Note de la traductrice : bonjour tout le monde. Tout d'abord, je voudrais m'excuser pour le retard, j'étais tout simplement en vacances avec ma famille et n'avais absolument aucun accès à ma traduction, mais c'est fini maintenant, on reprend le bon vieux rythme old school ! Voici donc un chapitre assez violent, en espérant malgré tout qu'il vous plaira. Bises et bonne lecture.
RAR :
Be : bon… ben, tant pis. Comme je ne vois pas ce que tu n'as pas compris, je ne peux pas t'expliquer.
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Sinful Seduction
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Chapitre 15 : Sang
« Non, il faut que tu soulèves un peu la poitrine. Bombe le torse comme si tu voulais impressionner quelqu'un. Parfait ! » Le félicitai-je avec un grand sourire, battant des mains comme une petite fille surexcitée.
Depuis la dernière shagali, j'enseignais à Jacob quelques rudiments de ma culture et quelques une des danses. Je lui avais décrit le nombre incalculables de bals que nous avions, les différentes danses traditionnelles, et les mascarades dans lesquelles les gens se déguisaient en personnages de contes, de ballades et autres mythologies. On portait des costumes et des masques extravagants pour ressembler le plus possible à notre personnage. Je lui expliquai que la famille royale organisait régulièrement des bals, et que les nobles en donnaient aussi de temps en temps. Je lui avais même parlé une fois d'un bal que ma famille avait tenu.
Je m'avançai en pressant mes mains dans les siennes, puis reculai aussi à l'endroit-même où je me trouvais auparavant. Je tournoyai gracieusement plusieurs fois, m'aidant de ses doigts anormalement grands. Puis je soulevai ma jupe à peine plus haut pour lui montrer mes pieds qui dansaient sur le sol de pierre. Je balançai mes hanches sensuellement (reproduisant presque les mouvements que j'avais vu plusieurs femmes du harem exécuter pendant la shagali). Je tapai des mains à ma droite, puis à ma gauche et enfin me plantai en face lui, quasiment à bout de souffle, en attendant son prochain mouvement.
Il eut l'air amusé, pensant que j'avais oublié ma partie. Je lui jetai un regard appuyé, lui rappelant grâce à mes « dons télépathiques » qu'à la partie suivante, c'était à lui de danser, pas à moi. « Oh. » Ses mains énormes entourèrent ma taille et me soulevèrent sans effort comme si je ne pesais rien. J'étirai mes bras au-dessus de ma tête et ployai ma nuque vers l'arrière.
Jacob exécuta un cercle avant de me reposer sur mes pieds. « Tes danses sont étranges, » me chuchota-t-il. Nous tournâmes l'un autour de l'autre en décrivant des arcs de cercle comme des prédateurs lorgnant leur proie. Il se souvint du tout dernier mouvement, celui où nos mains se liaient et se déliaient comme le vent glissant à travers les feuilles. « C'est le truc le plus bizarre que j'ai jamais fait. »
« Je pourrais dire la même chose pour tes danses, » rétorquai-je sans brusquerie en sautillant pour m'écarter de lui pour décrire un autre cercle. Il m'attrapa et me refit tourner dans ses bras. « Mais elles sont quand même très belles. »
Je m'éloignai de lui et reculai légèrement. Il attendit mes instructions, la pointe aiguë d'un de ces sourcils pointa vers le haut tandis que ses yeux malicieux brûlant ma peau. « Depuis le début ? » Me suggéra-t-il.
Je hochai brièvement la tête.
« Il n'y a pas de musique mais… essaye d'imaginer une mélodie dans ta tête. Quelque chose de beau et d'entraînant. » Nous recommençâmes à virevolter, à nous entrecroiser. J'imaginai le plus bel air de musique que je connaissais, et je l'entendis bientôt résonner dans ma tête. Au moment où je commençai à me mouvoir, ses yeux me suivirent avec une acuité effrayante, ses lèvres pleines étirées en un sourire en coin.
Son regard ne me quitta pas un seul instant. À chaque fois qu'il me touchait ou me regardait, je sentais des vagues de chaleur traverser ma chair, comme des montées de fièvres provoquées par une maladie rare et contagieuse. Avec lui, tout revêtait une signification spéciale : le simple fait de lui apprendre les danses de chez moi devenait un jeu érotique. Ses yeux, ses lèvres et son contact me rendait folle de désir. Jacob me souleva dans les airs ses mains chaudes ceignaient fermement ma taille, si bien que j'avais de nouveau l'impression d'être une plume emportée par la brise.
Enfin il me fit descendre progressivement, son souffle chaud caressant mes seins et mon cou au moment où il rapprocha son corps du mien. Il me maintint au-dessus encore un moment, nos deux fronts inclinés l'un vers l'autre. Il sentait la forêt de pins, la menthe et l'homme. Cet homme était l'incarnation vivante du sexe. Il pouvait transformer un simple pas de danse, une volte supposée être chaste et pure, en un moment de séduction et de sensualité.
Lorsque mes orteils touchèrent enfin la dureté du sol, j'expirai tout l'air que j'avais égoïstement retenu dans ma poitrine. Il me regarda droit dans les yeux avec une telle passion et un tel désir que je sentis mon visage virer au cramoisi, et je détournai mon regard – par réflexe.
Il expira à son tour, faisant saillir les muscles de sa poitrine. « Je voulais te demander… » Je frémis au son de sa voix grave, vibrant du fond de sa poitrine, qui résonna à travers mon corps. Je me léchai les lèvres et hochai la tête. « Est-ce que tu regrettes d'avoir fait l'amour avec moi. »
C'était une question si surprenante qu'elle me laissa sans voix pendant quelques secondes. Ma bouche était ouverte, et Jacob attendait une réponse. Finalement, je retrouvai l'usage de la parole. J'inspirai lourdement comme si j'avais un poids sur la poitrine. « Je ne regretterai jamais d'avoir fait l'amour avec toi. » Ses épaules s'abaissèrent, et il parut soulagé. Je secouai la tête avec incrédulité. « Pourquoi cette question ? »
Il revint d'abord à sa place, puis recommença à danser. Je n'avais pas d'autre choix que de lui emboîter le pas. Nos mains se rejoignirent et il me fit tourner du bout des doigts. Ensuite nous battîmes des mains en chœur et il me déplaça à travers la pièce. « J'apprends vite, non ? »
Je hochai la tête et souris, comprenant qu'il cherchait à esquiver ma question. « Oui, en effet, tu apprends très vite. » Il me fit virevolter à travers toute la salle. « Mais tu n'as toujours pas répondu à ma question, » lui reprochai-je.
Jacob fit quelques pas en arrière pour s'écarter de moi et se pinça l'arête du nez. « Je voulais seulement être sûr, » m'expliqua-t-il d'un air troublé comme s'il souhaitait que j'enterre le sujet. « C'est tout. C'est pour cela que je t'ai demandé ça. »
Je lui jetai un regard sévère et campai mes poings sur les hanches. « Je crois que tu… » Je ne pus finir, coupée par deux lèvres tièdes qui se plaquèrent sur les miennes. Et les mots que j'avais voulu dire furent balayés par sa fougue.
Lorsqu'il rompit le baiser, je compris enfin. Il voulait s'assurer que je le désirais toujours qu'il était assez doux avec moi pour me donner envie de rester avec lui et de construire un nouveau lien pouvant remplacer ceux qu'il avait perdus. Il voulait que je comble le vide dans son âme laissé par la mort de sa famille et que je soigne habilement les blessures de son cœur en lui accordant le mien.
J'inclinai la tête vers lui.
Cette nuit-là était aussi longue que paisible. Les drapeaux de la shagali flottaient encore au-dehors tandis que nous dansions dans la chambre, vêtus seulement de nos vêtements de nuit. Je me dirigeai vers le balcon, que je n'avais encore jamais remarqué auparavant, et écoutai la musique, le regard perdu dans la nuit noire, éclairée seulement par l'éclat opalin de la lune et le scintillement des étoiles. Un sentiment de sérénité monta en moi lorsque je sentis une brise d'été me caresser la peau, tandis qu'au loin résonnait encore la musique envoûtante de la shagali.
Il se joignit à mes côtés, sans répondre à mon salut. Ses longs cheveux recouvraient ses épaules et se balançaient sous le vent. Un insecte luisant voleta devant moi, et je tendis machinalement la main pour le capturer. J'écartai légèrement les doigts et observai la petite chose qui brillait dans ma main.
Je lui donnai un petit de coude. « Regarde, » l'appelai-je. Je lui montrai ma trouvaille, alors il approcha le regard avec intérêt. Ses yeux clignèrent tandis que son visage prenait une expression alarmée. Il tendit la main pour l'inspecter.
« Lâche ça, » me siffla-t-il, manifestement inquiet pour ma santé et mon bien-être. Il avait l'air dégouté par la créature posée paisiblement dans le creux de ma paume. « Ne touche pas à ce truc dégoutant. »
Je lâchai un petit rire surpris devant sa réaction inattendue. « Du calme, Jacob, » l'apaisai-je avec un léger sourire. « Ce n'est qu'une luciole. Tu ne sais pas ce qu'est une luciole ? Tu n'en as jamais vu ? »
Il parut absorbé dans ses pensées. « Lu…ciole, » répéta-t-il en observant de nouveau l'insecte qui scintillait dans mes mains. « J'en ai déjà vu très souvent dans les champs, mais je n'ai jamais imaginé une seule fois qu'il pouvait s'agir de créatures… réelles. Dans mon peuple, il y a plusieurs croyances au sujet de ces petits points lumineux : soit ce sont des morceaux de soleil qui éclatent lorsque celui-ci s'enfonce dans les vallées et les montagnes, soit ce sont les âmes des défunts. Mais c'est tabou de les attraper. »
« Vraiment ? » Ris-je. J'avais encore en mémoire de vieux souvenirs lorsque je n'étais encore qu'une enfant à Forks, une enfant qui dansait avec Angelina et d'autres jeunes filles nobles de ma maison à la nuit tombée. « De là où je viens, ce ne sont que des insectes que nous nous amusions à attraper. J'avais l'habitude de prendre des récipients en verre que mes amis et moi remplissions avec les bestioles que nous attrapions. Nous les gardions ainsi et les contemplions s'allumer, puis s'éteindre, et se rallumer. C'était un spectacle extraordinaire. »
Une autre luciole bourdonna du côté de Jacob. Il leva la main et l'attrapa. « Intéressant, » murmura-t-il. Peu de temps après, je relâchai ma luciole et il m'imita. Les deux insectes volèrent l'un près de l'autre dans le ciel noir d'encre, dispersant leur petite lumière dans les ténèbres.
Il se tourna ensuite vers moi, le regard hésitant, comme s'il était mentalement en train de débattre avec lui-même pour savoir s'il pouvait ou non me poser la question. Finalement il se décida en lâchant un long soupir. « Isabella… aimerais-tu voir l'un de mes plus précieux trésors ? C'est une chose d'une si grande valeur que seuls le roi et ses hommes peuvent la posséder. »
Cette description si mystérieuse éveilla en moi une grande curiosité. J'acquiesçai. Nous sortîmes de la chambre et il me guida à travers le long couloir plongé dans la pénombre. Nous franchîmes trois volées d'escaliers jusqu'à atteindre une petite porte de bois, derrière laquelle se trouvait encore un escalier en colimaçon qui descendait jusqu'aux fondations du château.
Nous arrivâmes à un petit carrefour avec trois chemins possibles les couloirs sombres n'étaient éclairés que par des torches. Il m'expliqua que les cachots se situaient à droite, la bibliothèque privée était tout droit et le « précieux trésor » à gauche. Une torche éteinte était suspendue au mur. Jacob s'en empara, l'alluma et ouvrit la marche dans le couloir de gauche.
C'était vraiment troublant de marcher en-dessous des fondations du château, là où je n'avais encore jamais osé m'aventurer. L'endroit était sombre, des toiles d'araignées pendaient du plafond et des rats immondes grouillaient dans les trous des murs. Je me demandai s'il y avait des prisonniers dans les cachots en ce moment, et si le geôlier fouettait ou torturait les reclus.
En me retournant, je m'aperçus que j'avais perdu de vue Jacob dans le couloir. Tout ce que je voyais, c'était la lueur d'une torche. Je relevai mes jupes et courus après lui, peu désireuse de me perdre dans cet endroit au milieu des rats et des araignées. Quand je fus à son niveau, j'enroulai mes bras autour de son bras musculeux et lui adressai un sourire.
Il me remercia d'un léger et rapide sourire en coin. Lorsque nous arrivâmes enfin à notre destination, il accrocha sa torche au mur. Et tout à coup, je vis. Poussant un glapissement, je sursautai violemment. Enfermés derrière d'énormes barreaux de fer, se trouvaient des loups absolument énormes qui n'avait rien à voir avec les fauves maigres et graciles qui étaient habituellement exploités pour « terroriser » les villages à Forks.
En l'occurrence, ceux-là semblaient plutôt assoupis, mais l'un d'eux se redressa aussitôt à notre arrivée. C'était un monstre au pelage roux presque aussi grand que moi. Quand il aperçut Jacob, il pointa son museau à travers les barreaux de sa cage pour être flatté. Jacob caressa la bête un moment avant de reporter son attention vers moi. Qui étais encore en état de choc.
« C'est Mayaki, ou Guerrier dans ta langue. C'est mon loup personnel et l'alpha de la meute. Je l'emmène parfois avec moi dans les batailles. Il est féroce, et c'est un atout indéniable, » m'expliqua Jacob avant de ma désigner une louve au poil luisant qui reposait dans le coin. « Elle, c'est la compagne de Mayaki. Elle appartenait autrefois à Lionne des Neiges qui l'a appelée Fure… Fleur. Fleur a eu ses petits il y a trois jours. »
Fure était couchée sur le sol froid, ses trois louveteaux blottis contre elle. Le premier était gris comme sa mère, le deuxième brun-roux comme son père, et le troisième complètement blanc. Ce dernier avec une marque étrange sur le dos qui ressemblait presque à une cicatrice. Pendant que Jacob préparait une tranche de viande pour son propre loup, je contemplai les louveteaux. Malgré les gémissements de sa mère, le petit blanc se mit sur ses jambes encore flageolantes et s'avança en direction des barreaux pour rejoindre son père.
Le mâle roux gronda doucement vers lui puis redirigea son attention vers son maître au moment où celui-ci lui balançait de la viande de cerf crue à travers les barreaux. Mayaki trottina vers la viande et la déchiqueta de sa mâchoire. Fure couina de nouveau et s'avança à petit pas pour réclamer au mâle alpha un peu de nourriture pour elle et ses petits.
Mais le louveteau blanc ne bougea pas de sa place à côté des barreaux. Ses yeux gris semblaient vouloir m'attirer, si bien qu'au bout d'un moment, obéissant à un élan inconnu, je m'agenouillai et tendis le doigt à travers la cage. Sous le choc, la petite bête bondit vers l'arrière, puis s'avança de nouveau à pas mesurés pour renifler mon doigt avec curiosité. Soudain, une langue tiède et rose enveloppa ma chair.
Je lâchai un gloussement étouffé lorsque le petit loup reposa affectueusement sa tête dans mes mains. Relevant les yeux, je vis que tout le monde regardait vers moi, même Jacob. Tous les loups étaient réveillés et intéressés par ce phénomène. « Et voilà, » murmura Jacob avec un léger sourire.
Je fronçai les sourcils et retirai ma main avant de me lever. « De quoi est-ce que tu parles ? » Lui demandai-je. Le petit se mit à donner des coups de pattes contre les barreaux de la cage, puis pencha la tête pour mordiller le fer. Je ne pus m'empêcher de rire devant ses bêtises.
« La connexion. Il est à toi si tu veux le prendre, » développa Jacob.
Je n'arrivai pas à croire que Jacob m'accordait l'un de ses « précieux trésors ». J'avais déjà vu quelques hommes se servir de leur loup pendant les raids pour massacrer leurs victimes, mais je n'aurais jamais imaginé que j'élèverais un jour l'un de ces monstres sanguinaires.
Cependant je dois bien reconnaître que lorsque je regardai la petite créature, j'étais incapable d'y voir la moindre monstruosité. « Tu as été si généreux envers moi, » déclarai-je en fixant le visage stoïque de Jacob, avant de lui adresser un sourire de gratitude. « Je veux bien le prendre. Merci. »
« Et le nom du louveteau ? » S'enquit Jacob.
« Griffure. »
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Le matin suivant, j'étais assise à côté de Jacob dans la charrette qui nous emmenait au village. Il avait souhaité que je vienne avec lui pour rencontrer son peuple et avait tellement insisté que je m'étais laissé amadouer. Lorsque nous arrivâmes finalement au petit village de Sanko, les gens accoururent pour saluer leur roi. Jacob avait dépêché Boit à la Cascade, Trois Cheveux et Faucon Gris comme protection supplémentaire en cas de pépin.
J'avais apporté un soin tout particulier à ma tenue aujourd'hui puisqu'on me verrait bientôt au bras du rois des barbares. Je portais une robe de soie ravissante dans les teintes chaudes du soleil couchant : un mélange de pourpre et d'or bruni. Je portais fièrement la topaze autour de mon cou. Au moment où je m'avançai sur l'herbe, les gens m'observèrent avec intérêt. Tout à coup, je sentis ma confiance s'amenuiser devant tous ces regards qui me jaugeaient.
Jacob passa un doigt le long de ma joue et m'obligea à le regarder. Ce fut alors comme s'il me disait de ne pas m'inquiéter de tous ces regards. Et au moment où il fendit la foule en me tenant par la main, tout le monde s'inclina profondément. Je n'étais pas sûre que ce geste s'adressât aussi à moi, ou seulement à lui. Les gardes nous suivirent en inspectant le chemin des yeux.
Après cette entrée, la vie sembla reprendre son cours normal à Sanko. Partout dans les rues, des vendeurs tentaient de me vendre des choses, que ce soit des bijoux, des vêtements ou des soieries, ou encore des mets exotiques. « Cho-co-lat ! » Lança une femme à la cantonade. « Goûtez le cho-co-lat gratuitement, ma Dame ! C'est nouveau, un dessert raffiné ! » (Ndt : oui, du chocolat. Ceci est bien présent dans le texte original.)
Je m'arrêtai, intéressée par ce que me tendait la femme d'un âge avancé : un bol rempli d'une substance chaude et brune. Elle hocha la tête en signe d'encouragement. Prenant une cuiller propre, elle la plongea dans le bol et me la tendis. Je la regardai de plus près. C'était pâteux, marron et chaud. Si c'était vraiment un dessert raffiné, je pouvais faire confiance à cette dame.
Je soulevai la cuiller et goûtai le chocolat. Mes yeux s'écarquillèrent presque aussitôt que j'eus la pâte en bouche. Je pus me rendre compte que ledit chocolat n'était pas du tout dégoûtant, bien au contraire. « C'est… c'est délicieux ! » La complimentai-je. « Avez-vous réalisé cette friandise vous-même ? »
Lorsque la dame hocha la tête, je lançai mes bras en l'air, à la fois surprise et enchantée. Je m'emparai du bras de Jacob pour le faire venir vers moi, et le forçai à goûter le chocolat. Ses yeux eurent la même réaction que les miens et il sourit immédiatement. « J'adore, » reconnut-il. « J'ai jamais rien goûté d'aussi bon. »
Je lui suivis ensuite partout dans le petit village, explorant les différents marchés. Les enfants me lorgnaient et me pointaient du doigt, mais cela ne m'atteignait pas. Je me dirigeai vers une petite boutique de fruits. Le marchand avait des fruits exotiques exposés sur une table. Présentement, il était au fond, occupé à charger d'autres caisses de fruits. J'étais émerveillées par la rougeur et le lustre des pommes.
Mais à mesure que ma curiosité progressait, mes doigts touchèrent une des pommes et la firent tomber par-dessus la table. Je la regardai stupidement rouler dans la poussière. Puis enfin je retrouvai mes esprits et courus la ramasser. « Je t'ai eue ! » M'exclamai-je.
Brusquement, j'entendis qu'on me hélait. « Hé ! » L'homme brandit son poing vers moi, le visage cramoisi. « A dain ! Ba za ka iya sata cewa kaga tuffi ! » Avant que je ne m'en aperçoive, il se rua vers moi, le regard menaçant. (Halte ! Vous n'avez pas le droit de voler cette pomme ! »)
Il m'attrapa le bras avec une force que je n'avais encore jamais ressentie et me secoua brutalement. Mes mots jaillirent entrecoupés sous l'effet de la peur. « Ni ba a… ba ni kuma sata ! Kaga tuffa fadi a kashe daga cikin cart da nake kawai… » (Je n'étais pas… je n'étais pas en train de voler ! La pomme est tombée du panier alors j'ai juste…)
A ma grande stupeur, je fus violemment interrompue par le revers de sa main. Mes dents se plantèrent accidentellement dans l'intérieur de ma joue, si bien que du sang coulait de ma bouche à travers mes lèvres. Ma peau me brûlait comme si on y avait versé de l'eau bouillante. Je luttai contre les larmes alors qu'il me hurlait encore dessus. « Makaryaci ! Datti makaryaci ! » Mugit-il. J'ignorais où était Jacob, mais cet incident commençait à tourner au drame. La foule se rapprocha, sous le choc. (Menteuse ! Sale menteuse !)
Et lorsqu'il m'obligea à me plier sur mes genoux en signe de soumission, je le repoussai. « Ka san ni waye ? » Vociférai-je. « Shin, ba ka scan cewa ayyukan nuna wadanda mutum fata ga mutuwa ? » (Savez-vous qui je suis ? Savez-vous qu'en me traitant ainsi, vous venez de signer votre arrêt de mort ?)
Visiblement, cette réponse le mit en rage. Il me frappa sauvagement jusqu'à ce que ma tête heurte le sol – violemment. « Ban damu da suka kai, karuwa. » Il commença à décrire un cercle autour de moi comme un prédateur. « Sata daga gare nio shi ne wata babbar kuskure ! » (Je me fiche de qui tu es, catin. Tu as commis une grosse erreur en me volant !)
« Non, tu as commis une grosse erreur en touchant ma femme, » tonna une voix grave et furieuse venant de derrière moi. J'étais soulagée. Je savais que c'était lui. Trois Chevaux m'aida à me relever et me tira de l'aire de combat. « Tout comme en la traitant de karuwa et en l'accusant d'un vol qu'elle n'a manifestement pas commis. »
L'homme avait à présent de l'écume aux lèvres. Il était tout à fait repoussant dans sa colère contenue dans ses muscles. « Pourquoi vous lui faîtes confiance ? C'est une putain des Terres Communes ! Elle pourrait être en train de te trahir en ce moment-même en racontant tous tes secrets aux hommes de Forks. »
Je poussai un rugissement de dégoût envers lui, mais Trois Chevaux me plaqua une main devant la bouche et m'obligea à me calmer. Le visage de Jacob ne reflétait aucune expression, mais ses yeux brûlaient d'une fureur telle que n'importe qui pourrait croire que seule la colère coulait dans ses veines à la place de l'amour. « Tu me cherches, Taureau Bouillant. Ce n'est pas très sage de ta part. »
Je haussai les sourcils. Jacob connaissait cet homme, ce Taureau Bouillant enragé ? La colère du plus vieux cependant ne s'évanouit point, même après qu'il eut découvert que la fille qu'il avait agressée était la femme du roi. Il lâcha un rire sans joie, levant les mains au ciel. « Tu préfères croire cette pute plutôt que moi. Où es ta force ? Cette salope te l'aurait-elle donc déjà sucée ? »
Je me débattis pour échapper à la poigne de Trois Chevaux. « Comment oses-tu parler de moi de cette manière ! J'aurai ta peau ! » Mes yeux lançaient des éclairs de rage. Sans savoir d'où venaient ces mots, je les avais crachés instinctivement.
Taureau Bouillant me toisa d'un air malsain. « Tu n'es qu'une pute étrangère. Tu ne commanderas jamais Taureau Bouillant avec cette langue. Mais je vais te donner autre qui va t'occuper la bouche. »
La foule haleta de concert. J'étais abasourdie devant son opiniâtreté. C'était comme s'il voulait se faire tuer. « La prochaine fois que tu me reparles de cette façon, tu perdras à tout jamais l'usage de ta langue, » lui jurai-je d'un ton menaçant. « Je te donne ma parole. » J'étais une femme de petite taille, mais ma furie était immense.
Jacob sourit. « As-tu vu ? Comme elle est féroce ? Cette femme est Griffe de Tigre, et elle te commandera. La prochaine fois que tu raconteras des obscénités sur ma femme, tu perdras en effet à tout jamais l'usage de ta langue. »
Taureau Bouillant commit alors l'inattendu : il cracha aux pieds de Jacob. Ses yeux se dilatèrent sous l'effet de la colère, mais il parvint à garder son sang-froid. « Un roi qui reçoit des ordres de sa pute-esclave n'est pas digne d'être roi. » Il tira son arme, un khépesh puissant qu'il pointa en direction de Jacob. Je poussai un cri étranglé et luttai contre Trois Chevaux.
Mon gardien rapprocha ses lèvres de mon oreille en tentant de me garder sous contrôle. « Ya sarki za ta kula da shi, » commença-t-il. « Kana bulatar ka damu. » (Notre roi va lui régler son compte. Tu n'as pas à t'inquiéter.)
J'avais beau faire confiance à Trois Chevaux, l'angoisse me gagna lorsque je vis le poignard de Taureau Bouillant orienté vers la poitrine nue de Jacob. Au moment où celui-ci s'avança, Taureau Bouillant paniqua et fouetta l'air de son arme. La lame entailla le bras musclé de Jacob, juste à l'endroit où se trouvait son tatouage tribal. Je glapis, sous le choc. Jamais je n'aurais imaginé que quelqu'un serait assez fou pour exciter ainsi la colère du roi.
« Je ne brûlerai pas ton corps et ne le laisserai pas voguer parmi les flots de la Mer des Barbares. Non, je ne te ferai pas cet honneur. Tu ne seras pas enterré et n'auras droit à aucune intimité au moment où tu pousseras ton dernier soupir fétide. Les nuages cracheront une pluie acide qui rongera la chair pourrissante de ta carcasse jusqu'à ce qu'il n'en reste plus que les os ! » La fureur rendait ses yeux effrayants. « Les asticots se repaîtront sans pitié de ton cœur, puis de tes yeux révulsés ! Quand j'en aurai fini avec toi, jamais plus tes yeux ne reverront la lumière du jour, charogne ! »
Boit à la Cascade lui tendit une épée et avant que je ne m'en aperçoive, Taureau Bouillant et Danse avec les Loups se battaient déjà au corps-à-corps. Jacob esquivait la plupart des attaques de Taureau Bouillant, lorsque l'un d'entre eux fit soudain voler son épée jusqu'à mes pieds. « J'ai toujours su que ton frère était seul digne du trône. Tu es trop mou. Tu es incapable de me tuer, Danse avec les Loups. »
Une lueur diabolique s'alluma dans les yeux de Jacob. « Oh, mais c'est déjà fait. » Son pied vola et brisa d'un coup l'os du menton de Taureau Bouillant qui s'effondra en titubant sur le sol. Jacob tira une dague cachée sous sa ceinture en peau d'ours et la plongea sans pitié dans le ventre de Taureau Bouillant.
Je plaquai une main contre ma bouche et m'adossai contre Trois Chevaux pour garder l'équilibre. Jacob rampa sur le corps de Taureau Bouillant enroula ses mains larges autour de son cou malingre. Je pouvais avouer sans craindre de mentir que je n'avais jamais vu Jacob aussi furieux, ni aussi puissant. Ainsi, il étrangla Taureau Bouillant. Le vieil homme agita ses jambes et cracha du sang. La blessure que Jacob lui avait infligée au ventre avec son couteau ne lui laissait aucune chance. Jacob lui souleva la tête avant de la frapper violemment contre le sol.
« N'oublie jamais le nom ! » Rugit-il. « Le nom de l'homme qui t'a tué. Danse avec les Loups, ton roi tout-puissant ! Et n'oublie jamais le nom de la femme pour laquelle tu es mort. Ma femme, ma Griffe de Tigre. »
Alors dans un dernier souffle, Taureau Bouillant rendit l'âme, laissant corps sans vie étendu sur le sable – tel une coquille vide parmi les autres. Jacob se redressa vers l'arrière et repoussa le cadavre d'un coup de pied. Il était couvert de sang, ce qui lui donnait une apparence bestiale, sans plus rien d'humain. Mais quand il me regarda, je me sentis quelque peu rassurée de retrouver l'homme que j'avais appris à aimer. Il était toujours là, il allait bien, et il m'attendait.
Sans un mot, il me prit dans ses bras et me porta jusqu'à la charrette. Les villageois nous observaient, encore sous le choc des événements incroyables qui venaient tout juste de se passer sous leurs yeux. Ils se mirent à évacuer le corps de feu Taureau Bouillant et à laver les rues avec de l'eau bénite pour purifier le village et chasser la puanteur de la mort.
Il me déposa tout près de lui dans la charrette et attendit le retour de ses hommes avec impatience. Enfin, il claqua durement les rênes contre les chevaux et la charrette roula à toute allure vers la capitale où se trouvait le grand château des barbares. « Tu saignes, » lui chuchotai-je en caressant la blessure ensanglantée du bout des doigts.
Jacob hocha la tête. « Oui. Je sais, » murmura-t-il. Je tournai la tête en direction de la campagne pittoresque peuplée, traversant du regard les arbres, puis les gens au bord de la Grande Rivière qui s'arrêtaient dans leur activité pour nous observer. Je me doutai que nous devions offrir un beau spectacle, avec Jacob couvert du sang d'un autre homme.
Je soupirai lentement, le visage fouetté par mes cheveux lorsque la charrette fonça à travers les arbres. « Et tu as tué pour moi. »
Il regardait obstinément droit devant lui. Je supposai que s'il conduisait le véhicule et refusait de dévier de la route, c'était pour d'autres raisons. Il parla enfin d'un souffle frémissant. « Je ferais tout pour toi. »
Je le croyais désormais plus que jamais.
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Il faisait presque nuit lorsque nous atteignîmes le château. Jacob refusa de se faire soigner sa blessure, mais la laissa au contraire saigner et souiller sa poitrine pendant presque une demi-heure. Finalement, la plaie sécha, jusqu'à ce que du sang frais macule de nouveau son torse. Il était resté étrangement silencieux depuis notre rencontre avec Taureau Bouillant. Il était assis dans son fauteuil massif en peau d'ours et fixait le feu juste en face de lui.
Je n'avais encore rien dit par crainte de sa réaction. Mais plus je restais silencieuse, plus son état empirait. « Est-ce que tu as très mal ? » m'enquis-je timidement. Le son de voix parut le troubler, émergeant parmi les craquements du feu et le souffle du vent.
Il haussa les épaules, aggravant le saignement de son entaille au bras. « S'il-te-plaît Bella… tais-toi. »
Je secouai la tête et lâchai une exclamation frustrée. « Mais je ne comprends pas… » Je pleurnichai comme une enfant à présent.
« Je ne veux pas qu'on la nettoie, » répéta-t-il d'un ton résolu. « Je ne veux pas avoir à te répéter ça, s'il-te-plaît. Ne m'oblige pas à t'expliquer. »
Mon estomac se contracta désagréablement à l'imagine du sang roulant le long de sa peau. « Ta plaie va suppurer et s'infecter si tu ne laisses pas la soigner correctement, » répliquai-je d'une voix déterminée et non loin de la colère. J'étais exaspérée. « Est-ce que tu tiens vraiment à mourir ? »
Il soupira avec ce qui me sembla être de la résignation. J'attrapai les bandages et les chiffes humides puis remplis d'eau un bol de porcelaine, avant d'y tremper un morceau de tissu tiède que je pressai ensuite contre sa peau. Il ne remua pas d'un muscle, comme s'il était insensible à la douleur.
Je le considérai à nouveau. Il ne me regardait toujours pas. « Pourquoi est-ce que tu refuses de me regarder ? » Lui chuchotai-je doucement. « On dirait que… ce qu'il s'est passé aujourd'hui t'a changé d'une certaine manière. Je ne comprends pas. »
Il hocha la tête lourdement, les yeux toujours orientés vers le foyer comme s'il s'agissait d'une source d'apaisement. « Je ne comprends pas non plus. »
Je piochai un peu du liquide médicinal qu'Alice m'avait donné autrefois pour mes blessures. « Cela va probablement piquer. » J'étalai le liquide sur sa blessure. Il ne fit qu'une légère grimace sous l'effet de la douleur, alors qu'une personne normale aurait carrément hurlé. Mais Jacob n'était pas une personne normale il ne l'a jamais été et ne le serait jamais.
J'exhalai et enroulai son bras de quelques couches de bandages. De minuscules taches de sang fleurirent à travers le tissu blanc, mais je fis un nœud serré autour de ses muscles absurdement épais.
« Je le connaissais, » finit-il par lâcher. « Depuis que je suis enfant. C'était un ami de mon frère il m'a toujours considéré comme du rebut. Rien de ce que je faisais ou de ce que je tentais de prouver n'était assez bon pour lui. Aujourd'hui, c'était juste un autre test… mais il est allé vraiment trop loin, et j'ai craqué. » Il daigna enfin tourner les yeux vers moi, vit ma lèvre fendue et la caressa du pouce. « Il t'a frappé, et ça m'a rendu fou de savoir qu'il t'avait blessée. »
« Ensuite, la seule chose que je sais, c'est que ma dague était dans son ventre et mes mains autour de sa gorge. Et moi j'étais en train de lui gueuler dessus. De lui dire de ne jamais oublier – de ne jamais oublier ce jour, mon nom, et toutes les fois où il m'a rabaissé et foulé aux pieds. C'était comme si je voulais lui prouver quelque chose. »
Il se prit la tête entre les mains et gémit. Je le pris dans mes bras et le serrai fort contre moi. À cet instant, il avait simplement besoin qu'on le rassure en lui faisant comprendre qu'il n'était pas un monstre, et c'était exactement ce que je comptais faire. « Tu m'as protégée. C'était de la légitime défense. C'est lui qui a pointé en premier l'épée sur toi. »
Il ne pleura pas. Je savais qu'il ne le ferait pas puisque c'était considéré comme un signe de faiblesse, chose qu'il ne s'était permis de me montrer qu'une seule fois. Je savais également qu'il n'avait pas l'intention de recommencer. Il avait toujours cru que c'était à lui d'être le pilier dont j'avais besoin, jusqu'à récemment où les rôles s'étaient inversés. Et voilà qu'aujourd'hui ça recommençait : comme la dernière fois, par une autre nuit sombre et froide, je le réconfortais en le berçant dans mes bras.
« Ce n'était pas de ta faute, » commençai-je.
« Je sais, » me répondit-il sourdement. « S'il t'arrivait quoi que ce soit… je mourrais. Je ne peux pas te perdre Bella. Dis-moi que je ne te perdrai jamais ! »
Je déglutis et frottai ma joue contre la sienne. « Tu ne me perdras jamais. »
Il se cala dans son fauteuil et je me rassis sur mes genoux. Il inclina son visage vers ses mains, l'index recourbé sur ses lèvres. « Tu es absolument tout ce qu'il me reste. Ma seule raison, ma seule réalité. Je pense que si tu disparaissais, je deviendrais complètement fou. »
Sa respiration devint saccadée. « Hé, » susurrai-je avec douceur. Je m'installai mieux sur ses genoux alors il enfouit son visage dans le creux de mon cou, humant mes cheveux. Mon odeur parut le calmer. « Tu ne me perdras jamais. Je suis là, juste là, avec toi en ce moment-même. Je ne partirai pas. »
Ses mains chaudes abandonnèrent mon dos et se posèrent sur mes joues. Il me pressa fermement contre son corps musclé. Dureté contre douceur. Il poussa un gémissement dans mes cheveux. « Bella, j'ai besoin de toi. »
« Je sais, » lui répondis-je à voix basse en lui embrassant la mâchoire.
Il grogna et tourna ma tête vers la sienne. À la seconde d'après, il captura mes lèvres et entama un doux ballet. Il respirait lourdement tandis que ses mains exploraient furieusement ma peau. Sa langue glissa à travers mes lèvres et je compris qu'il voulait je la suçote. Il avait un goût de vin chaud tout à fait étourdissant. Je l'entendis gémis dans ma bouche sa langue ressortit à travers mes lèvres ouvertes, avant de replonger encore une fois.
Il inclina la tête et planta une série de baisers le long de mon cou, toujours plus chauds et plus passionnés. J'entourai sa tête de mes bras, frissonnant au contact de ses lèvres contre ma chair brûlante. C'était une sensation merveilleuse.
« Ainsi je ne suis pas un monstre à tes yeux, » m'interrogea-t-il entre deux tendres baisers.
Je poussai une légère plainte et ployai la tête en arrière lorsqu'il toucha un point sensible sur mon cou. Je réfléchis un certain temps avant de donner ma réponse.
« Un homme qui n'a jamais été souillé, ni par le sang ni par le péché est un homme qui n'a pas vécu, » lui déclarai-je. Il s'écarta pour me regarder dans les yeux. La lueur métallique avait disparu et laissé place à la teinte brune et douce qui m'était familière, signe que l'homme que j'aimais était revenu, enfin apaisé. Je lui souris et passai ma paume sur sa joue. « Tu n'es pas un monstre à mes yeux, Danse avec les Loups. Tu ne le seras jamais. »
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Encore désolée pour le retard, j'espère que cela vous a plu. Bonnes vacances à ceux qui y sont encore ou qui vont l'être et grosses bises à vous tous.
