moi de te recevoir.
- Spock! Si c'est mon Pon Farr, alors je fais ce que je veux !
Spock se retint de sourire. En toute situation, un Vulcain ne sourit pas, ni n'est attendri par la supplique de son amant, si merveilleux soit-il avec sa putain de gueule d'ange, ses yeux de ciel d'été et ses cheveux d'or. Non il ne l'est pas, sauf s'il est à moitié humain...
Spock se releva sur un coude et se pencha pour embrasser Jim qui soupira doucement et l'entoura de ses bras.
- Vite... Supplia Jim. Je sens que je meurs... viens tout de suite.
- Non, tu n'es pas mourant et je dois te préparer d'abord, je ne veux pas te déchirer.
- Je m'en fou !
- Pas si la fièvre ne retombe pas et que tu veuilles recommencer !
La perspective d'une étreinte infinie fit grimper désir de Jim d'un cran, si cela était possible. Il gémit de bien être au premier doigt, il était déjà si relaxé, que les deux autres suivirent rapidement. Leur connexion mentale ne s'était pas encore tout fait effacée, et Spock sut qu'il pouvait y aller sans crainte.
Il n'y eut aucune sensation de malaise, juste du plaisir. Total. Immédiat. Jamais Spock n'aurait pu envisager qu'il puisse exister une telle intensité de plaisir. Jim l'enlaçait, criait, lui demandait d'aller plus loin, plus vite. Et il obéissait avec délectation, s'enfonçant dans ce corps, alors que leurs deux âmes s'attachaient irrémédiablement l'une à l'autre. Et tandis qu'il le prenait, que Jim se donnait à lui, un sentiment de possessivité s'enracinait dans ses entrailles. Jim était à lui, son Mâle, son Homme, son T'hy'la. Le lien gagna encore en intensité. Jim entendit ses pensées et répondit en pensée : mon Mâle, mon Vulcain, mon T'hy'la... et ils jouirent dans un cri.
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- T'hy'la. C'est un joli mot. Cela veut dire quoi ? Quelque chose comme mon amour?
- Pas tout à fait. Ce terme est utilisé pour parler de relations étroites, de fraternité et d'amitié. C'est le lien le plus noble qui puisse exister entre deux personnes.
- Je suis ton T'hy'la.
- Oui et depuis longtemps. Bien qu'aucun de nous n'en ai pris conscience. Sans ce lien, un accomplissement harmonieux du Pon Farr n'aurait pas été possible. Nous n'aurions pas pu unir nos corps et nos esprit.
Jim prit soudain conscience qu'ils parlaient sans prononcer un mot, d'esprit à esprit. Mais Spock le rassura avant qu'il ne puisse ressentir de malaise.
- Je t'apprendrai à dresser des barrières mentales. En attendant, tu as ma parole que je n'irai pas fouiller dans ta mémoire.
La pause fut de courte durée, le désir revenait en force
- Tu avais raison... Haleta Jim prit au dépourvu par l'intensité de ce besoin qui semparait de lui, ça recommence... désolé
- Ne le sois pas. Mon corps le réclame autant que le tien, la surproduction hormonale est encore plus contagieuse quand les esprits sont liés.
- Bah, puisque c'est une question d'hormone...
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Endormi, Jim fut soudain sorti de sa délicieuse torpeur, tout enlacé contre son amant somnolant comme lui. Sa pensée se répercuta dans leurs deux esprits. Bones ! Pris au piège dans la chambre d'à coté avec un Khan certainement aussi réveillé, et affamé que l'avait été Jim!
Les amants se levèrent avec précipitation. Jim émit un grognement : il se sentait lourd, ses reins étaient douloureux, ses jambes lourdes et flageolante, et cela lui brûlait un peu à l'intérieur. Spock se contenta d'acquiescer, oui, lui aussi, normal pour une première fois aussi impétueuse entre hommes.
- Mais un Vulcain sait ignorer ce genre de détail. Sourit Jim
Spock posa la main sur le bas du dos de Jim et une chaleur réconfortante anesthésia la douleur. Spock ouvrit un placard et tendit des vêtements à Jim tandis qu'il enfilait rapidement les siens.
